Note de l'auteure :

Voici ma toute première fiction, soyez indulgents…

Elle a été écrite comme un OS, mais comme elle est finalement trop longue alors je l'ai divisée en deux.

Elle est terminée, donc la deuxième et dernière partie sera publiée assez rapidement.

Disclaimer :

Je précise que l'univers et les personnages appartiennent à leur auteure J K Rowling , je n'ai fait que les emprunter.

J'ai gardé les éléments des livres jusqu'au tome 5 inclus, et j'ai créé des divergences à partir du tome 6.

Rating :

Il s'agit d'une fiction classée M, en raisons de relations homosexuelles explicites, même si cette première partie est plus light ;)


Préambule

La sixième année de Harry à Poudlard avait été particulière. Il était habitué à risquer sa vie, depuis sa toute première année, et à croiser régulièrement la route de Voldemort, mais jamais il n'aurait pu imaginer ce qui allait se passer durant son avant-dernière année.

Cette sixième année avait vu naître, et se développer, à l'école de magie, des changements que personne n'aurait pu envisager. Excepté peut-être le professeur Dumbledore toujours très optimiste concernant le potentiel de ses élèves.

Des amitiés improbables entre des élèves de Serpentard et Gryffondor avaient débuté durant l'année, ces amitiés s'étaient renforcées et étaient devenues chose courante quand le Poudlard Express les avait tous ramenés à Londres fin juin. Les professeurs et les fantômes avaient l'habitude de voir des amitiés entre les maisons Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle, mais jamais les lions et les serpents n'avaient pensé pouvoir un jour se soutenir les uns les autres.

La plus improbable de toutes ces amitiés était celle de Harry Potter et Drago Malefoy. Et les raisons de celle-ci donnaient lieu à de nombreuses rumeurs à leur sujet.


La septième et dernière année à Poudlard commençait pour Harry et il savait déjà qu'elle ne serait pas de tout repos. C'était l'année des A.S.P.I.C., il allait devoir travailler dur, car Harry souhaitait plus que jamais devenir Auror, et cette année serait décisive pour son avenir. Il y avait également le danger permanent de Voldemort, qui continuait à enrôler pour faire grossir son armée, et qui bientôt passerait à l'action et déclarerait une guerre ouverte au monde magique. Par ailleurs, la recherche et la destruction des Horcruxes en compagnie de Dumbledore étaient toujours d'actualité, et cela lui prendrait certainement beaucoup de temps.

Harry venait de monter dans le Poudlard Express et cherchait un wagon avec un compartiment libre, en compagnie de Ginny, Neville et Luna. Ron et Hermione, Préfets-en-chef, ne pouvaient pas passer le voyage en leur compagnie. Ils avaient de nombreuses responsabilités vis-à-vis des Préfets et de tous les autres élèves, et ils n'auraient que peu de temps pour se reposer dans le compartiment. Drago Malefoy, partiellement pour les mêmes raisons, ne le pouvait pas non plus. Cela avait soulagé Ginny, Neville et Luna, qui avaient encore du mal à se faire à cette amitié particulière entre les anciens ennemis jurés. Les quatre amis discutèrent de tout et de rien durant le voyage, qui, pour une fois, se passa sans encombre.

La répartition des rares nouveaux élèves se déroula normalement, ponctuée d'applaudissements nourris, les parents ayant sûrement décidé qu'il valait mieux repousser l'entrée de leurs chérubins à Poudlard à cause de la menace de Voldemort. Les tables des quatre maisons étaient également très clairsemées, de nombreux anciens élèves étant restés chez eux, pour des raisons de sécurité, mais également de deuil familial pour nombre d'entre eux. La table des Serpentard était la plus vide des quatre et la raison en était évidente.

À peine le discours du directeur terminé le festin commença, et les élèves des différentes maisons, pour la toute première fois, décidèrent de se mélanger. Au cours du repas, certains élèves allèrent retrouver leurs nouveaux amis des autres maisons, et même si cela provoqua une belle pagaille, aucun des professeurs ne formula de remontrance. Dumbledore semblait même particulièrement amusé.

Harry, assis à côté de Ron, finissait sa part de tarte à la mélasse, sa préférée, et ruminait. Il cherchait Drago des yeux, ne l'ayant vu que de loin dans le train. Enfin, il croisa son regard gris acier, et lui sourit. Il appréhendait un peu sa réaction, après plus de cinq années d'insultes et de bagarres, quelques mois d'amitié semblaient bien fragiles, et Harry espérait que Drago n'ait pas retrouvé ses anciennes habitudes pendant l'été. Fort heureusement, il n'en fut rien, et Drago lui rendit son sourire. Si l'on pouvait appeler son léger frémissement des lèvres un sourire, mais cela était typique de Drago qui souhaitait plus que tout conserver son masque d'impassibilité en toute circonstance.

Ron se rendit compte de cet échange et ne put s'empêcher d'asticoter son meilleur ami.
— Alors, Harry, tu avais peur que ta fouine préférée ne t'aime plus… ?
— Ron ! s'exclama Hermione, on en a déjà parlé, et on avait décidé que les sobriquets insultants de ce genre devaient disparaître !
— Tu l'as décidé, marmonna Ron tout bas, tout en acquiesçant et en souriant à la jeune fille assise à ses côtés.

Harry regarda Ron en pouffant, il était vraiment temps que ces deux-là se rendent compte de leurs sentiments l'un pour l'autre, ils se chamaillaient en permanence comme un vieux couple.
— Ron, dit-il, je n'irais pas jusqu'à dire que je souhaite que Drago m'aime, qu'il m'apprécie est bien suffisant !

Dans un élan de sagesse, Ron lui tira la langue et lui fit la grimace, puis s'intéressa de nouveau à son assiette pleine de pâtisseries. Harry leva les yeux au ciel en pensant que son ami ne grandirait jamais.


Le festin se termina dans la bonne humeur, et les Préfets accompagnèrent les premières années dans les dortoirs de leurs maisons respectives, pendant que les élèves plus âgés continuaient à traîner un peu en discutant. La Grande Salle se vidait lentement, et Harry essayait de se diriger vers Malefoy qui sortait à l'instant de la pièce, suivi par les premières années de Serpentard. Cependant, il ne put pas les rattraper et se dirigea donc seul vers la tour dans laquelle se trouvait le dortoir des Gryffondor.

Il retrouva ses camarades de dortoir, Ron, Dean, Seamus et Neville, discuta avec eux, et se coucha avant qu'il ne soit trop tard. Leurs cours devaient commencer le lendemain, et il y avait fort à parier que leurs emplois du temps seraient bien chargés.
— Bonne nuit ! lança joyeusement Harry à la cantonade.

Ses amis lui répondirent sur le même ton, et le silence se fit dans le dortoir.

Harry n'arrivait pourtant pas à trouver le sommeil. Ses pensées tourbillonnaient et des souvenirs refaisaient surface, l'empêchant de s'endormir. Il pensait à Drago, encore une fois. Il se fit même la réflexion qu'il avait beaucoup pensé à lui aujourd'hui.

