Hellooo ! Comment allez vous ? Lundi est là donc le nouveau chapitre aussi ! Merci pour vos reviews, follows et favs ! Vous êtes vraiment géniaux ! Mon petit cœur d'auteure palpite de plus en plus vite à chaque petit mot de votre part ! Vous me comblez ! :D

Guest : Vite j'amène le kit de réanimation ! :P Haha merci pour ton commentaire, il m'a bien fait rire ! J'espère que le 6 te débuguera :P

Loïs 13 : Héhé merciiii :D

Coco 1810 : Bienvenue ! Et merci pour ton retour ! Ton compliment me fait chaud au cœur ! Pas d'inquiétude, je ne compte pas arrêter :D

Un chapitre très Clexa encore, il va de paire avec le 5. Je vous souhaite une très bonne lecture. Relecture by doubi et MagRd (qui passe officiellement relectrice pour l'Héritage!) merci à eux.


Chapitre 6 : Représailles


- Lexa.

La voix était grave et plutôt familière à l'oreille de la Donati. La brune fronça les sourcils dans son sommeil et eut bien du mal à ouvrir les yeux.

- Lexa.

- Hm quoi ?

- Il est presque dix heures et vous avez rendez-vous dans moins d'une demi-heure au port.

L'énonciation de l'heure fit sursauter Lexa qui se redressa un peu trop rapidement sur le canapé sur lequel elle avait passé l'une des plus belles nuits de sa vie. Elle entendit Gustus se racler la gorge et quand elle dirigea un regard collé de sommeil vers lui, elle remarqua qu'il tournait la tête sur le côté et avait la mâchoire serrée, signe qu'il était contrarié.

- Dona, vos vêtements… Marmonna t-il difficilement.

Agressée par la lumière extérieure qui envahissait sa maison, Lexa, l'esprit embrumé, eut bien du mal à comprendre et c'est lorsqu'elle jeta un coup d'œil sur le haut de sa poitrine, qu'elle se rendit compte qu'elle était totalement nue. Elle attrapa le plaid qui avait glissé par terre pour se couvrir avec :

- Oh bon sang ! Gustus dehors ! Ordonna t-elle bien que le malaise transperçait sa voix.

L'homme de main ne se le fit pas répéter et sortit en quelques enjambées pour rejoindre la terrasse extérieure.

Lexa souffla pour évacuer ce premier stress de la journée. Elle jeta un regard autour d'elle dans l'espoir d'apercevoir la personne avec qui elle avait partagé sa nuit mais Clarke n'était plus là. Elle se leva rapidement du canapé gris, ramassant ses vêtements éparpillés pour se diriger ensuite vers l'escalier afin d'aller profiter d'une douche fraîche qui lui remettrait les idées en place.

Elle s'engouffra dans l'immense douche italienne, activant le jet d'eau du plafond pour profiter d'une eau fraîche et tonifiante. L'eau coulait abondamment sur son visage qui se réveillait en douceur alors que son esprit vagabondait encore sur la nuit qu'elle avait passée. Elle ne s'était clairement pas attendue à ce que la médecin vienne la voir en pleine nuit et encore moins pour lui faire des avances très osées auxquelles elle n'avait pas su résister. Elle revoyait ces yeux azur d'une pureté sans nom, ces lèvres si entreprenantes… Elle avala difficilement sa salive alors que sa main glissait doucement le long de son ventre pour aller effleurer ses hanches et ses cuisses comme pour se souvenir. Elle avait été si surprise du comportement dominant de la blonde, jamais elle ne s'y serait attendue. Pourtant, Clarke avait pris les commandes jusqu'à ce qu'elle accepte cette idée que la vie valait la peine d'être vécue et croquée à pleines dents. Un soupir lui échappa et ses lèvres entrouvertes ne la trompèrent pas : elle lui manquait déjà.

Elle voulait cette femme.


Gustus était assis à la table en fer gris près de la piscine et attendait patiemment la Dona de Sicile, celle-ci se présenta à lui une quinzaine de minutes plus tard dans son éternel tailleur, les cheveux relevés en un chignon soigné.

- Nous pouvons y aller.

- Bien Dona.

- Gustus ?

- Oui ?

- À quelle heure le Docteur Griffin est-elle partie ?

- Vers les six heures et demi du matin. Elle prenait son service à l'hôpital et m'a demandé de lui ouvrir le portail.

- A t-elle dit quelque chose ?

- Que votre dos a l'air d'aller mieux mais qu'il ne faut pas hésiter à l'appeler si des douleurs se présentent de nouveau, maugréa le sicilien qui n'était pas dupe.

- Elle a raison, je vais rester prudente, acquiesça la brune.

Alors que Lexa commençait à partir vers le petit chemin dallé menant à l'avant de la maison, elle sentit la main de Gustus se poser doucement sur son épaule. Sans qu'elle n'ait à se retourner, elle devina sans mal le regard inquiet de son homme de main le plus fidèle.

- Lexa… Je n'ai pas à juger mais ce que tu as fait hier était très imprudent. J'étais loin d'imaginer que toi et le Docteur Griffin…

- Je ne vois pas de quoi tu parles, répondit-elle froidement.

- J'ai dû congédier Ryder, l'informa t-il.

- Pour quelle raison ? Demanda t-elle en se tournant vers lui, sourcils froncés.

La main de Gustus retomba le long de son corps au mouvement brusque de sa supérieure. Il chercha ses mots quelques secondes, tentant de ne pas être trop irrespectueux.

- La maison a beau être bien isolée… Vous sembliez prendre énormément de plaisir… Marmonna t-il, gêné.

Les émeraudes de Lexa se teintèrent d'une colère sourde et elle explosa :

- Et alors ?! N'ai-je pas le droit d'avoir un peu de plaisir dans ma vie de Dona ?! Est-ce interdit de faire l'amour de manière passionnée ?!

- Non Dona ce n'est pas ce que j'ai voulu dire… C'est juste que…

- Que quoi ?!

- C'est une femme.

Les yeux de la brune papillonnèrent de surprise à cette réponse plutôt surprenante. Elle se serait attendue à tout sauf à ça de la part de son plus fidèle homme de main et ami.

- Tu désapprouves mon orientation sexuelle Gustus ? Demanda t-elle sèchement.

- Non… Enfin… C'est compliqué… Dans notre monde…

- C'est interdit, je sais. Je vous avais prévenu Titus et toi avant d'accepter cette place.

- Elle est en couple avec ce policier aussi… C'est dangereux Dona… Je ne veux que ta protection ainsi que celle de notre grande famille. Si ça s'apprenait…

- Et mon bonheur tu le veux ?

La question désarçonna le garde du corps qui ne répondit pas et se contenta de baisser les yeux. Lexa le fixa froidement, le regard chargé d'éclairs avant de se remettre en marche.

- C'est bien ce que je pensais. Va démarrer la voiture, nous ne sommes pas en avance.

- Oui Dona.


Aden observait avec curiosité la toile accrochée dans le bureau de son médecin de famille. Celle-ci avait dû s'absenter quelques minutes avant leur rendez-vous quotidien, aussi l'avait-elle autorisé à rester dans son bureau.

