Salut mes petits Captains,

Je sais, je devrais poster la suite de vengeance, ou même les anniversaires que j'ai en retard depuis deux ans et tout le tralala mais j'ai commencé ce petit truc depuis …des années aussi et j'ai eu de nouveau l'inspiration avec Civil War pour le continuer donc je commence à vous le partager.

Bêta : On accueille chaleureusement Maly, alias Le Spleen du Kiwi Bleu :D Qui m'a beaucoup aidé alors on lui fait pleins de poutounours indécents !

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Bonne lecture ! Et prenez soin de vous !


Chapitre 1 : Comment tout a fini

Le crayon de Steve courait sur la feuille blanche avec légèreté. La mine s'enfonçait délicatement, laissant un trait fin et assuré. Puis un autre, et encore un autre.

- C'est joli.

La voix à son oreille était grave, basse, et chaude. Tout comme le corps qui se pressait contre le sien. Si brûlant. Si puissant. Un frisson remonta le long de son échine et se propagea dans le reste de son corps, mais sa main n'arrêta pas pour autant.

-C'est notre vieille chambre…

Des doigts doux accompagnèrent la voix, remontant jusqu'à sa nuque pour écarter sommairement les courts cheveux blonds, puis des lèvres se posèrent sur la peau découverte dans un baiser aussi léger qu'un souffle.

- Je ne me rappelle pas de tout, Steve, mais je me souviens de toi et moi étendus sur le lit, continua la voix derrière lui, les lèvres se faisant plus pressantes.

Un bras froid se colla contre son flanc, venant flatter ses côtes. Malgré la dureté des doigts en métal, ils bougeaient avec une étrange dextérité.

- Tu dessinais toujours.

-Non Buck, intervint pour la première fois Steve. Nous étions bien installés dans ta chambre, j'étais bien sur ce lit avec toi, mais tu déblatérais sur toutes tes conquêtes. Alors je dessinais, oui, pour ne pas avoir à t'écouter…

La voix de Steve était douce, nullement agressive, presque amusée. Il n'y avait aucune méchanceté entre eux. Au contraire. Bien sûr, il y en avait eu avant, mais plus maintenant. Non, ils étaient juste bien. Ensemble, ici dans ce lit. Les mauvais moments étaient derrière eux.

Bucky s'était stoppé dans ses gestes, visiblement incertain de la façon dont il devait réagir. Cela lui arrivait souvent, il s'arrêtait, hésitant dans les gestes à avoir. Qui devait-il être entre le Bucky d'avant et le soldat de l'hiver ? Steve ne bougeait pas, le laissant choisir. Il n'était pas inquiet. Il avait parfaitement confiance en son ami d'enfance. Et les deux lui allaient. Il avait accepté le soldat de l'hiver comme Bucky. Bien sûr, Steve ne cautionnait pas les meurtres, mais il savait que ce n'était pas de son fait. Bucky était son ami, sa famille et bien plus. Il serait toujours à ses côtés.

D'ailleurs, son ami finit par se presser contre son dos sans retenir son poids et il l'entendit presque sourire dans ses paroles.

-Et maintenant je suis avec ma conquête dans ce lit, pouffa-t-il.

Steve sourit, presque étonné qu'il ait choisi la version Bucky et lui donna un coup d'épaule pour le punir.

-Je ne suis pas une de tes conquêtes, souffla-t-il.

Un grand sourire trahissait son visage, alors qu'il avait arrêté de dessiner, bien trop dérangé dans ses mouvements pour ça.

- Ah vraiment ? continua Bucky, alors que ses lèvres revenaient doucement dans le cou qu'elles avaient quitté trop rapidement. Je sais que ma mémoire me fait défaut, mais cette nuit, tu n'étais pas de cet avis.

Steve frémit lorsque la bouche descendit sur sa clavicule, ferma un instant les yeux, avant de se tourner légèrement en arrière.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, déclara-t-il avec son innocence habituelle.

Les dents de Bucky se refermèrent un peu plus sur la peau tendre, faisant pousser un grognement d'avertissement au capitaine.

-Tu fréquentes beaucoup trop Tony. Tu commencerais presque à savoir mentir, grommela Bucky en reprenant ses gestes doux.

