Titre : Sympathy For The Devil (en hommage à une chanson des Rolling Stones)

Auteur : Sakuri

Traductrice : Silu-chan

Rating : M

Résumé : Slash Spike/Alex. Léger UA. A Sunnydale, Spike est retenu prisonnier par l'Initiative. Mais Buffy n'a jamais habité près de la Bouche de l'Enfer, aussi lorsque Angel débarque en ville, fraîchement dénué de son âme, Spike est peut-être le seul à le connaître suffisamment pour pouvoir l'arrêter. Entre alors en scène Alex, nouvelle recrue, aimant à démons et l'unique personne capable de retenir l'intérêt du vampire plus de cinq minutes consécutives.

Disclaimer : Rien n'est à moi, ni l'histoire ni les personnages


Chapitre 8 : Vérité faite maison

Le Commandant Walsh soupira. Cela faisait quatre fois d'affilée que les deux hommes se disputaient sur la même chose, cela devenait lassant. L'agent Harris, encore couvert de sang et plutôt terrifiant suite au récent drame survenu au Sous-sol, était livide de rage tandis qu'il poursuivait d'un pas furieux un Angleman fuyant à travers la pièce, tout en faisant de grands gestes.

"Je faisais des progrès, crétin ! Il avait commencé à me parler ! Et maintenant comment croyez-vous qu'il va réagir, hein ? Vous pensiez vraiment le rendre plus coopératif ? Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?"

Le Docteur Angleman tout en essayant de se faire tout petit, leva les mains sur la défensive. "C'était une expérience scientifique tout à fait valide ! Je vous ferai savoir que nous avons fait d'importantes... d'importantes découvertes !"

Harris eut un rire sans joie. "Comme quoi ? Vampire plus Eau bénite égale Tas de Poussière ? Huh. C'est marrant. Je croyais qu'on le savait déjà depuis un bon bout de temps, ça."

"C'était une technique d'interrogatoire, Agent. Nous avons besoin de réponses de cette sangsue et nous ne sommes pas prêts de les avoir avec vos mignons petits tête-à-tête !"

"Je -"

"Assez !"

Les deux se turent et la regardèrent avec surprise. Essayant de se calmer en essuyant sa main sur le devant de sa blouse de laboratoire, le Commandant Walsh se rassit lentement et leur désigna d'un geste de faire de même. Ce n'était qu'une querelle d'enfants. Franchement. Elle se tourna d'abord vers Angleman.

"L'agent Harris a raison. Cette méthode était excessive - et plus important, je ne l'ai pas approuvée."

"Mais je pensais -"

"Votre comportement a failli mettre un terme à l'existence de l'un de nos plus précieux Hostiles. Vous avez été imprudent, non professionnel et surtout vous avez agi sans ma permission."

"Je... je suis désolé, j'ai juste -"

"A partir de maintenant, vous ferez vos expérimentations et vos analyses comportementales sur des sujets consommables sans conséquences. Laissez Hostile 17 tranquille. Partez."

Angleman sous le choc, resta paralysé un instant, avant de se reprendre, semblant outragé et indigné tandis qu'il quittait la pièce avec un sec hochement de tête. Harris renifla d'un air méprisant à son départ, si furieux qu'il refusait à s'embêter à afficher le respect dû à son supérieur.

Elle l'observa un moment dans le silence qui s'ensuivit. Il était encore couvert de la tête aux pieds du sang du vampire séché, qui s'effritait dans un nuage de poussière rouge à chaque fois qu'il bougeait. Son bureau aurait grand besoin d'être nettoyé, et le jeune homme n'aurait pas fait tache dans un film d'horreur. Elle se rendit compte qu'elle était troublée par cette vue, à sa plus grande surprise.

"Félicitations pour avoir géré cette situation problématique avec brio, Agent. Vous avez utilisé une méthode très... innovante."

Il lui jeta un coup d'œil derrière ses cheveux emmêlés et hocha la tête.

