Bonjour la compagnie ! Non, ce n'est pas le chapitre d'une de mes fics en cours (sorry) mais un drabble un peu inutile et rigolo ^^


Désordre au Palais :

Allez savoir pourquoi, Sherlock Holmes ne s'était pas immergé dans son Palais Mental depuis belle lurette. Le monstrueux désordre auquel il fit face à peine passé la porte d'entrée le laissa interdit. Mais qu'est-ce que c'était – et surtout, d'où sortait – ce bordel ? C'est la première question qui lui traversa l'esprit tandis qu'il enjambait une pile de livres de cuisine, une récente acquisition qui lui permettait de confirmer l'adage d'un professeur de sa jeunesse : « la cuisine, c'est de la chimie ». En effet, Sherlock se révélait aussi doué dans une discipline que dans l'autre à en croire les quelques kilos dont John ne parvenait pas à se débarrasser.

Sherlock continua à avancer dans son Palais Mental, parcourant l'espace du regard d'un air réprobateur. Un merdier sans nom constitué de savoirs futiles recouvrait les informations capitales. Comment était-il censé retrouver ses repères là-dedans ? Un vieux pull était étendu sur le canapé, à côté d'un album photo qui portait l'inscription « intime ». Sherlock n'avait pas besoin de l'ouvrir pour savoir que le titre « compromettant » ou « déconseillé aux mineurs » aurait été tout aussi approprié. Il s'en détourna et son regard se posa sur les post-it qui tapissaient les murs et même le plafond. Le détective consultant s'en approcha, puis il en lut quelques-uns à la hauteur de ses yeux.

Il adore ta chemise violette.

Il boit son café sans sucre.

Votre anniversaire est le 10 août.

Tu dois fêter votre anniversaire même s'il dit que ce n'est pas important – il ment.

Il perdra ses moyens si tu l'embrasses dans le cou.

Etc.

Sherlock soupira, retourna près du canapé et souleva le Watson Sutra avant de s'asseoir. Il posa l'album sur la table basse à côté des gâteaux préférés de John, puis tourna la tête vers le pull qui lui faisait de l'œil. Finalement, il n'hésita pas très longtemps et s'en empara pour enfouir son visage dedans. L'odeur de John...

- Sherlock ?

L'intéressé sursauta mais reprit aussitôt son calme en réalisant que John ne pouvait pas l'avoir vu faire, dans la mesure où il se trouvait dans son Palais Mental. De retour à Baker Street, il leva les yeux vers son colocataire qui l'avait brutalement arraché à sa méditation. Ce dernier paraissait avoir toutes les peines à conserver son sérieux. Diable. L'avait-il surpris en train de sourire bêtement ?

- Oui ? s'enquit Sherlock, l'air de ne pas y toucher.
- Désolé de t'interrompre ; tu as reçu plusieurs sms pendant ton immersion. J'ai pensé que ça pouvait être important.
- Oh... merci.

Sherlock se leva afin de vérifier ses messages mais, en passant près de John, il prit soin de poser sa main sur sa taille et de l'embrasser juste sous l'oreille. Un violent frisson récompensa l'initiative du détective consultant qui se promit de ne jamais supprimer la moindre information relative à John dans son Palais Mental.

Au pire, il ferait à nouveau l'impasse sur la date d'anniversaire de Mycroft ou le prénom de Lestrade.