Il souhaitait ardemment échanger avec le jeune homme blond, n'ayant pas eu de contact avec lui depuis juin. En effet, Drago Malefoy et sa mère avaient été cachés tout l'été par l'Ordre du Phénix, et Harry n'avait pas eu la permission de savoir où, pour des raisons de sécurité. Cela faisait suite au revirement ayant eu lieu l'année passée, durant laquelle Harry s'était peu à peu rapproché de Malefoy. Ce dernier avait finalement décidé de ne pas accomplir la mission ordonnée par Voldemort et avait accepté la protection de l'Ordre pour sa mère et lui-même, son père étant toujours enfermé à Azkaban. De toute façon, Harry doutait que Lucius Malefoy ait accepté la protection de l'Ordre, même si cela devait le séparer de son fils et de sa femme.
Harry avait été tout d'abord choqué d'apprendre que Drago avait manigancé presque toute l'année pour tenter d'assassiner le directeur de l'école, mais après mure réflexion, il s'était rendu compte que Drago n'avait finalement pas eu le choix, sa vie et celles de ses parents étant en jeu, il s'était résolu à devenir un meurtrier.
Il repensait à ce moment où il s'était aperçu que quelque chose n'allait pas avec son ennemi. C'était un soir, comme celui-ci, où il n'arrivait pas à fermer l'œil, il réfléchissait à toutes ces petites anomalies dans le comportement de Malefoy, le fait qu'il ne le voyait quasiment plus, qu'il ne se moquait plus de lui et ses amis et ne proférait plus d'insultes dans les couloirs, qu'il semblait malade, et bizarrement triste. Oui, il s'était rendu compte que son ennemi de toujours semblait déprimé, et il l'avait cherché sur la carte du Maraudeur pendant des heures et heures, se demandant où il disparaissait. Ron lui avait même reproché d'être complètement obsédé par Malefoy et que ce n'était pas normal. Un jour, il avait vu le point le représentant dans les toilettes de Mimi Geignarde, et s'était rendu compte qu'il y passait beaucoup de temps. S'étant rappelé sa deuxième année durant laquelle il avait préparé avec Ron et Hermione du polynectar dans ce même lieu, Harry pensait avoir trouvé un indice concernant sa théorie élaborée depuis leur filature de Malefoy sur le Chemin de Traverse : Malefoy préparait un mauvais coup. Personne ne passait volontairement du temps dans les toilettes des filles du deuxième étage, surtout quand on s'appelait Drago Malefoy !
Harry avait donc vérifié que ses compagnons dormaient, avait enfilé sa cape d'invisibilité et s'était faufilé jusqu'au deuxième étage pour confirmer sa théorie. Il avait découvert ce soir-là que Malefoy était bien un être humain qui pouvait avoir des sentiments. Il l'avait observé en cachette se plaindre de ses problèmes à Mimi Geignarde, et pleurer, oui pleurer ! Malgré sa profonde aversion pour le jeune homme, quelque chose avait changé pour Harry, et il s'était dit qu'il devait faire quelque chose. Il avait donc commencé à lui parler durant les cours, dans les couloirs, juste un mot ou deux, sans insultes, sans y mettre le ton agressif qu'il avait l'habitude de prendre quand ils se bagarraient. Il l'avait souvent suivi en cachette, et avait constaté qu'il passait effectivement beaucoup de temps à se lamenter auprès de Mimi. Un soir, alors que le couvre-feu n'était pas encore tombé, Harry avait tout simplement décidé d'aller retrouver son ennemi juré sans la cape d'invisibilité.

Tout en se remémorant ces moments, Harry finit par sombrer dans le sommeil, les souvenirs se mélangeant à ses rêves.

Il se réveilla en sursaut le lendemain matin en entendant une personne crier. Il s'agissait simplement de Ron qui cherchait à le réveiller pour aller prendre le petit-déjeuner. Harry eut du mal à remettre ses idées en place, il ne savait plus trop où il était, ni si ses rêves étaient réels ou non. Le temps de se préparer à descendre dans la Salle Commune, Harry avait déjà oublié de quoi il avait rêvé, et ce fut joyeusement que toute la petite bande alla manger.

Une fois entrés dans la Grande Salle, Harry et ses amis mirent quelques instants à décider où ils allaient prendre leur petit-déjeuner. Tous les élèves étaient mélangés, et il n'y avait plus une grande table par maison. C'était tellement la pagaille qu'ils décidèrent de se séparer, Neville et Ginny allèrent rejoindre Luna qui était assise à la table habituelle des Poufsouffle et Dean et Seamus allèrent rejoindre des amis Serdaigle à la table habituelle des Gryffondor. Hermione et Ron se regardèrent, se demandant où aller. Harry, quant à lui, cherchait Drago Malefoy. Il le trouva assis seul en bout-de-table des Serpentard, comme si personne n'avait voulu manger à ses côtés, même son ami Zabini était assis à la table des Serdaigle. Il se dirigea aussitôt vers lui, un grand sourire aux lèvres, il ne savait même pas ce qui le rendait si heureux. Ron et Hermione hésitèrent, mais se sentirent obligés de suivre leur meilleur ami, même si le jeune homme blond n'était pas la compagnie qu'ils préféraient.
— Bonjour Malefoy, dit Harry gentiment en s'asseyant en face de lui.

Ce dernier leva les yeux, presque surpris d'avoir de la compagnie, mais son visage reprit rapidement sa façade habituelle. Aucun sentiment ne devait se voir sur le visage d'un Malefoy, évidemment.
— Bonjour Potter, répondit-il poliment, et après avoir pris conscience que Ron et Hermione s'installaient également il les salua. Bonjour à vous également.

Il était encore tellement inhabituel de ne pas entendre Malefoy insulter les trois amis que quelques élèves assis non loin se retournèrent pour vérifier s'ils n'avaient pas rêvé.

Le petit-déjeuner de Harry se passa relativement silencieusement, échangeant quelques banalités avec Drago, Ron et Hermione discutant entre eux. Harry avait presque l'impression de le déranger, et pourtant Drago ne fut jamais impoli, simplement peu loquace, presque timide. Une étrange impression tenaillait Harry, il y avait quelque chose d'anormal avec le jeune homme en face de qui il était.

Les quatre jeunes gens se séparèrent rapidement après avoir mangé, les directeurs de maisons ayant distribué tant bien que mal les emplois du temps à leurs élèves disséminés dans la Grande Salle, et allèrent à leur premier cours.


Les deux premiers mois s'écoulèrent à une vitesse vertigineuse, les professeurs donnaient beaucoup de devoirs, et les élèves de septième année n'avaient que peu de temps libre. Harry avait en plus la gestion de l'équipe de Quiddich des Gryffondor, et comme il tenait à gagner la Coupe il ne ménageait pas ses efforts et demandait beaucoup à ses coéquipiers. Il avait mis en place un programme strict d'entraînements une à deux fois par semaine. La première rencontre était prévue fin octobre et ils devaient jouer contre les Serdaigle.

Harry mangeait tous les matins avec Drago, et Ron et Hermione continuaient de l'accompagner, ils arrivaient presque à en apprécier sa compagnie. Hermione en tout cas découvrait un jeune homme très différent de ce qu'elle avait imaginé, une fois la couche de méchanceté inculquée par son père Mangemort retirée, on trouvait un jeune homme très bien élevé et intelligent, parfois très drôle même. Certains matins, le petit-déjeuner ressemblait presque à une conférence quand Hermione et Drago trouvaient un sujet de débat en rapport avec des domaines de la magie desquels Ron et Harry n'avaient jamais entendu parler.

