Et voila le dernier chapitre ^^

Nous allons savoir qui a gagné le pari fait entre Erica et Derek et surtout voir la dernière évolution de la relation entre nos deux loustiks ;)

FF m'a fait des misères, j'ai un peu galéré pour répondre aux reviews, donc j'espère n'avoir oublié personne

Merci à mon Erika à moi pour la bêta, tu gères ma Nouchette :coeur: :coeur:

Merci à tous et toutes de m'avoir suivi dans cette aventure et à bientôt dans d'autres aventures :D


RAR

Mathou56: Comme tu dis, heureusement qu'il y a des gens pour leur bouger le cul loool Erica, c'est la meilleure ;)


Pendant les trois semaines qui suivent, Derek se convainc d'avoir cette conversation avant de se dégonfler. Il pense même à l'écrire sur une carte qu'il laisserait à l'intérieur de la voiture de Stiles, mais est ensuite terrifié que Stiles arrête encore de lui parler. Seule la pensée que Stiles le fait par égard pour lui, et doit en plus en souffrir, lui donne finalement le courage d'en parler. Même alors, il décide qu'il veut que ce soit privé. Complétement privé. Privé au point où la personne la plus proche se trouve à quinze kilomètres.

Alors, il propose une promenade à cheval, ce à quoi Stiles répond que ce serait sympa. Ils prennent une couverture afin de pouvoir pique-niquer et chevauche dans les bois, à quelques kilomètres du ranch. Ils étalent la couverture, attachent les chevaux et mangent leurs sandwiches avant de s'allonger pour regarder les nuages et juste être ensembles.

« Pourquoi t'es si nerveux ? » demande finalement Stiles. « T'es tendu. »

« Ouais, je… Je dois te parler. », dit Derek.

Stiles expire bruyamment et s'assoit. « Oh merde. Je suppose que je devrais te féliciter, mais… »

Derek s'assoit également. Il repense au speech qu'Erica lui a dicté et qu'il a si souvent rejoué dans sa tête. Il n'arrive pas à se souvenir d'un seul mot. Quelque chose à propos de l'étape supérieure ? Qu'est-ce que ça veut dire de toute façon ? Stiles hausse un sourcil et ça, ça pousse Derek à parler, parce qu'il commence à réaliser qu'il ne peut pas ne pas avoir Stiles plus longtemps, cette seule idée le rend dingue. « Stiles, je, je veux coucher avec toi », bégaye-t-il et ensuite, il réalise ce qu'il vient de dire, voit la façon dont la mâchoire de Stiles tombe un peu et pense à sauter du haut d'une falaise. Mais il se force à être courageux, parce que vraiment, les choses ne peuvent pas être pires après un début pareil. « Vraiment je, j'ai juste, si t'as pas envie, c'est pas grave, mais je pense que tu en as envie, mais que tu ne dis rien parce que tu penses que je n'ai pas envie et c'est, c'est faux, parce que je veux coucher avec toi depuis que tu as seize ans, t'avais totalement raison. Et j'avais préparé un discours, Erica m'a aidé, mais j'arrive plus à m'en souvenir, parce que tu me rends dingue Stiles, quand je suis avec toi, je ne pense à rien d'autre que me plaquer contre toi et mettre mes mains partout sur toi, mélanger ton odeur à la mienne, entendre les bruits que tu fais – »

« Oh putain arrête », s'exclame Stiles. « Je vais jouir dans mon pantalon si tu continues comme ça. »

Derek se tait. Le regard qu'il lance à Stiles ne peut être décrit que comme 'l'expression d'un chiot plein d'espoir.'

Stiles doit prendre une profonde inspiration pour se calmer. « Tu as raison. Je… Je suppose que je ne voulais pas te mettre la pression. Je me suis dit qu'après ce qui est arrivé entre Kate et toi, tu voulais probablement aller lentement. Et je… je ne savais pas jusqu'où je pouvais aller et je ne voulais pas tout gâcher, après qu'on ait travaillé si dur pour en arriver là. »

Derek se penche et met la main sous le menton de Stiles. « Laisse-moi te dire quelque chose que j'aurais dû comprendre il y a longtemps », dit-il. « Je ne suis pas Kate, tu n'es pas moi et la situation est complètement différente. J'ai envie de ça, Stiles, j'ai envie de toi. Tu es la seule chose dont j'ai jamais eu envie. C'est juste que je n'étais pas assez intelligent pour le savoir. »

Il s'avance, un peu hésitant et Stiles fait le reste du trajet pour qu'ils se rejoignent au milieu. Derek bouge les mains pour englober le cou de Stiles, ses doigts s'emmêlant dans les cheveux courts qui se trouvent là et la bouche de Stiles s'ouvre sous la sienne. Le baiser devient si enthousiaste qu'il est brouillon. Ça n'embête même pas un peu Derek. Il pousse juste, jusqu'à être allongé sur Stiles, le clouant au sol, posant sa bouche sur le point de pulsation de son cou, écoutant Stiles chercher son souffle, se réjouissant de son odeur alors qu'elle change, passant d'un intérêt réprimé à un désir effréné et sans restriction.