"Vous disiez que vous faisiez des progrès avec Hostile 17. Monsieur Giles est du même avis. Il a en outre déclaré qu'il semblait que le vampire s'était attaché à vous."

Harris haussa les épaules, répondant dans son humour plein d'autodérision qu'elle devinait être sa marque de fabrique après leur première rencontre. "Il aime me tourmenter, si c'est que vous vouliez dire par-là."

"Il n'en reste pas moins que vous êtes le seul à avoir obtenu autant d'informations, même anodines. Vous avez réussi là où nos scientifiques les plus éminents ont échoué. Et votre rencontre avec Angelus nous prouve que Hostile 17 n'a pas menti à propos du mode de vie de son sire."

Il la regarde sans un mot, attendant qu'elle en vienne au vif du sujet.

Le Commandant se pencha sur le bureau. "J'ai stoppé Angleman, vous avez le champ libre désormais. C'est à vous de jouer, Agent Harris. Faites-en sorte qu'il vous fasse confiance."

Alex plissa ses yeux bruns d'un air pensif, et pris d'une intuition rare chez lui, il répondit, "Ce n'est plus seulement à propos d'Angelus, n'est-ce pas ?"

Elle eut un sourire lugubre. "Angelus reste, pour l'instant, notre priorité principale. Le nombre de morts augmente alors que nous parlons, et nous avons des difficultés à contrôler la panique de la population de cette ville. Les mutilations qu'il perpètre deviennent de plus en plus horribles, il ne tue pas les victimes pour se nourrir, non, il tue pour le plaisir. Mais, oui, vous avez en effet raison en ce qui concerne votre dernière affirmation."

"Et comment comptez-vous donc utiliser la confiance que Spike aurait supposément en moi ?"

Le Commandant Walsh leva un sourcil épilé à la mention du surnom qui s'était facilement échappé de la bouche du jeune homme. "L'utilité de Hostile 17 sera discutée une autre fois, Agent. Pour l'instant, contentez-vous de faire ce qu'on vous a ordonné de faire."

Il se raidit sous le rappel à l'ordre, essayant de paraître contrit, mais n'arrivant qu'à prendre une moue renfrognée. "Oui, Commandant."

"Bien. Maintenant partez avant de tacher autre chose."


Vêtu de ses habits civils, les cheveux encore humides de la douche, las des récents événements, Alex se rendit sans grand enthousiasme dans le Sous-Sol. Il se sentait épuisé et ne voulait rien d'autre que rentrer à la maison et dormir pendant une semaine minimum. Mais non. A la place, le voilà, traînant des pieds dans le couloir d'un blanc aveuglant, ignorant les grognements hostiles des démons dans les cages et réfléchissant à comment, exactement, allait-il réussir à exécuter les ordres du Commandant.

Qu'il me fasse confiance. Hah ! Et comment je suis supposé faire ça, bordel ? Je le déteste. Il me déteste. Je fais partie de ceux qui le gardent enfermé ici, il me tuera dès qu'il en aura l'occasion. Dès qu'il aura la moindre chance. La moitié d'une chance. Le quart d'une chance. La plus minuscule fraction de chance. Pourquoi est-ce qu'il me ferait confiance ? Ça n'arrivera jamais ! Il ne doit pas me faire confiance ! Ça va être impossible...

Mais son expression ne trahissait rien de son dilemme mental. Il était l'image du calme et du sang-froid tandis qu'il atteignait la Cellule 17, se préparant mentalement à la scène macabre qu'il ne manquerait pas d'y voir. Il fut épargné d'une telle vue cependant. Quelqu'un était passé nettoyer pendant son absence; il pouvait sentir l'odeur âcre de désinfectant et d'eau de Javel. La pièce était redevenue d'une éclatante blancheur, clinique - et la seule tache de couleur était le vampire accroupi dans un coin sur le sol.

Mais personne ne s'était embêté à le nettoyer, lui. Ses vêtements étaient déchirés et tellement tachés qu'on ne pourrait plus jamais les ravoir, ses cheveux blonds souillés de rouge. Il ne leva pas les yeux quand Alex s'approcha mais resta où il était, son dos contre le mur gauche de sa cellule, son front reposant contre la vitre, et ses mains pendantes sur ses genoux.

