.:: IL AVAIT PROMIS ::.

Mon premier UA, mon premier total drama et OOC.
Évidemment, je ne peux me passer de mon happy end, donc je spoile carrément : Tout se termine bien ! (mais je ne sais pas encore exactement comment :p). Et le côté OOC, c'est surtout au cas où puisque c'est un UA, mais j'essaie quand même de garder un minimum de ressemblance avec leur caractère de base. Mais des variantes peuvent apparaître.
Le rating M c'est surtout pour le côté drama. Il y aura peut-être des lemons, je ne sais pas, et même si je le savais, je ne vous le dirais pas (encore) !

Merci d'avance pour votre indulgence ! J'accepte toute critique, bonne ou mauvaise, tant que c'est constructif ! ^^

Note parallèle :
Pour les personnes qui lisent ma fic "TrueSPNStory Fanfic", je ne la délaisse pas pour celle-ci, loin de là !
Le chapitre 8 est écrit, mais je ne suis pas satisfaite, donc je vais le remanier un peu histoire de l'améliorer. Je me permets juste de lancer cette nouvelle fic UA avant la fin de l'autre parce que... J'avais la prologue en tête et que ça me bloquait un peu pour bien réfléchir à la suite (et fin) l'autre. Du coup, j'ai pu débloquer les choses en mettant tout ça par écrit. Et j'en profite pour partager directement, pourquoi attendre maintenant que c'est fait ?

Pour info, "TrueSPNStory Fanfic" touche doucement à sa fin ;-)


/!\ WARNING /!\
Attention, cette histoire parle de viol (passé), de meurtre (passé), de torture mentale, etc.
Bref, plein de choses pas cool. Mais le tout trempé dans du
destiel fluffy comme je l'aime.
Pour les plus sensibles : Il y aura un
happy end !
Les personnes qui affectionnent particulièrement John n'aimeront certainement pas le rôle qu'il tient ici (le tortionnaire).

Certains
éléments surnaturels seront présents dans le récit, ce n'est pas un UA réaliste.

Il sera question de terreurs nocturnes et d'inceste. Je ne connais ces sujets que théoriquement, il se peut donc que des aberrations se trouvent dans le récit par rapport à ces sujets. Je m'en excuse d'avance, mon but n'étant pas de simplifier ni caricaturer le problème ou la souffrance des personnes qui vivent de tels troubles.
Il est possible que certains propos homophobes fassent leur apparition dans le récit. J'espère que le contexte dans lequel ils apparaitront vous feront comprendre leur raison. En aucun cas il s'agit de choses que je pense !

- Merci de passer votre chemin si quelque chose annoncé ici vous dérange ou de ne pas m'en tenir rigueur si vous avez tout de même tenté la lecture.
- Merci aux personnes qui se laisseront tenter, j'espère sincèrement que cela vous plaira !


Pairing : Destiel
Type : UA / Hurt-Comfort (happy end) / OOC (relatif)
Rating : M
Disclaimer : Rien ne m'appartient, si ce n'est l'histoire proposée ci-après.
Spoil : Aucun.
Note : Pardon d'avance pour les fautes d'orthographe et de frappe qui peuvent se cacher dans le texte.


:: PROLOGUE ::

-.'.-

[ Automne 1996 ]

-'.'-

Il plaça délicatement le casque sur les oreilles de son petit frère, volume au maximum. Il ne voulait pas qu'il entende ce qui allait se passer. Cet enfoiré était allé trop loin, cet homme que son petit frère appelait encore papa. Lui, cela faisait bien longtemps qu'il ne l'appelait plus, tout simplement. Mais ce soir, c'était "enfoiré" parce qu'il le méritait. Oh, il méritait même bien pire. Mais à ce stade, plus aucune insulte du répertoire d'un jeune de 17 ans ne faisait l'affaire.

- Attends-moi, ne bouge pas... Articula Dean à son petit frère tout en refermant la porte du placard sur lui.

Il ne devait rien entendre, il ne devait rien voir. Dean ne voulait pas que Sam soit le témoin de ce qu'il allait faire à celui qui avait osé trahir sa promesse, sa promesse de ne jamais toucher son petit frère d'à peine 13 ans, ne jamais lui faire subir ce qu'il subissait depuis près de 6 ans maintenant. Mais cet enfoiré l'avait fait, John était entré dans la chambre de son plus jeune fils, lui avait dit de ne pas faire de bruit tout en lui écrasant une main caleuse sur le visage, bien que seule la bouche soit visée. Il l'avait chevauché, les genoux sur les bras menus de Sam afin de l'empêcher de trop se débattre, et de sa main libre, il avait tenté d'atteindre l'intimité de cet enfant apeuré.

