Disclaimer : L'univers et les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés.

Un immense MERCI à Manon, Zeugma, Juliana, LycorisSnape, Daidaiiro, Eïleen1976, Amandine Valentine, Mamie83 et Leslie, pour tous vos si gentils LUMOS ! Je suis vraiment très heureuse que le précédent chapitre vous ait autant plu.
Merci aussi aux nombreux lecteurs anonymes et à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte.

C'est le temps des vacances pour nos tourtereaux, et le temps d'une escapade française, on leur pardonnera aisément de ne pas trop penser à Harry.


Christmas time

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Cette fois, le jour était très largement levé, lorsqu'ils émergèrent de nouveau du sommeil.

Hermione se réveilla lentement. La sensation du bras qui entourait sa taille, du torse chaud contre son dos, et du souffle léger dans son cou, ne lui semblait plus aussi étrangère. Son corps et son esprit s'accommodaient étonnamment rapidement à cette nouvelle situation. Un peu comme s'ils avaient… retrouvé une partie d'eux-mêmes dont ils auraient été trop longtemps séparés. Ce sentiment de plénitude, rien qu'à le savoir aussi près d'elle, c'était comme si elle était enfin… complète ! Le souffle régulier de Severus caressait ses cheveux. Elle savoura un moment cette sensation de bien-être, avant de prendre conscience d'autre chose… un sourire vint naitre sur ses lèvres tandis qu'elle se lovait plus étroitement contre la 'chose' en question…

Comme si elle n'avait attendu que ce signal, la main qui avait reposé sur sa hanche remonta pour venir prendre possession d'un sein dont elle entreprit de faire durcir le mamelon, qui ne demandait que ça, tandis que l'autre se glissait entre ses cuisses à la recherche de son bourgeon secret. Lorsque les lèvres de Severus commencèrent à tracer un chemin torride le long de sa colonne vertébrale, descendant le long de son cou, glissant sur son épaule, s'attardant sur sa clavicule, elle se cambra en roucoulant de plaisir sous les entreprises conjuguées de ses mains et de sa bouche. Il n'avait peut-être pas 'pratiqué' depuis longtemps, mais il ne manquait ni d'instinct, ni d'habilité. À ce rythme-là, son 'retard' serait très vite comblé ! Il entreprit de remédier à son érection matinale de la manière la plus simple et la plus évidente, compte tenu de leurs positions respectives, glissant avec délices dans la moiteur brûlante déjà prête à l'accueillir. Sa main était maintenant plaquée sur le ventre de la jeune femme pour la maintenir au plus près de lui, dans une étreinte calme et apaisée, presque paresseuse, mais d'une telle tendresse qu'elle en amena des larmes de bonheur aux paupières d'Hermione, tandis qu'une vague de jouissance déferlait en elle, balayant encore une fois sa raison sur son passage. Ils restèrent un long moment ainsi, étroitement enlacés, tremblants dans la chaleur de l'autre.

—Qu'est- ce qu'il t'est arrivé ? Tu as raté le petit déjeuner ! On devrait déjà être à Londres! Rouspéta Harry en guise de bonjour.

Hermione se sentit rougir jusqu'aux racines de ses cheveux.

—Je… je suis désolée. Pattenrond m'a échappé, je l'ai cherché partout, tu sais qu'il n'aime pas être enfermé !

Répondit-elle avec un regard d'excuses au demi-Fléreur, dans sa cage, qui la considérait d'un air dédaigneux. Décidément, son humaine ne saurait jamais mentir correctement. Heureusement qu'en l'occurrence, elle s'adressait à un Gryffondor dont la subtilité ne dépassait pas celle d'un Grapcorne en pleine charge.

—Arrête de grogner, Harry ! On est en vacances, on n'est pas à une heure près. Rétorqua Ginny en lorgnant ostensiblement vers la porte, par laquelle le directeur faisait une entrée tardive, aussi inhabituelle que celle de leur amie, vers laquelle elle se retourna d'un air malicieux. « Mal dormi, Hermione ? Tu as des cernes qui te mangent les joues ! Fit-elle mine de s'inquiéter avec un sourire en coin et un clin d'œil amusé à son amie, qui baissait la tête pour tenter de dissimuler la couleur pivoine de ses joues.