Clarke se figea en sortant de son bureau de directrice, les deux molosses de l'autre fois venaient d'apparaître après que les portes de l'ascenseur se soient ouvertes et ce n'était clairement pas le moment pour elle de subir du chantage avec le frère de Lexa dans son bureau quelques étages plus bas. Elle fila rapidement vers Octavia qui était au téléphone et semblait dans son élément.

- Appelle le vigile, ces deux-là n'arrêtent pas de m'importuner avec leurs dépliants à la noix sur les nouveaux effets d'un médicament post-opératoire. Je n'ai vraiment pas le temps, occupe-toi en s'il te plaît mais pas seule.

- Ok pas de problème chef !

- Arrête de m'appeler comme ça ! Grogna la médecin.

Elle profita qu'ils ne l'aient pas vue pour se faufiler dans un autre ascenseur afin de rejoindre l'héritier des Donati. Elle espérait qu'Octavia arriverait à se débarrasser des deux brutes sans en subir les conséquences mais en y réfléchissant, il ne serait pas dans leur intérêt de menacer la sœur du Capitaine Blake. Elle était plutôt fière de son idée, aussi c'est avec le sourire aux lèvres qu'elle entra dans son bureau, faisant sursauter le grand blond.

- Bonjour Aden, comment allez-vous aujourd'hui ?

- Bonjour Docteur Griffin, je vais de mieux en mieux.

- C'est très bien ça, asseyez-vous. Alors ces petits médicaments à base de plante font leur effet si je comprends bien ?

- Oui, ils ne sont pas forts et m'aident à me relaxer. C'est une bonne idée d'utiliser les plantes.

- Bien, c'est parfait. Alors allons-y, qu'avez-vous fait hier ?

- Je suis resté à la villa avec mes entraîneurs personnels.

- Anya et Tristan c'est ça ?

- Oui, acquiesça le blond.

- Pourquoi n'iriez-vous pas à la mer ? Un jeune homme comme vous a besoin de se dépenser non ? Nager, bronzer, vous amuser avec d'autres jeunes.

- C'est que Lexa n'aime pas que je sorte sans surveillance…

- Pour quelle raison ?

Aden haussa les épaules, signe qu'il ne savait pas ou bien qu'il ne préférait pas répondre. Clarke esquissa un petit sourire malgré elle. Lexa semblait bien dominatrice avec son frère mais ce n'était pas tant le cas dans l'intimité. La médecin sentit une douce chaleur naître dans son bas ventre et pinça les lèvres. Bon sang, comment pouvait-elle être si légère d'esprit ? Elle avait foncé à peine quelques heures après la demande en mariage de Finn dans les bras d'une presque inconnue qui plus est, sa patiente. Elle pourrait être radiée pour un tel comportement et pourtant tout ce à quoi elle pensait était au corps et aux yeux de cette magnifique femme si fragile derrière sa carapace.

- J'ai rencontré une fille l'autre jour en boîte de nuit… Reprit Aden, hésitant.

- Ah oui ?

- J'aimerais bien la revoir… On s'envoie quelques SMS depuis.

- C'est une bonne idée, il faut vous imposer Aden. Je suis certaine que votre sœur n'est pas si terrible qu'elle en a l'air.

- Ma sœur a un cœur en or oui mais elle a tellement de choses à gérer… Je me sens mal de l'importuner avec des bêtises d'adolescent.

- Le rôle d'une tutrice est de répondre aux besoins de l'enfant qu'elle a sous sa protection Aden. Vous êtes jeune, il est normal que vous souhaitiez vous émanciper.

- Vous pensez ? Sourit le blond, rêveur.

- Évidemment. Allez-y, dites-moi ce que vous aimeriez faire cet été ?

Tandis qu'elle laissait le garçon réfléchir, le regard de la blonde fut attiré par son écran d'ordinateur. Un mail venait d'arriver dans sa boite de réception. Rien de bien inhabituel, excepté qu'il venait de Lexa Donati. Elle repensa à la façon dont elle s'était sauvée comme une voleuse alors que la brune dormait profondément sur le canapé. Elle l'aurait bien réveillée pour lui signaler son départ, mais après tout, Lexa lui avait bien affirmé qu'elle ne dormait que très peu la nuit, alors elle s'était dit qu'il valait mieux la laisser dormir, sans compter qu'elle n'aurait pas su quoi lui dire. La culpabilité commençait à la ronger par rapport à Finn et si elle avait cru un instant qu'en sautant dans les bras de son fantasme du moment celui-ci disparaitrait, elle s'était largement trompée car elle ne voulait qu'une chose à présent : retourner dans les bras de l'héritière. Comme Aden semblait toujours en réflexion, elle s'autorisa à ouvrir le message.

« Est-ce que ton absence ce matin doit me faire comprendre que ce qu'il s'est passé cette nuit ne se reproduira plus ? Lexa Donati-Woods »

Le cœur de Clarke cogna fort dans sa poitrine tandis qu'un sourire se dessinait sur ses lèvres à la lecture de ce message. Qui aurait cru que la terrifiante Lexa Donati serait celle qui ferait le premier pas ? La médecin s'humecta les lèvres le temps de chercher ses mots pour répondre.

« Je ne crois pas que l'épais contrat que m'a fait signer Becca Giordano surpasse mes obligations de médecin et n'autorise les relations intimes entre patient et médecin. Recommencer signifierait le début de beaucoup de problèmes car j'ai franchi plus d'un interdit en votre compagnie... Docteur Clarke Griffin »

La réponse fut pratiquement immédiate, ce qui fit presque rire Clarke. Ce petit jeu de mail commençait à beaucoup l'amuser.

« Est-ce que ces interdits te terrifient autant que moi ? Lexa Donati-Woods. »

- Je pense que j'aimerai apprendre à faire du surf et du jet-ski, dit soudainement Aden.

- C'est un bon début, continuez à réfléchir Aden, l'encouragea Clarke alors que ses doigts tapaient déjà sa réponse.

« Rien ne me terrifie plus que les sensations qui m'ont traversées entre tes bras cette nuit… Docteur Clarke Griffin. »

Elle se mordit la lèvre, était-ce trop direct ? Elle secoua la tête, elle n'était vraiment pas douée avec ces messages instantanés. Octavia maîtrisait la chose beaucoup mieux qu'elle et elle n'avait aucun mal à se souvenir de quelques conversations assez amusantes avec les amants de sa meilleure amie. Peut-être devrait-elle lui demander conseil ?

« Tes yeux, tes lèvres, ton corps, ton odeur me feraient faire n'importe quoi… Ordonne-moi et je me plierai à tes exigences… Je veux te revoir… Lexa Donati Woods. »

La blonde se trémoussait à présent sur son fauteuil en se mordillant les lèvres. Rien que par messagerie, cette femme arrivait à l'exciter. Elle se rendit compte qu'Aden était en train de parler depuis cinq minutes sur ce qu'il aimerait faire cet été et elle ne l'avait pas écouté. Elle secoua la tête d'agacement : non, elle n'était pas ce genre de médecin égoïste ne pensant qu'à ses petits plaisirs personnels. Elle ferma sa boîte de réception pour ne plus être tentée, se reconcentrant sur son patient. Il fallait aussi qu'elle pense à appeler Becca Giordano à sa pause.