Cette position le faisait paraître vulnérable, et Alex se demanda distraitement s'il pouvait l'utiliser à son avantage pour tout ce truc de fais-moi-confiance.

Il s'arrêta devant la cellule sans un mot, s'asseyant en tailleur sur le sol adossé au mur opposé au vampire, en face de lui. Au même niveau. Comme un égal. Il fixa résolument ses genoux, déterminé à ne pas le fixer, à ne pas parler sans qu'il n'y soit invité, à ne pas envahir l'espace personnel de l'autre (un concept vidé de sa substance par la barrière en verre, mais c'était pour le principe). Il n'y a pas si longtemps, il n'aurait pas réussi à faire ça. N'aurait pas pu s'asseoir dans ce silence inconfortable et agressif sans ressentir le besoin de bavarder inlassablement, de relâcher la tension, de faire une blague maladroite et inutile. Mais l'Initiative lui avait appris la patience parmi beaucoup de choses, et il utilisa toutes ses réserves en stock.

Peut-être, vingt minutes se passèrent dans cet atroce silence avant que le vampire ne parle, enfin un bien grand mot pour ce qui était à peine plus fort qu'un murmure étouffé.

"T'aurais dû me planter ce pieu."

Alex cligna des yeux, brutalement sorti de sa transe silencieuse et se demandant brièvement s'il l'avait imaginé dire ça. Tenta sa chance. "Tu crois ?"

"Ouais. Ouais, c'est ce que je pense. Ça nous aurais tous sorti une belle épine du pied, non ?"

Probablement.

"Je croyais que t'avais prévu de t'échapper."

Un grondement sourd, presque dans les infrasons, émana du vampire, et Alex ressentit les vibrations dans sa cage thoracique plutôt qu'il ne les entendit réellement. Spike ne bougea pas cependant, mais ses yeux cerclés de doré le toisèrent avec colère. "Ne te moque pas de moi."

"Ce n'est pas ce que je - Je veux dire, Je... Désolé."

Un reniflement peu convaincu fut la seule réponse à son excuse penaude, et l'humain révisa aussitôt son approche.

Ok. Donc. Ne pas jouer un rôle ou sinon il va me percer à jour immédiatement. Pas de fausse compassion. Ce qui nous reste... quoi exactement ?

Spike encercla son poignet de son autre main, le frottant précautionneusement, méticuleusement, se débarrassant d'une couche de cendres qu'Alex avait remarquée plus tôt. Ils regardèrent tous deux avec une fascination morbide la substance pâle se déposer sur son jean noir.

"Est-ce que... est-ce que ça va maintenant ?" S'aventura Alex d'une voix hésitante. "Tu vas pas genre faire pouf et disparaître, ou un truc du style ?"

Un regard éloquent dans sa direction suffit à transmettre la réponse du vampire : va te faire foutre.

"Nan, chaton, tu m'as bel et bien sauvé la vie." Il ne semblait pas du tout content de ce fait. Il paraissait plutôt, dégoûté, oui c'était le mot. "La prochaine fois, fais-moi une faveur et plante-moi -"

"Il n'y aura pas de prochaine fois."

Le vampire cligna des yeux, sortant finalement de son immobilité et tournant la tête, dévoilant son expression confuse et méfiante. "Quoi ?"

Alex haussa les épaules, retournant à sa passionnante activité de contempler ses genoux. "J'ai parlé au Commandant. Plus d'eau bénite. Plus de... plus rien du tout. Juste me parler."

Spike plisse les yeux. "Pourquoi tu ferais ça ?"

"Comme je l'ai dit à Giles, tu ne nous sers à rien en tas de poussière."

Spike sourit d'un air méprisant puis détourna le regard. "Putain d'humains. Des salauds de sang-froid, tous autant que vous êtes, et pourtant je suis celui enfermé dans une cage pour être un monstre."

