Chapitre 14 :

Spock se trouvait dans le salon de l'appartement, avec pour seul éclairage une faible lumière, quand Jim rentra à la maison. Il avait ouvert la porte et l'avait refermé, avant de trébucher.

« Tu as bu. »

Jim sursauta et se tourna vers lui. « Euh, désolé. Je pensais que tout le monde dormais. »

« Je n'arrive pas à dormir. Tu es ivre. »

Jim se dirigea vers le coin où Spock était avec assis un tasse de thé et se laissa tomber sur le canapé à côté de lui. « Ouais. Il y avait une fête. »

Spock renifla puis plissa les yeux. « Tu as également pris des drogues illicites. »

Jim haussa les épaules. « Peut-être. Il y avait beaucoup de merdes là-bas. »

« Ton discours continue à se détériorer. »

« J'essaye juste de m'intégrer. » Déclara-t-il. « C'est ma vie maintenant. Ici, sur Terre, là où je suis né. »

« Je vois. »

« Non, non. » Jim soupira. « Je n'essaie pas de vous rejeter ou de rejeter mon éducation Vulcaine. J'apprécie tout ce que Amanda et Spock m'ont donné. Mais la vie est différente ici. Et je vais un jour voyager dans l'Espace avec d'autres humains et d'autres espèces et j'essaie juste de … »

« T'intégrer. »

« Oui.» Répondit-il à travers ses dents serrées.

« Je continue à croire que les stimulants illégaux d'Orion ne sont pas les plus recommandés, néanmoins. » Dit Calmement Spock.

« C'est difficile d'être différent. » Déclara Jim. « Tu le sais parce que tu es à moitié humain, mais moi je le suis complètement. »

« As-tu été maltraité ? »

« Non, pas vraiment. Mais certains ne m'aimaient pas. Même Stonn et T'Pring, au début, ne voulaient rien avoir à faire avec moi. »

« Pourtant, ils sont devenus tes amis et tes protecteurs. Parce que tu les as convaincus. »

« Oui. Et c'est ce que j'essaie de faire ici, Spock. Quand je suis arrivé, tout le monde pensait que j'étais étrange. » Jim se lécha les lèvres. « C'était comme Vulcain. »

« Je comprends cela, Jim. Cependant, je suis inquiet par certaines personnes qui semblent t'influencer. »

« Tu parles de Gary. »

Spock inclina la tête. « Tu étais avec lui ce soir, non ? »

« Oui. Mais il ne me contrôle pas, Spock. Je fais mes propres choix. »

« Je ne crois pas qu'il te contrôle, mais je pense que, en t'efforçant de t'intégrer dans son monde, tu fais des choix discutables. »

Jim soupira et se pinça le nez. « Tu n'es pas mon père. »

« Imaginer que je suis ton père est bien loin de la manière dont je te vois, Jim. »

« Alors arrêtes d'agir comme ça. Tu es pire que Sa-Mekh. »

« Ce n'est pas mon intention d'être en désaccord avec toi. » Répondit Spock. « Veux-tu du thé ?

Jim acquiesça. « Oui, je vais chercher une tasse. »

Il partit dans la cuisine et revint avec une petite tasse de thé qui semblait minuscule et délicate entre ses grandes mains. Il la tendit à Spock qui l'a rempli de thé.

« Quoi ? » Demanda Jim.

« Je n'ai compris que récemment combien tu as grandi. » Admit Spock.

« Je ne suis plus un enfant. »

« Tu ne l'ait plus, en effet. »

Presque contre son gré, Spock déplaça sa main pour couvrir celle de Jim. Leur lien répondit faiblement car Spock maintenait ses boucliers fermement en place. « Jim, j'ai fait des recherches supplémentaires sur Gary Mitchell. »

« Quoi ? Spock – »

« S'il te plaît, laisses-moi fini. Bien qu'il ait utilisé des méthodes extraordinaires pour cacher ses activités illégales, il a été incarcéré un temps dans la colonie minière de Janus VI. »

Jim fronça les sourcils. « Une colonie minière ? »

« Oui. »

« Pourquoi ? »

Spock secoua la tête. « Je n'ai pas encore pu le découvrir. Mais le fait qu'il ne t'en ait pas parlé me pousse à croire que c'est une affaire très sérieuse. »

« Spock, tu dois arrêter. »

« Je me sens concerné par – »

« Je sais que tu l'ai, mais c'est ma vie. Tu ne peux pas continuer à enquêter sur mes connaissances pour voir s'ils sont assez bien pour moi, Spock. C'est … c'est fou. »

« Tu es important pour moi. » Dit calmement Spock.

« Je sais. Nous sommes une famille. Je le comprends. Et j'apprécie vraiment que tu te soucies de moi, mais tu … tu vas te rendre fou. Gary est quelqu'un de bien. Notre relation se passe bien. Je peux prendre soin de moi, Spock. Vraiment. »

Jim avait l'air si désespéré et si déterminé que Spock retint sa respiration et renforça de nouveau ses boucliers. La souffrance de Jim venait se briser contre eux.

Spock ne savais plus ce qu'il devait faire. Jim avait exprimé son amour pour lui alors qu'il était sur le point d'épouser Nyota, mais, maintenant, il le niait, prétendant avoir été confus. Et il était possible que leur lien tenu est embrouillé suffisament Jim pour qu'il pense que ses sentiments envers Spock étaient amoureux alors qu'en réalité ils ne l'étaient pas.

Spock, lui, savait maintenant que ses sentiments pour Jim avaient changé. Ils avaient changé depuis un certain temps et il ne l'avait tout simplement pas admis avant qu'il ne soit trop tard. Mais, si Jim n'avait pas de réellement sentiments pour lui et souhaitait être avec Gary Mitchell, peut-être que Spock devait cesser d'intervenir.

« Très bien. » Dit-il après un moment. « Je vais essayer d'apaiser mes craintes pour le moment. »

Cela lui valut un sourire tremblant de Jim.

« Merci, Spock. S'il y a quelque chose qui ne vas pas, je te promets de te le dire. D'accord ? »

« Oui, Jim. »

Jim bâilla. « Dieu, je suis fatigué. Et je commence tôt demain. Ça te dérange si je te laisse ? »

« Tu peux te retirer. »

Jim se leva, se balançant un peu sur ses pieds. « Merci, Spock. Bonne nuit. »

« Bonne nuit, Jim. »

Après le départ de Jim, Spock remarqua que le tremblement de ses mains s'était aggravé. Le lien aspirait à être complété. Spock le voulait. Si la douleur s'aggravait, il devrait consulter un guérisseur vulcain sur les moyens de le contrôler. Même sa capacité à méditer avait été affecté. Il devenait de plus en plus difficile d'étouffer le besoin d'être avec son compagnon.