Disclaimer : Quasiment rien de tout ceci ne m'appartient. Je laisse à ceux que ça intéresse le soin de faire le tri.

Note 1 : Je vous prie de m'excuser si je n'ai pas répondu à vos reviews, mais quand elles ne sont pas signées, c'est difficile.

Note 2 : Je vous prie de m'excuser également d'avoir fait une histoire si triste. Mais, si vous avez pleuré comme certains me l'affirment dans leurs reviews, sachez que je considère ça comme une victoire :p.

Le procès de Peter Pettigrow

Epilogue

C'est ainsi que le procès de Peter Pettigrow fut achevé. L'issue de celui- ci était pourtant presque sûre dès le commencement. Le Grand Tribunal accueillit encore de nombreux criminels qui allèrent rejoindre Peter à Azkaban. Faraday prononça encore bien des sentences avant de prendre sa retraite, et, comme nombreux de ses prédécesseurs, il eut sa place parmi les plus grands Juges de Grande-Bretagne. Intransigeance et compassion furent les mots inscrits dans l'ouvrage à côté de son nom. Grafon fit une carrière brillante en tant qu'avocat, mais décida un beau jour d'entreprendre un voyage autour du monde. Il n'en est jamais revenu. Peut- être est-il mort, peut-être a-t-il trouvé le pays de ses rêves et y pratique-t-il le métier d'avocat, peut-être encore est-il tombé amoureux d'une belle autochtone d'une des îles paradisiaques du Pacifique, nul ne le saura sans doute jamais.

Peter était en meilleure santé qu'il ne le pensait. Il vécut de longues années encore à Azkaban en seule compagnie des immondes créatures que sont les Détraqueurs. Au moment où il aurait pu espérer succomber dans son sommeil, un événement assez heureux survenu. Les Détraqueurs furent chassés d'Azkaban. En effet, au terme d'une longue et épuisante bataille politique, les responsabilités de ces-derniers dans la guerre contre le Seigneur des Ténèbres furent établies. On réussit à prouver qu'ils avaient sévis sous les ordres de Voldemort. Malgré la réticence du Ministre de la Magie, les Détraqueurs furent expulsés à coup de 'Spréro Patronus' de leur forteresse. Ces sortilèges anti-Détraqueurs les firent fuir de l'île. Sans doute se réfugièrent-ils dans une noire forêt, et terrorisent-ils les Moldus qui ne peuvent pas les voir, tout en ressentant leur présence envahissante. Les gardiens furent donc remplacés par des Sorciers. Et même si le taux d'évasion crût légèrement au début, les Sorciers érigèrent des barrières magiques infranchissables, et il retomba vite à zéro. Peter ne chercha jamais à s'enfuir, il fut l'un des prisonniers les plus disciplinés et obéissants.

Après l'expulsion des Détraqueurs, les gardiens sorciers le virent souvent méditant dans sa cellule, avec un visage plutôt serein que tourmenté par le remord. Et les années passèrent. Peter vieillit plus vite que la majorité de ses compagnons d'infortune. Les quelques cheveux qui demeuraient sur son crâne virèrent au gris puis au blanc. Son embonpoint diminua avec les années, pour finalement disparaître complètement. Il reçut une lettre de Dumbledore au début de son incarcération. Elle lui expliquait brièvement qu'il le pardonnait de tout ce qu'il avait pu commettre comme erreurs dans sa vie. Elle lui donnait également des nouvelles de sa mère. Mais ce qui avait donné le plus grand plaisir à Peter, c'était le post-sciptum :

« Je vous promets que je vais également y réfléchir.

H.P. »

Harry envisageait donc également de lui pardonner ses crimes. Rien n'aurait pu lui faire plus plaisir. Il garda la lettre sous son matelas. Et il ne se lassait pas de la lire encore et en encore. Elle devint avec le temps un parchemin jauni et l'encre avait presque disparu. Mais cela n'avait aucune importance pour Peter qui la connaissait à par c?ur.

Une autre missive s'ajouta un jour, 42 ans après le procès, à la pile immense de papiers administratifs dont le Ministère de la Magie devait s'occuper. Par chance, cette lettre ne tomba pas entre les mains d'un novice expérimenté, ou d'un tire-au-flanc notoire. Une jeune femme, admise depuis quelques années au Service Administratif du Ministère de la Magie, s'occupa du dossier 'Libération sous caution de Peter Pettigrow, pour cause de bonne conduite et d'âge avancé'. Elle se nommait Julia Longuet. Peter avait en effet à présent plus de 85 ans, et sa santé se détériorait. Il semblait qu'un des gardiens avait eu pitié de lui. Ce fut aussi le cas lorsque la jeune femme alla en visite à Azkaban pour se rendre compte sur place de l'état de santé du criminel condamné à perpétuité. C'était un vieil homme au visage étrangement calme qui l'accueillit dans sa cellule. Il ne montra qu'un intérêt mitigé à sa propre libération, mais il sembla qu'il prenait un certain plaisir à parler avec elle. Ils parlèrent de ses conditions de détention un instant, mais le sujet dériva vite. Julia se rendit compte qu'il préférait de loin parler de l'école Poudlard, des nouveaux professeurs, des souterrains et des passages secrets. Il lui révéla l'emplacement d'un passage étroit près de la statue de la Sorcière borgne.

-Trois coups de baguette, « dissendium », et elle s'écartait pour vous laisser passer. Le passage mène jusqu'à Pré-au-Lard.

Julia se surprit elle-même à prendre du plaisir à écouter ce vieil homme, dont la voix était assez agréable. Il offrit même de lui faire un tour de Magie :

-Je vais vous montrer, dit-il avec enthousiasme, l'un de mes meilleurs trucs de Maraudeur.