Quint fumait une cigarette à l'extérieur de l'hôpital et fulminait silencieusement. Cette Griffin était pire qu'une anguille : elle avait non seulement réussi à les éviter mais aussi à leur envoyer cette furie brune qui était la sœur du Capitaine de la cellule anti-mafia et soit disant son assistante de direction. Malgré lui, le mafieux avait dû faire marche arrière bien sagement pour échapper aux ennuis mais il finirait bien par la coincer. Son collègue blond, Diego, lui cala un coup dans les côtes quand une Porsche bien connue se stationna sur le dépose minute. Ils reculèrent prudemment pour être hors de vue de la Dona et de ses hommes de main : ce n'était pas leur territoire, aussi valait-il mieux pour eux de se faire tout petits.

- Qu'est-ce qu'elle fout là putain… C'est pas le moment. Nia va péter un plomb si les noms des investisseurs ne sont pas inscrits dans la semaine, grogna Quint.

- Va falloir qu'on passe aux choses sérieuses si elle se fait trop rebelle la blondasse.

- Ouais… Visiblement la menace des doigts cassés lui a pas suffi. On attend que la Donati se barre et on retente.

- Ça me va.


Le téléphone de son bureau de directrice sonna, faisant sursauter la blonde qui lisait assidument un article médical très intéressant à son goût. Elle avait sa salade de midi à peine entamée et aurait préféré pouvoir savourer quelques minutes de répit avant de se remettre à courir partout.

- Oui Octavia ?

- J'ai Lexa Donati devant moi, elle demande à te parler.

- Hein ?! S'exclama Clarke malgré elle. Qui ?!

- Lexa Donati… Pourquoi ?

- Dis-lui que je suis pas là, euh, que je suis occupée !

- Clarke, elle est en train de te regarder en train de t'agiter dans ton bureau, tu as pas fermé tes stores… Et je te rappelle que mon bureau est juste à côté du tien… Et que je te parle en ce moment même devant elle.

La blonde releva les yeux vers les stores pour y trouver la brune en train de la fixer avec un regard amusé.

- Bien, hm, cinq minutes ok ?

- D'accord. Je la fais patienter.

La médecin se leva pour fermer ces maudits stores afin que l'héritière ne l'observe plus. Bon sang, elle était en totale panique : non seulement elle n'avait plus pensé à la nuit de la veille, ni à Finn, ni à comment gérer la situation et non plus à répondre au dernier mail de la Donati. Elle n'aurait jamais pensé la voir débarquer soudainement pendant sa pause déjeuner. Bon, elle était mal placée pour reprocher le débarquement à l'improviste mais elle n'était clairement pas prête à lui faire face dans les minutes qui suivraient. Elle jeta un coup d'œil à sa queue de cheval et sa tenue avant d'inspirer un grand coup. Lorsqu'elle fut un peu plus calme, elle alla ouvrir sa porte de bureau pour faire entrer Lexa qui fut suivie pour la plus grand surprise de Clarke de Ryder. Elle s'était peut-être un peu trop emballée sur le sujet de la visite de la brune.

- Docteur Griffin, Becca Giordano m'a informé que vous aviez demandé un garde du corps ?

- Euh oui, je l'ai appelé tout à l'heure… Le contrat que j'ai signé mentionnait que je pouvais en demander un… Mais je ne vois pas pourquoi c'est vous qui…

- J'ai ma propre société de protection rapprochée et Becca y fait appel régulièrement. Toutes les nouvelles demandes me sont rapportées.

- Oh, je vois.

- Pourquoi faire appel à un garde du corps ? Craignez-vous pour votre vie ? Demanda la brune la mine plus inquiète soudainement.

- Disons que… Ma promotion n'a pas plu à tout le monde et… Il se pourrait que j'ai reçu des menaces…

Le visage de la Donati se durcit à cette information.

- Avez-vous informé la police ?

- Non… Les menaces stipulaient que si j'appelais la police, il risquerait de m'arriver de mauvaises choses…

- Clarke ! Vous êtes complètement insouciante ! Il faut avertir la police ! Ce genre de menace vient de la mafia ! Avez-vous perdu la tête ?!

- Je… Euh… Je suis désolée… Je ne pensais pas à mal… Je me suis dit que je pourrais me sortir de ce pétrin avec l'aide d'un garde du corps de Becca, fit la blonde en utilisant ses mains pour accompagner ses paroles.

Le regard de Lexa se fixa sur le poignet gauche de la médecin, celui-ci portait une marque sombre signe qu'il y avait eu violence. La brune s'avança alors pour saisir le bras qui s'agitait avec les excuses maladroites de la blonde. Elle releva avec douceur la manche de la blouse de médecin pour regarder attentivement la marque, demandant difficilement :

- Qui vous a fait ça ?

- Hm… Je ne sais pas si je dois…

- Dites-le moi c'est un ordre ! Ordonna la brune, faisant exploser son autorité naturelle, poussant Clarke à s'asseoir dans sa chaise de bureau, sous le choc.

- Un homme au crâne rasé et un blond avec une cicatrice sur la joue… Je euh, je connais pas leur nom… Enfin, le rasé m'a dit qu'il s'appelait Quint et qu'il me surveillait…

- Quint ? Répéta froidement la Donati, fulminante de rage.

- Oui…

- Bien. Je vous laisse Ryder comme garde du corps. C'est l'un de mes meilleurs hommes. Il vous protégera.

- Mais… Et vous ?

- J'ai Gustus et ma vie est bien moins menacée que la vôtre à l'heure actuelle. Que voulaient-ils ?

- Que j'ajoute illégalement des noms d'investisseurs pour les services privés de l'hôpital, notamment les urgences.

- Becca… Souffla la brune. Je dois y aller. Ryder ne la lâche pas d'une semelle c'est bien compris ?

- Oui Madame Donati, acquiesça le garde du corps.

- Euh oui mais si j'opère… Tenta Clarke.

Le regard brûlant de son amante la fit taire rapidement. Elle se contenta d'hocher la tête pour signifier qu'elle se débrouillerait. Lexa sans lui dire au revoir, quitta la pièce son téléphone collé à l'oreille, courant presque pour filer vers la sortie en compagnie de Gustus.

Clarke souffla légèrement de déception : elle n'aurait jamais imaginé ça comme lendemain de rencontre…


Le SUV Porsche roulait assez vite à travers les rues grimpantes de Syracuse. Lexa était au téléphone et contrôlait tant bien que mal son inquiétude.

- Becca, je vais doubler votre protection. Les Barzetti ont menacé le Docteur Griffin au sujet des investisseurs de l'hôpital.

- Comment ? S'étonna son interlocutrice. Mais elle n'a rien dit !

- Elle n'a rien dit car elle a été menacée et violentée, son poignet en témoigne. Ils veulent atteindre le service des urgences et ce n'est pas pour rien. Vous devez vous montrer très prudente, d'accord ?

- Entendu Lexa, je ferais attention. Qu'avez-vous dit à Clarke ?

- Je lui ai dit d'en informer la police et j'ai laissé Ryder avec elle, il la protégera. Peu importe qui les Barzetti ont envoyé, ils n'oseront pas s'en prendre directement à elle devant l'un de mes hommes au risque de provoquer une guerre ouverte dans les rues de Syracuse.

- Je vois oui. Qu'elle fasse attention alors, elle aussi. Oh mon dieu, si j'avais imaginé ça… Quand j'ai reçu son coup de téléphone pour la demande de garde du corps, je pensais qu'elle avait fini par accrocher à ce petit plaisir luxueux.