« Seigneur », halète Stiles. « Ok, attends. Attends. »

Derek grogne un peu, incapable de s'en empêcher, mais ça permet à Stiles de le repousser.

« J'ai une putain de branche dans le dos », dit Stiles et Derek commence à rire malgré lui. « Le sexy sexe dans la forêt, c'est pas vraiment sexy en fait. Je vais finir avec des brindilles dans les cheveux et des bestioles dans le cul. Non. Si tu veux faire ça, t'as intérêt de faire ça bien. Il y a intérêt d'y avoir un lit et tu ferais mieux de me porter pour passer la porte, comme si j'étais une putain de princesse. »

« Je pense que je peux arranger ça », dit Derek et il commence à défaire les boutons de la chemise de Stiles avec ses dents, parce qu'en fait, il n'écoute pas vraiment et cette satanée chemise l'empêche d'atteindre la peau de Stiles.

« Et… » Stiles passe la main dans les cheveux de Derek, tirant et l'empêchant de descendre. « Et je pense que je dois te prévenir qu'on ne va pas lentement et tendrement faire l'amour. J'ai attendu des années et une fois que tu auras tes deux mains sur moi, je ne vais pas tenir deux minutes et je refuse d'en avoir honte. On pourra faire l'amour tendrement cette nuit, après que tu m'aies baisé si fort que j'en hurlerai ton nom. C'est… C'est clair ? »

« Oh mon dieu, Stiles », grogne Derek en collant son visage contre le ventre de Stiles. « Tu te rend comptes qu'il faut qu'on remonte à cheval pour rentrer ? »

« Putain de merde », acquiesce Stiles. « Peut-être qu'on pourrait – non, laisse tomber. Ça va être putain de magique. A cheval. »

Par accord mutuel, ils font une pause. Ils marchent loin l'un de l'autre pendant cinq minutes. Ils ont besoin de profondes inspirations et de pensées à l'opposé de sexy, mais après ça, ils arrivent à remonter à cheval. Derek refuse d'aller plus vite qu'un trot, parce que le chemin n'est pas fait pour plus rapide et s'ils finissent coincés dans la montagne parce que l'un de leurs chevaux est blessé, ils vont se sentir tous les deux extrêmement stupides.

C'est le milieu de l'après-midi lorsqu'ils arrivent au ranch et les écuries sont silencieuses. Derek démonte et donne ensuite un coup de main à Stiles, après quoi, il ne peut pas s'en empêcher, il pousse Stiles contre le mur de l'écuries et l'embrasse. Stiles grogne contre sa bouche et l'attrape par le t-shirt, le sortant de son pantalon pour pouvoir passer les mains dessous. « Tes abdos sont surréels », arrive-t-il à dire, penchant la tête en arrière pour regarder le plafond, alors que Derek mordille et léchouille son cou, son oreille et la courbe de son épaule. « Lit », dit-il, sentant ses genoux lâcher. « Maintenant. Maintenant, putain. »

« Les chevaux – » Derek ne peut oublier ses responsabilités. « Ils ont besoin d'être pansés – »

« Espèce de batârd », dit Stiles et il se venge en pressant sa cuisse contre l'entrejambe de Derek. Celui-ci émet un bruit choqué et laisse tomber son front contre le mur derrière Stiles, essayant de ne pas penser à toutes les façons que Stiles prévoit certainement de se venger pour tout ce qui s'est passé ces dix dernières années.

« Hey, y a quelqu'un ? » appelle-t-il, sa voix craquant un peu. « Wyatt ? Hector ? » Pendant une minute, on dirait que l'espoir est perdu, puis il entend une porte s'ouvrir et se fermer. « Ouais, qu'est-ce qui se passe, Derek ? » répond Hector. Derek a juste assez de temps pour se détacher de Stiles avant que le vieil homme ne tourne au coin, même si avec le désordre total de son t-shirt et l'expression sur le visage de Stiles, ce qu'ils faisaient est plutôt évident.

« Pourriez-vous, euh, pourriez-vous me rendre service et panser Ash et Mr Chips et les remettre dans leur box ? » dit Derek, essayant d'ignorer que Stiles est derrière lui et que ses mains s'approchent dangereusement de la boucle de sa ceinture. « J'ai euh, des trucs à faire. Tout de suite. »

Hector a visiblement du mal à se retenir de sourire. « Je pense que je peux probablement faire ça », dit-il, « mais tu m'en dois une ! »

« Ça vaut le coup », dit Derek alors que Stiles l'attrape par le poignet et le tire hors des écuries. « Ça vaut totalement le coup. »

La cabane n'est pas très loin. Derek est tellement excité qu'il a du mal à marcher, mais ils y parviennent. Ça lui prend deux essais avant d'arriver à déverrouiller la porte, ensuite il se tourne et porte Stiles avant que l'autre homme ne puisse protester. Stiles dit en riant quelque chose à propos de ne pas avoir été sérieux sur le portage façon princesse, mais Derek s'en fiche et ferme la porte d'un coup de pied.

« Bottes – », dit-il.

« On s'en tape, on les enlèvera après le premier round », dit Stiles en poussant Derek contre la porte.