Harry cependant n'arrivait pas à se satisfaire de ces rares moments échangés avec le jeune homme blond, d'autant plus que ce dernier ne parlait que peu à Harry et n'échangeait quasiment que des banalités, comme s'il cherchait à le maintenir à distance. Le petit-déjeuner était quasiment le seul moment qu'ils partageaient, excepté les cours de Défense contre les Forces du Mal avec Rogue, et les Potions. Pourtant Harry s'était rendu compte que Drago l'observait quand ils n'étaient pas ensemble, parfois à table ou dans les couloirs. Il s'était parfois trahi, malgré des efforts apparents pour que personne ne s'en rende compte.

La première rencontre de Quiddich de la saison venait de se terminer, et l'équipe de Gryffondor avait gagné. Le temps avait été clément, avec peu de nuages et une température agréable pour la saison. Une très belle victoire, car le score était très serré, Serdaigle menant légèrement, jusqu'à l'instant où Harry attrapa le vif d'or. Après s'être félicités les uns les autres, Harry et les membres de son équipe se dirigèrent rapidement vers les vestiaires, car une victoire au Quiddich était synonyme de fête dans la Salle Commune et ils ne voulaient pas rater cet évènement. Harry fut retenu par McGonagall qui voulait le féliciter de sa victoire et arriva dans les vestiaires alors que tous les autres étaient déjà lavés et habillés. Ron et Ginny le pressèrent de se dépêcher.
— Partez devant, leur répondit-il, je termine et je vous rejoins. Je ne devrais pas être long, gardez-moi de quoi manger !

Harry se dépêcha de prendre une douche et enroula une serviette autour de ses hanches pour regagner son casier et s'habiller. Il avait les cheveux encore humides, et ceux-là gouttaient dans son dos et sur ses épaules. Il se dit qu'il ferait bien de les raccourcir un peu, ils commençaient à être longs. Perdu dans ses pensées, mais surtout dans le flou sans ses lunettes, il ouvrit son casier et enfila rapidement son caleçon et son pantalon et se frotta les cheveux avec sa serviette. Il ne s'était pas rendu compte de la silhouette élancée qui l'observait depuis l'entrée du vestiaire. Il sursauta et faillit s'assommer sur la porte du casier en entendant une voix derrière lui.
— Félicitations Potter… c'était un beau match, et j'ai particulièrement apprécié la façon dont tu as attrapé le vif d'or.

Harry se retourna d'un coup pour se rendre compte qu'il s'agissait de Malefoy, celui-ci venait de l'entrée des vestiaires et s'approchait.
— La vache Malefoy, tu m'as fichu une de ses trouilles ! Tu pourrais prévenir quand tu débarques dans des vestiaires où tu n'as rien à y faire !
— Mais j'étais bien visible depuis longtemps, si tu n'étais pas aussi bigleux tu m'aurais vu en sortant de ta douche… répondit Malefoy avec un mince sourire énigmatique.

Harry ouvrit la bouche pour répondre quelque chose de désagréable, mais rien ne lui vint à l'esprit. Il n'avait pas reconnu le ton dédaigneux habituel de l'ancien Drago Malefoy, et se sentait déstabilisé par ce nouveau ton bien trop doucereux pour être honnête. Harry referma la bouche avant d'avoir l'air idiot, et haussa les épaules, ne sachant pas quoi faire d'autre alors que Drago s'était arrêté à un mètre de lui.
— Heu, merci pour ton compliment Malefoy… mais tu aurais pu attendre que je sorte du vestiaire pour me féliciter.
— Hum… je ne suis pas d'accord avec toi… au contraire, je pense que j'aurais vraiment raté quelque chose si je t'avais attendu à l'extérieur, répondit Malefoy avec un léger sourire et des yeux rieurs qui parcoururent rapidement son corps.

Puis il lui fit un clin d'œil, tourna les talons et sortit rapidement des vestiaires. Harry en resta bouche bée, sa serviette de bain humide à la main, et ses cheveux qui continuaient à goutter dans son dos. Après quelques instants durant lesquels on aurait pu le croire stupéfixé, Harry secoua la tête, et termina rapidement de s'habiller. Il espérait rattraper Malefoy avant que celui-ci ne retourne au château, il voulait des explications !

Malheureusement, il se rendit compte que Malefoy n'était nulle part en vue, à tel point qu'il se demanda s'il n'avait pas transplané directement dans sa Salle Commune, avant de se rappeler qu'il était impossible de transplaner dans l'enceinte de Poudlard. En proie au doute, Harry décida donc de reléguer cette énigme dans un coin de sa tête et alla retrouver ses amis en Salle Commune des Gryffondor pour fêter leur victoire.


Quatre semaines s'écoulèrent sans que Harry arrive à se retrouver seul avec Malefoy pour obtenir une explication. Les devoirs toujours plus nombreux, les rendez-vous avec Dumbledore, les cours, les retenues avec Rogue, les entraînements de Quiddich, et les révisions imposées par Hermione pour les A.S.P.I.C. étaient autant de difficultés pour Harry qui ne voyaient pas le temps passer. Fin novembre et ses courants d'air glacés étaient arrivés, et la gelée de la nuit persistait jusqu'à midi.

Quatre semaines durant lesquelles il déjeuna tous les matins avec son ami blond, toujours en compagnie de Hermione qui adorait ces moments, Ron ayant finalement décidé de prendre son repas du matin avec Dean et Seamus, car il ne s'amusait pas assez avec eux. Ces petits-déjeuners commençaient toujours de la même façon, Malefoy saluait Harry et Hermione en les regardant l'un après l'autre dans les yeux, toujours avec un léger frémissement de lèvres que Harry aurait juré lui être adressé.
— Bonjour à tous les deux. Avez-vous bien dormi et fait de beaux rêves cette nuit ?
Ensuite, il enchaînait sur un sujet compliqué auquel Harry ne comprenait souvent pas grand-chose tandis qu'Hermione lui répondait.

Quatre semaines durant lesquelles Harry s'assit à ses côtés en cours de Défense contre les Forces du Mal sans réussir à lui parler, bien trop surveillé par Rogue qui ne laissait absolument rien échapper à sa vigilance. Surtout depuis que les nouveaux amis s'étaient assis côte à côte au premier cours de l'année. Ce jour-là, il avait failli s'étouffer de stupeur et son visage était devenu vert comme s'il allait être malade. Supposant qu'il s'agissait encore des manigances du Survivant, comme il aimait à l'appeler, il le surveillait très étroitement. Au moindre mot, Harry se retrouvait en retenue.

Quatre semaines durant lesquelles Harry avait de plus en plus souvent croisé le regard gris de Malefoy qui semblait le chercher parmi les autres élèves, dans les couloirs entre les cours, lors des déjeuners et dîners qu'ils ne passaient pas ensemble, et même lors des entraînements de Quiddich que Drago venait immanquablement regarder. Il s'éclipsait pourtant toujours dès que Harry sifflait la fin de celui-ci.

Quatre semaines durant lesquelles Harry s'endormait chaque soir après avoir consulté la carte des Maraudeurs pour vérifier que Malefoy était dans son dortoir. Harry s'endormait en pensant à des yeux gris, et finit naturellement par en rêver.

