Parfum de Lys


Angleterre/France, Espagne/Italie du Sud et autres...

Univers Pirate et Omegaverse (autant combiner deux trucs énormes !)


Disclaimers : APH est à Hidekaz Himaruya et je crois que je ne rendrais pas les personnages dans leur état d'origine.

Cette fanfiction est disponible sur en enlevant les parenthèses et sur Archive Of Our Own. Si vous la trouvez ailleurs, ce n'est pas de mon fait. Si vous payez pour la lire, vous vous êtes fait arnaquer par quelqu'un d'autre que moi. Je publie mes textes gratuitement.

L'omegaverse, qu'est-ce que c'est ? :

Une idée assez barrée. Biologiquement parlant, les personnages d'une omegaverse sont divisés en type hormonal : alpha, bêta et oméga (décision unilatérale et despotique de l'auteur de l'omegaverse en question, mouhahaha ! Ne partez pas. ).

Chaque type hormonal obéit à des règles biologiques et sociétales :

Les alphas sont de nature dominatrice, protectrice et intelligente. Ils peuvent devenir violent quand on leur tient tête ou quand on s'en prend à leur famille. Ils trouvent les omégas particulièrement à leur goût.

Les bêtas sont plus stables que les deux autres types hormonaux et constituent la majorité de la population mondiale, ce qui fait qu'il y a très peu d'alpha et d'oméga.

Les omégas sont au bas de l'échelle de la société. Ils sont considérés comme particuliers idiots et superficiels. Ils sont élevés dans le but d'épouser un alpha et d'élever des enfants. Ils exhalent un parfum singulier qui affole tout un chacun, ce qui les obligent à se marier très vite ou à se cacher.

Les deux sexes sont autant représentés dans chaque type hormonal.

Pour le reste, ça viendra au fur et à mesure de l'histoire.


Le Captain Kirkland, maître à bord de l'Unicorn, se trouvait au sommet de sa réputation de pirate excentrique.

Utilisant la magie, il défiait les éléments naturels pour les plier à sa volonté, échappait aux patrouilles officielles des plus grands pays du monde et dépensait très vite les richesses de ses abordages.

Avec intelligence, il laissait les navires les plus faciles à ses compatriotes pirates et s'attaquait à des proies réputées pour leur cargaison et leur force de frappes. Parfois, il autorisait Carriedo à l'accompagner quand il visait une flotte plus importante et qu'il avait besoin d'un élément de diversion tenace.

Idiota, ce Carriedo, comme le disait si bien son mari oméga, mais efficace et toujours vivant.

Au grand bonheur de la réputation de Kirkland, on entendait parler du sort funeste de La Maria, du Liberty, de L'or volant et de tous ses bâtiments commerciaux armés comme des navires de guerre et débordants de richesse qu'il avait pillé, coulé ou volé.

L'autre particularité de la renommée du Captain Kirkland était son célibat de mâle alpha qui faisait rêver toutes les jouvencelles et les jouvenceaux. Il s'amusait bien dans des lieux de perdition, mais son cœur restait à prendre. C'était ce qu'il disait à tout va, sans y croire. Contrairement à ce que la société souhaiterait d'un alpha, Arthur Kirkland n'avait aucune envie de se retrouver avec un omega pot de colle roucoulant d'amour et encore moins avec un bêta soumis au moindre de ses désirs.

Il incarnait la liberté.

Que diable !

Il n'allait pas s'enchaîner à quelqu'un, même s'il faisait tourner les têtes avec son costume rouge vif, son taux affolant de testostérone et ses yeux d'émeraude.

Jamais de la vie !

Il contrôlait son agressivité de mâle alpha célibataire en coulant des armadas.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Entre sa grande gueule et ses nombreux méfaits, Arthur Kirkland était recherché mort ou vif. Parmi tous ses poursuivants, seul le Capitaine Bonnefoy du Jeanne d'Arc se démarquait. Corsaire modèle, le jeune Bonnefoy avait atteint ce grade élevé grâce à ses capacités étonnantes en navigation.

Lors de leurs premières rencontres, Arthur s'était imaginé que la distance entre leurs deux navires était suffisante pour ne pas se sentir inquiété. Il n'avait pas surveillé le bâtiment français et avait continué sa route.

Mal lui en avait pris.