Quand l'aîné était arrivé, reconnaissant parfaitement les gémissements plaintifs, pareils aux siens les premières fois, il ne supporta pas de voir cet homme, qui se prétendait père, couché sur son petit frère terrorisé et le visage couverts de larmes, à moitié étouffé par le poids de son agresseurs. Ce dernier se frottait le bassin sur celui de l'enfant, excité de voir la peur dans son regard, le front dégoulinant de sueur, souillant dans un râle bestial le petit pyjama à motif... Obscène et répugnant.
C'en était trop pour Dean qui, sans attendre que leur père prenne conscience de sa présence, s'avança et lui balança son pied dans la figure. Assommé par le coup, John tomba sur le côté du lit. Sam restait paralysé malgré tout, ne cherchant même plus à fuir, mais se laissant aller à pleurer, reprenant lourdement son souffle.
L'aîné lui avait tendu la main pour l'aider à se relever, il avait attrapé un gros sac et y avait rapidement plongé quelques affaires. Des habits, leurs brosses à dents, un savon... Mais il n'eut pas le temps d'y mettre argent et nourriture qu'il entendit leur père grogner. Il reprenait ses esprits, et semblait terriblement contrarié. Alors Dean avait poussé son petit frère dans sa chambre, l'avait installé dans son placard avec le sac, et après avoir réglé le volume au maximum, il lui avait mis ses écouteurs sur la tête, allumant le walk-man dans lequel une cassette de Metallica se trouvait.

Puis il avait pris sa batte de base ball, celle qu'il n'avait plus utilisé depuis 6 ans, celle qui ne servait plus que de porte manteau à côté de son lit, et il était parti retrouver son père, ce connard, enragé, à l'autre bout du couloir.
L'adolescent ne réfléchissait plus, il n'avait qu'une idée en tête et se contre-fichait des conséquences. Il ne voulait juste pas que son frère soit responsable, complice, ou ne serait-ce que témoin.

John l'avait suffisamment répété :
« Ça ne sert à rien de crier, ici personne ne peut t'entendre... À part ton frère... Tu ne veux pas que ton frère t'entende... ? »
Alors Dean l'avait toujours fermé. Au début, il avait pleuré, il essayait de dire non, sans bruit. Il ne voulait pas que Sam entende. Il ne voulait pas que Sam soit au courant de tout ça. Sam avait à peine 7 ans quand Dean découvrait l'enfer. Et John menaçait de faire subir la même chose à Sam si Dean ne coopérait pas. Alors Dean coopérait, toujours. À force, le visage fermé, l'esprit ailleurs, pendant que son père, cet homme qui n'était plus rien, juste un monstre, se soulageait sur lui, en lui, avec lui. Dean avait appris à ne plus rien dire. Puis il avait supplié que Sam ne subisse jamais la même chose. Le monstre avait promis.
Dean encaissait, pour que Sam ne soit jamais la victime.

Mais ce soir, l'enfoiré était allé voir Sam. Et Dean ne l'acceptait pas.

- Sale petite merde... Souffla l'homme quand il se retrouva face à son aîné.

Le visage en sang, l'arcade fendue, Dean ressenti de la fierté, espérant lui avoir fait ressentir une bribe de douleur qui ne représentait pas grand chose malgré tout, comparé à l'humiliation et à l'horreur qu'il subissait plusieurs fois par semaine depuis tant d'années. Mais c'était au moins ça.

- Je vais te massacrer ! S'exclama le plus âgé, fou de rage.

Dean ne se dégonfla pas. Saisissant le manche de sa batte à deux mains, il n'espérait qu'une chose : que Sam ne retire pas son casque.
John s'était avancé, chancelant, mais impressionnant malgré tout. Dean ne pouvait nier sa peur, mais son besoin de vengeance était tel qu'il ne voulait pas fuir. Il savait que son père ne le pensait pas capable du pire. Après tout, il avait déjà perdu sa mère, il ne pouvait pas se permettre de perdre son père. Donc John continuait se progression sans crainte.
Mais pour Dean, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus de père et qu'il soupçonnait même cet enfoiré d'être responsable de la mort de leur mère.

- Qu'est-ce que tu comptes faire avec ton jouet ?