Ses amis commençaient à le trouver étrange, il parlait très souvent de Malefoy et semblait particulièrement étourdi. Il oubliait ses affaires en cours pour espérer croiser Malefoy qui s'attardait avec Rogue pour discuter, il répondait à côté quand on lui posait une question, et il ne mangeait plus beaucoup.


Lors du dernier entraînement de Quiddich des Serpentard avant leur rencontre avec Poufsouffle, un lundi soir, Harry décida d'aller les espionner en secret sous sa cape d'invisibilité. Il avait déjà essayé de venir assister aux entraînements, mais se faisait toujours rabrouer par le capitaine de l'équipe qui refusait que Harry connaisse leurs tactiques de jeu, comme si cela pouvait les empêcher de perdre contre les Gryffondor. Cela énervait particulièrement Harry qui n'avait jamais demandé à Malefoy de quitter les gradins pendant ses propres entraînements.

Il arriva sur le terrain presque au moment où le sifflet annonçait la fin de l'entraînement et vit les joueurs mettre pied à terre et se diriger vers les vestiaires où il les suivit discrètement. En arrivant dans les vestiaires, il chercha un endroit pour se cacher où personne ne pourrait le bousculer malencontreusement, tout en ayant une vue dégagée vers les casiers des Serpentard.

Il entendait les filles de l'équipe rigoler au loin, et voyait de la vapeur sortir en volutes des douches des garçons. Celle-ci finit par totalement occulter sa vue et il s'en trouva étrangement agacé. Enfin, les jeunes hommes commencèrent à quitter les douches, semblant presque voler tant il y avait de vapeur au sol, Crabbe et Goyle en premier et ensuite Malefoy en grande discussion avec son capitaine. Harry n'arrivait pas à les entendre, le bruit de l'eau qui coulait encore l'en empêchait. Malefoy semblait énervé et fronçait ses sourcils, seul signe des émotions qu'il ressentait. Le capitaine sembla trouver une façon de clore la discussion et chacun se dirigea vers son casier.

Durant ces quelques instants, Harry eu tout le loisir d'observer son ancien ennemi, qui, il ne pouvait que l'admettre, était vraiment bien fait de sa personne. Ses cheveux blonds, un peu longs, lui tombaient devant les yeux, encore ébouriffés du passage d'une serviette de bain. Quelques gouttes d'eau luisaient sur sa peau très blanche et jouaient avec la lumière, on aurait presque dit des petits diamants. Le jeune homme avait un corps mince et athlétique, avec des muscles fins bien dessinés. Il tourna le dos à Harry pour chercher ses habits dans son casier, et malgré la petite voix dans sa tête qui lui ordonnait de détourner les yeux, celui-ci ne put pas s'empêcher de le regarder dénouer sa serviette et dévoiler des petites fesses rondes. Incapable de se détourner du spectacle qu'offrait le corps de Drago Malefoy, Harry Potter semblait tétanisé. Il ressentit un petit pincement au creux de son ventre et sentit son visage se colorer de rouge alors que le jeune homme blond terminait de s'habiller et sortait rapidement des vestiaires, seul.

Après quelques secondes d'hésitation, Harry vit là l'occasion qu'il cherchait depuis des semaines, et il se dépêcha de sortir du bâtiment pour rattraper Malefoy. Il espérait que ses camarades de maison allaient prendre tout leur temps pour se rhabiller, il n'avait pas envie d'être dérangé.

Il rattrapa le jeune homme en quelques minutes, retira sa cape qu'il fourra dans sa veste et le héla.
— Hey Malefoy, attends-moi !
— Potter ? répondit-il, surpris. Qu'est-ce que tu fais là ? Tu me suis ?

Malefoy se retourna vers Harry le temps de le laisser revenir à sa hauteur, sembla jeter un œil inquiet aux alentours et reprit son chemin vers le château.
— Ah, mais non, heu, je t'attendais près des vestiaires pour te parler, répondit Harry, un peu essoufflé.
— Je t'écoute…

Harry prit quelques instants pour réfléchir, en fait il ne se rappelait pas vraiment ce qu'il voulait dire à Malefoy, comme si son cerveau avait été mis en pause. Mais le silence se prolongeait et Malefoy finit par tourner la tête vers lui et le regarda en haussant un sourcil. Ça devenait gênant.
— Oui, oui, écoute, je pensais que ça serait sympa de passer un peu de temps ensemble en dehors des cours tu vois, un peu comme l'année dernière ?

Malefoy se mit à rire, Harry ne s'y attendait pas, car Malefoy ne riait pas très souvent, ne jamais perdre le contrôle de ses émotions, c'était son crédo.
— Potter, tu as besoin de me filer en douce le soir, après mon entraînement, pour me demander de passer du temps avec toi comme au bon vieux temps ? Si je ne te connaissais pas, j'aurais plutôt pensé que tu voulais me parler de quelque chose de plus intime tu vois… Pourquoi ne pas m'en avoir parlé ce matin par exemple ? Tu as peur que Hermione se rende compte de quelque chose que tu veux cacher ?
— Non, non, mais pas du tout, enfin heu, je ne sais pas pourquoi, mais ça m'est venu d'un coup ce soir c'est tout. Je…je trouve qu'on a pas trop le temps de discuter depuis la rentrée. Tu passes tout ton temps à philosopher avec Hermione !
— Très bien, Potter, tu me tiendras au courant de quand et où tu veux qu'on passe du temps ensemble. Rien ne me ferait plus plaisir…

Drago fit un clin d'œil à Harry et continua son chemin. Harry tenta tant bien que mal de meubler le silence qui suivi, et qui lui semblait assourdissant. Après quelques minutes de banalités sur le temps qui se refroidissait et le Quiddich, les deux jeunes hommes entrèrent dans le Hall du château puis se séparèrent pour rejoindre leurs dortoirs, Malefoy prétextant beaucoup de devoirs à terminer.


Harry rêva de Malefoy cette nuit-là, et il se réveilla en sursaut au petit matin en sueur et particulièrement tendu sous la ceinture. Il se prit la tête dans les mains, essayant de se remettre les idées en place et de comprendre ce qui lui arrivait. Il se souvenait avoir rêvé de Malefoy nu comme un ver, se trémoussant devant lui, installé confortablement dans un fauteuil. Un rêve plus que dérangeant pour Harry, qui jusqu'à ce jour ne s'était jamais senti attiré par les garçons.

La vie normale reprit son cours, mais Harry rêva de Malefoy toutes les nuits de la semaine, et chaque matin il se réveillait dans le même état. Ça ne pouvait plus durer, il fallait qu'il trouve une solution à ces rêves perturbants, et il se résolut à en parler à la personne la plus intelligente qu'il connaissait. Peut-être Hermione aurait-elle une explication et une solution à lui proposer.

C'était samedi, et aujourd'hui devait avoir lieu la rencontre de Quiddich de Serdaigle contre Serpentard. Harry devait absolument trouver le temps de parler à Hermione avant la fin de la journée, avant de passer une nouvelle nuit de fantasmes débridés. Il était tellement épuisé par ses nuits qu'il se réveillait avec des cernes de plus en plus noirs chaque jour, ça devait s'arrêter.

