Je suis heureuse de vous présenter le premier chapitre de ma nouvelles fic : Une UA Destiel.

" Le chasseur et le soldat ".

.

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à l'écrire. Je posterais un nouveau chapitre tous les dimanches ( on ne perd pas les bonnes vieilles habitudes).

J'avoue avoir pris un plaisir fou à retrouver tous ces persos que j'adore et qui pour la plupart ne sont plus. C'est l'une des magies des fics que de pouvoir les rendre immortels.

.

Je tiens à remercier Mysty et la guest sans nom (si vous passez par ici) pour leur review sur mon OS : " Home".

.

Merci à Cha, ma béta et complice.

.

Enjoy

.

Chapitre I : " Le chasseur et..."

.

"Sammy" hurle Dean en se mettant à zigzaguer dans la foule, heurtant une femme, la retenant par réflexe avant qu'elle ne tombe.

" Pardooooooon", en pivotant sur lui-même pour reprendre sa course.

Il voit de loin son frère prendre à droite et disparaître.

" Bordel", en accélérant sa course, hurlant aux gens de se pousser, son bras levé, Berreta dans la main.

" Dégagez ", en écartant violemment un homme de son chemin.

Il sent les regards furieux ou inquiets dans son dos et s'en fout royalement... Ses 2,000 dollars de prime se font la malle, c'est tout ce qui lui importe à ce moment-là ainsi que sa fierté blessée, mais ça il ne l'avouerait jamais.

Il atteint le coin de la rue, le souffle court.

" Fais chier", en apercevant au loin Sam. Il le voit tourner à nouveau à droite et sourit.

" P'tit con", en bifurquant dans une petite ruelle, évitant les bennes à ordure qui débordent d'immondices et les poubelles en plastique qui jonchent le sol.

.

Tout ça parce qu'il n'avait pas pu s'empêcher de reluquer cette superbe déesse. Pas de sa faute si son 90B dénudé était entré en collision avec son torse, la porte à peine enfoncée.

" Dean " avait crié Sam en voyant leur suspect détaller par la fenêtre tandis que son aîné souriait comme un benêt à la jeune femme peu farouche qui lui faisait de l'œil.

" La ruelle arrière, OBSÉDÉ " fulminait Sam en passant par la fenêtre pour dévaler les escaliers de secours sur deux étages.

" Madame" l'avait saluée Dean avant de faire volte-face et de descendre deux à deux les marches.

.

Le suspect avait pris la poudre d'escampette, torse et pieds nus, armé de son seul Glock. Pousser la prostituée qu'il venait d'embarquer dans les bras de Dean devait être probablement l'idée la plus lumineuse qu'il ait jamais eue de toute sa misérable carrière de braqueur de supérette sans talent. Il se mit à jurer comme un charretier quand son orteil heurta un bout de dalle de trottoir qui dépassait alors qu'il jetait un coup d'œil au-dessus de son épaule. L'énorme silhouette de son poursuivant apparaît au coin de la rue. Au moins, s'était-il débarrassé de l'autre pervers, se dit-il en souriant.

.

Dean voit le bout de la ruelle et accélère le pas. Il transpire, rage, peste et vocifère tout en manquant de tomber à chaque obstacle qu'il évite.

Il déboule dans la rue et tend sa main armée devant lui. Le suspect focalisé sur Sam n'a rien anticipé. Il se prend la crosse de plein front, se lamente en tombant sur ses fesses sous le regard indifférent des quelques passants qui continuent leur chemin.

Une botte lui écrase la main, le forçant à lâcher son arme. Dean se penche et s'en empare, il y jette un œil et soupire, dépité.

" T'es tellement con que t'as même pas pensé à retirer le cran de sûreté... Abruti", en lui tapant sur la tempe.

L'homme grimace en essuyant le sang sur son front.

" Je vais porter plainte pour coups et blessures" le menace l'homme.

" Tu veux que je te donne une vraie raison de le faire, du gland ? " le toise Dean, rictus au coin des lèvres.

" Bien joué " lui lance Sam, essoufflé, quand il les rejoint.

" T'as vu", en se redressant avec orgueil. " Il assure, l'obsédé", en se foutant de la tête de son frangin.

" Si tu t'étais concentré sur la cible dès la chambre plutôt que sur les attributs de son occupante, on aurait pas eu à se taper le marathon de New-York, je te signale", en repoussant une mèche de cheveux qui lui tombe sur les yeux.

" Toujours à râler" marmonne Dean entre ses dents en glissant le Glock dans sa ceinture arrière.

