Vous désirez ?

Disclaimer : Les personnages, l'univers etc... appartiennent à JK Rowling. L'histoire de ce one-shot appartient à hardcoredrarryshipper (Titre anglais : What can I get for you), seule la traduction m'appartient.
Petit mot : Je tiens encore à remercier hardcoredrarryshipper pour m'avoir autorisée à traduire son histoire qui m'a beaucoup plu. o/ J'espère que ça vous plaira!
Résumé : ...Ou ce qu'il se passe lorsque toute notre tablée tente de draguer un splendide serveur et qu'on est le seul à obtenir son numéro. Traduction du One-Shot en deux parties de hardcoredrarryshipper.


« Qu'est-ce que vous prenez, vous ? Je n'arrive pas du tout à me décider. » gémit l'une de mes meilleures amies, Pansy Parkinson, tandis qu'elle parcourait le menu.

« Mmh… Probablement des pancakes. Avec du fromage et des fraises. C'est ce que je préfère. » répondit Luna Lovegood, une autre de mes meilleures amies, avec un ton rêveur et un regard vide, le menton posé dans les mains.

« Je comptais juste prendre une salade. » ajouta Hermione Granger, jambes croisées, sûrement en train d'analyser les ingrédients de la dite salade. « Luna, tu es sûre qu'ils servent des déjeuners toute la journée ? » demanda-t-elle en regardant cette dernière.

« Oui, c'est écrit à la seconde page du menu. En fait, je pense que je vais prendre une omelette. » répondit Ginny Weasley, à la place de Luna. Ginny était affalée sur sa chaise.

« Et toi, Draco ? » me demanda Pansy, en se tournant vers moi.

« Je sais pas… Peut-être un burger… » Je répondis, concentré que j'étais sur le menu.

Traîner avec tout un groupe de filles de temps en temps peut paraître bizarre, mais, en tant que gay, ça n'est que rarement trop gênant. En revanche, comme les filles en parlent tout le temps, j'aimerais bien trouver quelqu'un avec qui partager mes aspirations romantiques. Seulement, je suis moi, je n'ai pas de chance et suis touj…

« Bonjour, je m'appelle Harry et c'est moi qui m'occupe de votre table aujourd'hui. Que désirez-vous boire ? »

Je détournai le regard pour voir qui avait interrompu le fil de mes pensées et…

Oh mon dieu.

Il était magnifique.

Il avait, enfin, Harry avait un visage fin et allongé, avec une peau caramel. Ses cheveux noirs étaient en bataille, ressemblaient à une espèce d'œuvre d'art qui aurait mis un temps fou à être assemblée de la sorte. Même s'il avait des lunettes vraiment ridicules, ses yeux demeuraient le réel trésor, cachés derrière les verres des yeux brillants et émeraudes, ma couleur préférée.

En me tournant vers mes voisines et amies, je me rendis compte que je n'étais pas le seul à avoir remarqué tout ça. Pansy ne faisait que remuer ses cheveux, Luna n'avait plus le regard vide mais plutôt fixé sur Harry, Hermione gardait les yeux rivés sur le menu et était d'une rougeur extrême, et Ginny s'était redressée et souriait.

Comportement inhabituel pour chacune d'entre elles je les connaissais trop bien et les avais trop souvent vues dans cet état pour ne pas savoir ce à quoi elles pensaient.

Elles pensaient à la même chose que moi.

Merde ! Non, il était à moi !

D'où venait ce côté possessif ?

« Ahem ? » Harry se racla la gorge son teint avait rosi. Punaise, c'était trop mignon. Je fus le premier à me ressaisir.

« Un café, noir. » répondis-je avec tout le calme et la nonchalance possible ma voix sortit les filles de leur torpeur et elles lui passèrent toutes commande. Alors qu'il s'éloignait, Luna, la moins déroutée et la moins prude, nous dit d'un air civilisé :

« Je coucherais bien avec. »

« Luna ! » lui souffla Hermione, indignée, plus du tout rouge. Tant mieux, ce teint rouge-tomate ne lui allait vraiment pas. Bien sûr, je ne pouvais rien dire. Est-ce que j'ai précisé jusqu'à quel point j'étais gay ?

« Attends, Loufoca n'a pas tort. » dit Pansy. Nous étions les seuls à pouvoir nommer Luna de la sorte sans nous faire égorger.

« Oui mais pas besoin de le dire de façon aussi crue. » rétorqua Hermione, d'un air qui désapprouvait sensiblement. Oui, elle était la maman du groupe.

« Ouais, ne parlez pas de lui comme ça. Bref, c'est moi qui aurai son numéro. » dit Ginny Pansy et Hermione la regardèrent, choquées. Luna semblait vaguement intéressée, donc tout aussi attirée que les autres.

« Pas si tu te comportes comme d'habitude. » souligna Hermione, sceptique. « Il ne semble pas être le type de mec à aimer tout ce qui est trop direct. » Ginny poussa un grognement.

« Et bien sûr tu t'y connais, Mione. »

Hermione roula des yeux. Il serait peut-être temps de me mêler à tout ça.

« Et s'il est gay ? Vous n'en savez rien après tout ? » C'aurait paru désintéressé à tous ceux qui ne me connaitraient pas… mais elles me connaissaient. Elles semblaient encore plus choquées que lorsque Luna avait sorti sa remarque lubrique.

« Sérieux Draco, pas toi non plus ! C'est bien assez compliqué avec toutes les autres qui se battent pour mon futur mec ! » s'exclama Pansy.

A cet instant, Harry revint avec nos boissons. Alors qu'il me tendait la mienne en dernier, nos mains se rencontrèrent et j'aurais pu jurer qu'il y avait un quelque chose d'électrique.