- Le Docteur Griffin n'est pas du genre à se complaire dans son argent Becca… Vous auriez dû m'avertir tout de suite après son appel ! La sermonna la brune.

- Vraiment, je suis désolée, j'étais loin de m'imaginer ça… Elle ne m'a vraiment rien dit.

- C'est bon à présent, tout est sous contrôle. Je m'occupe d'éloigner et rappeler à l'ordre ces maudits Barzetti. Bon courage pour votre journée.

- Réciproquement, Dona.

La Dona souffla doucement pour extérioriser sa colère grandissante. Il ne fallait pas faire d'erreur stupide car cela pourrait attirer le feu des projecteurs sur elle et elle s'était battue durant six longs mois avec la cellule anti-mafia pour leur faire croire à son innocence. Tenter subtilement de prendre le contrôle du service des urgences était un coup de maître car il serait alors très simple de graisser la patte de quelques employés malhonnêtes pour tuer n'importe qui, que ce soit lors d'une opération ou d'un séjour à l'hôpital. Elle faisait confiance à Becca Giordano dans son choix de prendre Clarke comme nouvelle directrice mais ce dont elle doutait était l'implication de la médecin dans son nouveau poste : elle n'était clairement pas au courant des affaires dans lesquelles elle trempait et donc était bien moins méfiante que l'était la maire de Syracuse. Oh, elle pourrait très bien tout lui avouer et la menacer à son tour de représailles si jamais elle parlait mais alors, cela voudrait dire qu'elle devrait tirer un trait sur leur possible histoire sans compter qu'elle briserait cette magnifique et intelligente femme… Elle était capable du pire mais faire du mal au Docteur Clarke Griffin lui était tout bonnement impossible à présent.

Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres quand elle cliqua sur un mail avec une adresse bien connue depuis quelques heures.

« Je suis sincèrement désolée de la tournure qu'a pris la situation… J'espère ne pas vous apporter du travail supplémentaire avec mes maladresses et je vous en prie, ne soyez pas fâchée contre Becca, je ne lui ai absolument rien dit au sujet des menaces. Docteur Clarke Griffin.

PS : Ne me tentez-pas avec des ordres, vous pourriez le regretter… »


Quint était fou de rage à présent. Il frappait de coups de pied les conteneurs au fond de la ruelle où lui et Diego avaient coincé le petit ami de la médecin.

- Petite salope ! Elle nous a baisés !

- C'est le cas de le dire. Maintenant qu'elle a Ryder au cul, c'est pas la peine de tenter de l'approcher. La Dona sera au courant aussitôt.

- Tu as vu ce regard prétentieux qu'elle m'a lancé ?!

- Ouais, elle avait plutôt l'air fière de son coup. Elle t'a fait un doigt d'ailleurs non ?

- SALOPE ! PETITE PUTE ! Ragea le rasé. Tu vas voir quand je vais t'attraper ! Tu vas le regretter… Expira t-il en se pinçant l'arête du nez pour tenter de se calmer.

- On fait quoi du coup ?

- On va la faire flipper et la surveiller. Dès que Ryder aura le dos tourné, paf ! Et cette fois-ci je lui tordrais pas juste le poignet, je vais lui casser comme ça elle ne pourra plus opérer, cette petite princesse. Hin hin…

- Ouaip'.

Un miaulement leur fit tourner la tête, un chat de gouttière les fixait en silence depuis une poubelle, l'air méfiant. Le regard de Quint s'illumina le temps d'une seconde avant qu'un sourire sadique ne s'étire sur le bas de son visage.

- Tu as déjà chassé le chat ?

- La biche oui mais le chat jamais.

- On va attraper la peluche qui lui sert de chat et le clouer à sa porte…

- Et ensuite ?

- Ensuite on ira plumer son petit copain chéri qui s'est un peu trop enrichi à mon goût ces derniers temps…

Son collègue tira un sourire mauvais et complice. Les deux mafieux sortirent de la ruelle, se rendant dans la petite supérette où le propriétaire était en train de réorganiser ses légumes et fruits frais. Il sursauta en reconnaissant les deux hommes.

- Quint, je ne veux pas d'ennuis… Se plaignit-il.

- Ce ne sera pas long Pedro. Tiens, pour ton silence, dit-il en lui glissant un billet de cinquante euros dans sa poche de tablier.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Tu ne saurais pas à quoi ressemble le chat du couple qui habite au-dessus de ta supérette par hasard ?

- Racoon ? Le chat de la médecin et du policier ?

- Ouais.

- Il est blanc et noir, poils longs, racé je dirais avec un œil vert et un bleu. C'est une belle bête mais très méfiante. Il vient me chiper quelques maquereaux le midi quand je déjeune, c'est un bon p'tit gars. Tu ne vas pas lui faire du mal dis ?

- Oh non… J'aimerais juste voir à quel point il est beau. Il te reste une boîte de maquereaux ?

- Il y en a à vendre oui. Prends une boîte, c'est cadeau. Après, partez.

Quint sourit en donnant une claque amicale sur l'épaule du gérant qui grogna. Il attrapa la boîte que lui lança Diego avant de se diriger dehors pour se mettre à siffler et appeler le chat.

- Racoon… Petit, petit… Viens voir mon minou… Tonton Quint a des bons maquereaux à t'offrir…


La soirée était déjà bien entamée quand Gustus se présenta à la villa Donati pour passer prendre Anya. Malgré le rythme de folie de cette journée, Lexa l'avait congédié pour la nuit. Le portail en fer forgé noir s'ouvrit sous un clic de bipeur depuis l'intérieur de la Porsche grise. Il descendit de la voiture pour se diriger directement vers la terrasse arrière de la villa. Il y trouva Tristan et Aden en plein nettoyage de pistolets, le mafieux expliquant patiemment comment démonter l'arme et la nettoyer sans risquer de l'enrailler par la suite.

- Bonsoir Tristan.

- Bonsoir Gustus, répondit son presque beau frère.

- Anya est prête ?

- Elle doit bientôt l'être j'imagine, ça fait deux heures qu'elle s'est enfermée dans la salle de bain. Tu devrais l'inviter plus souvent à sortir, elle nous casse pas les couilles le temps qu'elle se prépare au moins.

Gustus ne put s'empêcher de sourire, amusé. Bien que cela fasse deux ans que lui et Anya se fréquentaient, il avait toujours du mal à s'imaginer la mafieuse en train de se faire belle pour lui. En réalité, il la trouvait belle au naturel. Il n'était pas le genre d'homme à se complaire devant les fioritures que les femmes aimaient tant s'ajouter pour plaire.

- Gustuuuuus ! Mon gendre ! S'exclama une voix enthousiaste en passant la véranda.

- Bonsoir Cecilia, sourit poliment le cinquantenaire en se penchant pour répondre aux quatre bises de la mère d'Anya et Tristan.

- Qu'est-ce que ça me fait plaisir de te voir mon grand garçon ! Tu devrais passer plus souvent ici, tu sais ? Tu peux manger avec nous hé ! T'crois pas que je vais t'empoisonner quand même dis ?

- Non du tout Cecilia, j'adore votre cuisine. C'est juste que le travail, la famille me prend beaucoup de temps.

