Disclaimer : L'univers et les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés.

Merci à LycorisSnape, Amandine Valentine, jeanneo patronum, Zeugma, Kyradelacour, Manon, mamy83, Kahouette, Juliana, et Daidaiiro, pour vos toujours adorables LUMOS!

Découvertes, dans plusieurs sens du terme, cette semaine, quelques questions supplémentaires, aussi. Un peu d'humour, un peu d'émotion, Severus en mode 'maman poule' (enfin pas tout à fait quand-même, faut pas exagérer, mais il s'inquiète pour sa chérie, et j'ai trouvé ça plutôt mignon… quand je vous disais que les personnages, etc…).

Bonne lecture, et n'oubliez pas de laisser une petite offrande à ma muse !


Découvertes

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Hermione était fascinée. Elle découvrait un aspect de la magie qu'elle ne soupçonnait qu'à peine jusqu'à maintenant, et à laquelle le manque d'informations, même dans leur monde, donnait généralement une réputation plus que sulfureuse. Elle commençait à percevoir que la magie du sang n'était pas à proprement parler de la magie noire. Du moins pas exclusivement. Mais les utilisations du sang pris par la force étaient les mieux connues. Même les Moldus en avaient entendu parler, de là une grande partie de leurs griefs contre les sorciers, qui avaient conduits, après moult persécutions, au traité sur la préservation du Secret Magique. Cette branche de la magie n'était plus enseignée dans les écoles depuis plus d'un siècle, et abordée uniquement dans les enseignements supérieurs de Maîtrise de certaines spécialités, qui ne pouvaient en faire abstraction, comme la défense contre les forces du mal, ou les potions.

Severus était non seulement un expert dans ces deux matières, mais également en magie noire. Il avait certainement les connaissances nécessaires pour interpréter correctement les paroles de Harry, mais avait-il le recul et surtout l'objectivité, compte-tenu de son sentiment de culpabilité latent, pour vraiment appréhender tout ce qu'elles signifiaient ? Elle relut une fois de plus le paragraphe qu'elle avait sous les yeux, et recommença à prendre des notes d'une plume fébrile. Cela expliquait tellement de choses !

Hermione ouvrit brusquement les yeux, elle était toujours assise à la table de l'annexe, et sa joue reposait sur les pages du livre sur lequel elle avait été penchée. Un rapide Tempus lui confirma qu'il était largement plus de minuit. La séance avec Harry avait eu lieu juste après le repas de midi, et elle avait dû passer moins d'une heure dans le bureau directorial. Elle était donc là depuis le début de l'après-midi. Elle se demanda pourquoi la bibliothécaire ne l'avait pas rappelée à l'ordre à l'heure de la fermeture. En effet, seul le directeur pouvait y entrer ou en sortir en-dehors des heures d'ouverture. Fronçant les sourcils, elle se leva et remit les ouvrages en place, en se demandant comment elle allait rejoindre ses quartiers. Severus s'était-il aperçu de son absence, où était-il lui-aussi tellement absorbé par ses recherches… ou dans ses noires pensées, qu'il n'avait, lui non plus, pas vu l'heure passer ? La porte de la pièce cachée s'était refermée derrière elle lorsqu'elle y était entrée, ce qui expliquait de Diana ne se soit pas aperçu qu'elle était toujours là. Elle posa la main contre le bois, ainsi qu'elle l'avait fait pour l'ouvrir, et le phénomène se reproduisit. Il lui suffit de procéder de la même manière et elle put sans encombre sortir de la bibliothèque. Le château la reconnaissait, comme il reconnaissait Severus. Était-ce un choix volontaire de sa part ? Cela venait-il des liens qui les unissaient ? Les anciens directeurs y étaient-ils pour quelque chose ? Elle décida que ce problème n'avait rien d'urgent, elle l'éclaircirait en temps utile. Dans l'immédiat, il allait falloir qu'elle ait une conversation sérieuse avec son ténébreux compagnon.

Toute à ses réflexions, elle pressait le pas dans le couloir dont l'obscurité n'était atténuée que par le faible Lumos qui émanait de sa baguette. Elle vit l'obstacle trop tard, et elle serait tombée si un bras ne l'avait solidement retenue par la taille.

—Où étais-tu ? Je t'ai cherchée partout ! Encore une heure et j'allais réveiller Filius et Minerva.

Par-delà l'irritation du ton, l'angoisse était palpable dans la voix du Maitre des potions. L'angoisse, et le soulagement, qui eurent raison de sa première réaction. Se mordant la langue pour ne pas lui répondre vertement qu'elle n'avait pas de comptes à lui rendre, et qu'il ne se gênait pas lui-même pour disparaître pendant des journées entières sans prévenir quiconque, elle choisit de faire profil bas. Après tout, elle avait abandonné son poste, même si le sort d'alerte placé sur l'infirmerie l'avertissait où qu'elle soit dans le château.