Mais Steve éclata de rire, repoussant pour de bon son carnet à dessin et son crayon, pour les poser sur la table de nuit. Il dut s'étendre au maximum, leur lit étant beaucoup plus grand qu'un lit normal. Le corps sur le sien suivit le mouvement, s'étalant un peu plus, mélangeant leurs jambes ensemble, alors que Steve essayait de se retourner. Il finit par y arriver et plongea dans les yeux clairs de son ami d'enfance.

-Cela ne te dérange pourtant pas de faire équipe avec lui pour me faire tourner en bourrique, pourtant…

Bucky esquissa un énorme sourire à ces mots, alors que ses lèvres revenaient dans le cou, comme si c'était leur véritable place.

-Tu n'as qu'à pas être aussi mignon lorsque tu es gêné, déclara-t-il en remontant à son oreille.

Bucky s'étira légèrement pour y arriver, alignant ainsi leurs bassins ensemble et leur faisant rater à tous les deux un battement de cœur. Steve soupira doucement comme pour s'ordonner au calme, alors que ses mains venaient prendre place autour de son ami, lui caressant le dos au-dessus de son débardeur noir.

-Tu es nostalgique, déclara soudainement Bucky en se redressant sur son bras métallique pour contempler le capitaine, étonné de son absence de réponse.

-Oui…

Steve soupira, dépité, avant de lever sa main pour aller caresser la joue de son ami qui s'y appuya aussitôt pour profiter du contact de la peau chaude.

-Je me rappelle qu'à chaque fois que je disparaissais plus de dix minutes, tu venais me chercher.

-Et je te trouvais toujours à te battre, grommela Bucky comme un reproche.

-Peut-être que je savais que tu allais venir me chercher, s'amusa Steve en l'attirant à lui, lui faisant poser sa tête sur son large torse.

- Dis pas de bêtise. Tu sais te mettre dans les ennuis comme personne.

Les vrais doigts de Bucky commencèrent à jouer avec le t-shirt de Steve, l'oreille collée à son cœur, étrangement apaisé par ce son.

-Tu repenses à tout ça à cause de Peggy ? finit-il par demander face au silence du blond, qui finit par hocher doucement la tête.

A chaque fois que Steve allait voir Peggy à l'hôpital, il en revenait toujours bouleversé. Il ne le montrait pas vraiment, mais son regard habituellement si fier, si clair, rempli de confiance, devenait flou, fixait le vague, comme perdu dans une autre époque et c'était le cas. Steve revoyait sa vie d'avant. Avant le retour de Bucky, avant l'existence des extraterrestres, avant sa sieste au pays des glaçons comme disait Stark, avant Crâne rouge, avant le sérum. Avant tout ça. Lui, le petit gringalet qui finissait toujours ramassé dans une ruelle par son meilleur ami.

-Elle ne va pas mieux, se sentit obligé de dire Steve en fermant les yeux.

Bucky se redressa une nouvelle fois, fixant une seconde le visage fermé et presque douloureux du soldat, avant de le prendre dans ses deux mains. Steve ne sursauta même pas à la morsure du froid dû au métal, rouvrant timidement les yeux. Les pouces sur ses joues entamèrent une caresse douce et agréable.

-Tout va bien Steve, déclara-t-il avec fermeté, reprenant sa voix du soldat de l'hiver, dénuée de sentiments. Nous sommes bien ici. Et maintenant. Le passé est le passé. Peggy n'a pas fait de bond dans le temps comme nous. Si nous étions restés comme elle, nous serions morts depuis longtemps. Tués au combat.

-Je sais, souffla douloureusement Steve, essayant de s'échapper au regard implacable.

-Elle a eu une belle vie, continua pourtant le soldat avec la même absence de sentiment, malgré les caresses tendres qui n'avaient pas cessé. Elle a eu des enfants et…

-Je sais ! coupa le capitaine en lui jetant un regard mauvais.

Il n'avait pas envie d'entendre tout cela. Non. Il savait parfaitement qu'il ne pouvait rien faire pour Peggy, mais cela n'en était pas moins douloureux et ça lui rappelait davantage qu'ils n'étaient pas de cette époque. Qu'ils n'auraient jamais dû exister comme ça…

La colère de Steve reflua aussi vite qu'elle était arrivée, et ce dernier se laissa retomber en arrière, alors que Bucky s'était tendu contre lui, comme prêt à subir une attaque. Réflexe du soldat de l'hiver, prêt à agir à chaque mouvement.