Il avait toujours trouvé la femelle aux cheveux roux plus futée que la moyenne des Gryffondors… cela tenait peut-être à la couleur du pelage, conclut-il en lissant d'un coup de langue une touffe de poils oranges sur son épaule, avant de se coucher en rond, la truffe bien au chaud sous sa queue, décidé à se désintéresser provisoirement des problèmes des humains.

—Rien de… hem… grave ! Un peu d'insomnie. Ça ira mieux après quelques jours de repos ! Merci de prendre Pattenrond.

—Penses-tu, il est chez lui au Square Grimmaurd, tu le sais bien. Ne t'inquiètes pas et profite de tes vacances pour bien te… ressourcer. Tu sais où tu vas aller, finalement ?

—Je… à Paris, je pense, improvisa-t-elle… « À moins que je ne change d'idée en chemin. »

—Ah Paris ! La ville des amoureux ! Dommage que tu y ailles seule ! Fit Ginny avec un petit rire. « Mais peut-être que tu y rencontreras l'âme sœur, qui sais ! »

Poppy Pomfresh avait pris l'habitude, depuis des années, de passer la première semaine des vacances de Noël dans sa famille. Autrefois, c'était Severus qui se chargeait des cas courants pendant cet intervalle. Mais depuis la fin de la guerre, cette tâche avait été dévolue à un Guérisseur de Ste Mangouste. Severus avait décrété qu'il ne voyait aucune raison de changer quelque chose à cet arrangement, d'autant qu'il devait se rendre dans sa propriété d'Aquitaine, afin d'évaluer les rénovations à y effectuer. Personne n'avait besoin de savoir que la propriété en question avait déjà été remise en état l'été précédent… Hermione, de son côté avait assuré que la première semaine lui conviendrait parfaitement. À ceux qui lui demandaient ce qu'elle avait prévu de faire pour Noël, elle répondait vaguement qu'elle avait envie de dépaysement et envisageait de le passer à l'étranger. En fait, jusqu'à ce matin, elle ne savait strictement pas ce qu'elle ferait de sa semaine de congés, sinon qu'effectivement, elle avait envie de changer d'horizon.

Après avoir quitté Poudlard séparément, ils se retrouvèrent sur le Chemin de Traverse, d'où ils Transplanèrent sur la partie Sorcière de Heathrow, où ils prirent un Portoloin pour Bordeaux.
L'aire de Transplanage internationale de Beau-désert, qui avait conservé le nom de l'ancêtre de l'aéroport de Mérignac était située à une douzaine de kilomètres de la métropole régionale, mais plutôt que d'emprunter un second Portoloin ou de tout simplement Transplaner, Severus, à la grande surprise d'Hermione, l'entraîna vers le Terminal Moldu où ils se mêlèrent à la foule des passagers qui venaient de débarquer. La stupéfaction de la jeune femme monta encore d'un cran lorsque son compagnon entra dans une agence de location de voitures. Elle en était encore à se demander comment il savait qu'elle avait passé son permis de conduire moldu, et à se féliciter de l'avoir emporté, lorsqu'il la surprit encore plus, en s'installant derrière le volant du véhicule de location dont l'employé venait de lui remettre les clés, avec une aisance qui démontrait une certaine habitude.

—T-tu sais conduire ?

—S'il te plait, Hermione, ne recommence pas ! Nous avons déjà eu cette conversation. Pour la ixième fois, j'ai été élevé dans le monde moldu et oui, je sais conduire. L'automobile est un moyen de transport que je trouve définitivement bien plus pratique et plus confortable qu'un balai. Et pour répondre à ta prochaine question, oui, j'ai mon permis. Je l'ai passé en sortant de Poudlard, juste avant de commencer ma Maîtrise…

Il s'interrompit une seconde, l'air amusé.

« Bon d'accord, pour dire toute la vérité, j'ai plutôt 'convaincu' l'examinateur que j'avais les capacités requises. Ce qui n'était pas absolument faux, d'ailleurs, et a fait gagner du temps à tout le monde. À vrai dire, je savais déjà conduire depuis longtemps… Les étés à Cokeworth étaient plutôt monotones et 'emprunter' leurs automobiles, la nuit, aux Moldus nantis des beaux quartiers était l'une des seules distractions gratuites des bandes d'adolescents de la cité ouvrière. Et depuis mes quinze ans, Lily n'était plus là pour m'empêcher de trainer avec eux. Je t'ai déjà dit, et prouvé, que je n'avais rien contre la technologie moldue lorsqu'elle pouvait utilement compléter la magie, ou suppléer à ses lacunes. De plus, il se trouve que j'aime conduire… même si cela fait aussi partie des activités que je n'ai pas eu tellement l'occasion de pratiquer au cours de ces dernières années. À vrai dire, je ne m'y suis remis que l'été dernier.