« Je croyais qu'on devait faire ça bien – »

« On le fera bien plus tard, t'as pas idée d'à quel point ça me tue de ne pas avoir ta queue dans ma bouche – »

Derek éclate de rire malgré lui, puis oublie tout alors que Stiles tombe à genoux et s'attaque à sa ceinture. Le plus jeune baisse son pantalon un moment plus tard et le boxer de Derek part avec. Derek laisse échapper un grognement indescriptible à la sensation du tissu passant sur son érection. Ce n'est rien comparé à ce qui se passe juste après, lorsque Stiles le prend dans sa bouche. Derek commence à jurer avec profusion et dans plusieurs langues entre deux halètements. Stiles se retire le temps de dire : « Seigneur, ça fait un moment, j'avais oublié – », mais peu importe ce qu'il a oublié, ça ne le ralentit pas. Il reprend Derek dans sa bouche et ne s'arrête pas. Derek garde ses mains contre le mur, parce qu'il sentir ses griffes s'enfoncer dans le bois le réduisant en lambeaux et il ne veut pas que ce soit la peau de Stiles. Il a l'impression de ne rien contrôler, son corps frissonnant, mais Stiles le tient fermement par les hanches, assez pour l'empêcher de bouger, à moins qu'il n'essaye réellement de se libérer.

C'est une bonne chose que Stiles ait prévenu qu'il ne tiendrait pas longtemps, parce que sinon, Derek serait embarrassé moins d'une minute plus tard, lorsqu'il se sent passer par-dessus bord. Il n'y a rien qui compte à l'exception de la chaleur humide de la bouche sur lui et la façon dont ses doigts s'enfoncent dans les hanches de Derek il a oublié que le monde existait en dehors de la cabane. « Stiles », halète-t-il. « Stiles, je – je – »

Stiles se retire et Derek fait un petit bruit désespéré, mais alors, la main de Stiles est sur lui, ses doigts s'enroulent autour de lui, ces incroyables mains et Derek est trop loin, un, deux mouvements et il est parti. Il refait surface un moment plus tard, assis sur le sol de la cabane et toujours contre la porte. Stiles fait de petits geignements et Derek le voit le pantalon baissé et il a une main enroulée autour de son membre.

« Oh que non », dit Derek, recouvrant un peu sa capacité à parler. Sans réfléchir, il bondit. Stiles rit un peu, avant de gémir quand Derek pousse son t-shirt pour dévoiler sa peau et commence à lécher en descendant. Il n'est pas vraiment sûr de ce qu'il fait – Kate ne lui a jamais laissé beaucoup de marge de manœuvre dans la chambre et même si elle l'avait fait, c'était il y a des années – mais c'est facile de se laisser guider par les réactions de Stiles pour savoir ce qui fonctionne ou pas. Il réalise rapidement qu'il n'a aucune idée de comment faire une fellation, parce que la queue de Stiles est plus grosse que sa bouche (pas que ce soit une mauvaise chose). Il se fait une note mentale pour penser à demander plus tard, mais pour le moment, il choisit d'enrouler sa main autour de Stiles, faisant de doux et lents va et vient alors que Stiles geint et se tortille sous lui.

« Si – si tu ne vas pas plus vite – je vais te faire du mal », balbutie Stiles, alors Derek lèche et mordille l'intérieur de sa cuisse. Derek pense à faire durer, mais la menace a l'air sincère et ils ont encore tout l'après-midi et toute la nuit. Alors il change légèrement sa prise et bouge plus vite, frottant son pouce contre le gland de Stiles et se penche ensuite pour le lécher, le goutant et Stiles crie, ses doigts s'enfonçant dans les épaules de Derek alors qu'il jouit.

Ils restent allongés là et reprennent leurs souffles pendant de longues minutes.

« Tu t'es sous-estimé », dit finalement Derek. « T'as tenu au moins trois minutes et demie. »

« Seulement parce que tu m'as torturé », marmonne Stiles.

Derek bouge un peu. « Alors… Bottes ? »

« Je vais avoir besoin d'une minute », dit Stiles.

Derek s'assoit quand même et commence à défaire les bottes de Stiles, parce que c'est plus fun que les siennes. « J'aime tes jambes », dit-il, en enlevant la première. « Je les ai toujours aimées. Même quand t'avais seize ans et que tu étais maigrichon. » Il retire la chaussette et faufile sa main dans la jambe du pantalon de Stiles pour tracer les muscles de son mollet du bout des doigts. Il a oublié d'être timide. Quand il regarde Stiles, il le voit qui l'observe. Il commence à défaire l'autre botte.

« Mm, continue de parler », dit Stiles, plaçant ses mains sous sa tête.

« J'aime que tes cheveux soient plus longs », dit Derek. « J'ai jamais été fan du crâne rasé. Et tes mains, merde, ces mains ne devraient pas être possibles. J'aime ta bouche. Pas seulement parce que tu parles beaucoup ? J'aime juste la regarder. Et apparemment, tu sais faire des choses vraiment perverses avec. »

« Vraiment perverses », agréé Stiles. « T'en as pas encore vu la moitié. »

Derek enlève la deuxième botte, puis la chaussette. Il retire le pantalon et le sous-vêtement de Stiles et les jette plus loin. Puis, il rampe sur Stiles et se penche pour un baiser. « Je peux te demander quelque chose ? »

« Bien sûr », dit Stiles en enroulant paresseusement une de ses mains à l'arrière du cou de Derek.