- Oui je vois, je vois… Je suis si fière qu'Anya t'ait choisi ! Je commençais à désespérer que ma petite poupette se case tu sais ?

- Maman, tu lui répètes ça à chaque fois, se moqua Tristan.

- Ah garde ta bouche fermée toi, tu dis trop d'âneries ! Répondit sa mère en vieux sicilien ce qui fit rire les trois hommes.

En regardant Cecilia, le mafieux devinait très bien d'où venaient la fougue et le caractère de sa compagne. La mère de Tristan et Anya Zanetti était une femme au caractère bien trempé et infatigable malgré ses presque soixante cinq ans. Elle avait toujours beaucoup apprécié Gustus qu'elle considérait comme son fils car son feu mari les avait entraîné lui-même avec Tristan.

- Est-ce que tu veux goûter ma limonade ? S'enquit-elle.

- Avec plaisir, Cecilia.

La sicilienne se dépêcha de repartir au pas de course dans la cuisine suivie de Gustus qui avait plus peur qu'elle s'entrave et ne se fasse mal qu'autre chose. Il attrapa le grand verre plein pour le glisser à ses lèvres et avaler le liquide citronné et très légèrement sucré. Cecilia était une vraie cordon bleu, que ce soit pour les plats en sauce, les pâtes, les pizzas, les gâteaux ou les boissons, elle était la reine. Autant dire qu'Aden était bien traité ici depuis que la famille Zanetti s'était installée pour l'encadrer.

- Bon dis-moi mon grand garçon, quand est-ce que tu me la maries ma petite poupette ?

Le brun manqua recracher sa gorgée de limonade à la question et mit sa main devant sa bouche pour éviter de postillonner alors qu'il toussait bruyamment.

- Gustus ! Ça va ?! S'exclama Cecilia, inquiète.

- Hmf oui… Désolé, j'ai avalé de travers…

- Oh tu es déjà là ! S'étonna Anya qui venait d'arriver dans la pièce.

La blonde laissa traîner son regard sur la musculature de son amant, plutôt satisfaite des vêtements qu'il portait : un t-shirt col V noir et un jean bleu clair. Gustus était vraiment un bel homme du haut de ses cinquante ans et bien qu'elle n'aimait pas s'attacher, elle trouvait en lui tout ce qu'elle aurait jamais souhaité. Comme à son habitude, elle ne l'embrassa pas devant sa mère, se contentant de s'approcher de lui tout en laissant une distance raisonnable mais explicite.

- Qu'est-ce que tu lui as dit pour qu'il s'étouffe maman ?

- Rien de bien méchant, je lui ai parlé de maria…

- Ok stop ! J'en ai assez entendu ! On y va ?

- Mais tu sais, je ne serais pas contre un petit enfant si vous voulez vous y mettre avant ! Oh ma poupette, tu imagines un bébé de toi et Gustus ? Je serais tellement heureuse ! Ce n'est pas ton frère qui va m'amener un beau bébé !

- Ok il est vraiment temps d'y aller, grommela la mafieuse en tirant par le bras son compagnon qui avait rougi subitement. Maman bonne soirée.

- À toi aussi ma poupette ! Au revoir Gustus ! Prends soin d'elle !

- Arrête de m'appeler comme ça bon sang ! Lança sa fille, mal à l'aise.

Le couple passa par la véranda, saluant au passage Tristan et Aden qui se retenaient de rire devant le spectacle plutôt comique entre Cecilia et Anya.

- Toi tu me feras le double de pompes pour avoir ri de ça, lança t-elle à l'héritier.

La menace eut le mérite de faire éclater de rire les deux hommes, faisant fulminer encore plus la blonde qui fut retenue par Gustus. Celui-ci l'éloigna rapidement pour l'amener jusqu'au SUV. Lorsqu'ils furent tous les deux à l'intérieur et que le silence fut revenu, le mafieux tourna son regard vers sa compagne, lui souriant doucement.

- Bonsoir quand même… Souffla t-il.

- Bonsoir vieil ours, murmura t-elle plus calme en se penchant pour embrasser les lèvres du brun chastement.

Le baiser fit sourire son amant qui se dépêcha de mettre ensuite le contact pour sortir de la propriété et filer vers le centre de Syracuse.


Clarke et Ryder rentrèrent en bus de l'hôpital. La médecin avait fini très tard ce soir-là car elle avait été appelée en urgence pour une opération suite à un accident de moto. Elle n'avait malheureusement pas réussi à sauver le motard malgré ses efforts mais avec tout de même pu faire des heureux car ce dernier avait sa carte de donneur d'organes sur lui. Le garde du corps était resté fixé devant la vitre de la salle d'opération à la regarder et rien que ce regard omniprésent commençait déjà à l'agacer. Lexa n'avait pas répondu à son dernier mail, Finn lui avait envoyé un message pour lui dire qu'il restait au bureau à cause de l'affaire de la veille. Visiblement, ils avaient réussi à appréhender un suspect intéressant. Elle n'avait pas trouvé le temps pour porter plainte au sujet des menaces de la semaine dernière. Elle n'avait qu'une envie : crier sa rage au monde entier car sa vie était un bordel sans fin.

- Je vais demander à ce que Madame Donati me laisse une voiture de fonction. C'est dangereux de se déplacer en bus.

- C'est pourtant ce que font les trois quarts des gens ici, grommela t-elle.

- Les trois quarts des gens ne sont pas menacés à leur bureau.

- Vous croyez vraiment ce que vous dites ? Tout le monde sait que la plupart des commerçants et entrepreneurs sont sous la menace de la mafia, répondit Clarke froidement.

Ryder ne sut pas quoi répondre à cette réponse sèche et se contenta de rester en alerte pour prévenir le moindre danger. Les deux descendirent à leur arrêt et se mirent à marcher jusqu'au petit immeuble de la blonde, celle-ci saluant le commerçant d'un signe de main qu'il lui rendit. Elle déverrouilla la porte avec le digicode pour se diriger suivie de Ryder vers les escaliers.

- Vous n'allez quand même pas me suivre jusque dans mon appart ? Dit-elle en se tournant.

- Si Docteur Griffin, les ordres de Madame Donati ont été très clairs.

- Oui et bien vous allez attendre en bas de l'escalier, je n'en ai pas pour longtemps. Je veux juste prendre une douche avant d'aller déposer ma plainte au commissariat d'accord ?

- Docteur Griffin…

- C'est un ordre Ryder. Allez-vous acheter quelque chose à boire à la supérette, je ne sais pas moi…

- Bien… Appelez-moi si vous avez le moindre problème d'accord ?

- Oui.

La blonde satisfaite, se mit à monter lentement les marches de son escalier, le regard fixé par terre. Elle n'aurait pas dit non à un bon mojito en compagnie d'Octavia mais son amie était de sortie avec Raven. Lorsqu'elle eut atteint le premier étage, elle s'avança mécaniquement jusqu'à sa porte, fronçant les sourcils devant des tâches rouges sombre sur le sol et une odeur désagréable.

- Qu'est-ce que… ? Marmonna t-elle alors qu'elle relevait les yeux pour faire face à sa porte.