« Nous avons encore un peu de chemin à faire. Nous aurions pu directement Apparaître dans la maison, mais j'ai pensé qu'il serait peut-être agréable de flâner un peu. Même en décembre, la région est très belle. Veux-tu faire un tour dans La rue Katalina ? C'est l'équivalent du Chemin de Traverse, à cette différence qu'elle est Encartée dans rue Ste Catherine, la grande rue commerçante Moldue, et que l'on peut passer facilement de l'une à l'autre par l'intermédiaire de certaines boutiques. Bordeaux n'est qu'à quelques kilomètres. Et même en perdant deux ou trois heures, nous aurons tout de même le temps d'arriver avant ce soir.

—Pourquoi est-elle située à Bordeaux, et pas à Paris ?

—Il existe également une rue commerçante sorcière à Paris, l'Avenue des Enchantements, beaucoup plus importante que celle-ci. Mais tu ne m'as pas répondu.

—J'avoue que je suis un peu fatiguée. Vois-tu, je n'ai pas… très bien dormi la nuit dernière. Nous pourrions peut-être y faire un saut dans un jour ou deux ?

—Je suis tout à fait d'accord. Nous allons prendre l'autoroute jusqu'à Bayonne, puis nous suivrons la côte.

Trois heures plus tard, la voiture entamait la dernière partie du chemin. À partir du moment où ils avaient quitté l'autoroute, Severus avait emprunté un itinéraire qui leur faisait longer le littoral. Ils s'étaient arrêtés à Biarritz pour boire un café, et se dégourdir les jambes en contemplant les vagues qui venaient s'écraser contre les rochers.

Severus avait fermé les yeux. Il paraissait apaisé. Une bourrasque d'un vent glacé chargé d'embruns se chargea de leur rappeler la saison, en les enveloppant dans un tourbillon qui les gela jusqu'aux os malgré leurs vêtements d'hiver, et ils retournèrent à la voiture en courant, totalement frigorifiés mais riant aux éclats. La jeune femme allait de surprise en surprise. Voir Severus aussi détendu, l'entendre rire aussi spontanément était une chose qu'elle aurait eu du mal à imaginer jusqu'à aujourd'hui.

Un peu après St Jean de Luz, la route se mit à monter régulièrement, et au détour d'un virage, Hermione eut soudain le souffle coupé par la beauté du panorama qui s'offrait à elle.

—C'est magnifique !

—La Corniche Basque est splendide en été, et la vue sur la baie d'Hendaye au coucher du soleil inoubliable, mais j'avoue que j'aime la beauté sauvage qu'elle dégage en hiver. Nous allons arriver. La maison et une partie de la corniche sont Incartables. Nous allons laisser la voiture sur le parking où se garent les touristes pour admirer la vue.

Severus lui prit la main et ils contournèrent un buisson pour s'engager sur un étroit sentier qui longeait le bord de la falaise. Après avoir marché un moment en silence, il s'arrêta et se pencha à son oreille pour lui murmurer trois mots qu'elle ne comprit pas.

— etxea itsasoaren ondoan*.

L'espace sembla s'étirer et une bâtisse de dimensions moyennes apparut, qui semblait suspendue au-dessus de l'océan qui déferlait en vagues féroces à leurs pieds. Pendant un moment, Hermione resta muette, émerveillée. Il remarqua toutefois l'inquiétude avec laquelle elle contemplait le déchainement des flots contre la falaise, juste au-dessous de la maison.

—Ne crains rien, cette partie de la falaise est protégée magiquement. Elle ne s'écroulera pas plus que les vagues ne pourront atteindre la maison, même par les plus fortes tempêtes.

Elle se tourna vers lui.

—Mon français est loin d'être parfait, mais… cela, ce n'en était pas, n'est-ce pas ?