Sous ses yeux, il se transforma en rat noir, à la fourrure un peu miteuse il est vrai. Il se métamorphosa en homme puis sourit :

-C'était très utile pour aller dans le Saule Cogneur. Quoi ? Vous ne savez pas ? Il y a un autre passage secret sous le Saule. Mais il faut arrêter ses branches en poussant sur l'un des n?uds d'une racine. Je me rappelle même laquelle.

Ils avaient longuement parlé de l'école, de Pré-au-Lard, de Bierraubeurre, de Dragées Surprises de Bertie Crochue, du parc, des cours de Divination,. Rentrée chez elle, Julia se remémorait encore le sourire lumineux de l'homme lorsqu'elle lui avait proposé des Dragées Surprises qui traînaient depuis longtemps dans sa poche. Peter en avait mangé quelques-unes en souriant, même quand elles étaient de goût affreux. Julia vit bien que ce sourire était quelque peu douloureux, que certains souvenirs lui faisaient mal, et elle s'en était allée.

Ce n'est qu'un an plus tard que le dossier aboutit. Peter serait libéré, mais sans baguette magique et avec la ferme interdiction de se servir de la Magie sous peine de ré-emprisonnement, définitif cette fois. Julia était venue le chercher sur l'île. Elle devait se rappeler toute sa vie du regard que Peter lui avait accordé. Un regard chaleureux, émerveillé par le ciel nuageux qu'il n'avait plus vu depuis si longtemps. Et il souriait. Il dit au revoir à tous les gardiens qui l'avaient escorté jusqu'à la sortie de la forteresse.

Julia proposa à Peter de passer quelques jours chez elle tandis qu'ils montaient dans la barque qui les mènerait à la rive. Mais Peter refusa. Il ne voulait pas être une charge supplémentaire pour elle. Elle insista. Peter accepta finalement, mais il ne resta que trois jours dans la petite maison qu'elle partageait avec son mari.

Bien que Peter paraisse extérieurement heureux, Julia savait qu'il portait un poids très lourd sur ses épaules, qui entraverait à jamais son plein bonheur. Elle avait lu le résumé jauni du procès, et elle connaissait les charges qui pesaient contre lui. Elle ne tenta jamais de lui en parler. Tout ce qu'elle comprit venant de Peter était que certains lui avaient pardonné, mais que lui-même n'y arriverait jamais entièrement. Le criminel n'avait aucun bagage, aucun Galion en poche, mais il insista pour partir. Il avait « des choses a faire ». Julia ne chercha pas à le dissuader, mais parvint à lui faire accepter une vieille mais chaude cape de voyage que son père avait possédé. Peter l'avait regardé avec des yeux rieurs, comme s'il pensait qu'une chose aussi insignifiante que le froid de l'hiver ne pouvait plus le tourmenter, et il était partit sans se retourner.

Il alla voir Harry en premier, et ils parlèrent longuement dans le manoir Potter. Il eut également une longue entrevue avec Remus Lupin, puis avec Sirius Black. Albus Dumbledore était mort depuis longtemps déjà, mais il était fixé à son sujet.

On dit qu'il se retira chez les Moldus, l'usage de la Magie lui étant interdit. Il n'alla plus jamais voir Harry, ni Sirius. Il revit une fois Remus, au hasard, et ils parlèrent une demi-heure.

Fin.

Note de l'auteur : bohouhouhouhouuu, c'est triiiiiste. Je suis vraiment désolé de devoir vous imposer la lecture de ce texte. Je vais en déprimer plus d'un. Je voudrais remercier les auteurs de reviews qui ont jalonné l'écriture de ce texte. Elles m'ont bien aidé et encouragé dans la poursuite de la rédaction du procès. Je vous encourage bien sûr à me dire ce que vous pensez de mon texte en mettant une review. Pour ceux qui auraient aimé ce texte (tout peut arriver) je leur suggère mes autres fictions. Elles sont beaucoup plus joyeuses que celle-ci, heureusement. Il faut croire que ce n'est pas ma spécialité de faire des histoires tragiques. Cela dit, vous aurez remarqué que Peter finit par être libéré, donc tout n'est pas si mauvais et noir. J'espère que j'ai un tant soit peu modifié votre jugement à l'égard de Peter, et qu'il a cessé d'être uniquement un criminel à vos yeux. Un reviewer anonyme a dit : « C'est l'un de mes perso préféré non pas parce que je l'admire mais parce qu'il montre les faiblesses humaines ». Je suis d'accord avec lui/elle. Il ne faut pas croire que Peter est mon perso préféré à moi non plus, mais je crois qu'il mérite peut-être un peu moins de blâmes qu'il n'en a. (commentaire = review ;o) )

Remerciements : Comme je l'ai déjà dit, je remercie vivement et chaudement mes reviewers. Je n'ai pas pu répondre à tous personnellement, mais il faut dire que ce n'est dur quand c'est pas signé. Donc :

Angelbas : Merci pour ta fidélité, j'espère que j'ai répondu à tes attentes.

Sophie-Maria : Merci aussi. J'aime également les films avec des jugements, et j'espère que ceci t'a plût.

Malou : Merci aussi. (Désolé, mais j'ai plus beaucoup d'imagination pour te dire autre chose.)

Belphegor : Pour ses encouragements dans mes débuts, je voudrais également la remercier.

Stéphanie : Pour les mêmes raisons que Belphegor.

Microsoft Word : Pour son inégalable correcteur d'orthographe.

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Bye, et à bientôt, pour de nouvelles aventures (c'est toujours bon ça).

Votre très dévoué, Csame.