"Mais c'est ce que tu es, un monstre," et les mots s'échappèrent de la bouche d'Alex avant même qu'il ne réalise combien c'était contre-productif.

"Ouais. C'est ce que je suis, chaton. Je tue sans la moindre seconde d'hésitation. La culpabilité, ça ne me connait pas. Je tue pour me nourrir, pour survivre, pour protéger, pour me venger. L'instinct, ça te parle ? Tu sais, la chaîne alimentaire, la survie du plus fort, je suis un prédateur - peu importe comment tu te décides d'appeler ça. Mais les humains... Seigneur, laisse-moi te dire que vous pourriez en apprendre des belles aux démons. Ça ne m'a jamais traversé l'esprit jusqu'à récemment, remarque. J'croyais que vous étiez tous des charmants petits Hamburgers sur pattes, mais maintenant bordel, on devrait prendre des putain de cours de comment vous opérez."

Alex leva les yeux au ciel. "Ce n'est pas vrai. Nous ne sommes pas comme -"

"Non, vous n'êtes pas comme nous. Je te l'ai dit, nous on tue parce qu'on a une raison de le faire. On ne regrette rien, on ne ment pas, on ne le justifie pas. C'est naturel pour nous. On. S'en. Fout." Spike était soudainement à genoux face à lui, ses paumes violemment plaquées contre la vitre. "Mais je peux honnêtement dire que jamais, je n'ai poussé un corps au bord de la mort encore et encore et putain d'encore, tellement près qu'il me suppliait d'en finir, avant de le ramener parmi les vivants et de tout recommencer. Je le jure, si Angelus finit par me retrouver je pense qu'il aurait autant envie de me tirer de là que de rejoindre votre foutu club de psychopathes sanguinaires."

"Non -"

"Oh, je sais, je sais. Vous n'êtes pas animés d'intentions maléfiques, pas vrai ? C'est que de la science, après tout. Vous m'étudiez. Rien de cruel à ça, bien sûr que non. Ça te dirait de me faire partager les découvertes que vous avez faites, chaton ? Ça te dirait de me dire à quoi servait l'eau bénite ? Qu'est-ce que ça a prouvé ? Et les crucifix et autres fétiches religieux, hein ? Même moi je ne savais pas que certains d'entre eux me brûleraient, je t'accorde ça. Ah, m'injecter du sang contaminé, c'était novateur, en effet. Et la vivisection -"

"Arrête -"

"C'est mon préféré. Toi aussi tu te demandes à quoi ressemble mon cœur quand tu m'ouvres le torse en deux ? Et mon estomac ? Et puis tous mes autres organes ratatinés ou alors -"

"Spike, arrête !"

Alex avait bondi sur ses pieds, les mains agrippés dans ses cheveux mouillés, comme s'il essayait physiquement de se débarrasser des images que ces mots avaient conjurées. Il prit une inspiration tremblante, se sentit malade.

Le vampire était la représentation du mépris et du dédain tandis qu'il le fusillait du regard, puis il soupira et il se rassit, ses cheveux blonds et bouclés cachant l'expression de son visage. "Tu vois, chaton ?" sa voix retentit dans le silence, curieusement calme, presque clinique. "Au moins je ne mens pas à propos de ce que je suis. Un monstre, t'as dit. D'accord. Et vous vous êtes quoi alors ?"

La tension était à couper au couteau. Palpable. Alex ne voulait pas le regarder, il était en colère, en colère contre lui, en colère pour lui, et dans un état d'esprit qui ne lui permettait même pas de faire la différence entre les deux. Il se sentait... souillé par ce que lui avait dit Spike, il ne voulait pas y croire mais... il le croyait.

"Tu pensais qu'il se passait quoi ici ?"

Pas ça. Merde, pas ça...

"Je... je ne savais pas. Je n'ai jamais été autorisé dans le Sous-Sol avant..."

Un reniflement dédaigneux. "Putain de bleu..."