Harry passa l'intégralité de la rencontre de Quiddich à suivre Malefoy des yeux. Un observateur extérieur aurait pu croire que le capitaine des Gryffondor étudiait les techniques de son futur adversaire. Harry essayait par ailleurs de s'en persuader lui-même, mais au fond de lui il savait qu'il y avait plus que ça.

Dès la fin de la rencontre entre les deux équipes, marquée par Malefoy brandissant le vif d'or, Harry se leva et tenta de jouer des coudes pour descendre des gradins et rejoindre les vestiaires. Il semblait oublier que le capitaine de l'équipe de Serpentard allait sûrement l'envoyer se faire voir. Hermione rattrapa Harry par un bout de son écharpe, et celui-ci faillit s'étrangler.
— Hermione, toussa-t-il, mais enfin, veux-tu bien m'expliquer pourquoi tu veux attenter à ma vie ?
— Harry, je crois qu'il faut qu'on parle, répondit-elle, avec l'un de ses regards qui voulaient dire qu'elle avait déjà tout compris.

Harry trouvait toujours cela assez effrayant de constater que son amie avait une telle intelligence, ainsi que des capacités d'observations et de déductions si importantes, qu'elle comprenait en général toujours tout avant les autres, même quand les autres étaient eux-mêmes concernés. Il baissa les yeux et hocha la tête pour montrer son assentiment.
— Rendez-vous dans la volière dans trente minutes, je me débarrasse de Ron et je te rejoins, ajouta-t-elle tout bas.

Harry se dépêcha donc de descendre des gradins, en espérant avoir le temps de passer devant les vestiaires avant de se diriger vers la volière. Il faisait déjà bien froid pour cette première semaine de décembre, et les vacances de Noël approchaient à grands pas. Les pensées de Harry étant complètement tournées vers son ancien ennemi lui firent penser aux vacances, il se demandait où lui-même passerait Noël, mais surtout où Malefoy serait à cette époque. Habituellement, celui-ci rentrait chez lui, mais cette année il ne pourrait pas retourner au manoir, alors resterait-il à Poudlard ? Et si oui, Harry aurait-il aussi le loisir de choisir d'y rester également ? Il espérait que ces deux semaines sans cours lui permettraient de voir Malefoy plus souvent. Harry ne se rendait même pas compte que prévoir de passer du temps avec Malefoy pendant les vacances n'arrangerait sûrement pas son problème nocturne.

Il arriva aux vestiaires alors que les Serdaigle en sortaient, et tenta discrètement de jeter un œil à l'intérieur. Il se fit rapidement rabrouer et se résigna à se diriger vers la volière et à y attendre Hermione. Il chercha Edwige des yeux afin de lui donner une noix spécial hiboux et la caresser. Il n'avait que très peu d'occasions d'envoyer du courrier ces derniers temps et la chouette supportait parfois mal autant d'inaction. Cette dernière était presque tout en haut de la volière et descendit vers Harry pour se poser sur son épaule et manger. Hermione arriva au moment où Edwige reprenait son envol pour partir chasser.

Hermione s'assit sur un rebord en pierre, et fit signe à Harry de la rejoindre à ses côtés. Elle espérait que personne ne viendrait pour envoyer une lettre, mais l'endroit qu'elle avait choisi lui permettait de voir si quelqu'un montait les escaliers, et le bruit que faisaient les volatiles estomperait le bruit de leur conversation.
— Harry, je m'inquiète pour toi, commença Hermione, d'ailleurs Ron également commence à trouver que tu agis de façon bizarre, ce qui est presque alarmant puisqu'il ne remarque jamais rien.

Elle soupira et continua :
— Est-ce que tu as encore eu des problèmes avec ta cicatrice ? Ou avec la recherche des Horcruxes avec Dumbledore ?

Harry réfléchit quelques instants avant de se décider, il ne savait pas par où commencer.
— Hermione, je me rends compte en effet que j'ai peut-être un comportement inhabituel pour vous depuis quelque temps, même si je n'en avais pas conscience jusqu'à récemment. Je voudrais te rassurer sur le fait qu'il ne s'agit pas de quelque chose de grave, ça n'a pas de rapport avec Voldemort, ou les Horcruxes. C'est un peu plus personnel…

Hermione lâcha un petit soupir, apparemment soulagée que son meilleur ami ne subisse pas d'affreuses douleurs à sa cicatrice, et lui sourit, l'invitant à continuer. Harry prit une grande respiration et lâcha dans un souffle :
— C'est en rapport avec Malefoy.

Il attendit, inquiet, les yeux baissés, la réaction de son amie. Celle-ci ne semblait pas vouloir réagir, alors il leva la tête pour la regarder. Elle avait un petit sourire sur les lèvres, et semblait presque amusée. Harry se demanda si Hermione n'était pas en train de se moquer de lui.
— Harry, j'avais deviné qu'il y avait bien quelque chose en rapport avec Malefoy, et ce depuis l'année dernière déjà. Qu'est-ce qui te chagrine comme ça à son sujet ? Tu as l'air si gêné d'en parler, comme l'an passé quand tu nous as appris que vous passiez du temps ensemble et que tu avais peur de nous le dire.

Harry piqua un fard. Comment pouvait-il lui raconter ce qui se passait dans ses rêves, il n'allait jamais y arriver… Peut-être valait-il mieux commencer par autre chose que les rêves.
— Heu, Malefoy a une attitude que je trouve bizarre depuis la rentrée, tu ne trouves pas ?
— Je ne sais pas Harry, j'avoue qu'avant cette année je ne le connaissais pas vraiment, je ne peux pas vraiment te dire s'il agit bizarrement. Si tu veux dire par là qu'il ne me traite plus Sang-de-bourbe, alors oui ça peut paraître bizarre, mais on s'y habitue bien finalement, dit-elle en riant.
— Alors il n'y a sans doute que moi qui ai remarqué qu'il ne m'adressait quasiment jamais la parole quand nous ne sommes pas seuls ? Et aussi le fait qu'il m'observe en permanence, j'ai fini par m'en rendre compte… Et il a eu une attitude un peu bizarre dans les vestiaires après la victoire contre Poufsouffle fin octobre, et depuis il est venu regarder tous nos entraînements… J'ai aussi l'impression qu'il cherche à éviter de se retrouver seul avec moi, j'ai essayé de lui proposer de reprendre nos rencontres comme l'année dernière, mais il a toujours des excuses. Et, heu…

Harry avait tout débité d'une seule traite, en se disant que ça passerait plus vite s'il ne tournait pas autour du pot.
— Oui, Harry ? Tu voulais ajouter quelque chose ?
— Heuuuu, depuis quelque temps je rêve de lui, termina Harry dans un murmure.
— Autre chose, Harry ? demanda Hermione gentiment.

Harry secoua la tête pour signifier qu'il en avait terminé, et garda la tête baissée, les joues rouges. Hermione attendit quelques instants avant de prendre la parole, comme si elle laissait le temps à Harry de digérer ces aveux.
— Harry, je crois qu'il n'y a rien de très mystérieux dans tout cela… J'ai remarqué depuis bien longtemps que Malefoy t'observe quand vous êtes dans la même pièce, et cela depuis la fin de l'année dernière.

Il leva des yeux étonnés vers Hermione. Alors comme ça Malefoy l'observait déjà l'année dernière… Les pensées de Harry s'emballèrent et son visage se décomposa, il était en train de se rendre compte que le problème ne pouvait venir que de lui !