Un cri aigu et terrorisé lui échappa alors qu'elle reculait violemment contre la rambarde de l'escalier, une main sur la bouche. Sur sa porte qui était à demi ouverte, était cloué par les pattes un chat éventré, les tripes pendantes dans le vide. Une croix chrétienne ainsi qu'un message était inscrit avec du sang « Ce qui est à toi est à nous ». Clarke se laissa tomber au sol en pleurs sous le choc et elle entendit à peine les pas bruyants de Ryder qui avait accouru pour la rejoindre suite à son cri. À la vision du macabre spectacle, sa main avait glissé sur son arme à feu.

- Restez-là, ordonna t-il.

La médecin ne lui répondit pas, elle était blême et tremblait violemment. Le garde du corps poussa la porte du bout du pied pour ne pas y laisser d'empreintes avant de s'engouffrer avec son arme en joue à l'intérieur. L'appartement était sens dessus dessous mais visiblement personne ne s'y cachait pour une embuscade. Ryder entendit un bruit et s'approcha lentement pour se rendre dans la salle de bain. Quelle fut sa surprise d'y trouver un chat aux poils longs en train de mâchouiller une brosse à dent bleue. Le félin à l'arrivée surprise de l'homme, fit un saut impressionnant pour lui filer entre les jambes mais Ryder fut assez rapide pour l'attraper par la peau du cou. Racoon se mit à feuler en se débattant mais la poigne du garde du corps se fit assurée. Il amena le chat à la médecin qui était toujours prostrée sur le sol.

- Il est à vous ?

- Racoon ! S'exclama faiblement la blonde en récupérant le félin qui avait le cœur battant comme jamais.

Clarke serra avec force son chat contre elle, des larmes chaudes coulant toujours sur ses joues. Elle vit Ryder sortir son téléphone. Le brun sembla écrire un message avant de passer un appel.

- Bonsoir, j'appelle au nom de Clarke Griffin, je suis son garde du corps. J'aimerais être mis en liaison avec la cellule anti-mafia s'il vous plaît… Oui je patiente… Hm…

Elle entendit son garde du corps se présenter à nouveau à l'opérateur pour finalement énoncer clairement la situation. Il remercia l'homme avant de raccrocher, s'accroupissant devant la médecin.

- Venez Docteur Griffin, il faut vous lever. La police va arriver et prendre le relais. On va prendre l'air.

- S'ils sont dehors ?... Murmura t-elle terrifiée.

- Je suis là, ne vous en faites pas. Allez, debout.

Ryder attrapa la main tremblante pour tirer et soulever sans difficulté la jolie blonde qui sentit ses jambes lui faire défaut. Le garde du corps passa alors un bras derrière la taille puis un autre sous ses jambes pour la soulever dans ses bras, la portant à l'extérieur, loin de cette scène sanglante et nauséabonde. Racoon sauta des bras de sa maîtresse pour suivre l'homme la portant jusqu'à l'extérieur.


- Tu as l'air soucieux Gustus, est-ce que ça va ? Le questionna Anya tout en allant piocher dans le petit panier un beignet de calamar frit.

Le sicilien fut sorti de ses pensées par la question. Il releva son regard marron sur sa compagne pour lui sourire à moitié.

- Ce n'est rien, juste des inquiétudes d'un « père » pour sa « fille ».

- Lexa ?

- Oui.

- Il y a un problème ?

- Je ne préfère pas en parler… On peut dire que ce n'est pas un problème mais ça pourrait le devenir.

- Je vois…

Le couple de mafieux se trouvait comme à leur habitude dans la guinguette située sous l'appartement de Gustus. L'ambiance y était bonne, la nourriture pas mauvaise et la vue sur le port régalait les yeux. Le cinquantenaire laissa glisser son regard sur sa compagne : Anya était vraiment une jolie femme en plus d'être intelligente et caractérielle. Il ne pouvait s'empêcher en la regardant, de penser à elle, adolescente et rebelle lorsque son père l'entraînait lui et Tristan. Elle venait souvent le taquiner verbalement pour le pousser à bout ce qui leur avait valu bien des moqueries de la part de la famille et amis qui ne cessaient de répéter qu'ils finiraient ensemble un jour ou l'autre.

- Excuse-moi, je reviens, dit-il en se levant pour se diriger vers les toilettes pour homme.

La blonde sourit, profitant que Gustus soit de dos pour mater sans retenue ses fesses. Elle amena ensuite sa bière à ses lèvres pour hausser rapidement un sourcil quand un homme plutôt jeune, dans la vingtaine vint l'accoster à sa table.

- Salut beauté ! Je peux t'offrir un verre ?

- Non. Répondit-elle sèchement. Rentre chez ta mère.

- Oh allez, sois cool ! C'est pour moi, sérieux je t'offre ce que tu veux ! Tu m'as éblouie dans la nuit ! Tu as de sacrés beaux yeux tu sais ?

Anya souffla d'agacement et s'apprêtait à lui dégainer une réplique bien sèche quand elle vit arriver Gustus, sourcils froncés. Le mafieux se contenta de tapoter l'épaule du jeune qui se tourna de surprise.

- Et celle-là, tu vas me dire si elle va t'éblouir ok ?

Sans plus de cérémonie, le poing du brun s'abattit violemment dans la figure du jeune qui s'écroula au sol alors qu'Anya se retenait de rire. Elle ne s'était pas attendue à ce que son amant se fasse si violent, en général, il la laissait remettre à leur place ces mauvais dragueurs.

- Gustus ! Je veux pas d'ennuis moi ! S'agaça le chef cuistot depuis sa cuisine.

Le mafieux claqua sa langue d'agacement avant de tendre sa main à sa compagne pour l'inviter à le suivre. Anya attrapa cette dernière et marcha sur le dos du jeune toujours au sol.

- Oups, se contenta t-elle de dire lorsqu'elle entendit les grognements de douleur du garçon.

Alors qu'ils sortaient de la guinguette, Anya se tourna vers Gustus avec un sourire félin, marchant à reculons. Si elle n'aimait pas que les hommes prennent sa défense, il fallait dire que le geste de son amant l'avait pour le moins surprise. Gustus était plutôt un homme calme, peu expressif et évitant les conflits, aussi son cœur balançait entre les différentes réactions possibles suite à ce geste pour le moins inattendu. Était-ce de la jalousie ?

- C'est nouveau ça ? Le taquina t-elle.

- De quoi ? Répondit-il, faisant semblant de rien.

- De coller un pain à un mec qui me drague ?

- Ça t'a plu ? Se contenta t-il de dire en avançant vers elle avec le sourire.

- Ça se pourrait…

- Tant mieux alors, dit-il en l'attrapant par les hanches pour l'amener à lui et glisser ses mains sur ses fesses.

- Gus' ! S'exclama t-elle bien qu'amusée. Décidément, c'est la soirée des surprises… !

- J'ai envie de toi… Murmura t-il à son oreille, la voix rauque.

Anya ne se le fit pas dire deux fois et tira promptement son compagnon vers la droite de la guinguette pour rejoindre la porte du hall du vieil immeuble. Elle poussa cette dernière pour la faire claquer derrière le mafieux qui la regardait dans la pénombre, attendant silencieusement la suite. Sans prévenir, la blonde enlaça la nuque du brun pour sauter et enlacer son bassin de ses belles jambes fines. Son amant sourit à ce geste et cala ses mains sous les fesses de son amante pour monter les escaliers en sa compagnie tout en l'embrassant fougueusement, se frottant à quelques murs au passage.

