Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


KISS ME UNDER THE FALLING SNOW


La nuit est tombée depuis un bon moment. Le ciel est un voile noir qui laissait des flocons d'une blancheur éclatante s'écraser sur la ville endormie de Magnolia. Les lampadaires illuminent les rues désertes – bien que quelques personnes passent parfois, désireuses de s'abriter dans un endroit plus chaud –. L'air est vraiment froid et n'hésite pas à mordre la moindre parcelle de peau exposée.

Pourtant elle est là, dehors et immobile, avec un léger sourire aux lèvres.

Parce qu'il est là, devant elle, autant immobile.

Il la regarde comme elle le regarde.

Les circonstances ne sont pas les mêmes que l'année dernière. Là, elle n'est pas nue et encore un peu ivre. Elle a totalement conscience de ses actes, son esprit est clair – même si raisonner en sa présence relève du miracle – mais elle compte bien le garder auprès d'elle pour cette nuit magique. Noël n'est pas loin. Son souhait de cadeau n'a pas changé.

Elle le veut lui.

Maintenant.

Et à jamais.

Mais d'abord, Erza a l'intention d'user d'un classique indémodable – mais qui garde son charme malgré le temps –. Leurs pas sont lents tandis qu'ils s'avancent dans le parc. Les cerisiers ne sont pas en fleurs mais cet endroit garde cette ambiance particulière, attirante. Ils atteignent enfin l'endroit escompté et la mage retient difficilement son contentement. Gerald rit – un rire doux, qui ne reflète aucune gêne –. Il a l'air amusé et même confiant. Peut-être même plus qu'elle ne le pense, après tout.

Il étudie le gui soigneusement accroché. Ses paupières se ferment une seconde puis se rouvrent. Ses yeux verts sont sur elle, brûlants de malice – et aussi de tendresse –. Son index écarte une mèche folle de sa joue pour la replacer derrière son oreille. Puis son pouce caresse sa pommette tandis que son autre main glisse sur sa mâchoire pour s'évader vers son cou.

« Est-ce un piège, mademoiselle Scarlett ? »

Sa voix est rauque, suave mais grave, terriblement mélodieuse. Elle aime entendre son nom rouler sur sa langue, tant qu'un frisson remonte le long de son échine. Elle a bien remarqué qu'il est proche, plus que ce qu'un homme censé être fiancé doit éviter – ce vague souvenir lui donne envie de ricaner –.

« Je dirai plutôt la tradition, répond-elle dans un souffle.

- Oh. »

Son nez touche le sien. Sa respiration se mélange avec celle masculine, bien plus calme. Cette distance la ronge et la taquine, tout comme son parfum capiteux qui l'envoûte. Elle a l'envie de l'anéantir pour s'emparer de cette bouche qu'elle devine ferme mais d'une saveur incomparable – capable de battre celle de son dessert préféré –. Erza a posé ses paumes contre le torse musclé pour finalement les remonter vers les larges épaules.

« Alors ce serait un sacrilège de ne pas la respecter, n'est-ce pas ?, murmure le jeune homme.

- Il n'y aurait pas de crimes plus odieux, oui.
- Je n'ai pas envie d'engraver ma situation. »

Un nouveau sourire flatte le coin de ses lèvres. La guerrière se hisse sur la pointe de ses pieds. Encore un peu plus.

« Tu devrais m'embrasser dans ce cas. » susurre-t-elle.

.

Gerald est attentionné. Son baiser est rempli de passion et d'amour et tout ce qu'elle peut faire, c'est passer ses bras autour de son cou tout en inclinant légèrement son visage, succombant pour une nouvelle cadence. Elle fond dans son étreinte. La chaleur l'envahit et gonfle son cœur de bonheur – avec une pointe d'excitation, parce qu'elle sent une de ses mains glisser vers la chute de ses reins –. Alors elle agrippe ses cheveux bleus, attise un peu plus les flammes d'un plaisir dévastateur et finit par rire contre sa bouche – à cause de cette sincérité débordante, de ce bien-être ravageur et aussi de cette conclusion qui s'impose –.

Elle aurait dû utiliser du gui plus tôt.