-Je suis désolé, murmura le capitaine en essayant de se libérer de l'emprise de son ami, mais Bucky tourna son visage vers lui.

Il posa ensuite ses lèvres avec une telle lenteur et une telle douceur que Steve sentit son corps entier s'arquer vers le sien, demandant plus de contact. Il était étonnant de voir que Bucky, malgré son bras, son passé, les meurtres, ses nombreux entraînements aussi bien pour être un assassin qu'un soldat de l'armée américaine, son toucher pouvait vraiment être délicat. Comme la caresse d'une plume, si légère, si subtile. C'était quelque chose que le capitaine avait appris à apprécier à sa juste valeur. Bien sûr, leurs étreintes n'étaient pas toujours douces, voire même parfois violentes, mais il adorait comment Bucky pouvait le toucher comme s'il était toujours ce petit gringalet de Brooklyn. Cela avait le don de l'enflammer littéralement. C'est pour ça que rapidement, il mordilla la lèvre inférieure de son ami, retenant le frisson qui essayait de secouer son corps.

-Tout va bien, répéta Bucky en s'éloignant doucement pour le regarder encore, mais Steve ne l'entendit pas de la même oreille.

Il l'attira aussitôt à lui, se sentant beaucoup trop seul et perdu lorsque son ami n'était pas contre lui. Il cacha son visage dans son cou, cherchant sa chaleur et peut-être quelque part sa protection. Car Steve n'avait pas envie d'affronter le reste du monde, pour l'instant. Il voulait simplement se plonger dans ce qu'il connaissait très bien, se rassurer dans une étreinte qu'il connaissait maintenant par cœur. Cela n'avait pas toujours été le cas, mais ce n'était pas grave. Ils n'étaient plus les mêmes de toute manière. Plus rien ne serait comme avant. Et peut-être que ce n'était pas grave, car comme le disait Bucky, tout allait bien. Il était étrangement heureux. Oui, heureux. Malgré leur passé, malgré les menaces extérieures, malgré le monde qui les entourait qui n'était pas le leur. Oui, tout allait bien. La bouche inquisitrice revint d'ailleurs dans son cou, alors qu'une main chaude passait dans ses cheveux.

-Steve…

Le blond poussa un faible grognement, avant de serrer un peu plus son étreinte autour du corps musclé de Bucky. Steve se cambra un peu, avant de se faire plaquer sur le lit, sous le rire de son ami.

-Qu'est-ce que tu essayes de faire, Steven ? Susurra Bucky en s'installant victorieusement sur le bassin du soldat.

Buck sentit un frisson parcourir le corps sous lui. À chaque fois qu'il l'appelait Steven, cela avait un étrange effet sur le blond. Un effet fascinant.

- Rien, gémit-il d'ailleurs avec faiblesse, posant ses grandes mains sur ses hanches, pour tenter de l'attirer à lui une nouvelle fois.

Mais Bucky sourit, sans bouger d'un pouce, restant assis bien droit, comme un conquérant sur son butin. Mais une de ses mains vint passer sous le tee-shirt du capitaine, caressant un instant ses abdominaux.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-il dans un murmure en se penchant légèrement vers lui, contemplant les yeux bleus qui se voilaient d'une lueur intrigante.

Steve soupira fébrilement, ses mains se crispant un peu, alors qu'un sourire fleurissait sur ses lèvres.

-Et toi, qu'est-ce que tu cherches, Bucky ? demanda-t-il avec un amusement à peine caché.

Le soldat de l'hiver offrit un sourire qui aurait pu paraître cruel dans d'autres circonstances. Sa main passa aussitôt sur la braguette du jeans.

- Ça, déclara-t-il simplement.

Steve se mordit délicieusement la lèvre pour empêcher un son de plaisir de s'échapper de sa gorge.

- Tony est-il là ? préféra-t-il demander.

- Oublie-le ! Grogna un peu trop rapidement Buck, avant de s'emparer de ses lèvres pour le bâillonner.

Mais le rire qui prit Steve l'obligea à s'écarter, avec une moue ennuyée, alors il vint embrasser sa joue, descendant vers son cou.