« Je sais qu'on était d'accord sur tout le truc 'on vient juste de se rencontrer', comme ça on peut dépasser le fait qu'on s'est fait du mal et peut-être aussi, le fait qu'on a agi comme des cons et donc… J'en ai pas reparlé. Mais je pense que peut-être… je veux juste demander… à propos de ce que tu as dit. Quand tu es arrivé ici. A propos… de la façon dont tu as laissé d'autres personnes te toucher. »

« Oh ça », dit Stiles avant de grimacer. « Ouais, ce… C'était méchant. » Il soupire. « Je ne vais pas te mentir, Derek. C'était vrai. Je suis arrivé à l'université et j'ai réalisé que les gens me trouvaient, en fait, séduisant. Je suis devenu, euh, expérimenté plutôt rapidement. Et oui, je pense que c'était en partie à cause de la façon dont tu m'as rejeté. Parce que j'avais besoin de me prouver quelque chose. Mais quand je l'ai dit, je l'ai dit de façon à te blesser, parce que je savais que ça te blesserait. Ça ne… m'ennuie pas vraiment. Tout le sexe était consensuel, la plupart du temps c'était en étant sobre, il y a eu des moments géniaux, d'autres ennuyeux. Les ruptures sont allées d'amicales à pénibles et j'ai appris une variété de techniques que je vais mettre à profit avec toi. »

« Ok », expire bruyamment Derek. « C'est juste… que je ne voulais pas y penser… comme ça. »

Stiles l'observe pendant une minute. « T'as eu personne d'autre, n'est-ce pas ? », demande-t-il. « Après Kate. »

« Non », dit Derek. « Je suis sorti avec quelques personnes, mais je ne suis jamais allé… plus loin. J'en ai jamais eu envie. C'est peut-être pour ça que ça m'a autant foutu la trouille, quand j'ai réalisé à quel point je te voulais. »

« C'est ok, tu sais ? Je me fiche que tu n'aies pas beaucoup d'expérience. » Stiles lui lance un sourire positivement pervers. « Ça veut dire que tu n'as pas de mauvaises habitudes. Je peux te transformer en esclave sexuel selon mes propres désirs. »

« Oh merde. » La respiration de Derek vacille. « Oui, s'il te plaît. »

Stiles rit à nouveau et il s'étire, pendant que Derek l'observe. « Alors oui, j'ai eu du bon temps, j'ai eu du temps médiocre, mais je n'ai aucune maladie, je te le jure et de toute façon, les loups-garous ne peuvent pas attraper de IST – »

« Merde, comment tu sais ça ? »

« Erica – »

« Ok, j'ai pas besoin des détails. »

Stiles ricane. « Elle me les a donnés dans toute leur gloire, mais je vais t'épargner. Pour faire court, on n'a pas besoin de préservatif. Ce qui est bien parce que j'en ai pas. Enfin si, au bureau – je les donne aux lycéens du coin. Merde, si les parents savaient, ils me tueraient, mais les gamins ont trop peur de les acheter eux-mêmes – mais j'en ai pas avec moi. » Il s'assoit et s'attaque aux bottes de Derek.

« Je ne, » commence Derek avant d'abruptement d'interrompre.

« Quoi ? » demande Stiles.

Derek regarde ailleurs, mal à l'aise. « Je veux… Te donner tout ce que tu veux. », dit-il. « Mais je ne me sens pas vraiment confiant. Surtout en comparant ce que tu sais à ce que je sais. »

Stiles tourne la dans sa tête pendant une minute, alors qu'il enlève les bottes de Derek. « Tu veux que je sois en charge, c'est que tu essayes de me dire ? »

Quelque chose volète dans l'estomac de Derek et il ressent un petit frisson de pré-excitation. « Je sais que tu as dit que tu voulais que je… »

« Hey, je suis flexible », dit Stiles, son souffle un peu plus rapide qu'avant. « Et je sais que c'est choquant, mais j'ai appris à être patient avec les années. Merde, on n'est même pas obligé de coucher ensemble ce soir, si tu n'en as pas envie. Je serais heureux de te sucer toute la nuit, si tu préfères. »

« Oh merde, Stiles pourquoi tu me fais ça ? » grogne Derek et Stiles lui enlève son pantalon.

« Parce que j'aime quand tu dis des trucs comme ça », dit Stiles, avec un sourire en coin. « Sérieusement, je ne pense pas que ma mâchoire le supporterait, mais je serais certainement prêt à essayer. Debout », ajoute-t-il, tirant Derek en position assise. Il s'installe sur ses genoux pour 'embrasser, puis défait les boutons du t-shirt de Derek. Les baisers sont doux et gentils au départ, mais deviennent rapidement plus profonds et les bras de Derek s'enroulent autour de Stiles, le rapprochant. Leurs corps se frottent l'un contre l'autre et ils doivent arrêter de s'embrasser pour reprendre leurs souffles.