Hermione lui posa la main sur le bras et tourna son visage vers elle à l'aide de son autre main. Harry avait les joues en feu et semblait vraiment déboussolé.
— Harry, regarde-moi !

Il accepta de lever les yeux vers elle.
— Harry, visiblement ce que j'ai dit t'inquiète. Dis-moi à quoi tu penses.

Harry plongea ses yeux verts dans ceux de son amie, et il n'y vit aucune trace de moquerie, ou de méchanceté, rien que son amitié à toute épreuve. Il pouvait lui faire confiance, et décida de lui répondre honnêtement.
— Je crois que j'ai un problème grave Hermione, je crois que j'ai une attirance pour lui, c'est horrible ! dit-il d'une voix un peu aigüe.

Il passa ses mains dans les cheveux et s'y accrocha comme à une bouée, il continua sur un ton désespéré :
— Je ne comprends pas ce qui m'arrive, j'ai dû mal interpréter les choses venant de sa part et je me suis mis à fantasmer tout seul, et il s'en est rendu compte ! C'est pour ça qu'il ne veut pas me voir tout seul, qu'il ne me parle pas ! Je me rends compte maintenant que son attitude n'est sûrement pas différente d'avant, c'est moi qui ai changé !

Maintenant Harry semblait vraiment au bord du gouffre. Il commençait à tirer sur ses cheveux, et Hermione eut peur qu'il se fasse mal. Elle se leva, se mit face à lui, lui retira doucement les mains des cheveux et s'accroupit à sa hauteur.
— Harry, ne te fais pas mal comme ça. Tirer sur tes cheveux n'arrangeras pas les choses… commença-t-elle d'une voix douce.

Elle avait gardé les mains de Harry dans les siennes, et lui frottait doucement le dos d'une main avec son pouce.
— Harry, il faut d'abord que tu te sortes de la tête que tu es anormal ou que tu as un problème grave. Il n'y a rien de mal à se sentir attiré par une personne du même genre que soi. Ensuite, je crois que tu te voiles complètement la face sur les raisons qui font que Malefoy se tient à l'écart de toi, mais je ne préfère pas trop m'avancer quand même, et c'est à lui d'en parler.

Harry semblait réfléchir intensément…
— Harry, continua Hermione, je pense qu'il est normal à nos âges d'avoir une attirance pour quelqu'un d'autre, et ça ne m'étonne pas plus que ça que Malefoy se soit invité dans tes songes. Après tout, vous avez toujours été proches, même si à une époque c'était pour s'insulter et se taper dessus… Je crois que tu ne dois pas t'inquiéter de ça, mais plutôt de savoir comment en parler avec lui !

Harry la regarda dans les yeux un long moment, semblant peser le pour et le contre.
— Alors tu penses que c'est normal ? Que c'est rien qu'un truc d'ado plein d'hormones hein ? demanda Harry d'une petite voix.
— Je ne sais pas si c'est juste un truc temporaire ou non Harry, seul toi peux le savoir, mais non ce n'est pas anormal. Tu es attiré par lui, voilà tout. Est-ce que tu te sens mieux d'en avoir parlé ?

Harry hocha la tête et soupira, la mort dans l'âme. Il avança la tête vers celle de son amie, et posa son front contre le sien, les mains toujours dans les siennes. Il se sentait en effet rassuré et un peu apaisé d'avoir parlé de son problème.
— Merci Hermione, dit-il doucement.

Au bout de quelques minutes, Harry se releva, se tapota les joues comme pour se réveiller et essaya d'aplatir ses cheveux encore plus décoiffés qu'habituellement. Peine perdue, ils étaient totalement incontrôlables.

Puis ils quittèrent la volière, y laissant les confidences de Harry s'envoler dans les airs.

Harry monta rapidement dans le dortoir après le dîner, il voulait réfléchir tranquillement à sa discussion avec Hermione, et surtout essayer de dormir assez longtemps pour ne pas être épuisé le lendemain. Il avait tout de même beaucoup de devoirs à terminer pour la semaine à venir.

Il réfléchit longuement, jusque tard dans la nuit, mais pour une fois, il ne se réveilla pas épuisé. Malefoy s'était pourtant encore invité dans ses rêves, et cela n'avait pas été de tout repos, mais Harry s'était détendu et ne luttait plus contre son sommeil et contre ses rêves, il avait pu se reposer normalement. En revanche, la douche glacée était toujours nécessaire pour être présentable devant les autres élèves, et il s'en serait bien passé étant donné qu'il commençait vraiment à faire froid en ce début de décembre.


Harry passa tout son temps libre, c'est-à-dire peu de temps, à réfléchir à un moyen de communiquer à Malefoy une date et un lieu de rendez-vous sans que personne d'autre soit au courant. Il aurait bien voulu en parler au petit-déjeuner, maintenant que Hermione était au courant de ses états d'âme, mais il avait peur d'être surpris par d'autres élèves.

Les élèves de septièmes années étaient particulièrement occupés, il restait moins de deux semaines avant les vacances de Noël, et les professeurs n'étaient pas cléments avec eux. Ils avaient chaque jour des montagnes de devoirs pour le cours suivant, et Harry, à l'instar de ses camarades, passait tout son temps à la bibliothèque pour travailler. Madame Pince, la bibliothécaire, avait même du mal à trouver des places disponibles pour les élèves des autres années qui voulaient également travailler. Pourtant, Harry continuait à penser à son problème du moment. Et c'est Hermione, encore une fois, qui lui apporta la solution.

Alors qu'ils travaillaient un soir à la bibliothèque, Ron se plaignit pour la millième fois de son devoir de Potions :
— Je n'y arriverais jamais, et j'ai presque envie d'abandonner les Potions… Slughorn est un bon professeur, mais j'ai l'impression de revivre le cauchemar des B.U.S.E.S.… Je regrette presque les punitions d'Ombrage tellement ce devoir me semble compliqué !
— Ron, répondit Hermione d'une voix lasse, je n'aurais jamais pensé pouvoir dire ça un jour, mais je suis presque d'accord à ce sujet. L'année des B.U.S.E.S. était très difficile, mais nous avions quand même le temps de faire nos réunions de l'A.D., alors qu'actuellement ça serait totalement impossible !

Ron n'en revenait pas d'avoir entendu Hermione valider ses plaintes, c'était comme si Noël était déjà là, son visage rayonnait de bonheur ! Cela lui suffit pour se remettre à l'ouvrage avec le sourire, et il continua son devoir sans se plaindre durant une heure entière.

Harry quant à lui pensait à cet échange entre ces deux amis, et espérait que ce rapprochement porterait ses fruits, et qu'ils se rendraient enfin compte de leurs sentiments respectifs. La mention de l'A.D. par Hermione ne voulait pas sortir de ses pensées, il n'arrivait pas à passer à autre chose, cela l'agaçait, car il ne pouvait plus se concentrer sur son devoir de Potions… D'un coup, il se rappela comment il donnait rendez-vous à ses amis lors des réunions de l'A.D. et il se traita mentalement d'imbécile de ne pas y avoir pensé plus tôt ! Les faux-galions étaient la solution à son problème de rendez-vous avec Malefoy. C'était simple comme bonjour, il lui suffisait de retrouver son faux-galion qu'il avait conservé, et ensuite s'assurer que Malefoy avait toujours bien le sien.