- Tu ne lui as toujours pas pardonné le coup de la dernière fois ? ricana Steve en le prenant dans ses bras, incapable de s'arrêter de rire.

Les dents de Bucky se refermèrent sur sa pomme d'Adam, avant de lui jeter un regard noir, vexé.

- Vous ne m'avez pas appelé !

Cela ne fit que renforcer le rire du soldat avant qu'il ne finisse enfin par s'arrêter. Steve vint caresser une nouvelle fois la joue de son ami, puis glissa les mains jusqu'à ses cheveux, qu'il avait décidé de garder longs.

-J'aimerais beaucoup que vous arrêtiez de vous servir de moi pour vous chamailler.

Le ton était amusé, tout comme son visage. Bucky se pencha un peu vers lui, déposa un chaste baiser sur ses lèvres.

- C'est sûr que tu te débats comme un fou, ironisa le brun en le contemplant complètement alangui dans le lit.

Les joues de Steve se colorèrent délicatement avec un sourire qui aurait certainement était qualifié de craquant, voir « d'appel au viol » par Stark, mais Bucky l'aurait appelé « l'attaque-surprise de Steve ». Un sourire délicieux, exquis, ajouté à cette petite couleur rosée adorable, Steve n'avait aucune idée de l'effet qu'il pouvait avoir sur lui.

-Je sais reconnaitre des batailles qui n'en valent pas la peine.

- Oh le grand Capitaine America refuse un combat ? Où est donc passé le petit gars qui pouvait se prendre des coups toute la journée ? ricana Bucky en le bloquant délibérément aux épaules.

Les yeux si clairs et si bleus de Steve s'assombrirent sans pour autant chercher à s'écarter.

- Je peux encore t'en mettre une, Bucky. Tu devrais te méfier.

Le rire de Bucky résonna dans le corps de Steve. Si clair et si loin de la machine à tuer qu'il était il y a encore peu de temps. Leurs bouches se rejoignirent doucement, étouffant les restes de leur hilarité. Le baiser était doux, et leurs mains revinrent se caresser avec la même tendresse. Celles du brun relevèrent le tee-shirt du capitaine avant de poser une myriade de baisers sur le torse dévoilé.

- Tony ne va pas être content, chuchota Steve avant de grogner faiblement lorsque les lèvres se referment sur un bouton de chair, le mordant sans le blesser.

-Bien fait pour lui, sourit Bucky avant de reprendre ses baisers légers.

Steve sourit une nouvelle fois, avant de se redresser et d'enlever le débardeur de son ami, qui se laissa faire. Il le contempla ensuite pendant de longues minutes.

-Tu adores qu'on se chamaille à cause de ça, n'est-ce pas ? demanda Bucky avec amusement, effleurant ses flancs du bout des doigts.

Le capitaine ne répondit pas, mais son sourire éclatant parlait pour lui et il l'attira à lui dans un baiser bien plus passionné. Bucky gémit lorsque les mains du capitaine vinrent toucher son érection en essayant de déboutonner son pantalon. Mais le soldat de l'hiver ne se laissa pas faire. Il agrippa les mains de Steve pour les plaquer contre le matelas. Le capitaine fit une étrange moue, puis donna un grand coup de reins, les faisant gémir tous les deux.

-Tu es vraiment une victime, Steve, ironisa Bucky en s'appuyant un peu plus sur lui pour l'empêcher de recommencer.

Le capitaine sourit une nouvelle fois, avant d'attraper sa bouche et de suçoter sa lèvre inférieure, déclenchant un grognement assez terrifiant chez son ami.

-Bordel Steve ! grommela-t-il en se redressant aussitôt, pour arracher le tee-shirt devenu trop gênant du blond.

Mais une fois le torse dévoilé, il s'arrêta au-dessus de lui, le fixant comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Il posa avec douceur sa main dessus, presque révérencieusement.

- C'est vrai qu'on a changé, murmura-t-il plus pour lui.

Steve acquiesça en soupirant, avant de fixer les yeux bleus de son ami. Il pouvait y voir les fantômes des gens qu'il avait tués, les tortures qu'il avait subies. Et il leva aussitôt sa main pour effleurer sa joue. Avec douceur. Pas pour effacer les souvenirs, car il savait que ce n'était pas possible, mais pour au moins les éloigner, l'apaiser, colmater un tant soit peu les trous béants de son âme. Bucky fit un pauvre sourire, comprenant le geste, avant d'embrasser la main qui le touchait.