"Mais j'ai arrêté ça. J'ai parlé au Commandant, ça n'arrivera plus -"

"Ouais, jusqu'à ce que je vous dise ce que vous voulez, et après vous me jetterez comme un déchet." Spike secoua la tête, se passa les doigts dans ses cheveux en bataille. "Enfin, ça ne veut pas dire que toutes ces choses ne sont pas faites à tous les démons enfermés ici, pas vrai ? T'as déjà parlé à l'un d'eux de la même manière que tu me parles là ? Certains sont inoffensifs, tu le savais ? Ils ont des vies au-dehors, des amis humains, un travail. Ils n'ont jamais fait de mal à personne, ils sont juste nés un peu différents. Est-ce que tu crois qu'ils méritent d'être éviscérés et torturés de la façon dont tu essaies de te convaincre que moi je mérite ? Hein, chaton ?"

"La ferme..." Mais c'était dit sans grande conviction.

Il ment. Les démons ne sont jamais inoffensifs. Ils ne seraient pas enfermés ici sinon.

"T'es un branleur bourré de préjugés, pas vrai ?"

"J'ai mes raisons," rétorqua d'une voix rauque Alex. "Je n'ai pas besoin d'une leçon de moralité de la part d'un vampire."

Spike secoua la tête, résigné. "T'en as besoin d'une de quelqu'un. Cet endroit n'est pas pour toi. Même moi je le peux voir. Tu vaux mieux que ça. Preux Chevalier tout ça tout ça. Tu n'auras jamais ta place ici."

C'est censé être un compliment ou une insulte ? Est-ce qu'il essaie de me manipuler ?

Il se contenta de dire, "Tu ne me connais pas."

Le vampire eut un sourire sans joie. "J'en sais assez. Combien de tes collègues auraient fait la même chose que toi ce soir, et combien se seraient contentés de me regarder me consumer de l'intérieur avec satisfaction ? Je pense qu'on sait tous les deux la réponse, hein ? Hm. La seule raison pour laquelle je suis encore là c'est parce qu'en dépit de tout ce qu'ils ont essayé d'inculquer dans ta jolie petite tête, tu restes un putain de bon gars - et bordel je sais absolument pas si je dois te remercier ou te haïr pour ça."

Il me manipule. Il joue avec moi, c'est sûr...

"Je ne l'ai pas fait pour te sauver, tu sais," répliqua l'humain d'un ton sec, sur la défensive. "Je te l'ai déjà dit, tu ne nous sers à rien en tas de poussière."

Les yeux bleus rencontrèrent son regard, puis soudain, sortie de nulle part, était de retour l'étincelle d'amusement espiègle. Spike eut un sourire plein de dents puis lui susurra d'une voix basse, "Tu te dis ce que tu veux pour parvenir à t'endormir la nuit, chaton, et la vérité restera entre nous deux, notre vilain petit secret, d'accord ?"

"Quelle vérité ?"

Le vampire se leva souplement pour qu'ils puissent être face à face. "Tu m'adores, Alex." Il ronronnait. "Tu me méprises, mais tu m'aimes aussi."

Alex cligna des yeux, trop surpris pour réagir autrement, avant de percuter et presque s'étrangler de rire. "Je - ne te fais pas d'illusions. Pourquoi est-ce que je t'aimerais, Spike ?"

Un petit ricanement sournois lui répondit. "Peut-être que je t'ai subjugué, qui sait, comme la méchante et vilaine chose que je suis..."

Il nous a entendus, c'est sûr ! Qu'est-ce qu'il a entendu d'autre ?

Ennuyé, énervé, troublé, instable émotionnellement en raison des événements de cette épouvantable journée, la patience d'Alex avait atteint ses limites. Il était trop fatigué pour s'occuper des sautes d'humeur imprévisibles de Spike, de ses jeux de manipulation indéchiffrables et de ses mensonges désinvoltes.

Il soupira puis s'éloigna de la cellule. "Je reviendrai plus tard."

"Oh, mais je compte sur toi, chaton," lui répondit Spike tandis qu'il tournait les talons. "Tu illumines ma putain de journée, tu sais !"

Alex refusa de regarder en arrière.