—Non, c'était du basque, on peut le traduire par la maison de la mer ou la maison près de la mer. Autrefois, avant qu'elle ne soit rendue Incartable, et ne disparaisse officiellement dans une tempête particulièrement violente, les Moldus l'appelaient 'sorginaren etxea' ce qui signifie la maison du sorcier. C'est une résidence de villégiature. Je ne me suis pas encore occupé du manoir familial, qui se trouve à près de 300 km, à l'intérieur des terres. La propriété d'Angleterre a été relativement bien entretenue par les Elfes, depuis la mort de mon grand-père, mais il faut avouer qu'il ne se souciait guère de ses possessions françaises.

—Ce qui n'est pas ton cas…

Il tourna le visage vers le large.

—J'aime cette région. Je suis venu deux ou trois fois ici, adolescent, les rares fois où j'ai rencontré mon grand-père, avant sa mort, lorsqu'il m'initiait à l'histoire de la famille Prince. J'aime l'océan, et la première fois qu'il m'y a emmené, je suis tombé sous le charme de cette maison. Il avait prévu de la faire rénover pour moi, pour que j'aie un autre endroit où aller que Cokeworth, après Poudlard, tout en conservant mon indépendance, si je le désirais. Mais il n'en a pas eu le temps. Je me suis occupé des travaux l'été dernier.

Il prononça une longue formule pour désamorcer les protections supplémentaires, avant de l'inviter à franchir le seuil.

« L'ameublement est encore un peu sommaire, mais ce devrait être suffisant pour un court séjour. » Prévint-il.

Ce soir-là, ils s'endormirent étroitement enlacés, bercés par le bruit des vagues.

Severus tendit la main vers les épais double-rideaux, qui s'ouvrirent sur un pâle soleil hivernal. Un goéland passa devant la fenêtre en criant. L'immense baie vitrée qu'ils dissimulaient, s'ouvrait sur un balcon de pierre qui surplombait l'océan, juste en face du lit. Émerveillée, Hermione se leva et s'approcha de la fenêtre. Elle avait l'impression de se tenir à la proue d'un navire. Il l'avait suivie, et elle sourit légèrement en sentant ses bras l'envelopper. Elle ouvrit les siens en croix en s'appuyant un peu plus contre lui.

—On est les maitres du monde !

—Quoi ?

—Rien, juste une référence cinématographique, tu ne peux pas… désolée, je n'ai rien dit !

La semaine passa à une vitesse hallucinante. Hermione découvrait un homme qu'elle n'aurait jamais soupçonné sous la carapace de l'austère Maître des potions. Non qu'il fasse mine d'une quelconque extravagance, mais il était détendu, et bien loin de son habituelle image guindée. Il restait parfois des heures à contempler l'océan, et son visage reflétait alors une telle sérénité qu'indépendamment de son jeans et de son col roulé noirs, si un de ses élèves ou de ses collègues l'avaient alors regardé, ils auraient été en peine de le reconnaitre. Prodigieusement intelligent, érudit, mais cela elle le savait déjà, elle découvrit qu'il aimait aussi l'art, sous toutes ses formes, proclamant en l'occurrence, l'écrasante supériorité des Moldus en la matière, et qu'il était fasciné par les nouvelles technologies.

Le temps s'étirait entre longues promenades, et découverte de l'autre. Ils ne parlèrent pas une fois de Harry ou de Poudlard, totalement absorbés par eux-mêmes, émerveillés de se découvrir si proches, si semblables. L'après-midi du 23 décembre, ils passèrent quelques heures dans les rues commerçantes, s'amusant à passer du monde sorcier au monde moldu et vice-versa, se régalant, en riant, d'un cornet de churros brûlants. Hermione en profita pour acheter quelques cadeaux de noël destinés à ses amis, tandis que Severus flânait au rayon des CD et des DVD.