—Je suis vraiment désolée, Severus, soupira-t-elle. « Je suis allée à la bibliothèque pour vérifier quelque chose, et je me suis assoupie.

Je suis allé à la bibliothèque ! Tu imagines bien que c'est le premier endroit où je t'ai cherchée !

—J'étais dans la section interdite… Mrs Smith ne te l'as pas dit ?

—Je ne l'ai pas vue. J'ai passé tout l'après-midi dans le laboratoire, ce n'est qu'en revenant, il y a environ une heure, que je me suis aperçu que tu n'étais ni chez toi, ni à l'infirmerie. Je n'avais pas vu le temps passer et il était déjà très tard. Ceci dit, j'ai aussi vérifié la section interdite…

—En fait, j'étais dans l'annexe, avoua-t-elle dans un souffle.

—Dans l'ann… mais comment…

—Je ne sais pas. La porte m'a obéi lorsque j'ai posé la main dessus. Un peu plus tôt, la gargouille m'avait aussi ouvert le passage de ton bureau, c'est ce qui m'a donné l'idée d'essayer. Nous devons parler, Severus. De ça, bien sûr, mais aussi de ce que j'ai découvert.

—Mon bureau ? Tu… qu'allais-tu faire dans mon bureau ?

—Nous allons avoir besoin de larmes de Phénix. Je suis allée interroger Dumbledore, au sujet de Fumseck. Je sais combien l'idée d'aller lui demander quelque chose te coûte, mais je sais aussi que tu aurais malgré tout fini par t'y résoudre. J'ai juste voulu t'éviter d'avoir à le faire. C'est en sortant que j'ai repensé aux paroles de Harry et que j'ai eu l'idée d'aller à la bibliothèque.

Un certain étonnement, mêlé de soulagement et… d'autre chose au fond de ses yeux, cette lueur de tendresse qui lui était exclusivement réservée et qui la faisait fondre, avaient remplacé la colère sur ses traits. Elle s'enhardit à sourire franchement, et posa une main sur sa nuque pour attirer son visage vers le sien, tout en pressant son corps contre le sien. « Tu sais que tu es… positivement adorable, lorsque tu t'inquiètes pour moi, Severus Snape ?

—Qu'est-ce qui te fait supposer que je m'inquiétais, femme ? J'avais faim…

—Faim ? Tu ne sais plus comment on fait pour appeler un Elfe ? Et depuis quand l'attrait pour mes exploits culinaires est-t-il assez grand pour déclencher une opération de secours en pleine nuit ?

Maintenant que son inquiétude et sa colère étaient retombées, il lui retourna un regard franchement amusé. Hermione était doué pour beaucoup de choses, mais ni la cuisine ni les travaux domestiques ne faisaient vraiment partie de la liste. Être la sorcière la plus douée de sa génération ne vous transformait pas automatiquement en fée du logis !

—C'est d'autre chose que j'avais faim, ronronna-t-il en s'emparant de sa bouche.

Son baiser était profond, possessif, exigeant, comme s'il relâchait d'un coup la tension qui l'avait habité pendant tout le temps où il l'avait cherchée. Lorsqu'il la libéra, à bout de souffle, il soupira presqu'indistinctement contre sa bouche « j'ai cru… », avant d'enfouir son visage contre son cou sans terminer sa phrase. « Mon Severus » murmura-t-elle tendrement en caressant ses cheveux.

—Redis-le. Chuchota-t-il contre son oreille, déclenchant un frisson le long de son échine.

—Mon Severus !

—S'il devait t'arriver quelque chose…

—Shttt ! Tout va bien. Il ne reviendra pas ! Nous allons trouver… ensemble !

Elle se lova plus étroitement contre lui, et sentit son corps lui répondre, et ses mains s'égarer sur des sentiers dangereux, manifestement oublieux de l'endroit où ils se trouvaient. Sa jupe était maintenant retroussée jusqu'à la taille, et elle sentit son dos heurter les pierres froides du mur derrière elle. Elle remonta une cuisse contre sa jambe en gémissant doucement, lorsque les doigts de Severus trouvèrent enfin ce qu'ils cherchaient fébrilement.

—Hem ! Ils sursautèrent de concert, se décollant l'un de l'autre, au son de la voix inconnue jaillie de la nuit. La lueur bleutée maintenant familière jaillit de nulle part, éclairant vaguement un tableau représentant un chevalier en armure, suspendu au mur contre lequel Hermione était adossée, à deux doigts (nda : oups, je vous jure que ceci est involontaire) de se retrouver dans une position plus que compromettante aux yeux d'un tiers.

« Je suis désolé d'interrompre cette… hum… intéressante conversation, mais je tiens à vous signaler que quelqu'un approche, directeur ! » Poursuivit la voix, dont le ton déférent était très nettement tempéré par une nuance d'amusement.