Sam fouille sa poche et en sort des menottes.

" Debout, Wayne ", fait expaspéré Sam en le tirant par le bras pour le relever.

" Doucement merde... Il m'a fracassé le crâne, l'autre malade-là ", en foudroyant Dean du regard tandis que Sam lui passe les bracelets.

" Quel crâne ? Sombre crétin" réplique Dean. " En route", en le poussant dans le dos. " On le dépose et on va se prendre un café ? " continue-t-il en se tournant vers Sam.

" Bonne idée" répond celui-ci en sortant son téléphone.

.

Ils atteignent l'Impala garée à un pâté de maison de là. Les gens se retournent sur cet étrange trio et Dean ne peut résister à l'envie de les narguer, taquin. Souriant aux jeunes femmes et louchant sur le cul des jeunes hommes. Sam dodeline de la tête, désespéré.

" Bah quoi... On en jette, on a la classe, j'en profite ", en claquant sa langue sur son palet.

" La classe ? " se moque le cadet. " Tu as des auréoles sous les bras digne du lac Erié et tu te trimballes avec un mec à moitié à poil à côté de qui JCVD passerait pour un intellectuel... Tu parles d'une classe ", en se mettant à rire.

" Pauv' con", en perdant tout son engouement. " Rabat-joie"

" Bobby nous attend", en lui indiquant son téléphone qu'il range dans sa veste. " Il va contacter Bela "

" Tu lui as envoyé toutes les notes de frais au moins ? Cette fois-ci , elle a intérêt à tout rembourser ", en ouvrant la porte arrière de l'Impala et y poussant Wayne.

" Fais gaffe, merde " gémit celui-ci quand sa tête heurte le bord du toit.

" Ta gueule", en le poussant une nouvelle fois, claquant la porte sous le regard désapprobateur de Sam.

" Oh ça va ... S'il est assez solide pour braquer des petits vieux, il est assez solide pour se bouffer bébé ", en ouvrant sa portière et suivant du regard Sam qui fait le tour de la voiture.

" T'as pas répondu à ma question ! "

" Oui... j'y ai pensé... Bobby m'a gentiment fait remarquer d'ailleurs que la note de restaurant nous serait très certainement facturée", en s'engouffrant dans l'habitacle.

" Et je peux savoir pourquoi ? " peste Dean en s'asseyant tout en glissant la clef dans le démarreur.

" Je sais pas " fait innocemment Sam. " Peut-être que 100 dollars pour une bouteille de whisky a dû lui sembler quelque peu exorbitant, tu ne penses pas? ", sourire contrit.

" Du Seagram... Sammy... T'as bu le must du whisky écossais, mec"

" J'ai siroté un verre et tu as sifflé le restant de la bouteille"

" Je ne l'ai pas sifflé...", en faisant son créneau. " Je l'ai savouré "

" Je suis certain que Bobby va apprécié la nuance", en étouffant un rire goguenard.

" Ferme-la et donne-moi plutôt l'adresse du poste le plus proche ", en jetant un regard dans le rétroviseur pour apercevoir Wayne qui les fixait, incrédule.

.

Une fois le colis livré et les papiers en ordre, Ils rentrent dans le premier dinner qu'ils croisent et s'y prennent un café, histoire de se remettre de leur course poursuite.

Dean en profite pour s'enfermer dans les toilettes et changer de chemise. La remarque désobligeante d'une jeune stagiaire de police qu'il avait ouvertement dragué l'avait refroidi.

" Vous devriez penser à prendre une douche, vous puez pire qu'un bouc", en se pinçant le nez, dégoûtée.

" Vous devriez penser à prendre une douche" avait répété Dean en minaudant. Un coup de nez sous ses aisselles et il perdit de sa superbe. Il jetait de la mort.

Sam lui avait tapé dans le dos en riant.

.

Moins d'une demi-heure plus tard, ils reprennent la route. Dean a calculé qu'il leur faudrait près de deux heures pour rejoindre l'agence. L'après-midi déjà bien entamée, il ne veut pas perdre de temps et arriver avant la tombée de la nuit.

Deep purple envahit l'habitacle. Sam ne se formalise plus des goûts musicaux de son aîné... Il finit par croiser les bras, pose son front sur la vitre, se laissant bercer par le ronronnement du moteur et la musique, et s'endort.

.