« Tu me fais confiance ? » demande Stiles, passant ses mains sous le t-shirt de Derek pour le lui enlever.

« Ouais, je… je te fais définitivement confiance. », dit Derek, essayant de se souvenir comment on utilise les mots alors que la bouche de Stiles bouge le long de sa clavicule.

« Dis-moi si ça ne te plaît pas, ok ? » dit Stiles. Ça semble impossible à Derek, mais il doit admettre qu'il est un peu nerveux alors que Stiles le fait bouger pour qu'il soit à genoux, penché sur le lit. « Leçon numéro un : pourquoi la colonne vertébrale est une arme de distraction massive. », dit Stiles avant de se pencher et de faire courir sa langue au centre du dos de Derek. Celui-ci saute presque hors de sa peau et il fait un bruit qui n'est pas du tout digne. « J'aime ton tatouage », continue Stiles, traçant légèrement le triskèle du bout des doigts. « Je ne pense pas de l'avoir déjà dit. J'avais l'habitude de le voir dans mon sommeil. »

Derek grogne un peu lorsque Stiles embrasse son tatouage et mordille la peau de sa nuque. Il peut sentir les doigts de Stiles à l'intérieur de ses cuisses, touchers aériens qui font trembler son corps, l'invitant à écarter les jambes. « Je suppose que tu n'as pas de lubrifiant », dit Stiles sur le ton de la conversation et Derek se demande comment il peut être aussi décontracté à propos de tout ça.

« Eh bien en fait, si », dit Derek, essayant de reprendre son souffle. « Ou je devrais dire, Erica y a pensé. Tiroir du haut. »

Stiles ricane. « Ça m'amuse vraiment qu'elle soit ta confidente pour ce genre de chose. »

« Elle est honnête », dit Derek. « C'est ce dont j'ai besoin. Maintenant, reprends ce que tu faisais. » demande-t-il.

« Chef, oui chef », dit Stiles, se penchant pour déposer un baiser dans le creux du dos de Derek. Celui-ci sent ses jambes devenir faibles et s'appuie sur le lit. Ses mains agrippent l'oreiller et il les fléchit en essayant de ne pas sortir les griffes pour ne pas les détruire. Il sent les doigts de Stiles glisser en lui et c'est un peu bizarre, mais la seule pensée de ces doigts agiles et souple est suffisante pour le faire grogner. « Détends-toi », murmure Stiles à son oreille avant de la mordiller. Sa bouche trace des dessins aléatoires sur le dos et les épaules de Derek, alors que son autre bras le soutien. Derek penche la tête en arrière, découvrant sa gorge pour Stiles sans même en avoir conscience, sans même réaliser qu'il le fait. Stiles jure doucement, se raidissant alors qu'il pousse en Derek, gardant ses mouvements aussi lents que possible. Derek laisse échapper un petit geignement lupin, se repoussant contre Stiles. Il est content que le lit soit là pour supporter son poids, parce qu'il n'est pas sûr qu'il pourrait le faire sinon. Il pose son front sur le bord du matelas, cherchant son souffle.

« Ça va ? » demande Stiles, la voix tendue.

« Uh… Uh uh », arrive à dire Derek et Stiles se retire. Il y a un moment de vide, avant qu'il ne pousse à nouveau, plus fort qu'avant. Un des bras de Stiles repose sur la largeur du dos de Derek pour se stabiliser. Derek ferme les yeux et bouge contre lui, se perdant dans les sensations. C'est atrocement lent et pourtant, incroyablement bon, comme il n'aurait jamais pu l'imaginer. Tout ce qui compte, c'est la sensation d'avoir Stiles en lui, le souffle de Stiles dans ses cheveux, les petits bruits que fait Stiles, désespérés et avides. Ça continue encore et encore pendant ce qui ressemble à l'éternité, bien plus que ce qu'il aurait cru possible.

« Stiles », s'étrangle-t-il.

« Ouais », dit Stiles d'une voix râpeuse.

« Stiles, je veux – »

Sa voix se brise, mais Stiles l'encourage. « Quoi, qu'est-ce que tu veux, dis-moi », halète-t-il. « Dis-moi. »

« Ta main », dit Derek. Ça semble stupide, mais c'est vrai. « Donne-moi ta main », ajoute-t-il et la main libre de Stiles passe sur son côté, puis son épaule. Derek tend la sienne et Stiles la prend, entrelaçant leurs doigts ensemble. Derek la serre fort et Stiles fait un petit bruit, avant de recommencer à bouger, allant plus vite. Derek regarde leurs mains jointent, puis enfonce son visage dans le matelas et jouit si fort que tout devient flou.

Il est vaguement conscient que Stiles continue de bouger en lui pendant encore une minute, puis, il s'étrangle. « Oh Derek, putain » et sa main serre celle de Derek suffisamment fort pour faire mal.

Graduellement, il le lâche avant qu'ils ne se démêlent et ils finissent étalés sur le sol. Derek se sent trop satisfait et sans force pour bouger, alors il attire simplement Stiles contre son torse, murmurant de plaisir quand Stiles colle son visage dans le creux de son épaule. Derek passe la main dans ses cheveux et le long de sa colonne et Stiles frissonne, mais ne fait rien d'autre.