Severus s'écarta d'elle avec un grommellement qui ressemblait fortement à un juron, tout en remettant précipitamment de l'ordre dans sa tenue, pendant qu'Hermione en faisait autant de son côté. Juste à temps. Malgré un certain fouillis dans les cheveux de la jeune femme, ils étaient de nouveau décents, lorsque le Lumos Maxima informulé, dans la plus grande tradition du Maître des potions lorsqu'il faisait ses rondes, jadis, les fit ciller, avant de baisser brusquement d'intensité, dès que celui qui l'avait lancé eut reconnu le couple.

—Malfoy ! Je peux savoir ce que vous faites ici, à cette heure ? Tonna Severus du même ton qui faisait autrefois se dissoudre les contrevenants, lorsqu'ils se faisaient surprendre par 'la chauve-souris des cachots'.

Pas impressionné pour deux Mornilles, Draco considéra un instant son ancien chef de Maison d'un œil narquois.

—Mais mon travail, directeur ! Et je suis presque peiné de voir que vous semblez éprouver le besoin de vérifier par vous-même le zèle de vos employés. Douteriez-vous de nos capacités ? Oh, bonsoir miss Granger, poursuivit-il avec un sourire en coin, semblant remarquer seulement à cet instant la présence de la jeune femme, son ton moqueur infirmant le formalisme de ses propos. « Un élève indisposé, sans doute ?

—La présence de miss Granger pourrait ne pas s'avérer inutile en l'occurrence, susurra Severus sur un ton doucereux. « Un… accident, ce disant, il laissa nonchalamment mais ostensiblement tomber sa baguette dans sa main, « est si vite arrivé, lorsqu'on ne se méfie pas, dans ces corridors si mal éclairés ! Il serait vraiment regrettable qu'un… faux pas malencontreux puisse nuire à une carrière qui s'annonce brillante.

—Rassurez-vous, directeur, je sais parfaitement où je mets les pieds, il n'y aura aucun… accident, je peux vous l'assurer ! Je vous remercie pour votre… sollicitude. Sur ce, si vous le permettez, je vais poursuivre ma ronde… Je vous souhaite une très bonne nuit ! Lança-t-il un moment après par-dessus son épaule, en accélérant le pas, juste avant de bifurquer à l'angle du corridor suivant.

Un gloussement étouffé se fit entendre, brusquement interrompu lorsque Severus pointa sa baguette sur le tableau.

—Je ne sais pas ce que tu en penses, mais la décoration de ce château date un peu, elle aurait bien besoin d'être revue… Commenta-t-il en s'adressant à sa compagne.

Hermione avait toutes les peines du monde à se retenir de rire.

—Ne sois pas méchant, Severus, il nous a tout de même rendu un fier service…

Un soupir de soulagement les accompagna alors qu'ils s'éloignaient dans la direction opposée à celle qu'avait prise le professeur de potions.

La porte à peine refermée derrière eux, Hermione ne put se retenir plus longtemps, et éclata de rire, sous l'œil dubitatif de son compagnon.

—Je peux savoir ce qui nous vaut ce moment de gaîté ?

—J-j'imagine la t-tête de Draco si le p-portrait ne nous avait pas p-prévenus ! Hoqueta-t-elle en se tenant les côtes.

Les commissures de Severus se relevèrent un instant.

—Oh moi, j'imagine qu'il a parfaitement compris la situation.

—Moi aussi. Et j'ai très bien saisi le sens de votre petit échange Serpentard. Tu crois qu'il tiendra sa langue ?

—Il me connait, il sait parfaitement que je peux non seulement briser sa carrière ici, mais également le déconsidérer assez dans le milieu pour qu'il n'ait plus aucune crédibilité en tant que Potioniste. Et surtout que je n'hésiterais pas un instant à le faire. Je ne pense pas qu'il ait envie de prendre le risque. Ceci mis à part, il a une bonne technique. Approche silencieuse, plein feu sur les coupables… pour peu, j'attribuerais presque cinquante points à Serpentard. Dommage pour lui qu'il se soit trompé de cible !

—Une technique qui n'est pas sans rappeler celle d'un autre Serpentard de ma connaissance. Tu aurais dû la faire breveter, tu aurais pu faire fortune.

—Serais-tu une femme intéressée ?

—Bien entendu ! Très intéressée même… par certains 'sujets'. N'avions-nous pas, justement, une… 'intéressante conversation' à terminer ?

Conversation qui dura un certain temps, et impliqua diverses pièces du mobilier, chacun présentant des arguments pertinents et convaincants. Et qui se termina à la satisfaction mutuelle des deux parties en présence, et sur la décision consensuelle que le sujet méritait amplement qu'on s'y repenche aussitôt que possible.

