Et voila, un paquet d'années après Voyage à Ilix et Roy 30 ans, voila que débarque ma nouvelle fanfiction. On aurait pu croire que j'avais définitivement arrêté... mais non. Au contraire, c'est un projet que j'ai en tête depuis longtemps, vraiment longtemps ! Je pensais ne jamais l'écrire, mais finalement, je n'ai pas pu m'en empêcher ! Ce qui n'était qu'un gros délire à la base est devenu une histoire assez ambitieuse, j'ai donc pris de l'avance sur l'écriture pour pouvoir travailler le scénario et retoucher les chapitres autant que nécessaire. Parce que, oui. Si vous me connaissez, vous saurez que j'ai un faible pour les histoires longues. ;)

Du coup, cette fanfiction abordera des thèmes assez matures et sera plus sérieuse que mes autres textes. Sans dévoiler l'intrigue, je peux quand même vous dire ceci : attendez-vous à quelques grosses surprises !

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à l'élaborer et à l'écrire !


Introduction (Alphonse)

Je m'étais réveillé dans un grand lit blanc. En ouvrant les yeux, je sentais encore résonner la panique qui m'avait fait sursauter. J'avais peur de quoi ? Je ne m'en souvenais pas. Je sentais que j'avais un peu mal, ici et là, à la tête, aux coudes, aux genoux. J'avais dû m'écorcher, encore une fois, me faire quelques bleus.

Et je me redressai, aussi vite que je le pouvais avec mon corps en coton, et j'essayai de me souvenir. Je vis la pièce dans laquelle j'étais. Une grande salle aux murs blancs, avec un autre lit occupé, et une chaise sur laquelle était assise une inconnue en uniforme de l'armée, éclairée par la lampe de chevet de l'autre lit. Elle avait gardé son pistolet sur ses genoux et regardait devant elle d'un air calme et concentré. Quand je m'étais redressé dans le lit, elle avait tourné la tête vers moi. Les cheveux noirs coupés courts, des yeux bleus pleins de douceur, et un grain de beauté sous l'œil gauche... j'avais beau fouiller dans ma mémoire, je ne l'avais jamais vue, mais elle m'adressa un sourire rassurant, comme si elle me connaissait.

- Où suis-je ? murmurai-je d'une voix rauque

- … En sécurité, répondit-elle d'un ton apaisant.

- Où est Edward ? demandai-je d'un ton nerveux.

Et le souvenir de la transmutation me sauta au visage. Ed, et moi, quand nous avions fendu nos index pour faire tomber quelques gouttes de sang sur les ingrédients de la transmutation la plus importante de notre vie. Nous allions faire revivre maman.

- Et Maman... Où est Maman ?

Le visage de la militaire sembla se décomposer en m'entendant. Je sentis mon cœur battre à tout rompre. Quelque chose ne s'était pas bien passé. Je m'en souvenais. La lumière de l'alchimie avait basculé, des éclairs violets avaient rempli la pièce, et... et... Je ne me souvenais de rien, comme si j'avais été emporté par le flot.

- Alphonse ? souffla la femme d'une voix douce en se levant, posant son pistolet sur sa chaise. Tu es bien Alphonse, n'est-ce pas ?

- Oui, mais... Où est Maman ? Et Edward ? Qu'est-ce qui s'est passé ? répétai-je plus fort, sentant ma voix trembler malgré moi.

- Alphonse, il va falloir que tu restes calme, fit-elle en me prenant les mains, m'incitant à la regarder dans les yeux. Ta Maman, elle n'est plus là. Elle n'est plus là depuis longtemps.

- Je sais qu'elle est morte, il y a un an... mais Ed et moi, on l'a ramenée. On l'a ramenée, hein ?

Elle secoua la tête tristement et je me sentis pâlir.

- Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

- Beaucoup trop de choses... répondit-elle d'un ton évasif.

- Et Ed ? Où il est ? Où est mon frère ?

En vrai, je le savais. Je le savais depuis que j'étais réveillé, qu'il était dans la pièce. Mais j'avais peur. J'avais peur de ce que j'allais découvrir.

- Il est dans l'autre lit, juste ici. On ne vous a pas séparés. Mais... Il lui est arrivé beaucoup de choses, alors ne sois pas trop surpris.

- Il est en train de dormir ?

- Oui.

- Je veux le voir.

- Bien sûr, je ne peux pas te l'interdire. Mais...N'aie pas peur, d'accord ?

- Vous me parlez comme si j'étais un bébé, marmonnai-je. J'ai quand même dix ans.

- Je comprends, dit-elle d'un ton embarrassé. Viens.

Elle me tendit la main. Je la pris et elle m'aida pendant que je me levais maladroitement. Mon cœur bondit quand je sentis le sol sous mes pieds nus, mais j'étais incapable de comprendre pourquoi. Je fis les quelques pas qui me séparaient du lit d'Edward, et ces pas semblèrent durer un temps infini pendant que mon cœur battait contre mes côtes. Une fois arrivé à la tête du lit, quand je découvris Edward, le choc fut bien plus grand que tout ce que j'avais pu imaginer.

- Ed ? soufflai-je, incrédule.