John avait fait quelque pas de plus en direction de son fils qui le défiait du regard. Les deux face à face, dans le couloir de leur maison, maison isolée et entourée d'arbres, personne à la ronde pour les entendre. Dean attendait que l'enfoiré s'approche encore un peu. Il y mettrait toute sa force. Il fallait qu'il sente le crâne se briser. Il fallait qu'il soit sûr de réussir dès le premier coup et que l'autre ne se relèverait pas. Il le fallait. Pour Sam.
Silencieux, l'adolescent attendait, laissant son père s'énerver face à son manque de réaction. Prenant de la vitesse mais titubant toujours plus, l'enfoiré était arrivé à hauteur de son aîné qui lui envoya sa batte en pleine figure, de toute sa force, toute sa hargne, toute sa colère.
Un bruit atroce semblant provenir de la mâchoire de John se fit entendre, et ce dernier tomba à terre sous le regard épouvanté de Dean.

Son père se trouvait couché sur le sol, la mâchoire décrochée et pendante jusqu'à son épaule. Le sol se couvrait de la noirceur de l'hémoglobine alors que l'homme convulsait, les yeux exorbités, tentant vainement de respirer, s'étouffant lentement avec sa salive et le sang qui s'y mêlait.
Paniqué et horrifié, prenant doucement conscience de ce qu'il venait de faire, Dean observait, impuissant, la scène qui se déroulait sous ses yeux, ne pouvant s'empêcher d'éprouver une pointe, faible mais bel et bien présente, de soulagement. L'enfoiré ne pourrait plus jamais abuser d'eux.

Quand John arrêta définitivement de respirer, Dean réussi enfin à bouger à nouveau, lâchant la batte coupable et s'enfuyant vers sa chambre, le ventre complètement noué. Il s'arrêta avant de passer le pas de porte, et fit demi tour. Il ne voulait pas que Sam voit ce qu'il restait de leur père. Il alla donc chercher la couverture de lit de Sam et en couvrit le corps inerte dans le couloir, alla chercher de la nourriture et récupéra l'argent que John laissait trainer ici et là, ainsi que la somme qui restait dans son porte-feuille. Une fois qu'il eut tout ce qu'il pensait utile, il rejoignit enfin Sam qui n'avait pas bougé, le visage couvert de larmes, la musique à fond sur les oreilles. Le cadet sursauta en voyant le placard s'ouvrir. Et Dean le rassura tout en lui retirant le casque.

- C'est fini... Suis-moi...

Sam remarqua le sang qui tâchait le t-shirt de son plus grand frère mais ne dit rien, il ne posa pas de question, suivit son aîné, ne regarda pas dans le couloir, ne vit pas sa couverture couvrant son père mort et sortit de la maison. Son regard était vide, son esprit absent.
Dean tenait le sac sur son épaule, pris des vestes au passage et lui et son frère s'installèrent dans la Chevrolet Impala que John aimait tant, bien plus que ses propres fils, tellement même que les deux garçons n'avaient jamais pu la toucher jusque là. Mais cela n'avait pas empêché Dean d'apprendre à conduire. Il avait l'âge, mais pas le permis. Qu'importe. Ils fuyaient. Pour le moment, ce n'était pas son problème. Il voulait juste quitter cet endroit...

-.'.-

[ Printemps 2006]

-'.'-

Sam était nerveux. Il avait tout préparé pour l'arrivée de son frère. C'était la première fois que cela sentait aussi bon chez lui. La lavande et le citron. Dean allait se moquer de lui. Et tant mieux. Il voulait le voir rire. Dean avait des années de retard de rire à rattraper. Entre la prison, l'internement psychiatrique et enfin le suivit psychologique pour retrouver une vie normale...
"Une vie normale"... Voilà bien quelque chose en quoi Dean ne croyait plus. Bien qu'il ait appris à rire à nouveau, cela restait rare, et jamais vraiment sincère. Sam voyait bien que son grand frère restait perturbé, quelque part, au fond de lui. Il avait appris à se maitriser, mais il n'avait pas passer le cap. Comment aurait-il pu ?

Avec le temps, le procès, les journaux, les on-dits, Sam avait fini par connaître toute la vérité sur ce qu'il s'était passé sous son toit pendant plus de 6 ans et ce fameux soir.
Dean avait pu éviter une longue peine en mettant en avant la légitime défense, mais proche de sa majorité, il avait malgré tout écopé de 30 mois de prison. Prison pour mineur d'abord, puis il finirait sa peine dans une prison pour adultes. Sam n'avait pas eu le droit de voir son frère pendant cette période. Et Dean ne l'aurait pas accepté. Ensuite, ce dernier était entré dans ce qu'on aime appeler "une maison de fous". Il y était resté 5 ans. Malgré ses droits de sortie, Dean sortait peu et se renfermait de plus en plus sur lui-même, refusant de participer aux séances de groupe. On lui proposa des entretiens privés avec un psychanalyste et, la veille de ses 23 ans, Dean se décida à parler, avouant le nouveau calvaire qu'il avait subit en prison pour mineur, pendant plusieurs semaines, avant que son tortionnaire ne soit transféré ailleurs.