Le cristal des verres reflétait les flammes de la cheminée. Ivre de vin et d'amour, Hermione savourait la caresse de l'épais tapis sur lequel elle était couchée, entièrement nue. La main de Severus reposait sur son ventre, dessinant paresseusement de petits cercles. Elle frissonna. Dieu, quelle les aimait ces mains ! Déjà lorsqu'elle n'était encore que son élève, elle admirait ses mains aux longs doigts, si habiles à découper les ingrédients, à manier les instruments. Ces derniers jours, elle avait découvert que leur habileté ne se limitait pas au domaine des potions. Elle se perdait sous la caresse de ces mains, elle tremblait sous le désir qu'elles faisaient naître en elle, elle gémissait sous le plaisir qu'elles lui apportaient. Elles savaient se faire douces, exigeantes, caressantes, presque brutales parfois. Elles donnaient, elles imposaient, sa peau les aurait reconnues entre mille, et elle leur répondait aussitôt qu'elles se posaient sur elle. L'objet de ses fantasmes remonta le long de son estomac pour venir se perdre dans la vallée entre ses seins, et se reposer finalement sur un globe à la douceur de velours.

Ils avaient improvisé un souper tardif, ou un réveillon anticipé, qui s'était terminé torridement sur le tapis, où ils gisaient maintenant dans une agréable torpeur. Le souffle chaud contre son oreille fit jaillir des picotements le long de sa colonne vertébrale.

—Joyeux Noël ! Murmura-t-il.

Elle ferma yeux, parcourue par un frisson brûlant. Elle avait la fièvre, elle était malade, droguée, ensorcelée. Cette voix… cette voix l'avait envoutée dès la première fois où elle l'avait entendue. Elle se souvenait encore très exactement des paroles de son petit discours, en première année, alors qu'il vantait 'la science subtile et l'art exact de la fabrication des potions'. En fermant les yeux, elle pouvait encore l'entendre énoncer d'un ton presque amoureux : 'Je peux vous apprendre à ensorceler l'esprit et à emprisonner les sens. Je peux vous dire comment mettre la renommée en bouteille, à brasser la gloire, et même à emprisonner la mort.' Même lorsqu'elle avait cru le haïr, cette voix avait toujours eu le pouvoir de la troubler profondément. Lorsqu'il prononçait son nom sur un certain ton (celui qui devrait être interdit par la morale), elle la faisait immanquablement défaillir.

Ses lèvres se posèrent dans son cou pendant que son pouce taquinait le téton prisonnier, qui se mit instantanément au garde-à-vous. Elle ferma les yeux en laissant échapper un léger gémissement, tandis que son souffle s'accélérait légèrement. Il n'avait eu besoin d'aucune potion pour ensorceler son esprit et emprisonner ses sens. Elle se cambra, plongeant sa main dans ses longs cheveux, pour rapprocher son visage de sa poitrine offerte.

« Tsss, tsss. Croyez-vous que ce soit bien raisonnable, miss Granger ? » Ronronna-t-il tout contre la peau.

—Je n'ai pas envie d'être raisonnable. C'est Noël et je veux mon cadeau !

Son autre main était partie en exploration, et il ne pouvait avoir aucun doute sur la nature du cadeau réclamé.

—J'avais plutôt pensé à ça.

Elle ouvrit les yeux en sentant quelque chose de froid couler entre ses seins, lui faisant oublier ses projets immédiats. Un éclair argenté lui révéla un petit serpent de platine, qui semblait presque vivant en glissant et en ondulant sur sa peau. Il le saisit entre ses doigts, et l'enroula autour de son poignet gauche. La tête du reptile, ornée de deux minuscules émeraudes à la place des yeux, servait de fermoir, emprisonnant sa queue. C'était un bijou d'une finesse et d'un travail exquis, chaque minuscule écaille finement ciselée faisait ressortir l'éclat du précieux métal. Aussitôt qu'il se fut refermé autour de son bras, elle ressentit les puissants charmes de protection dont il était imprégné.

—Oh Severus ! Il est magnifique ! C'est… c'est beaucoup trop, je…

—Beaucoup trop peu pour toi, par rapport à tout ce que tu m'as apporté.

L'interrompit-il en plongeant deux orbes de velours noir au fond de ses yeux, avant de poser ses lèvres à l'intérieur de son poignet.

« L'Ouroboros représente le cycle du temps, l'éternité, la renaissance. Je n'étais rien de plus qu'un mort-vivant, tu m'as tiré hors du néant, Hermione. Tu m'as offert le goût de la vie. Avant toi, je me contentais d'exister. »

Un sourire taquin joua sur ses lèvres, et il reprit plus légèrement, pour désamorcer la tension.

« Et puis, je te devais un bracelet, femme, et je paye toujours mes dettes !

TBC

*La maison près de la mer (merci ravenclaw_hp64)


Ti' Lumos please?