Chapitre 5

Bonjour à tous!

(je reposte le chapitre, il était illisible mon Google l'avait traduit comme si il était en anglais je n'avais pas fait attention)

Je reviens après plus d'un d'absence et j'en suis vraiment désolée. Mais la vie fait que j'avais d'autres choses à penser. Mais je reviens en espérant vraiment pouvoir tenir un rythme plus régulier.

Je suis également désolée mais il ya un bug sur mon compte et je ne peux pas accéder aux avis du précédent et je ne me souviens pas si j'y avais déjà répondu ou non. J'espère que vous me pardonnerez ...

Et que ce chapitre vous plaira, trêve de bavardage je vous laisse avec la suite.

Tous les droits vont à Veronica Roth.


-Oui je comprends, tant pis...d'accord. Bonne journée !

Au moment de raccrocher le téléphone j'entends un léger coup sur ma porte.

-Entrez !

Tori entre, une pile de serviettes dans les bras. Je les lui prends rapidement.

-Je t'avais dit que je pouvais laver mon linge Tori !

-Certes mais elle devait marcher ce matin et quand je suis rentrée toute à l'heure tu dormais comme un loirs mademoiselle.

-Désolée, marmonné-je.

-Pas de problèmes !

Elle prend place sur mon lit, les jambes en tailleurs.

-Raconte !

-Raconte quoi ?

-Ne fais pas comme si tu ne sais pas de quoi je parle ! Je veux tout savoir !

-Tu as conscience que tu te comportes comme une ado ?

Elle prends un air choqué et se tourne vers le miroir.

-Ce n'est pas ce que je suis ? Dit-elle en feignant l'angoisse et en inspectant le coin de ses yeux à la recherche de rides.

-OK ! OK !

Je m'installe en face d'elle et entreprend de lui raconter la soirée, elle est aussi amusée que nous l'avons été pendant « l'épisode du voisin » et commente mon récit. Notamment le retour dans la voiture de Quatre...

-Donc tu es rentrée avec Quatre !

-De tout ce que je viens de raconter c'est la seule chose que tu retiens ? Demandé-je exaspérée.

-Évidemment ! Et donc ?

-Quoi, il n'y a rien à dire du tout !

-Comme tu voudras... Sinon c'était qui au téléphone ?

-Tu écoutes au porte en plus ? M'exclamée-je en riant.

-J'ai entendu que tu étais au téléphone, donc j'ai eu la politesse de ne pas entrer. Nuance !

-C'était l'agent immobilier, mon dossier n'a pas été retenu pour l'appartement que j'avais trouvé.

-Oh... Mais tu es vraiment sûre de vouloir partir ?

-Oui Tori.

-C'est toi qui voit, je sais que tu prendras la bonne décision.

Elle se lève et me caresse affectueusement les cheveux.

Une fois qu'elle est sortie, j'attrape mon ordinateur et ouvre mes mails. Le premier que je trouve ne m'étonne qu'à moitié. Eric.

Je commence malgré tout à lire.

« Béatrice, je ne rigole plus. Je t'en prie reviens ou au moins arrête de filtrer mes appels ! Je t'aime et je te retrouverai, tu peux en être certaine. »

Je bloque son adresse et me couche sur mon lit. Aimer et tromper ne sont pas compatible à mon sens.

Je reste un moment dans ma position, à contempler le plafond. Je laisse venir mes pensées et suis le court de mes rêveries.

Je finis tout de même par me relever et entreprends de m'habiller, je passe devant la glace et décide que le maquillage n'est pas obligatoire. J'attrape une veste légère dans mon armoire et sors de ma chambre.

Je dévale les escaliers telle une enfant et entre dans la cuisine où je trouve Tori attablée sirotant un thé chaud.

« -Je vais aller me balader un peu, je reviens dans l'après-midi, lancé-je.

-Je ne te prévois pas pour le repas du coup ?

-Non non ! Je trouverai un petit truc où déjeuner ne t'en fais pas.

-Bonne escapade alors !

-Merci ! »

Je lui lance un bisou, enfile mes chaussures et sors.

Je marche pendant quelques centaines de mètres et trouve un arrêt de bus.

J'ai quelques minutes d'avance, je prends place aux côtés d'un homme plutôt âgé. Je savoure l'air qui glisse doucement sur mon visage et tourne la tête pour regarder un peu mes alentours.

A ma gauche je tombe sur un haut bâtiment, un gros écriteau m'indique qu'il s'agit d'une bibliothèque. Je scanne le reste de la rue du regard et, attirée par des rires d'enfants, tombe sur un joli parc ombragé et verdoyant.