Abusé par son père, par un autre prisonnier, par la justice elle-même. Dean ne croyait plus en rien. Surtout pas en lui. Et il y eut les tentatives de suicide. Trois exactement. Chacune laissant des cicatrices profondes, sur les bras du jeune homme, et dans son âme.

Sam l'avait appris et était venu lui rendre visite, de force. Il venait de fêter ses 19 ans et voulait revoir Dean, ce grand frère qui lui avait sauvé la vie et qui ne semblait plus vouloir se battre pour la sienne. Il ne pouvait pas se permettre de laisser mourir son aîné qui s'était tant battu pour lui. Il s'était donc enfuit, profitant de sa majorité pour n'en faire qu'à sa tête. Et quand il fut face à son grand frère, il se mit à trembler. Ce dernier n'était plus que l'ombre de lui même, amaigri dans son ensemble blanc en coton, les bras bandés cachant ses cicatrices, témoignage de tant de souffrance, les cheveux sales et en bataille, les yeux cernés... Dean s'était écroulé à terre, pleurant à chaudes larmes, comme un enfant, honteux de ce qu'il était devenu. Il avait souhaité mourir sans que Sam n'ait jamais cette image de son grand frère en tête. Et Sam s'était précipité, l'avait pris dans ses bras, sans rien dire. Ils étaient restés longtemps ainsi, sans bouger et sans que personne n'ose leur faire de remarque.

Ce fut la dernière fois que Sam pu prendre Dean dans ses bras de sa propre initiative.

Après quoi, Sam s'était battu pendant plusieurs mois pour sortir son frère de ce centre. Et Dean fut enfin libéré, à 25 ans, contre l'obligation de continuer un suivit psychologique hebdomadaire. S'il n'y avait que ça, c'était acceptable.
Et un peu plus d'un an après, Sam lui avait proposé de venir vivre avec lui, dans sa maison, bien assez grande pour les accueillir tous les deux. Dean n'avait pas d'emploi, mais Sam gagnait bien sa vie en tant que directeur marketing dans une boîte d'informatique. Ce n'était pas un problème. Ils en avaient parlé avec sa psychologue qui trouva l'idée intéressante et autorisa Dean à espacer les séances à une fois par mois, la maison de Sam se trouvant assez loin du cabinet.

Et c'était aujourd'hui que Dean arrivait.

Sam essuya fébrilement la table de la cuisine. Il voulait que tout soit parfait. Il avait même placé un pot de fleurs séchées à la salle de bain. Il vérifia une dernière fois ses provisions, il avait prévu une tarte aux pommes pour le soir. Dean ne devait pas en avoir mangé depuis tant d'années...
Debout au milieu du salon, il était satisfait. La chambre de son frère était prête à l'accueillir, tout était propre et rangé, le plat préféré de Dean attendant dans le réfrigérateur. Il ne manquait plus que Dean. Qui n'arrivait que dans vingt minutes...
Sam soupira. Il s'installa sur son canapé, attendant impatiemment que le temps passe. Vingt-huit minutes plus tard, alors que Sam commençait à s'assoupir, il entendit le moteur d'une voiture approcher de sa maison et s'arrêter devant chez lui. Il aurait reconnu ce moteur entre tous : celui d'une Impala noire de collection.
Sam bondit hors du canapé et se précipita dehors, découvrant son grand frère sortir du véhicule, déchargeant le peu d'affaires qu'il possédait. Quand Dean se redressa, les deux frères restèrent un instant sans bouger, s'observant. Depuis le temps, Dean avait reprit du poids et des couleurs, il était reposé. Ses jeans et son pull lui donnait bien meilleure allure que son pyjama d'hôpital.
Il était magnifique.

Sam voulait lui sauter au cou, mais il savait que Dean ne supportait pas le contact physique, du moins pas s'il ne l'avait pas décidé. Alors Sam attendait, le sourire naissant doucement aux lèvres. Dean lâcha son sac au sol, s'avança et serra son frère contre lui, aussi fort qu'il le pouvait, ses bras entourant ses épaules.

- Sam... Souffla Dean dans le creux du cou de son frère.

Il semblait heureux. Sam l'était aussi. Enfin, ils se retrouvaient.


... À suivre...

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J'espère que vous avez aimé cette prologue et que, malgré le peu de détail et description, cela n'était pas trop violent...
J'espère également que cette intro vous donnera envie d'en savoir plus sur comment Dean s'en sortira...

À très bientôt !