Lorsqu'ils furent à l'intérieur du petit appartement de Gustus, Anya relâcha son étreinte pour glisser au sol et commencer à défaire la boucle de son compagnon tandis que lui, enlevait son t-shirt. Elle tira d'un coup sec sur la ceinture pour le pousser ensuite en arrière, le regard sauvage et un sourire félin aux lèvres alors qu'elle faisait glisser au sol sa veste en cuir noir.

- Tu as été très vilain ce soir…

Gustus haussa un sourcil amusé à cette réplique pour le moins excitante et alla pour enlacer son amante qui fit claquer le cuir sur sa peau mate lui faisant serrer les dents.

- Tut tut… C'est moi qui commande ici, allonge-toi.

- T'es complètement folle… Répondit-il bien que très amusé.

Un nouveau coup de ceinture le fit s'allonger et il laissa sa compagne lui retirer son jean et ses chaussures, la laissant ensuite s'installer à califourchon sur lui. Anya commença à remuer lentement son bassin au-dessus du sexe éveillé et encore recouvert du boxer. Les mouvements arrachèrent un grognement frustré à Gustus qui amena ses mains sur la taille de la mafieuse pour caresser sa peau douce et bronzée. Il se redressa pour aller embrasser ses seins à travers son débardeur la faisant se cambrer. Anya le repoussa finalement en arrière, se leva et se déshabilla entièrement, retirant le sous-vêtement du brun pour aller glisser lentement sur le sexe de son compagnon dans un gémissement de plaisir commun.

- Bon sang Anya… Murmura le mafieux alors qu'elle commençait à le chevaucher avec fougue.


Bellamy et Finn s'étaient déplacés en personne après l'appel de Ryder pour prévenir de l'action de la mafia à l'encontre de Clarke. La blonde était assise sur le trottoir, une couverture sur les épaules, et son chat assis entre ses jambes qu'elle caressait machinalement en fixant le sol. Son petit ami était à côté d'elle et essayait de lui parler pour la réconforter mais elle entendait à peine ce qu'il disait. Elle sentit finalement les mains du brun sur ses joues :

- Clarke, regarde-moi, s'il te plaît.

Les yeux de la médecin se levèrent faiblement pour regarder ceux de son fiancé mais la culpabilité de la veille ne l'aidait en rien à soutenir ce regard si doux et inquiet.

- Explique-moi d'accord ? Tu penses pouvoir ?

- Oui…

- Quand sont-ils venus te menacer la première fois ?

- Je… En début de semaine… Lundi ou mardi…

- Il faut que tu sois sûre.

- C'était lundi. Oui, lundi.

- À quoi ressemblaient-ils ?

Clarke frissonna à l'image du mafieux au crâne rasé. Elle fit une brève description à son petit ami qui hochait la tête en notant sur son calepin. Finn fronça les sourcils à la description : il connaissait bien l'animal tout comme beaucoup de collègues de la cellule anti-mafia. Quint avait déjà un casier judiciaire bien rempli mais il réussissait toujours à leur filer entre les doigts grâce à un bon avocat.

- Il a dit qu'il s'appelait Quint et que si j'appelais la police il… Me casserait les doigts pour que je ne puisse plus opérer ! Je ne veux pas qu'on me casse les doigts ! Sauver des gens c'est toute ma vie ! Paniqua t-elle soudainement alors que les larmes envahissaient de nouveau son visage.

- Hey, hey… Calme-toi ma puce… Ça va aller… On ne le laissera pas s'approcher d'accord ? À ton avis, pourquoi cette menace sur notre porte ?

- Je… J'ai voulu lui montrer que je n'avais pas peur de lui et que je pouvais me débrouiller… Dans le contrat avec les Giordano et les Donati, il est stipulé que j'ai le droit de demander un garde du corps… Alors j'ai fait appel à Ryder. Quint rôdait avec son collègue à l'entrée de l'hôpital, il allait s'approcher mais à la vue de Ryder, il a reculé… J'avoue n'avoir pas pu me retenir de lui faire un gros doigt d'honneur…

Un demi-sourire s'étira sur le visage de Finn.

- Tu as fait un doigt à un mafieux ? T'es vraiment terrible… Rit-il à moitié pour essayer de détendre l'atmosphère.

Clarke acquiesça, toujours tendue.

- Est-ce que tu as un endroit où dormir cette nuit ?

- Je vais aller chez Octavia je pense…

- C'est une bonne idée. J'aimerai rester avec toi mais depuis hier, beaucoup d'éléments tombent…

- Je comprends.

- Promis ma chérie, dès que les choses se calment, on profitera tous les deux pour fêter dignement notre futur mariage, d'accord ?

- Oui…

- Je vais détacher deux hommes pour ta protection.

- Non, Ryder fait bien son travail. Vous avez besoin de vos hommes, souffla t-elle.

- D'accord.

- Finn…

- Oui ?

- Est-ce que… Tu pourrais aller chercher le sac de transport de Racoon ? Je ne veux pas le laisser ici, c'est trop dangereux… S'ils l'avaient attrapé ce serait lui sur la porte j'imagine… Dit-elle la gorge nouée.

- Je vais aller te chercher ça avec quelques affaires, d'accord ?

- Merci.

Le brun posa deux baisers sur le front pâle de la médecin avant de se lever et de serrer la main à Ryder qui lui assura qu'il ferait bien son travail de protection rapprochée. Une dizaine de minutes plus tard, Finn se montra avec le sac de transport du chat et un sac de sport à moitié rempli dans lequel se trouvait des affaires pour sa fiancée.

- Je crois qu'il y a le principal. Surtout, ne retourne pas seule à l'appartement, pas tant que l'enquête est en cours d'accord ?

- Oui… Merci, acquiesça t-elle.

Elle sentit les lèvres de Finn se poser furtivement sur les siennes lorsque Bellamy fut de dos. Ryder l'amena jusqu'à un SUV Porsche noir dans lequel se trouvait un jeune homme d'environ seize ans qui tapotait le volant. Celui-ci en voyant monter la belle jeune femme se redressa et tenta de se montrer très froid et dur en gonflant le torse mais devant la mine affectée de la blonde, il ne put s'empêcher de se tourner pour demander d'une voix douce :

- Euh, salut, moi c'est Artigas.

- Clarke… Répondit faiblement la médecin.

- Vire tes puces, ordonna Ryder en ouvrant la portière côté conducteur.

- Mais c'est moi qui ai amené la voiture jusq…

Une tape à l'arrière du crâne termina l'échange et le jeune se décala sur le siège passager en grommelant.

- Tu sais peut-être conduire mais tu n'as ni 18 ans ni ton permis. N'en profite pas et dis juste merci, murmura l'homme de main pour que seul le jeune entende.

- Oui. Merci Ryder.

- Docteur Griffin, où souhaitez-vous que l'on vous dépose ? Chez Octavia Blake ?

- Non elle est occupée… Je ne veux pas la déranger…

- À l'hôtel de votre choix ?

Clarke se fit silencieuse l'espace de quelques minutes. Elle voulait un endroit où elle se sentait en totale sécurité. Elle ferma les yeux et le visage qui lui apparut fut celui de cette femme mystérieuse et douce avec qui elle avait passé la nuit la veille.

- Non… J'aimerai aller chez Lexa Donati…

- Bien Madame Griffin. Artigas, préviens Madame Donati que nous arrivons.


