Chapitre 11 :

« Je continue de penser que c'est une mauvaise idée. » Marmonna Gary alors que Jim et lui se tenaient devant l'hôtel affecté au nouvel ambassadeur. Jim et sa famille restaient, Gary s'en allait.

« Je sais. » Dit Jim. « Mais ils voulaient vraiment que je reste avec eux. »

« Et tu fais toujours ce qu'ils te demandent de faire ? » Demanda Gary, avec ironie.

C'était certainement une partie de Gary que Jim n'appréciait pas. Mais il se força à adoucir le ton. « Non. Ils voulaient que j'étudie à l'Académie des Sciences de Vulcain, et je ne l'ai pas fait. »

Gary soupira et se passa la main dans les cheveux. « Je sais. Pardon. C'est juste que … ça va être difficile de se voir seuls maintenant. »

« Je suis désolé pour ça. Peut-être que si tu avais pas quitté ton appartement – »

« Tu sais que je ne pouvais plus payer. »

« Je sais. » Jim lui sourit. « Nous aurons du temps. »

« J'espère. » Gary se pencha pour l'embrasser, mais Jim se recula. « Qu'est-ce qui se passe ? »

« Ma famille est à l'intérieur. » Lui rappela-t-il.

« Et ? »

« Ils n'approuvent pas ce genre d'affichage public. Nous sommes Vulcains et ce n'est pas approprié. »

La mâchoire de Gary se crispa. « Non, Jim. Tu n'es pas Vulcain. »

« Je sais, Gary. Mais ma famille l'est. »

Il soupira à nouveau, plus dramatiquemnt. « Je suis désolé. C'est frustrant. Je t'aime, Jim, et j'aime être avec toi. Beaucoup. »

Jim déglutit difficilement. Il savait que Gary s'attendait à e qu'il le lui dise également, mais Jim ne pouvait pas. « Je sais. Je ressens la même chose. »

A en juger par l'expression de Gary, ça n'avait pas été assez convaincant, mais c'était tout ce qu'il pouvait lui dnner. Pour l'instant. Peut-être pour toujours.

« Je ferais mieux d'y aller. » Dit alors Gary, tendu. « Je te vois demain à l'Académie. »

Jim hocha la tête. « Ouai. Bonne nuit. »

Gary se retourna et commença à s'éloigner de l'hôtel.

« Il ne respecte pas notre famille. » Annonça Spock en sortant de l'ombre.

« Tu écoutais ? »

« Mon intention n'était pas d'espionner. »

Jim roula des yeux. « Quel était ton intention alors ? Je n'ai pas besoin d'un chaperon, Spock. »

« En tant normal, oui. Cependant, Mitchelle est un criminel. »

« Encore là-dessus ? »

« Je ne crois pas qu'il soit un compagnon approprié pour toi. »

Jim secoua la tête. « Ce n'est pas à toi de le décider. »

« Jim – »

« Non. » Le coupa-t-il brusquement. « Tu as une chance de – ça n'a pas d'importance. Tu es marié à Nyota. »

« Notre mariage est troublé. » Admit Spock.

« Sa-Mekh me l'a dit. Je suis désolé de l'instabilité de votre union. » Déclara Jim pour la forme. À chaque fois qu'il passait un peu de temps avec Spock ou Sarek, les vieilles habitudes vulcaines revenaient.

« J'apprécie. »

Jim se lécha les lèvres et regarda la rue. Il tira le col de son manteau plus haut sur son coup. « Y aura-t-il réconciliation ? »

« Non, je ne peux pas. »

Jim lui jeta un coup d'oeil. « Pourquoi l'as-tu épousé alors ? »

Spock l'obersva, ses yeux noirs aussi insondables que jamais. « Je pensais que le devoir l'exigeait. Et je manquais d'information. »

« Concernant ton incapacité à te lier à elle ? »

Spock hocha la tête.

« C'est malheureux. En connais-tu la raison ? »

« Oui. » Admit Spock. « Mais je ne peux t'en divulguer la raison pour le moment. »

Jim renifla. « Je n'avais pas l'intention de te faire une demande aussi personnelle. »

« Ce n'est pas que je ne veuilles pas te le dire. »

Il haussa les épaules. « Peu importe. Pourquoi tu m'as suivi ? »

« Je te l'ai dit. Je n'ai pas confiance en Mitchell. »

« Je n'ai pas besoin que mon grand-frère autoritaire me surveilles, Spock. Gary ne va pas me faire de mal. Il m'aime. »

« J'ai entendu sa déclaration. » Dit doucement Spock. « Je doute de sa sincérité. »

Jim rit. « Tu quoi ? Tu ne le connais même pas. »

« Je ne suis pas certain que tu le connaisses non plus. »

« Pourquoi mentirait-il quand il dit m'aimer ? »

« Pour te contrôle. Pour obtenir des faveurs sexuelles de ta part. »

« Crois-moi, il n'a pas besoin de me dire qu'il m'aime pour que ça arrive, Spock. »

Spock inclina la tête. « Je te fais confiance. Plus qu'à quiconque. Mais je crois aussi que tu es naïf. »

« Je ne suis pas idiot. » Insista Jim, piqué par les mots de Spock.

« Tu es très intelligent. »

« Pourtant, tu penses qu'il suffit d'un sourire et de quelques mots doux pour que je sois facilement manipulable. » Jim secoua la tête. « Je le crois. Il m'aime. Tu l'imagines ? Quelqu'un me trouve digne de son amour. »

« Une explosion émotionnelle n'est actuellement pas nécessaire, Jim. » Répondit-il stoiquement.

Jim soupira. « Parfois, j'ai vraiment envie de te frapper. »

« Tu ne recourras pas à la violence. » Dit calmement Spock. « Nous devrions rentrer. Ils nous attendent. »

« En es-tu sûr ? » Demanda Jim, s'approchant de Spock. Si près qu'il put sentir son souffle sur son visage.

Spock cligna des yeux. « Sûr qu'ils nous attendent ? »

« Non. Que je ne vais pas recourir à la violence. »

« Tu ne l'as jamais fait. »

« J'ai changé, Spock. Tu pourrais en apprendre beaucoup sur moi. »

Le sourcil de Spock s'éleva, et Jim n'aurait su dire s'il voulait lécher ce front ridicule ou frapper ce visage arrogant. Dieu, qu'il l'aimait. Les yeux de Spock s'élargirent, inexplicablement.

Jim recula. « Rentrons. Il commence à faire froid ici. »