Cela fait bientôt dix ans qu'ils parcourent tous deux les routes américaines à la poursuite de fugitifs qui ne s'étaient pas présentés à leur agent de probation, ou qu'ils traquent des criminels, allant du simple bougre qui avait détourné du fric à l'assassin qui avait trucidé toute une famille pour quelques dollars, tout en passant par les violeurs, les trafiquants et autres joyeusetés du genre. Ils ont toujours baigné dans cet univers et ce depuis leur plus tendre enfance. Leur père, John Winchester, était lui-même chasseur de prime et fils de chasseur de prime.

Lui et Bobby Singer, amis de longue date, avaient décidé de s'associer et de créer leur propre agence. A la mort de John, Dean avait rejoint l'équipe de Bobby, certification et badge dans une main et permis de port d'arme dans l'autre. Singer avait cependant exigé de son nouveau poulain qu'il aille suivre des cours donnés à l'université sur l'application des lois ainsi que des cours d'auto-défense. C'étaient là ses seules conditions, Dean s'y plia bon gré, mal gré.

Deux ans plus tard, Sam, diplôme de criminologie en poche, vint les rejoindre. Il fit immédiatement équipe avec son frère. Leur duo devint vite réputé et surtout respecté dans le milieu.

Leur plus grande fierté jusqu'à ce jour, fut de n'avoir jamais dû user de leur arme. A l'exception de tirs de sommation, jamais une balle ne fit couler le sang.

.

www

.

"Debout, la belle au bois dormant" le secoue Dean.

Sam grommelle en s'éveillant.

Devant eux, une pancarte.

.

" Singer & Winchester " .

Bounty hunters agency "

.

Dean s'étire en baillant tandis que Sam déplie sa grande carcasse.

" Salut tout le monde " hurle Dean en ouvrant la porte vitrée opaque, tout en souriant à Jessica assise à l'accueil.

" Dean... Sam ", en se levant quand celui-ci passe le pas de la porte.

" Jess" bafouille ce dernier.

Il sent plus qu'il ne voit Dean lever les yeux au plafond.

Jessica le frappe sur le bras en passant et file embrasser Sam sur la joue.

" Tout s'est bien passé ? " s'enquiert-elle.

" Très bien... Bobby est là ? ", en ôtant sa veste.

" Il vous attend", en la lui prenant. " Je viens de faire du café, je vous apporte ça tout de suite"

" Merci "

Dean soupire en se passant la main dans les cheveux tout en la regardant s'éloigner vers la pièce arrière.

" Pas un mot" le menace Sam.

" Explique moi... Tu lui plais, elle te plaît et quoi ? ", dubitatif.

" Fous-moi la paix... Tout le monde n'est pas comme toi à sauter sur tout ce qui bouge"

" Je ne saute pas sur tout ce qui bouge" se renfrogne Dean.

" Avance", las, en le poussant vers une autre porte vitrée.

" Bobby Singer"

Dean frappe un coup et sans attendre de réponse ouvre, tout sourire.

" Le retour des enfants prodiges" maugré Bobby en levant la tête de son pupitre.

" Merci pour l'accueil... Ça fait chaud au cœur " soupire Dean en se laissant tomber sur une des deux chaises face au bureau.

" Tu veux quoi ? Que je vous accueille avec des colliers de fleurs ? ", en s'enfonçant dans son fauteuil.

" Pourquoi pas ? " le raille Dean sous le regard complice de son frère.

" Crétin " bougonne Bobby. " Cela dit, beau boulot. " poursuit-il. " Bela est ravie"

" En même temps, ça n'allait pas ruiner sa petite entreprise si on loupait le lascar, hein" marmonne Dean.

" C'est vrai, mais étant donné qu'elle est notre principale fournisseur de têtes d'affiche, si elle est ravie, je le suis aussi ", sourire entendu.

" Tu voulais nous voir ? " relance Sam.

" Oui ", en se penchant sur un dossier ouvert sur son bureau. " Et sur ce coup-là, je vous laisserai seuls décideurs"

" Heureusement que je suis assis" note Dean en relevant un sourcil, surpris.

" La ferme " siffle Bobby.

" Seuls décideurs, ça veut dire une chasse à l'homme ? " ose Sam.

" Pourquoi ? Jusque-là, on faisait quoi, tu crois ? Du tricot ? " réplique Dean.

" C'est un cas qui ne relève pas d'une violation de probation " précise Bobby en ignorant Dean pour son frère.

" Où est le soucis ? On a déjà travaillé sur ce genre de cas, non? "

" Ici, c'est un peu différent", légèrement embarrassé.