Il replongea dans les souvenirs de l'année précédente, quand il avait donné l'un des faux galions à Malefoy, après s'être assuré que seuls leurs deux faux-galions étaient connectés. Pour cela, il avait dû légèrement modifier le sort créé par Hermione qui avait relié ensemble des dizaines de pièces à l'époque de l'A.D. Il ne voulait pas que quiconque le surprenne avec Malefoy. De cette façon, les deux garçons se donnaient rendez-vous, souvent en pleine nuit, et généralement dans les toilettes de Mimi Geignarde, pour discuter pendant des heures.

Harry avait réussi à remettre la main sur son faux-galion, et attendait le bon moment pour glisser discrètement à Malefoy un mot à ce sujet. L'occasion parfaite arriva le lundi matin de la dernière semaine avant les vacances, à la fin du petit-déjeuner.

La Grande Salle était presque désertée par les élèves de cinquième et sixième années, la plupart d'entre eux essayant de rattraper leur sommeil en retard avant de commencer les cours de la journée. Nombre d'entre eux avaient décidé de ne pas prendre de vrai petit-déjeuner, et de dormir plus longtemps, car leurs nuits étaient longues et studieuses. La Grande Salle était donc clairsemée, et Harry se retrouva presque seul à la table des Serpentard, à petit-déjeuner avec Malefoy et Hermione. Même ces derniers semblaient légèrement éteints, avec de gros cernes sous les yeux, et peu bavards pour une fois. Hermione quitta la table rapidement, elle avait encore un devoir d'Arithmancie à terminer avant midi, et fila à la bibliothèque. Harry sauta sur l'occasion inespérée de parler à Malefoy en tête à tête, avant que celui-ci s'esquive également.
— Malefoy… commença Harry, chuchotant presque, tu as toujours le faux-galion qu'on utilisait l'année dernière ?

Son ami leva la tête vers lui pour le regarder dans les yeux, et Harry faillit se noyer dans ses yeux gris. Il avait l'impression que cela faisait une éternité que Malefoy ne l'avait pas regardé dans les yeux de cette façon, dans le monde réel en tout cas — car dans ses rêves c'était quotidien. Il regardait Harry avec un air un peu bête, comme s'il ne comprenait pas ce que cette histoire de galion venait faire ici.
— Heu Malefoy, tu te rappelles du faux-galion n'est-ce pas ? demanda Harry

Malefoy hocha la tête, mais ne semblait pas plus avancé. Il avait surtout l'air particulièrement épuisé, et semblait presque terminer sa nuit pendant qu'il mangeait.
— Tu te souviens, je voulais qu'on passe du temps ensemble, alors j'ai repensé au faux-galion pour se donner rendez-vous. Alors, tâche de le garder dans ta poche et j'y inscrirais une date et un lieu.

Malefoy sembla sortir de sa torpeur, les informations ayant enfin eu le temps d'être digérées par son cerveau ralenti par une grande fatigue. Il sourit malicieusement, de son petit sourire en coin qui le rendait si attachant et que Harry avait fini par adorer.
— T'en fais pas Potter, il n'a jamais quitté ma poche, ton faux-galion. Par contre je t'en supplie, attends les vacances, car je n'ai déjà presque pas le temps de dormir ces temps-ci!
— Tu restes ici pour Noël ? demanda Harry, n'arrivant pas à croire en sa chance.
— Potter, au cas où tu aurais oublié, je ne peux plus rentrer chez moi maintenant. Et j'ai demandé à rester à Poudlard pour Noël, car j'ai failli mourir d'ennui cet été quand j'étais caché par l'Ordre, ajouta-t-il à voix très basse.

Sur ces mots, il se leva, adressa un petit signe de la main à Harry, et partit récupérer ses affaires pour le premier cours de la journée. Harry n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles, tout s'était déroulé tellement simplement. Et Drago avait toujours le faux-galion dans sa poche, encore une énigme pour Harry, qui décidément n'arrivait plus à comprendre Malefoy, d'autant plus que son état d'épuisement mettait ses neurones à rude épreuve.


Le dernier jour du semestre arriva, et à peine les cours étaient-ils terminés que les élèves commencèrent à affluer dans le Hall. Tous les élèves souhaitant rentrer chez eux devaient s'y retrouver, et les professeurs les escorteraient jusqu'au train. Toutes les précautions étaient prises pour que rien ne leur arrive entre les portes du domaine de l'école et la gare de Pré-au-lard.

Le château s'était presque vidé, il ne restait que quelques élèves ne pouvant, ou ne voulant pas, rentrer chez eux pour les fêtes, parmi lesquels Harry, Ron, Hermione, Ginny, Luna, Neville et Malefoy. Ron, Hermione et Ginny avaient préféré rester à Poudlard pour passer Noël avec Harry. Luna avait hésité et avait décidé de rester avec Neville, qui lui, pour la première fois avait décidé de ne pas passer Noël avec sa grand-mère. La période de Noël était déprimante pour lui, et il estimait qu'il pouvait décider pour lui-même maintenant.

Le premier samedi de ces vacances fut particulièrement calme, aucun élève de cinquième ou septième années ne se montra dans la Grande Salle avant une heure avancée de la matinée. Toutes et tous semblaient rattraper un sommeil en retard monstrueux.

Vers 11 h 30, Harry, Ron, Ginny, Neville et Hermione arrivèrent dans la Grande Salle, et y retrouvèrent Luna et Drago, à table, en pleine discussion. La pièce avait été complètement réorganisée pour être adaptée à cette matinée un peu particulière. La table habituelle des Serpentard était couverte de plats divers et variés, et la table habituelle des Gryffondor était dressée, attendant les élèves. Les deux autres tables avaient disparu, et bien entendu la table des professeurs était vide à cette heure. Harry et ses amis comprirent rapidement qu'ils devaient prendre une assiette et se servir à la table Serpentard avant d'aller s'assoir à la table Gryffondor pour manger.

Hermione s'assit d'office à la gauche de Malefoy et Ron à côté d'elle. Neville se dépêcha de s'assoir en face de Ron, à côté de Luna, et Ginny s'assit également à côté de Luna. Il restait à Harry une place à la droite de Malefoy, face à Ginny. Les autres élèves s'étaient assis loin du duo improbable de Drago et Luna, ces deux-là ayant des réputations plus ou moins effrayantes.

Drago salua Harry de la tête quand il s'installa, et continua à discuter avec Luna et Hermione qui s'était intégrée facilement à la discussion. Comme d'habitude, Harry resta plutôt silencieux tout le repas, échangeant quelques paroles et regards avec Ginny.

Il n'avait pas très faim, comme souvent ces derniers temps, un nœud était toujours là dans son ventre. Ces dernières semaines, il avait attribué cette sensation au stress dû au rythme effréné des cours, des devoirs et des autres activités, mais ce matin il était libéré du poids de tout ça et se sentait toujours patraque. Il pensait également à Ginny, se demandant parfois s'il avait bien fait de ne jamais répondre aux avances subtiles qu'elle avait déployées l'année passée, cela avait l'air de l'avoir peinée de se rendre compte que Harry n'était pas intéressé. Ils avaient eu une discussion à ce sujet durant l'été et le sujet s'était clos facilement, sans heurts et sans ressentiments de la part de Ginny. Elle avait accepté la situation et semblait être passée à autre chose, ils restaient d'excellents amis tout simplement.