-Tout va bien, chuchota-t-il avec un regard entendu.

Il se pencha un instant pour déposer un baiser délicat, cette fois, se laissant enlacer par le capitaine. Les lèvres s'effleuraient délicatement, avec une tendresse douce. Mais bientôt, ils eurent besoin de plus. Alors Bucky reprit sa place sur les hanches du capitaine, caressant la peau ferme, les muscles puissants sur lesquels on aimait se reposer, il dévala les abdominaux, pour ouvrir à son tour le jeans, avant de venir embrasser ce qu'il avait devant lui.

- Ton goût n'a jamais changé, s'amusa Bucky alors qu'il léchait la hanche du capitaine qui relevait le bassin pour faciliter le départ de son jeans.

Un rire lui répondit.

- Tu ne connaissais pas le goût de ma peau à cette époque Bucky, s'amusa-t-il en l'attirant pour un nouveau baiser.

La langue du soldat de l'hiver revisita la cavité si chaude et si accueillante de Steve, avant de plonger dans son cou pour prendre une grande inspiration.

- Peut-être, mais tu as la même odeur et ça, je la connais depuis bien longtemps, susurra-t-il en laissant sa main chaude se promener sur son torse, puis sur son ventre.

Steve haletait lorsqu'une main beaucoup plus froide glissa soudain dans son boxer. Il gémit, s'agrippant au bras de métal sans toutefois le retirer. Il avait besoin de s'accrocher à quelque chose ; d'un point d'ancrage qui maintiendrait encore un peu son self-control. Et il en eut plus que jamais besoin lorsqu'il sentit la main de son ami se mouvoir contre sa peau sensible. Bucky vint embrasser son cou, remontant vers le menton, le mordant pour déclencher un gémissement plus puissant avant d'aller vers l'oreille. La main faite de chair descendit de la hanche, pour se glisser entre les cuisses. Il les écarta délicatement pour s'installer entre elles, avant de faire remonter la cuisse de Steve autour de son bassin.

-Ah… Bucky…, grogna Steve quand leurs entrejambes se frôlèrent.

Il fut récompensé par un baiser fougueux. Les mains du capitaine allèrent aussitôt se glisser dans les cheveux longs et fins du soldat, pour l'attirer encore plus contre lui. Il avait besoin de ça, de sentir Bucky vivant, de se sentir vivant. Qu'il n'y avait pas que la douleur de la guerre, des batailles. Se rappeler que toutes les personnes auxquelles ils tenaient n'étaient pas mortes ou malades. Chaque visite qu'il rendait à Peggy à l'hôpital l'affectait toujours plus. Alors, il caressa tout ce qu'il pouvait sous ses mains, essayant de le toucher partout. Pour se rassurer, se calmer. Il voulait simplement plonger dans le plaisir, pour oublier.

Bucky se laissa faire, savourant les doigts qui jouaient sur lui, avant de coller son front contre celui du capitaine, accélérant progressivement les mouvements de sa main froide qui se réchauffait sous la chaleur excessive du membre de Steve.

-Tu es à moi, déclara Bucky avec un sourire amusé.

Steve répondit au sourire, caressant le large torse sans prononcer un mot. Mais Bucky se redressa aussitôt, l'air sombre, avant de grogner comme le ferait une bête pour prévenir d'une attaque. Mais cela ne fit qu'agrandir le sourire de Steve.

-Pourquoi tu ne le dis pas ? demanda Bucky en venant prendre un téton dans sa bouche pour le maltraiter.

Le corps du capitaine s'arqua violemment, cherchant plus de contact, alors que sa main dans les cheveux bruns l'encourageait à continuer sa douce torture.

- On avait tous dit qu'il fallait arrêter avec ça, déclara Steve finalement avec un souffle haché.

- Connerie !

Bucky relâcha aussitôt le bouton de chair, pour descendre sur le ventre, sa langue glissant sur les abdominaux avec envie, avant de tirer sur le boxer pour l'enlever. Il embrassa chaque morceau de peau dévoilé, avec délicatesse, écoutant les halètements de Steve avec fascination. Il remonta ensuite tout aussi lentement. Steve ne semblait pas du tout gêné d'être nu alors que lui avait toujours son pantalon et cela le fit sourire. Il était vrai qu'ils avaient déjà fait tellement de choses ensemble, maintenant. Le soldat remonta jusqu'aux lèvres du capitaine qui l'embrassa presque férocement. Leurs corps se frottèrent l'un à l'autre, accompagnant leurs geignements de plaisir.