Une aire de jeu trône en plein milieu, quelques enfants s'amusent sous les yeux de leur parents, certains glissent, certains grimpent. D'autres semblent s'inventer des histoires passionnantes et en vont de rugissements et de cris de guerre absolument adorables.

Je contemple quelques instants ces instants de bonheur.

« -Vous en avez ?

Je suis tirée de ma rêverie en entendant une petite voix fatiguée mais chaleureuse me parler.

Je me tourne vers l'homme à ma droite et lui adresse un sourire.

-Oh non pas encore, dis-je joyeusement.

-J'en déduis que vous en voulez ?

-J'espère que ce joue arrivera oui ! Et vous, vous en avez ?

-Oui, quatre ! Et trois magnifiques petits enfants, dit-il les yeux remplis de tendresse.

-Vous en avez de la chance !

Un bus s'arrête devant nous, celui qui repart vers la campagne bien à l'extérieur de la ville. Mon voisin se lève et me fait donc comprendre que c'est son arrêt.

-Ravi d'avoir pu échanger quelques mots avec vous ma chère, dit-il en soulevant un peu son béret usé par les années.

-Moi de même ! Faites bonne route.

Je lui adresse une signe de la main une fois l'avoir repérée dans le véhicule, il y répond arborant un sourire joyeux et presque enfantin.

Mon bus arrive très peu de temps après et une fois assise je me surprends à repenser a notre conversation. J'ai toujours voulu des enfants, depuis petite j'ai toujours eu l'envie d'être maman. Même si en grandissant certaines angoisses sont apparues j'ai toujours gardé cette forte envie d'un jour être maman.

J'ai seulement 23 ans donc je ne considère pas à avoir à trop me presser, mais il est vrai qu'en parler ajouté à ma séparation d'avec Eric m'a un peu remuée.

Je réalise que je m'étais imaginée mon avenir avec lui mais sans jamais y voir nos enfants, peut-être parce qu'au fur et à mesure il s'est dévoilé comme étant très éloigné d'un instinct paternel. Mon inconscient à sûrement dû le prendre en compte et je ne m'en rends compte que maintenant.

Je divague encore un peu jusqu'à entendre le BIP du bus.

Je suis arrivée à peu près au milieu de Chicago. Je salue le chauffeur et me mets en route dans une rue plutôt commerçante.

Je croise des gens de toute sorte, beaucoup de famille étant donné qu'on est dimanche.

Je ne résiste pas à m'arrêter dans une librairie, je fouine les bibliothèques et me trouve quelques exemplaires pour agrandir ma collection. Je dois avouer que quand il s'agit de bouquins je ne suis pas loin d'être une acheteuse compulsive.

Je salue le vendeur et dépose mes achats sur le comptoir.

« Excellent choix, pour les avoir lu je peux vous dire que je les ai tous adoré.

Il est plutôt mignon, même si son sourire me parait bien insistant.

-C'est parfait dans ce cas, j'espère partager votre avis !

-Oh on peut se tutoyer, je m'appelle Drew ! Je ne suis pas sûr de vous avoir déjà vu !

-Oh je suis déjà venue à Chicago mais jamais ici, je plaide coupable.

-J'espère t'y revoir bientôt, me lance-t-il avec un clin d'œil. »

Je remballe mes affaires, lui adresse un sourire un peu crispé et sort de la boutique. Je continue mon chemin mais doit stopper ma course devant une camionnette blanche en plein déchargement. Je m'apprête à la contourner quand j'entrevois un visage familier derrière une gros carton.

J'hésite quelques secondes entre le fait de partir et de faire comme si de rien était ou bien avoir la politesse de m'arrêter. Il ne me laisse pas le choix puisqu'il finit par lui-même m'aborder.

« -Hey Tris !

Je fais celle qui vient de l'apercevoir et prends un air faussement étonné.

-Hey Quatre !

-Comment ça va ?

-Bien et toi ? Qu'est ce que tu fais à décharger des livraisons un dimanche matin ?

-Ça va merci. Oh je tiens la salle de sport et Zeke n'a pas pu se libérer pour m'aider, une livraison ne pouvait arriver que ce matin.

Je lève la tête et effectivement je découvre l'enseigne. « Dauntless strength »

-Ah d'accord ! Et tu as besoin de bras ?

Il me regarde d'un drôle d'air puis arbore un petit sourire en coin.

-Hmm oui avec plaisir, approche.

Il soulève un carton et me le pose sur les avants-bras. Je manque de m'écrouler sous son poids mais me campe bien sur mes jambes pour ne pas lui donner cette satisfaction.

Il rigole à moitié devant ma tentative.

-Aller rends le moi.

Je fais un pas en arrière pour esquiver ses mains tendues et me dirige vers la porte.

-Je pose ça où ?