" Vas-y... Crache le morceau, Bobby... Je suis crevé et je voudrais bien rentrer chez nous" souffle Dean en se pinçant l'arête du nez.

" Un officier de l'armée à la retraite a pris contact avec l'agence ce matin"

" L'armée...Rien que ça " siffle, faussement admiratif, Dean.

" Tu permets " le coupe Bobby en bougonnant.

Il voit son vis à vis lever les mains en signe de reddition.

" Il aimerait nous engager pour retrouver un déserteur"

" Pourquoi nous ? " lance Dean, suspicieux.

" Ils ont perdu sa trace , il y a quelques jours et, depuis, ils ne savent plus où chercher... Ils se sont dits que des civils spécialisés dans la traque de fugitifs pourraient peut-être les aider à régler cette petite affaire avec une certaine discrétion "

Un malaise certain plane soudain dans la pièce.

.

" Je le sens pas, Bobby" fait Sam en interrogeant son frère du regard. " L'armée a sa propre police et puis s'ils veulent tenir ça discret, mettre cela aux mains de chasseurs de primes me parait un choix peu judicieux... Et pourquoi un officier à la retraite ? "

" C'est un civil... C'est moins suspect, je suppose ", doutant de ses propres mots.

" Ça pue cette histoire" grogne à son tour Dean.

" C'est pour cela que je vous laisserai seuls juges... Je vous suivrai quelle que soit votre décision"

" On en sait un peu plus sur ce déserteur? " s'informe Sam.

" Seulement le minimum, l'officier en question refuse d'en dire plus sans être certain que nous acceptions l'affaire, ce qui me parait somme toute logique"

" Et le minimum, c'est... ? "insiste Dean.

" Il aurait été témoin ou auteur d'un meurtre... sur un civil "

" Un civil ?"

" Le directeur d'une entreprise d'armement "

" Fergus Crowley " balance Sam en se levant. " J'ai vu ça aux infos... On a retrouvé son corps dans une décharge, une balle dans le cœur, une autre dans la tête"

" Exact" confirme Bobby.

" La police n'est déjà pas sur l'affaire ? "

" Elle piétine... Tout est au point mort, et visiblement l'armée ne veut pas partager ses informations avec la criminelle"

" Et on vient foutre quoi nous dans cette histoire ? " lance Dean.

" Notre boulot... On retrouve le déserteur, on le remet à l'armée et ..."

" Et on se met la police à dos...Super bon plan " le coupe-t-il aussitôt.

" ET... " tonne Bobby " l'armée l'interroge avant de le remettre aux autorités compétentes, ce qui signifie ici, la section criminelle du Wisconsin "

" Et on est censé les croire sur parole ? "

Dean se lève en riant, peu convaincu.

" On demandera à Charlie de garder trace de tout le déroulement de l'enquête et si par malheur, l'armée nous double, on aura de quoi faire pencher la balance "

" Vrai que le poids d'une petite agence de chasseurs de primes contre celui de l'armée américaine, va direct PENCHER en notre faveur" ironise Dean.

" Tu les crois ? " demande Sam à Bobby en intimant du regard à son frère de se taire.

" Honnêtement", en se grattant la barbe. " Je n'en sais rien... Je n'ai pas fait partie assez longtemps de l'US Army pour me faire une opinion tranchée sur celle-ci. Vous devez savoir, tout de même, qu'ils offrent une prime de 50,000 dollars pour sa capture, frais non compris et pas d'intermédiaire "

" Wouah ... La vache" laisse tomber Dean en s'affalant sur sa chaise.

" C'est une somme drôlement élevée pour un simple déserteur, non ? " souligne Sam.

" Trop, c'est évident, mais... Notre travail consiste à traquer des fugitifs et à les remettre à qui de droit. C'est ensuite à la justice de tranccher... Point barre "

" Sauf qu'ici, la justice risque d'être expéditive... L'armée n'est pas reconnue pour sa bonté d'âme ni sa transparence " souligne Dean.

" 50,000 dollars... C'est une sacrée somme" note Sam, abasourdi.

" Une sacrée, oui et, il m'a déjà fait comprendre que si nous refusions, il s'adresserait à une autre agence " souligne Bobby.

" Je le sens pas" rumine Dean, en croisant les bras.

" C'est pas tout" relance Bobby. " Si on accepte, je dis bien SI... On devra rendre des comptes journaliers à ce même civil qui lui-même en informera ses ex-supérieurs ", en roulant des yeux.