Bucky fit glisser sa main entre leurs corps, pour revenir à l'entrejambes de Steve et reprendre l'activité qu'il avait commencée avec sa main. Steve se cambra, rejetant la tête en arrière.

-Buck… C'est bon.

- Tu en veux plus, Steven ? Demanda son ami, taquin.

Le capitaine soupira de plaisir, avant de bouger le bassin pour accompagner la main qui le caressait.

- Arrête de jouer avec moi, supplia-t-il presque.

Bucky déposa un tendre baiser sur ses lèvres, avant de hocher la tête avec lenteur. Il descendit une nouvelle fois, pour aller rejoindre sa main. Mais il remonta son pouce pour le titiller avec un sourire. Son pouce fut bientôt rejoint par sa langue. Il prit le temps d'en faire le tour, en savourant la saveur, avant de sourire en voyant le capitaine se tortiller pour essayer d'en avoir plus. Il plaqua sa main sur sa hanche pour l'empêcher de bouger, mais finit par abandonner, galvanisé par la peau chaude, pour remonter et caresser le ventre.

- Bucky, s'il te plait, grogna Steve en agrippant son bras de métal.

Le soldat sourit, heureux de voir le capitaine s'abandonner complètement entre ses doigts, sans penser à l'image qu'il pouvait renvoyer. Plus maintenant. Non, il avait une confiance totale en Bucky.

Jusqu'au bout je serai là pour toi.

C'était les mots qui l'avaient ramené. Les mots qui les avaient gardés unis pendant des décennies. Alors, Bucky engloutit simplement le sexe dressé dans le seul but d'apporter le plus de plaisir au capitaine, qui gémit bruyamment, ne s'y attendant pas. Steve se cambra si fort pour s'enfoncer davantage dans cette bouche chaude que son bassin décolla du matelas. La main sur son ventre le caressa comme si Bucky était fier de cette réaction. D'ailleurs le soldat mit par la même occasion plus d'ardeur à le sucer, électrisé par les bruits indécents que faisait Steve, mais rapidement il finit par glisser le long du membre. Il le frotta une dernière fois contre ses lèvres, avant d'aspirer les bourses en dessous. Steve grogna légèrement, avant de reprendre ses halètements.

Bucky tendit le bras et prit un des trois flacons de lubrifiant qui se trouvaient toujours cachés près de ce lit beaucoup trop grand pour seulement deux personnes. Il fit couler le liquide sur ses doigts d'un geste habitué à effectuer cette manœuvre, avant de venir caresser l'entrée du capitaine. Steve plaça sa main sur sa nuque pour l'encourager à revenir contre sa bouche. Bucky hésita un instant à lui donner ce qu'il voulait, avant de finalement engloutir de nouveau le membre, s'amusant à le titiller du bout de la langue, l'effleurant à l'extrémité ou le redessinant complètement. Il enfonça un à un ses doigts, récompensant chaque gémissement par une succion plus forte. Une fois suffisamment élargi, il enleva ses doigts avant de relever la tête en entendant le bruit de frustration du capitaine. Il passa sa langue sur le bout accordant une dernière succion bruyante avant de remonter le long du ventre, mais Steve lui agrippa les cheveux pour le faire pour le ramener violemment à lui et s'empara tout aussi brusquement de ses lèvres.

Le capitaine entreprit de conquérir férocement sa bouche comme le vaillant soldat qu'il était, envahissant chaque recoin, faisant capituler la langue de Bucky sans aucun remord, avant de se retirer, ses yeux brillant d'excitation et son front collé au sien. Ils échangèrent un simple regard complice, avant que Steve ne se laisse retomber en arrière, s'allongeant de tout son long sur le matelas, avec un étrange sourire aux lèvres.

-Tu attends quelque chose ? s'amusa Bucky en caressant sa joue bougeant déjà son bassin pour bien se placer.