Racoon avait miaulé tout le long du voyage. Il n'aimait pas du tout être enfermé dans ce sac de transport. Il s'était mis à mordiller le bout des doigts de sa maîtresse pour la sortir de sa léthargie lorsqu'elle avait légèrement ouvert le panier pour le calmer en y glissant sa main. Lorsque la voiture s'arrêta sur les coups de trois heures du matin dans la cour de la propriété de Lexa, les aboiements des chiens de garde firent feuler Racoon dont le poil avait gonflé soudainement.

Ryder ouvrit la portière pour faire descendre la médecin qui se laissa glisser machinalement en portant le sac de transport de son chat qui grondait devant l'environnement inconnu. Devant la porte d'entrée ouverte, se tenait Lexa qui semblait bien éveillée. Elle s'avança pour aller à la rencontre de la blonde et glisser deux mains réconfortantes sur les bras de la médecin.

- Je suis au courant de tout, pas besoin de m'expliquer… Vous êtes glacée Clarke. Venez.

La blonde marcha sur les pas de son amante pour se laisser asseoir dans le canapé où elles avaient fait l'amour la veille. Ses doigts se mirent à caresser le tissu comme pour s'imprégner de nouveau la sensation de frottement qu'elle avait pu ressentir durant leurs nombreuses étreintes passionnées. Elle entendit la brune s'afférer en cuisine et la vit revenir après quelques minutes avec une tasse fumante.

- Buvez, cela devrait vous détendre.

La brune déposa sur les épaules de la médecin un plaid doux en cachemire pour la réchauffer, allant ensuite jeter la couverture de survie temporaire que la police avait dû lui donner le temps de trouver mieux. Lexa se mit à observer depuis sa cuisine la jolie blonde qui semblait accuser le coup. Bien qu'elle ne dormait pas à cause des affaires, elle avait été étonnée de l'appel d'Artigas concernant l'arrivée de la jeune femme chez elle.

- Lexa ? Appela faiblement Clarke.

- Je suis là, répondit l'héritière depuis la cuisine.

- Viens…

La demande fit accélérer le cœur de la belle brune qui s'avança doucement jusqu'à la jeune femme. Celle-ci leva ses yeux bleus vers elle, ils étaient rougis et brillants de larmes prêtes à couler. La vision alluma une colère sourde au creux de son ventre. Elle n'allait pas laisser passer ça. Les Barzetti recevraient la correction qu'ils méritaient pour s'en être pris à une personne chère à ses yeux. Lexa s'installa à côté de la blonde qui se rapprocha pour sentir le chemisier blanc de la brune contre elle. Clarke sans pouvoir résister glissa son visage dans le cou de l'héritière qui en frissonna de plaisir. Elle sentit bientôt des baisers timides et faibles sur sa peau alors que les mains de la médecin commençaient à s'aventurer sur les boutons de son chemisier.

- Clarke… Souffla Lexa bien qu'elle mourrait d'envie de céder une nouvelle fois au fruit défendu.

- Tu n'as pas envie… ?

- Tu es sous le choc… Il faut que tu te reposes.

- Je ne veux pas dormir…

- Mais c'est que ce n'est pas raisonnable Docteur Griffin de dormir moins de 7 à 9h par nuit, la sermonna avec humour la Donati.

La taquinerie eut le mérite de faire rire sincèrement la médecin, faisant sourire la brune au passage. Un miaulement indigné les sortit de leur petite bulle privée et Lexa pencha la tête pour apercevoir enfin un magnifique chat aux poils longs.

- Tiens… Je savais que j'avais des chiens mais un chat…

- Je l'ai amené ici par précaution… Je ne veux pas le laisser tout seul. Il s'appelle Racoon.

- Racoon ? Répéta la brune en américain bien que son accent italien soit prononcé.

Clarke s'écarta légèrement pour ouvrir le panier afin de laisser sortir le félin qui se mit à renifler d'un air méfiant ce nouvel environnement. La blonde l'attrapa pour le poser sur les jambes de Lexa qui haussa les sourcils d'étonnement.

- Racoon, voici Lexa. Lexa, je te présente Racoon, mon plus fidèle ami et conseiller à quatre pattes.

- Je vois, sourit la brune, amusée et contente que la blonde se remette à parler naturellement.

Le chat au masque noir se mit à fixer la nouvelle arrivante, plongeant ses yeux verrons dans les siens l'espace de quelques secondes. Finalement, il se mit à ronronner très doucement, presque timide devant cette intimidante jeune femme. Sa queue glissa sous le nez de la brune qui se retint d'éternuer en riant.

- Ça m'a l'air d'être un sacré numéro ce Racoon…

- Il n'aime pas beaucoup les inconnus mais visiblement, il a l'air de bien t'apprécier, sourit Clarke aux anges.

- Tu m'en vois ravie.

Le félin après quelques tours pour amuser la galerie sauta du canapé pour aller explorer la maison et se frotter sur les meubles afin de marquer le territoire de son odeur. Clarke et Lexa restèrent assises sur le canapé, la blonde finissant par somnoler légèrement contre l'épaule de la brune.

- Clarke, tu t'endors… Tu ne veux pas dormir dans un lit ? J'ai plusieurs chambres.

- Non… Je suis bien là… Marmonna la blonde dans son sommeil.

Un sourire amusé s'étira sur le visage de la Donati. Ses doigts vinrent courir dans les cheveux dorés de son amante, massant doucement sa tête, arrachant quelques petits soupirs de contentement à la médecin.

- Lexa ?

- Oui ?

- Pourquoi est-ce que je me sens tant en sécurité près de toi ?...

Lexa ne répondit pas, étonnée de la question à double tranchant. Elle mourrait d'envie d'avouer à la blonde pourquoi la Sicile tremblait devant elle mais ce n'était pas prudent. Pourtant, au fond d'elle, dansait cette petite lueur d'espoir dans laquelle elle voyait un possible futur entre elle et la médecin. Le souffle chaud et régulier de la blonde contre son cou, l'informa que celle-ci s'était endormie.

- Dors bien Clarke Griffin. Je veille sur toi… Souffla simplement la brune en déposant un baiser sur le front de la jeune femme.


Nous revoilà ! Un chapitre plutôt... semi mouvementé non ? Sur un fond de Clexa tout du long :P Clarke a eu une belle frousse là ! Quint ne plaisante pas et vaut mieux pas qu'il arrive à l'attraper ! Avez vous eu peur pour Racoon ? :P J'adore développer la relation entre Anya et Gustus ! Je me dis qu'avec leur investissement dans la famille, ils ont bien le droit à une petite soirée en amoureux de leur côté :D Je me suis bien amusée à écrire les mails aussi ! N'oubliez pas de donner votre avis, cela me fera très plaisir d'en discuter avec vous !

Je vous dis à lundi prochain (Raven sera de la partie elle me manque cette petite :P), et au cas où vous l'auriez loupé, le nouveau chapitre de Passenger Side est sorti samedi soir après deux loooongues semaines d'attente (Non je n'ai rien avoir dans cette publication malgré ce qu'affirme MagRd... T'façon je suis tenue à la loi du silence alors bon...). Encouragez là ! Moi je m'occupe du reste pour avoir la suite au plus vite ! Alors à vos claviers ! Oh yeah ! ;D