" Me dis pas qu'on va devoir se coltiner ce clown endimanché pendant toute l'enquête ? Je te préviens, je ne veux pas de ce trouduc de retraité dans ma bagnole " claque Dean en décroisant les bras.

" Ce trouduc de retraité, comme tu dis si bien, ne posera pas son cul dans ta bagnole" réplique Bobby en soupirant " Mais un de leurs lieutenants, si... Il lui servira d'intermédiaire et vous aidera sur le terrain "

" La confiance règne" fulmine Dean. " Donc pour résumer, on doit débusquer un déserteur dont, au fond, on ne sait rien excepté ce que l'armée veut bien nous dire, c'est à dire que dalle... Tout ça via un empaillé à la retraite et, cerise sur le gâteau, on va devoir se farcir en plus un boulet de planqué du régiment aux basques... Génial", en ricanant, désabusé.

" Tu en penses quoi, Bobby ? " l'interroge Sam.

" J'en pense que j'aime pas ça, mais je pense aussi aux 50,000 dollars qui vont nous passer sous le nez si on refuse l'offre et qui finiront chez l'un de nos concurrents nettement moins regardant"

" Genre Dick Roman " soupire Sam.

" Genre ce parfait connard "

" Tu nous suggères donc d'accepter ? " s'étonne Dean.

" Je vous suggère d'y réfléchir et surtout de vous souvenir qu'on a une certaine Bradburry entre ces murs et que je laisserai pas l'armée se foutre de ma gueule... Je vous suggère aussi de penser à la somme à la clef et au fait qu'on est une agence de chasseurs de primes et que notre boulot consiste à ramener des fugitifs et que ce déserteur en est un... ", en tapant son bureau de son index.

" On a le droit à une nuit de réflexion ? " lui demande Dean.

" Il doit me recontacter demain dans la journée... D'ici là, pensez-y et donnez moi votre réponse. Et je vous le répète, peu importe votre choix, je vous suivrai."

" Merci, Bobby... Là, j'ai besoin de me décrasser et de boire un coup", en croisant le regard lointain de Sam. " Tu me suis ou tu prévois autre chose ? ", sourire en coin.

" Je te suis"

" Lâche"

" On en reparlera l'un de ses quatre ", main sur la poignée de porte.

" C'est ça... Je me serais déjà tapé la moitié de l'état avant que tu décides à l'inviter, j'te le dis moi", en se mettant à rire.

" T'es un grand malade", en ouvrant. " Salut Bobby"

" N'oubliez pas de m'appeler, hein?"

" C'est ça, au revoir aussi à toi, Bobby" soupire Dean, exaspéré en fermant la porte derrière lui.

.

Au même instant, arrive Jessica avec un plateau et les cafés.

" Vous partez déjà ? ", en plantant ses yeux dans ceux de Sam.

" Oui.. On n'a pas dormi depuis deux nuits, on a vraiment besoin de récupérer", en reprenant sa veste.

" Peur aux trousses "murmure Dean à l'oreille de son frère.

" La ferme", en le repoussant. " A demain, Jess... Désolé pour le café ", en tirant son frère par le col de sa veste.

Celui-ci se dégage d'un revers de la main.

" Tu devrais l'inviter à boire un verre si tu veux pas finir momifiée en attendant que ça vienne de lui", en s'adressant à Jessica qui se met à rire.

" Mais tu vas la fermer, oui ! " rougit Sam, fou de rage.

" Merci pour le conseil" le remercie-t-elle.

" Tu vois... Tu devrais me dresser un autel ", en suivant son frère " Grâce à moi, tu vas enfin avancer dans ta non-relation"

" Jerk", en se dirigeant vers la voiture.

" Bitch", en courant le rejoindre.

.

Appuyé contre une voiture noire, un homme les observe de loin...

.

fin chapitre I

.

J'espère que ce premier chapitre vous aura plus, on se retrouve dimanche prochain si le coeur vous en dit.

Nous y ferons, cette fois, connaissance avec "le soldat".

.

NB : le "JVCD" balancé par Sam fait référence au comédien belge, Jean-Claude Van Damme, plus réputé aujourd'hui pour ces citations sans queue ni tête à mourir de rire que pour ses films... Je vous conseille cependant de regarder le film "JCVD" de El Mechri, ça vous donnera une toute autre image du comédien. Il y a une scène magnifique où spectateur, il se regarde passer pour un con à l'écran, ça m'a tordu le coeur.

.

Merci pour votre indéfectible fidélité durant toutes ces années.

.

Love you.