Harry terminait son pudding, perdu dans ses pensées, quand Malefoy se leva pour quitter la table. Il salua les autres élèves et passa derrière Harry pour sortir de la Grande Salle. Au moment où il passait dans son dos, Harry crut sentir une légère caresse dans sa nuque, à peine plus appuyée qu'une brise, et des frissons lui parcoururent l'échine. Il se retourna tout de suite, mais ne vit que Malefoy qui s'éloignait de son habituelle démarche altière. Avait-il vraiment ressenti une caresse ou n'était-ce que le fruit de son imagination, alors qu'il pensait justement à son voisin de table quand c'était arrivé ? Il regarda le plafond magique de la Grande Salle, puis le reste de la pièce, espérant apercevoir un hibou amenant du courrier, qui l'aurait frôlé de ses ailes, mais non rien, aucun hibou en vue. Il termina son pudding rapidement et s'éclipsa, prétextant une envie pressante, il pourrait peut-être rattraper Malefoy.

Malheureusement, Harry ne le vit nulle part quand il sortit de la Grande Salle, comme à son habitude Malefoy semblait s'être volatilisé. Qu'à cela ne tienne, il avait maintenant le moyen de le contacter autrement, et monta dans chambre chercher son faux-galion, sa cape, son écharpe et ses gants. Après une courte hésitation, il prit également son Eclair de feu, ça lui changerait les idées de voler un peu en attendant Malefoy.

Harry se rendit sur le terrain de Quiddich, posa son balai et sorti son faux-galion de sa poche. Il murmura un sort, agita sa baguette, et le message « terrain quiddich, maintenant » s'afficha sur la tranche de la pièce. Harry rangea sa baguette et son faux-galion dans la poche intérieure de sa veste, remis ses gants et enfourcha son balai pour voler un peu. Il faisait froid, mais le ciel était sans nuages et le soleil le réchauffait agréablement. Malefoy allait forcément avoir le message, puisqu'il gardait apparemment le galion dans sa poche, Harry n'avait qu'à attendre un peu.

Le temps s'écoula rapidement, et Harry ne se rendit pas compte que deux heures étaient passées, il s'était pris au jeu et s'était entraîné intensément. Il était à dix mètres au-dessus du sol et soufflait quelques instants quand il vit une silhouette élancée s'approcher du terrain de Quiddich, une silhouette blonde qui tenait un balai à la main. Il regarda sa montre, et se dit que Malefoy avait vraiment pris son temps pour venir, mais il était venu.

Le jeune homme blond aperçut Harry dans les airs et enfourcha son balai pour le rejoindre alors qu'il n'avait même pas encore atteint le terrain de Quiddich.
— Salut Potter, tu voulais me voir ? lança-t-il joyeusement à Harry en arrivant à sa hauteur.
— Salut Malefoy, répondit Harry, tu veux voler un peu ?

Sans plus se concerter, les deux jeunes hommes s'élancèrent et se poursuivirent durant presque une heure. Harry se concentrait sur son vol, il n'était pas question qu'il se laisse distraire et tombe de son balai, il aurait tellement honte de lui ! Le Quiddich était l'une des rares choses pour lesquelles il se savait très bon et il était fier de dépasser Malefoy dans cette discipline.

Après quelque temps, Harry fit signe à son adversaire de rejoindre le sol, et se posa à terre, légèrement essoufflé, les joues rouges d'avoir été fouettées par le vent froid de décembre, les cheveux encore plus ébouriffés qu'au réveil. Malefoy le rejoignit, les joues également rouges, reprenant son souffle, les yeux brillant après cette course poursuite avec Harry.

Harry ne savait pas comment aborder les choses, et se demandait comment il s'était mis dans cette situation. Il savait qu'il devait parler de certains points avec Malefoy, mais comment faire ? Par où commencer ? Malefoy lui retira une épine du pied en entamant la discussion.
— C'était sympa ce vol, Potter. Que veux-tu faire maintenant ?
— On rentre vers le château pour se réchauffer, on pourra discuter en chemin, qu'en penses-tu ? répondit Harry.

Malefoy acquiesça et ils marchèrent lentement vers le château. Harry prit quelques instants pour réfléchir et se décida pour une discussion assez banale sur les vacances d'été. Il préférait continuer à découvrir un peu la vie de son ami avant de tout lui avouer. Il n'avait pas eu le droit de le contacter durant deux mois, et s'était demandé ce qu'il avait fait durant tout ce temps. Malefoy avait déjà évoqué l'ennui ressenti pendant ces deux mois, mais il répondit aimablement avec force détails à Harry qui ne cessait de l'abreuver de questions.

Il lui raconta qu'il avait été caché par l'Ordre chez l'un de ses membres, en pleine campagne moldue. Sa mère et lui ne pouvaient sortir de la maison que dans le jardin, heureusement assez grand, mais uniquement une heure par jour et après avoir pris du polynectar pour avoir l'apparence de moldus. Malefoy avait bien entendu détesté ça, et s'était apparemment ennuyé à mourir, sans avoir le droit de recevoir ou d'envoyer du courrier par hibou, sans pouvoir voler sur son balai, avec pour seule compagnie sa mère qui faisait une dépression.

Le temps qu'ils arrivent devant la grande porte du château, le soleil se couchait déjà, et la température baissait rapidement. Ils accueillirent avec soulagement et soupir de bien-être la relative chaleur du Hall.
— C'était sympa de voler avec toi Potter, on remet ça demain ? demanda Malefoy à Harry avec un léger sourire.
— C'est une excellente idée, rendez-vous à 13 h 30 si ça te convient ? On aura plus de temps pour voler avant qu'il fasse nuit, répondit Harry, les yeux brillants d'impatience contenue.
— Ça marche, à tout à l'heure au dîner, Potter.

Et Malefoy s'éloigna tranquillement vers les cachots, pour aller se changer avant le dîner. Harry se dirigea quant à lui vers la tour Gryffondor pour passer du temps avec Ron et Hermione avant de manger. Il arriva dans Salle Commune avec un léger sourire aux lèvres, la tête pleine de projets plus fous les uns que les autres concernant Malefoy et ce qu'il avait à lui avouer. Son petit nœud à l'estomac était toujours là, mais il se sentait comme réchauffé de l'intérieur, heureux d'avoir pu enfin passer du temps avec son nouvel ami, et d'autant plus qu'il avait pu voler. Voler sur son balai était probablement l'une des rares choses au monde qui pouvait le faire sourire en toute circonstance.

Hermione remarqua rapidement le visage heureux de Harry, et lui fit un petit signe de la tête, se doutant qu'il avait vu Malefoy. Harry s'installa avec elle et Ron, ils discutèrent et rigolèrent ensemble, comme si tout était bien dans ce monde.

Ce soir-là, Harry s'endormit comme une souche, sans avoir le temps de se retourner vingt fois dans son lit, sans avoir le temps de ruminer ce qu'il avait à dire à Malefoy, sans s'inquiéter de sa réaction.


Merci de m'avoir lu, si vous le souhaitez une petite review me fera plaisir.

A bientôt pour la suite (et fin).