Les minutes passent. Derek n'est pas sûr de combien. Sa respiration ralentie et il peut entendre Stiles retrouver la sienne, alors il frotte sa joue contre la tempe de Stiles.

« Mm », dit Stiles. « C'bon. » Il émet un petit soupir. Une autre minute ou deux passent et il s'assoit pour commencer à remettre ses vêtements. « Je suis affamé. Allons manger. »

« Quoi ? Non ! » proteste Derek, retrouvant sa pleine cohérence d'un seul coup. « Je ne mets pas un pied au restaurant maintenant. Après le spectacle qu'on a donné dans les écuries ? Tu plaisantes ? »

« Tu sais, ils vont rire maintenant ou ils vont rire demain matin, alors à moins que tu ne prévoies de passer le reste de ta vie dans cette cabane… En plus, ils vont peut-être nous taquiner un peu, mais ils ne vont pas être méchants. Ils seront heureux pour nous, tu le sais. »

« Oui, mais… », grimace Derek.

« En plus, y a rien à manger ici. Il faut que tu prennes des forces. Quand on reviendra, j'ai l'intention de prendre une douche et tu vas la prendre avec moi. »

Ça semble terriblement tenant, alors après quelques minutes à ronchonner, Derek remet ses vêtements. Ils sont un peu froissés et sentent le cheval. « Si tu le dis », dit-il.

« Je le dis. Esclave sexuel selon mes propres désirs, tu te souviens ? » demande Stiles, les yeux étincelants et Derek l'embrasse. Il ne peut pas s'en empêcher. C'est comme une compulsion. Stiles rit alors qu'il remet ses bottes et ils vont au restaurant.

C'est un mardi soir, alors c'est calme, aussi ne sont-ils pas accueillis par une bannière proclamant 'Félicitations', comme Derek s'y attendait à moitié. Personne ne se moque d'eux. Si le sourire de Sally est plus large que d'habitude, elle ne dit rien. « Qu'est-ce que je vous sers, messieurs ? » demande-t-elle quand ils sont installés.

Stiles regarde le menu. « Je vais prendre des côtes de porc. De la purée et des haricots verts et une portion de vos petits pains. Et un thé glacé, sans sucre. »

Derek ouvre la bouche pour parler lorsqu'il sent la main de Stiles se poser sur son genou et il n'est pas loin de s'étouffer. « Je, euh, je vais prendre comme lui. »

« Ok », dit Sally avant de froncer les sourcils. « Tu n'aimes pas les haricots verts. »

« Je, quoi ? » demande Derek alors que la main de Stiles fait de petits cercles sur sa cuisse.

Sally les regarde, voit qu'une seule des mains de Stiles est visible et étouffe un petit rire. « Je vais t'amener comme d'habitude, d'accord ? » dit-elle, amusée.

« Doublez-le », dit Stiles avec un sourire en coin. « Il va avoir besoin d'énergie. »

Sally doit mettre la main devant sa bouche pour éviter de ricaner, alors qu'elle retourne en cuisine. Derek la fixe alors que la main de Stiles remonte sur sa cuisse. « Tu es terrible », dit-il.

« Le pire », acquiesce Stiles.

« Je t'aime », dit Derek et Stiles renverse son verre d'eau. « Je t'aime. Beaucoup. Peut-être plus que ce que je peux ménager, mais je n'en abandonnerais pas une seule goutte. »

« Oh euh », dit bêtement Stiles, rougissant jusqu'à la pointe de ses oreilles et apparemment inconscient de l'eau qui se répand partout. « Moi aussi. Je veux dire, je t'aime aussi. Evidemment. Ou peut-être que c'est pas évident, j'en sais rien. Mais je t'aime. »

« Ok. » Derek lui sourit doucement.

Sally les interrompt quand elle revient avec leurs boissons. Elle regarde le verre d'eau renversé et leurs sourires débiles avec une expression incrédule, avant de secouer la tête et de nettoyer.

« Vos repas arrivent, les garçons. »

« Ok », dit Stiles. Une fois qu'elle est repartie, il dit : « Devine ce qui se passe le mois prochain. »

Derek réfléchit. Ce n'est pas leur anniversaire – même s'ils devraient probablement discuter pour savoir quelle date prendre. Leur premier rendez-vous, suppose-t-il. C'était en Aout et on est seulement en Mai. L'anniversaire de Stiles est en Avril, alors ça ne peut pas être ça non plus. « Aucune idée. »

« La réunion des dix ans de Beacon Hills High ! », dit Stiles.

« Oh. », dit Derek. « OK. Tu y vas ? »

« C'était prévu. », dit Stiles. « Mais je veux que tu viennes avec moi. »

« Euh. Non. »

Stiles soupire. « Tu manques aux autres, Derek », dit-il. « Je sais que tu n'y crois pas, mais c'est vrai. Tu n'as pas envie de rencontrer Annie et Alyssa ? Ou le fils de Lydia et Jackson ? La femme de Boyd ? Je sais que toutes ces personnes sont importantes pour toi. Non, t'étais pas le meilleur Alpha de tout l'univers, mais tu leur a quand même appris beaucoup de choses, tu les as aidé dans des moments vraiment durs. »

« J'y penserais. », dit finalement Derek.