Peu habitué à une telle maîtrise non magique des océans, Arthur Kirkland s'était fait rattraper et, flatté, avait engagé les hostilités. Il avait même croisé le fer avec Bonnefoy. Cet alpha magnifique, au corps façonné par l'entrainement, était également doué avec les armes. Sa barbe finement taillé, ses cheveux bouclés aux reflets d'or, ses yeux d'un bleu pur, ses vêtements recherchés auraient facilement pu le faire passer pour un oméga. Il n'en était rien. Par-dessus son parfum de lys, son corps exhalait des hormones mâles fortes durant le combat, l'intimant à se soumettre.

Arthur Kirkland était un mâle alpha fier et rebelle. Ce ne serait pas quelqu'un de son genre et de sa nature qu'il le ferait plier.

En fait, si.

Kirkland dut utiliser un tour de magie pour fuir honorablement pour la toute première fois de sa vie.

Il avait sollicité une brume pour remettre chaque français à sa juste place, c'est-à-dire sur le Jeanne d'Arc, et filer à la vitesse de l'éclair grâce à un vent magique réservé à son bâtiment.

Arthur les avait épargnés, parce que leur bravoure était louable et leur adresse remarquable.

Une belle connerie qu'il regrettait amèrement en écoutant la voix enjouée de Carriedo au sujet d'une annonce officielle.

Reprenons.

L'historique honteux avec Bonnefoy aurait pu s'arrêter à cet épisode-là.

Seulement, le français était également intelligent et avait réussi à lui tendre des pièges à plusieurs reprises.

Arthur devait sa survie à ses capacités magiques.

Contrairement à l'avis général de son équipage, Arthur épargnait la vie de Bonnefoy et de ses hommes, parce que, mine de rien, les français constituaient un formidable divertissement dans sa vie bien rangée de pirate et faisaient à chaque fois preuve d'originalité.

Arthur croisait rarement des personnes capables de lui tenir tête avec autant d'acharnement et d'imagination.

De toute manière, il fallait un ennemi de son envergure pour devenir une grande légende de la piraterie.

Bonnefoy avait tenu ce rôle à merveille.

Seulement, ce temps était révolu et sa vie prenait un tour bien ennuyeux.

« Répète un peu Carriedo.

- Le Capitaine Bonnefoy du Jeanne d'Arc, lut avec emphase Antonio, a été jugé coupable pour tromperie sur sa nature d'oméga, falsification de documents officiels, utilisation de substances illicites et outre-passement de ses droits civils. Il a été arrêté et sera condamné à mort. »

Pour se calmer, Arthur avisa le prostitué entre ses cuisses en train de s'occuper de son érection problématique. Il aimait bien disparaître dans la bouche de cet esclave. Seulement, son plaisir était grandement perturbé par son collègue et par le vilain tour que prenait sa légende. Pourtant, Bonnefoy avait été le candidat idéal pour demeurer son grand rival dans l'Histoire avec sa droiture à toute épreuve ! Il aurait dû se douter que cette exemplarité cachait un truc pas net !

« Ton rival est un oméga ! Qu'est-ce que ça te fait d'être tombé dans les pièges de ce faiblard ! Pendant des années ! Tu vas être la risée de tout le monde !

- On reparlera de qui tient la culotte dans ton couple. Où est Lovi-chou ?

- Lovi-chou est en train de s'occuper du ravitaillement et des enfants. Il est meilleur que moi en logistique. »

Lovino était surtout plus intelligent, organisé et craint que son alpha sur le Conquistador. Il valait mieux maintenir Antonio dans ses illusions sur sa domination sur son oméga.

Il était de notoriété commune que les omégas ne possédaient aucune force physique, manquait d'intelligence et servait principalement à assurer la descendance des alphas. La société s'arrangeait bien pour ne pas leur donner d'éducation et les contraindre à se marier. Homme ou femme, les omégas apprenaient surtout à séduire, à bien présenter et à s'occuper d'une maison et de leur progéniture. Ils étaient mariés jeunes pour éviter des incidents regrettables. Les omégas dégageaient des stimulants sexuels très tentants pour tout un chacun et tombaient facilement enceint(e)s.

Arthur supposait que dans le cas de Bonnefoy il s'agissait de cette adorable odeur de lys qui le suivait partout et qu'on pouvait confondre avec un parfum. Il aurait dû se douteur qu'on ne sentait pas la fleur en plein milieu d'un combat.

A présent, sa réputation allait en pâtir !

Arthur avait surenchéri sur le danger que représentait son rival, ce mâle alpha puissant et intelligent, qui s'amusait à lui tendre des pièges audacieux desquels il ressortait difficilement victorieux.