Quelques Reparo et Récurvite plus tard, ils se retrouvèrent sur le divan, attablés devant l'en-cas qu'un Elfe venait de leur apporter. Ils s'étaient aperçus qu'ils étaient affamés, ayant tous les deux loupé le diner, et la 'conversation' qu'ils venaient d'avoir ayant été particulièrement intense.

—Comment as-tu fait ? Demanda abruptement Severus.

—Je ne sais pas. En fait… je n'ai rien fait du tout. La gargouille m'a tout simplement laissée passer J'étais énervée, et je n'ai pas noté le fait immédiatement. Ça ne m'est revenu que dans la bibliothèque. Je ne trouvais pas ce que je cherchais, c'est alors que j'ai essayé à tout hasard d'ouvrir l'annexe. Il m'a suffi de poser une main sur la porte. Ce n'est pas toi qui… ?

—Non. Même si je t'aurais bien évidemment accordé toutes les autorisations si tu me l'avais demandé.

Il se leva, et les yeux mi-clos, il accomplit une série de mouvements complexes de baguette en murmurant une longue litanie latine. Au bout d'un long moment, il revint s'assoir sur le sofa, une expression perplexe sur le visage.

« Il n'y a aucune faille dans la sécurité. Normalement, seuls Filius, Minerva et moi avons un accès direct à l'annexe et au bureau directorial. Mais il semble que le château t'ait accordé de lui-même les mêmes privilèges que les miens...

—Cela ne pourrait pas avoir un lien avec les anciens directeurs ?

—Non, les portraits n'ont aucun pouvoir, hormis celui de se mêler de ce qui ne les regarde pas et de pourrir la vie du directeur en exercice. L'école, en revanche est une entité semi-consciente, dont les pouvoirs se sont sans cesse renforcés au cours des siècles, la puissance de chacun de ses anciens dirigeants s'ajoutant à la sienne à sa mort. Elle détient en outre, la décision ultime d'accepter ou de refuser tout nouveau directeur… je pense qu'il y a dix ans, beaucoup croyaient, ou espéraient, que Poudlard me rejetterai, après l'assassinat de Dumbledore !

—À ce propos, comment…

—Dumbledore avait démissionné, plus d'un mois avant que… la tour d'astronomie. La passation de pouvoir a eu lieu le soir où il m'a ordonné de le tuer. Techniquement, j'étais déjà le directeur en charge, lorsque c'est arrivé, et toujours aussi techniquement, il ne s'agissait pas d'un assassinat, mais d'euthanasie, à la propre demande de l'intéressé.

—Que serait-il arrivé si Voldemort ne t'avait pas confié la direction de l'école ?

—Elle aurait rejeté son candidat, et j'aurais très certainement été démasqué. C'était un risque à courir, mais les probabilités pour que la tâche soit confié à quelqu'un d'autre étaient quasiment nulles.

—Quasiment nulles, mais pas inexistantes ! Non seulement tu as accepté de te mettre au ban de la société en devenant le sorcier le plus haï après Voldemort, mais en plus avec le risque que ça ne marche pas ! Je crois bien que la prochaine fois que je mettrai les pieds dans ton bureau, ce sera pour bruler le portrait d'Albus !

—On se calme, Gryffondor ! J'avais osé espérer que ma fréquentation aurait un peu freiné ton impulsivité... Il soupira, reprenant, plus sérieusement. « Ma mort était fatalement une composante de l'équation, de toute manière. Je n'avais jamais pensé que j'aurais pu survivre à la guerre. Les seules inconnues était 'quand, comment et par qui'. Je n'ai jamais douté de mon sort, quel qu'ait été le vainqueur. Que ce soit parce que le Seigneur des Ténèbres aurait fini par découvrir ma trahison, ce qui serait fatalement arrivé, tôt ou tard, ou par le baiser d'un Détraqueur si toutefois, personne ne m'avait abattu à vue, avant. Tout ce que j'ai fait, c'était en parfaite connaissance de cause, Hermione.

Elle se blottit tout contre lui.

—Je te demande pardon, Severus. Fit-elle d'une toute petite voix.

—Pardon ? Pourquoi ?

—Pour nous tous. Pour Albus. Pour tous ceux qui t'ont haï, qui te haïssent toujours, qui t'ont blessé. Pour tous ceux qui ne te le demanderont jamais.

—Il n'y a rien à pardonner, Hermione. Je…

—Tu n'es pas coupable, Severus, en tout cas pas pour la grande majorité de ce que les gens te reprochent… de ce que tu te reproches toi-même.

—Femme folle et obstinée ! Exhala-t-il dans un souffle rauque, en la serrant contre lui, appuyant sa joue contre ses cheveux, sans pouvoir prononcer un mot de plus.

TBC


LUMOS ?!