« Ce qui veut dire oui », dit Stiles, satisfait.

Derek se renfrogne.

« Tu sais, mon père avait raison à propos d'un truc », dit Stiles. « Enfin, mon père a raison à propos de tout, mais je veux dire que c'est lui qui a dit que tu finirais enrouler autour de mon petit doigt. Je suis sûr qu'il sera content de savoir à quel point il avait raison. » Il prend une gorgée de son thé. « En plus, t'as pas envie de m'aider à réaliser mes fantasmes de lycée ou tu me suces dans les vestiaires ? »

Cette fois, c'est Derek qui renverse son verre.

OoOoO

« J'ai l'impression d'être un idiot. », dit Derek, jetant un regard en coin à Stiles.

« Tu es très bien », rétorque Stiles en se regardant dans le miroir et en réajustant se cravate.

Derek se renfrogne. Il a, évidemment, accepter de venir à la réunion. Il n'a pas pu refuser ça à Stiles. Il ne veut pas y aller, mais c'est dur de dire non à Stiles. Ce qu'il ne comprend pas, c'est pourquoi Stiles lui a dit de ne pas faire d'efforts vestimentaires. Stiles porte un beau costume et est superbe, mais il a obstinément insisté pour que Derek reste en jean et t-shirt.

« Si tu te pointes en costume, les autres ne vont pas te reconnaitre. », dit Stiles. Il se passe une main dans les cheveux pour les ébouriffer. « Allez, on y va. »

Derek soupire, mais ne demande pas 'on est obligé ?' parce que la réponse est évidente. Ils ont accepté de rejoindre les autres pour diner avant la réunion. Lydia a réservé une salle privée à leur restaurant préféré.

« Attends », dit-il quand la signification des mots de Stiles lui apparait. « Ils ne savent pas que je viens ? »

« Bien sûr que non », dit Stiles avec un petit sourire. « C'est une surprise. »

« Stiles… » Derek plisse les yeux. « Ils savent qu'on est, euh ensemble, pas vrai ? Je veux dire, tu leur as dit ? »

« Même si je ne l'avais pas fait, je suis sûr qu'Erica a parlé et je sais que tu lui as tout raconté. », dit Stiles en souriant u peu. « Et tu sais que Scott sait. Je ne cache rien à mon frangin. Ça va aller Derek. Ils sont contents pour nous, tu te rappelles ? »

Derek n'est toujours pas confiant et il n'est pas surpris de voir qu'ils sont en retard au restaurant et que tout le monde est déjà là. Il reste un peu en retrait alors que Stiles salue ses amis avec enthousiasme, certains qu'il n'a pas vu depuis des années. Scott a l'air plus grand, pas en taille, mais il a les épaules plus larges et plus de muscles. Allison est tout en longs muscles secs, aussi belle que la dernière fois que Derek l'a vue, il y a si longtemps. Jackson s'est laissé pousser le bouc et ça ne lui va pas du tout. Les cheveux blonds vénitiens de Lydia sont coiffés en une série de tresses terriblement compliquées et elle sourit largement lorsque Stiles la salue avec un baiser sur la joue.

Boyd est là avec sa femme et Isaac est en retrait, un peu à part comme il l'a toujours été. Et puis, il y a Erica, portant une courte robe sexy que même Derek regarde avec admiration. Elle le repère la première et son visage se fend d'un énorme sourire. « Hey étranger ! » dit-elle et tout le monde se retourne. Derek résiste à l'envie de se coller au mur ou simplement de fuir.

« Derek ! », dit Scott et avant que Derek puisse se sauver, Scott lui serre la main, comme s'ils étaient de vieux amis. Boyd et Isaac lui font de semi-accolades, tapant son dos, souriant et disant que c'est bon de le voir comme s'ils le pensaient.

Sans savoir comment, Derek finit à table, Stiles assis à côté de lui, avec leurs doigts entrelacés et Stiles a l'air complètement naturel. Les conversations se poursuivent et Erica les taquine, leur demandant tous les détails. (« si vous voyez ce que je veux dire », dit-elle et Stiles lui assure rapidement que le restaurant entier voit ce qu'elle veut dire.)

Au soulagement de Derek, la conversation n'est pas complètement concentrée sur eux. Annie a perdu sa première dent et le fils de Jackson et Lydia commence à prendre des cours au lycée, même s'il n'a que six ans. La co-star du prochain film d'Erica est un de ses béguins d'enfance et elle a tellement hâte de travailler avec lui. Isaac travaille en tant que gardien de prison maintenant et il vient d'obtenir une promotion. Les affaires de Boyd marchent bien, il vient d'embaucher deux personnes de plus. L'un des élèves d'Allison s'est qualifié pour les jeux olympiques. Et bien sûr Stiles. Stiles parle à toute vitesse, de Cedarville, du ranch et des leçons pour monter à cheval. Erica n'arrive même pas à se contenir, il y a tellement de blagues à faire sur les chevauchées qu'elle ne sait pas par où commencer. Derek lui grogne dessus. Lydia roule des yeux et dit : « Pourquoi ne demandes-tu pas qui est l'actif, qu'on en finisse ? »

Derek soupire et appelle la serveuse. Il a besoin d'une autre bière.