- Hm-hm…

Le soldat de l'hiver sourit doucement, déposant un baiser tendre sur ses lèvres, avant de s'enfoncer d'une traite en lui, mais avec une infinie lenteur pour le laisser s'habituer. Le capitaine s'était immédiatement tendu à l'extrême, expirant bruyamment l'air de ses poumons, alors qu'il enlaçait fortement son ami. Bucky ne s'arrêta de bouger qu'une fois qu'il fut enfoncé jusqu'à la garde et entreprit de mordiller son cou. Steve finit par se calmer. La légère douleur de l'intrusion passée, il se redressa, passant ses deux grandes mains sur les fesses de Bucky pour l'inciter à bouger. Le soldat de l'hiver se redressa sur ses bras, s'installant à genoux, pour donner le premier coup de reins qui les fit tous les deux gémirent profondément.

- Quel spectacle indécent, déclara soudainement une voix grave et masculine non loin d'eux.

Les deux soldats tournèrent tous les deux la tête sur leur gauche pour voir Tony Stark dans toute sa superbe, habillé d'un costume haute couture et appuyé avec nonchalance contre l'encadrement de la porte. Il commençait déjà à défaire sa cravate. Si Steve lui accorda un sourire timide, ce ne fut pas le cas de Bucky, qui se figea complètement dans ses mouvements, son regard noir posé sur l'ingénieur, comme prêt à bondir.

-Tu ne devrais pas être ici, déclara-t-il d'une voix dure.

- C'est exact, concéda Tony en enlevant ses chaussures et ses chaussettes avec quelques mouvements sans les quitter des yeux. Et le fait que tu le saches rend ton crime encore pire…

- Cela ne t'a pas dérangé, toi, lorsque je suis arrivé quand vous aviez fini l'autre jour, grogna Bucky en se penchant légèrement en avant, dans une attitude agressive.

Steve essaya d'ailleurs de l'attirer à lui, tendant les mains pour s'agripper à ses épaules et le calmer, mais il fut repoussé par Bucky, toujours fixé sur Stark.

-Tu n'as toujours pas digéré ça, hein ? s'amusa Tony en laissant sa veste tomber au sol, bientôt suivie par ses boutons de manchettes. Tu sais ce qui se passe quand l'envie nous prend aux tripes. Et la différence avec toi est que je n'avais rien prémédité. Mais j'ai bien fait d'annuler mes deux dernières réunions…

Arrivé près du lit, Tony resta tout de même à bonne distance de Bucky, se penchant vers Steve pour lui caresser délicatement la joue.

-Pas vrai, mon amour ? susurra-t-il avec une étrange douceur.

Steve ne répondit pas, sachant que cela allait envenimer la situation qui pourtant l'excitait au plus haut point comme en témoignait son érection qui n'avait rien perdu de sa vigueur, tout comme celle qui était en lui. Non, les choses pouvaient largement mieux tourner encore. Alors, il attrapa la nuque de Tony pour l'attirer à lui dans un baiser passionné, donnant un coup de hanche dans la manœuvre qui fit grimacer Bucky, tentant de ne toujours pas bouger, inquiet de la réaction de l'ingénieur, visiblement. Mais Tony s'empressa de partager le baiser, jouant avec la langue du capitaine de manière langoureuse, s'acharnant à le faire gémir. Il finit même par lui mordiller la lèvre avant de se redresser pour le contempler tendrement.

-Jarvis m'a dit que tu avais été à l'hôpital, c'est pour ça que je suis rentré plus tôt. Mais je vois qu'on s'est déjà occupé de toi. Il a été gentil avec toi ? Demanda-t-il d'une voix grave, légèrement rauque.

Tony était excité. C'était indéniable. Cela s'entendait à son ton et sa respiration rapide et il ne semblait pas du tout inquiet par le regard noir de Bucky toujours fixé sur lui. Non, Tony était Tony Stark. Pas une seule fois il s'était inquiété d'être avec un super capitaine shooté au super sérum et un soldat ancien assassin au bras métallique tueur qui pouvait devenir dangereux. Non au contraire, il semblait toujours maitriser la situation. Comme maintenant. Il était sûr de lui, abordait un sourire fier, comme s'il savait tout. Et c'était surement le cas, pensa Steve en se rappelant comment la situation avait basculé comme ça.

Comment tout cela avait commencé…


Cela vous a plu ? Vous croyez que cela va finir comment ? :D