-Derrière le comptoir Miss Muscles.

Je lui fais une grimace par dessus mon épaule et rentre dans le bâtiment, assez sombre étant donné les volets fermés. Je peux quand même distinguer plusieurs choses, une bonne quantité de machines (qui à mes yeux me semblent réellement être des instruments de torture), des tas de packs d'eau, des sacs de boxe ainsi qu'un bloc surélevé. entouré de corde qui m'a tout l'air d'un ring.

Je fais encore deux allers-retours puis fais un peu le tour du propriétaire. Pendant que je visitais un peu Quatre a eu le temps de ramener les deux cartons qu'il restait sur le trottoir.

Il attrape deux petites bouteilles et m'en lance une. Je la rattrape de justesse aidée de mes deux main gauches et prends quelques gorgées.

-Merci de m'avoir aidé ! Souffle Quatre.

-Je t'en prie. Alors c'est ici que tu travailles ?

-Oui on a ouvert cet endroit avec Zeke il y a deux ans. On est contents, les affaires marchent bien.

-C'est super ça !

-Et toi alors ? Que fais-tu de ta vie ?

J'ai toujours un peu de mal à en parler, pas qu'écrire soit une honte mais j'ai toujours eu peur de ne pas être légitime. Comme si le fait de ne jamais avoir été publiée était un échec en soit. Ce qui n'est pas loin d'être le cas au final.

-Hmm, j'écris un peu, dis-je timidement.

Il porte un air curieux sur le visage.

-Vraiment ? Tu es écrivain alors ?

-Malheureusement, loin de là...

-Alors qu'est- ce que tu écris ?

-J'ai à peu près trois romans à mon actif disons.

Il ouvre grand les yeux et s'apprête à prendre la parole. Je le coupe.

-Mais ils ne valent rien, ils n'ont jamais été publié !

-Donc, tu es écrivain.

-Mais non.

-Mais si.

-Arrête.

-Non.

J'abandonne le combat et lui lance un regard qui se veut menaçant mais qui ne doit pas être très crédible étant donné le rire qui s'échappe de sa gorge.

-Bon, dis moi. Pourquoi ne pas les faire publier alors ?

-C'est pas faute d'en avoir envie, encore faut-il le pouvoir. J'ai dû envoyer mon manuscrit à des tas de maisons. Aucune réponse positive, sauf une.

-Et ?

-Ils ont fait faillite.

-Oh..

Je le vois réfléchir un peu.

-Ma mère a gardé pas mal de contacts ici, elle a fait partie de la municipalité de la ville. Je pourrais peut-être lui demander de t'aider ?

-C'est gentil... Mais je ne préfère pas. Ne le prends pas mal surtout, mais si on m'accepte dans ce monde là je veux que ce soit parce que je le mériterais... Pas par un tel ou un tel.

-Je comprends, mais si tu changes d'avis. Appelle-moi.

-J'essaierai de crier assez fort alors, rie-je.

-Tu me demandes mon numéro là ?

-Non !

-Ah si, si, si ! Sourit-il.

Je secoue la tête en rougissant.

-Je te taquine, mais je vais te le donner quand même. C'est plus sûr.

-Plus sûr ?

-On a toujours besoin de moi.

-Tu es beaucoup trop confiant.

-Chut, note.

Il prend un air théâtrale et me dicte les chiffres. Je lui envois un SMS pour qu'il ait le mien.

Il me sourit et la satisfaction se lit sur son visage.

-Tu es irrattrapable, plaisanté-je.

-Oui, mais surtout incroyable !

-Grand Dieu, non.

Il hoche la tête. Je secoue la mienne. Ce petit jeu continue quelques secondes.

-Tu as mangé ? Demande-t-il.

-Non.

-Et tu as faim ?

-Je commence oui.

-Je connais un petit truc sympa au coin de la rue, on y mange bien et comme j'ai un peu faim aussi...

Il ne finit pas sa phrase et se gratte la nuque, d'un air timide qui contraste avec tout ce que je lui connais.

-Tu es en train de m'inviter à déjeuner ?

-Non !

-Ah si, si, si, dis-je en riant et en essayant d'imiter son ton de toute à l'heure.

Il secoue la tête dans la défaite.

-OK, OK tu gagnes. Bon ça te dit ?

-Avec plaisir.

Nous attrapons nos affaires et nous dirigeons vers la sortie, il me tient la porte et je sors avec le même sourire idiot qu'hier soir.


Voilà, j'espère de tout cœur qu'il vous aura plu. :)

Je vous présente encore mes sincères excuses et espère que certains d'entre vous sont toujours là.

J'attends vos avis avec impatience!

Je vous fais plein de bisous!

Claire