Et voilà, que Bonnefoy se révélait être un oméga ! Ce type avait réussi à faire croire à tout le monde qu'il était un alpha dominateur ! Il était un grand adversaire et un virtuose de la tromperie. Dans les faits, mais pas sur le papier.

On allait se foutre de la gueule d'Arthur pendant des décennies. Un oméga l'avait floué pendant plus de cinq ans et l'avait poussé dans ses retranchements. On allait le provoquer en duel en disant qu'un oméga arrivait à lui faire de l'ombre. On ne le prendrait plus du tout au sérieux. On penserait que ses exploits étaient faux. On tenterait de l'assassiner !

Ce Bonnefoy lui compliquait la vie maintenant !

Arthur marquait l'Histoire comme un affabulateur et un faible, incapable de tuer un vulgaire oméga.

Ce ne devait pas rester ainsi.

« Je vais le dire à tout le monde ! »

Carriedo devrait plus souvent se déplacer avec sa tendre moitié. Lovi-chou l'empêchait d'être trop bête pour son propre bien. Arthur dégaina son flingue, mais incita l'homme à genoux devant lui de continuer son office.

« T'as pas intérêt à cafter. L'exécution est pour quand ?

- Bonnefoy est tellement haï pour avoir grimpé les échelons qu'il va être transféré en France pour une exécution publique. Il doit servir d'exemple pour empêcher les omégas de trop s'y croire. Une bonne chose…

- Je veux tous les détails de l'affaire… Qu'en dit Lovino ?

- Il est déjà au courant ! J'avais trop envie de lui dire ! Il faut qu'il prenne conscience du danger d'être un oméga qui donne des ordres débiles. »

Arthur sourit, car Lovino serait un allié de taille pour faire fléchir Carriedo. Activiste convaincu pour les droits des omégas, Lovino avait déjà le contrôle officieux du bâtiment de son chéri. Délivrer un oméga aussi charismatique que Bonnefoy le brancherait à tous les coups. Il saurait actionner les bons leviers pour obliger Antonio à se joindre à son expédition.

« J'ai l'intention de délivrer Monsieur Bonnefoy.

- Quoi ?

- Quand on me fait autant la Cour, il me semble approprié qu'il y ait un juste retour. »

Il en ferait un pirate tellement charismatique que sa réputation serait sauve, même en étant liée à jamais à la sienne. Il devait prendre les devants. Mort, Bonnefoy enterrerait les efforts de sa vie de malfrats à jamais.

« Ah… Je ne savais pas que vous étiez en parade amoureuse alpha-oméga.

- Sors d'ici pour avoir insinué une telle bêtise !

- Il y en a qu'ils vont le croire, si tu vas délivrer ta princesse !

- Je n'ai pas d'oméga !, s'énerva Arthur. Et je n'en veux pas. Ce ne sont pas mes instincts d'alpha qui m'oblige à le sauver. C'est par pur souci pratique. »

Pensant la discussion clause, Arthur sentit son érection reprendre de la vigueur entre les lèvres du prostitué. Seulement, Carriedo était un sadique né comme tout bon alpha.

« Il paraît que Bonnefoy n'a pas envie d'avoir un alpha. T'es sûr de ton coup ?

- Va rejoindre ton mari ! Reste à quai ! Je viendrai te voir !

- C'est le seul oméga qui t'intéresse, le défia encore Antonio.

- Laisse-moi enfin profiter de ma pipe ! Sinon je te plombe et Lovi-chou mourra de chagrin !

- Il te plombera avant de se donner la mort. Fais attention aux omégas ! Ce sont tes points faibles !

- Dégage ! »

Antonio ferma la porte et s'en alla retrouver son mari despotique.

Arthur mit la tête en arrière, alors que le plaisir reprenait place dans son bas-ventre.

Il pensa à ce cher Bonnefoy enfermé dans un cachot ou une calle, alors qu'il avait été si vertueux durant toute sa vie. Son seul crime était d'être né de la mauvaise nature par rapport à ses ambitions. Un parfum de lys chatouilla ses narines. Arthur s'imagina Bonnefoy à la place du prostitué. Il avait bien envie de baiser cet oméga pour l'avoir tourné en ridicule. Au moins sa bouche.

Après toute cette frustration, l'orgasme lui parut excellent et salvateur.

Il allait sauver la princesse en détresse et en faire son obligée.

Un sourire franchit ses lèvres à l'idée de revoir cette fripouille de Bonnefoy et de le soumettre à ses désirata.