« Est-ce que je suis le seul à ne pas avoir d'action ? » demande plaintivement Isaac.

Le regard de Jackson fait le tour de la table. « On dirait bien. »

« On devrait trouver une petite amie à Isaac ! » s'exclame Erica et ça devient le sujet de conversation, parce qu'apparemment, Isaac est intéressé par une femme dans la meute de Scott, mais est trop timide pour l'inviter. Naturellement, tout le monde veut l'aider et ça porte l'attention générale ailleurs que sur Derek.

Ils mangent une quantité massive de plats chinois et boivent beaucoup trop à l'heure où la réunion doit commencer, les humains sont gentiment beurrés. Ils montent tous en voiture et se dirigent vers le lycée de Beacon Hills.

Derek est presque soulagé de voir qu'il a été presque entièrement refait. Il n'y a pas de souvenirs persistants, pas de flashbacks traumatisants, parce que c'est comme marcher dans un lieu différent. Le bâtiment est vieux, il le sait et Dieu seul sait qu'ils en ont détruits de larges portions lors de leurs différentes mésaventures. Même l'odeur est différente.

« Je t'avais dit qu'ils seraient contents de te voir », fait remarquer Stiles à Derek alors que celui-ci gare leur voiture de location.

« C'est vrai », dit Derek.

« J'ai toujours raison », dit Stiles, « et tu ne devrais pas douter de moi, jamais. »

« Uh uh », dit Derek.

« Au fait, tu dines avec mon père et moi, demain », dit Stiles, « et non, tu ne peux pas y échapper. Papa veut faire griller des steaks et t'interroger sur la façon dont tu me traites. »

Derek sourit un peu. « Je sais que tu t'attends à ce que je me sauve en hurlant, mais je pense que je vais m'en sortir. Ton père pense que j'avais raison depuis le début. »

Stiles lui fait une grimace. Ils sortent de la voiture et s'avancent vers le gymnase où se tient la réunion.

« Quand j'étais gamin », dit-il, « j'avais tellement de fantasmes où tu me coinçais un peu partout dans le lycée pour me faire des choses incroyables et perverses. »

« Je sais », dit Derek, amusé malgré lui.

« C'est presque dommage qu'ils aient tout changé, mais bon, un vestiaire reste un vestiaire. », dit joyeusement Stiles. « Allons vérifier. »

Derek secoue la tête, mais laisse Stiles le prendre par la main et le tirer jusqu'aux portes qui mènent aux vestiaires. « Les autres ne vont pas se demander où on est ? »

« Si », répond Stiles, « mais je peux t'assurer qu'ils ne lanceront pas les recherches. »

Il y a une pause pendant que Derek réfléchit. « Même Erica ? »

« On a au moins trente minutes pendant que tout le monde la compare à sa photo de 'je ressemblais à ça quand j'ai eu mon bac' à ce à quoi elle ressemble maintenant et s'extasie à grand renfort de ooh et de aah. Et je sais qu'elle a l'intention e séduire au moins dix membres de l'équipe de football avant de les rejeter. Ça va lui prendre du temps. »

Les vestiaires sont, en effet, comme tous les vestiaires. Stiles lui fait un sourire positivement pervers alors qu'il s'appuie contre un casier et attire Derek dans un baiser. Derek le lui permet, mais s'écarte ensuite. « Je suis désolé. », dit-il.

Stiles fronce les sourcils. « Pourquoi ? »

« C'est juste – on aurait pu faire ça bien plus tôt si je n'avais pas merdé. »

Stiles soupire. « Ok, laissons de côté tout le truc de 'prétendre que tout ça n'est pas arrivé' pendant une minute. Vraie discussion. Peut-être qu'on a merdé tous les deux. En fait, on a définitivement merdé tous les deux. Mais la vie en général est pleine de beaucoup trop de 'peut-être' et de 'et si'. Je veux dire, et si on était sorti ensemble à ce moment-là ? Je nous aurai donnés cinquante pour-cent de chances de nous planter. Parce que peut-être qu'on n'était pas prêt ; et on n'aurait pas ce qu'on a maintenant. Alors même si pour en arriver là, y a eu des moments craignos… Peut-être que c'était exactement comme ça que les choses étaient censées se passer. »

Derek y réfléchit, puis hoche la tête. « Ok », dit-il.

« Ok ? » demande Stiles.

Derek hoche la tête. « Ouais, ok », dit-il et sourit, parce que c'est ok. Il ne l'aurait pas cru possible, mais c'est le cas.

« D'un autre côté, nous avons beaucoup de temps à rattraper », remarque Stiles alors que Derek se colle à lui, le poussant contre le casier et frottant son nez contre son cou et son oreille. « Alors tu ferais mieux de commencer. »

FIN


A bientôt ^^