Oh merde.

Je renversai le verre, qui atterrit sur le sol et explosa en petits morceaux, répandant du café partout. Nous regardâmes tous les deux vers le bas, puis relevâmes la tête, et il était simple de comprendre les émotions dans ses yeux couleur de jade. Putain, je suis pas censé penser des trucs du genre à un moment pareil.

« Je suis désolé, c'est entièrement ma faute… » avons-nous dit en même temps, mais il me fallut un moment pour le réaliser. Nous nous regardâmes, confus. C'était de ma faute, pourquoi s'excusait-il ?

« Je vais chercher un balai et une bros- Pourquoi vous levez-vous ? » me demanda-t-il alors que je m'exécutais.

« Je vais t'aider, de toute évidence. » rétorquai-je, les bras croisés.

« Mmh… Non, vous n'allez pas le faire, vous allez rester assis et laisser la personne qui est responsable du verre brisé s'en occuper. » répondit-il, croisant ses bras et m'observant.

« Ah oui ? De toute façon, c'est moi qui l'ai fait tomber » répliquai-je en souriant. Je lui demandai ensuite : « où est-ce que vous mettez le nécessaire de nettoyage ? » Je parcourus la pièce du regard et remarquai un placard, duquel je m'approchai.

« Monsieur, vous ne pouvez pas aller là-bas, vous… »

« C'est Draco. » répondis-je par-dessus mon épaule. « Et je vais le faire, regarde. » Je posai ma main sur la poignée, mais c'était verrouillé. Maudit sois-je, moi et ma chance misérable.

« Tu disais, Draco ? » répondit-il, souriant. Oh, le beau gosse narquois exaspérant. « Si tu désires tant aider » débuta-t-il en roulant des yeux « alors tu peux m'aider, mais interdiction de tout faire. » Il sortit une clé de sa poche et déverrouilla la porte. Il attrapa ensuite balai et brosse et nous retournâmes à ma table, le balai dans ma main, brosse et seau dans la sienne. Après que nous eûmes fini de tout nettoyer, il prit enfin nos commandes et les filles semblaient toujours penser que flirter avec lui était une bonne idée. C'était répugnant à voir et, malgré tout l'amour que je ressentais pour elles, cela m'irritait de plus en plus. Ne pouvaient-elles pas voir qu'il m'appartenait ? Apparemment pas, vu qu'elles continuaient leur ribambelle de regards suggestifs, de tons séducteurs et de cils fuyants.

Irritant, vous dis-je.

Alors que je passai commande, je posai une question à Harry, question que je n'avais encore jamais posée : « Qu'est-ce que tu préfères ici ? Je ne cherche pas une suggestion, je veux juste savoir. » Je savais que je paraissais naturel. Je m'intéressai trop à ce que pensaient les autres pour ne pas savoir à quoi je ressemblai en tout instant. Harry parut perplexe pendant un temps, puis sourit et me répondit : « La tarte à la citrouille est incroyable ici ! » dit-il, le regard perdu. Il mordit sa lèvre.

Oh merde.

Je n'aurais pas du remarquer ça.

Je suis foutu.

« Attends, tu aimes la tarte à la citrouille ? » dis-je, après un court instant de perte de repères total. Je détestais tout ce qui avait un goût de citrouille.

« Tu n'aimes pas ? » dit-il, feignant le choc un bref moment avant de sourire.

« Je préfère personnellement une tarte aux pommes bien chaude… » Je n'avais pas grande chose de plus à dire.

« T'es bizarre. » dit-il, d'un air heureux.

« Toi-même. » rétorquai-je dans un sourire.

« Attention, je pourrais par accident cracher dans ton plat. » me menaça-t-il en riant.

« Je pensais que seuls les cuisiniers faisaient ça… » répondis-je, en tâchant au mieux de me retenir de rire.

« Habituellement, mais si un client ne nous plaît vraiment pas, comme toi par exemple, alors on le fera aussi. » Il souriait maintenant pleinement et c'était encore une fois beaucoup trop adorable. J'adorerais effacer ce sourire en l'embrassant.

Je devais vraiment arrêter de penser de la sorte.

Je passai commande et il me dit, avant de partir :

« Oh, ne t'inquiète pas, je t'apporterai un autre café. » Puis il fit la pire chose possible, pour m'achever. Il m'adressa un clin d'œil. Voilà. Il allait être ma mort.

« Draco. » me dit Pansy, une fois Harry hors de portée.

« Quoi ? » répondis-je, toujours centré sur Harry.

« Qu'est-ce. Que. C'était. Que ça ? » Toutes les filles, en cet instant, semblaient jalouses, peu sûres d'elles-mêmes et hostiles. Comme si elles voulaient à la fois pleurer et crier. Même Luna. J'avais raison, j'allais mourir, mais finalement pas à cause de Harry.

« Je n'ai rien fait ! » m'exclamai-je, levant les mains. « C'était lui. » Mais même moi je savais que je mentais.

« Oh tais-toi. Vraiment ? Tu vas nous faire croire que tu n'as pas agi de la sorte pour prouver que tu avais raison ? Maintenant on sait toutes qu'on n'a aucune chance ! » s'écria Ginny.

« D'abord, comment ça prouver que j'avais raison ? Ensuite, comment est-ce que vous savez que vous n'avez plus aucune chance ? » demandai-je, mais je devais avouer que je connaissais la réponse aux deux questions.

« Bien sûr, parce que tout ce flirt était purement accidentel… » dit Hermione, d'un ton cinglant et sarcastique.

« Mmh… Non, mais ça n'était pas juste pour prouver quelque chose… » me justifiai-je.

« Tu sais quoi : tant pis. Peu importe, tu peux l'avoir. Ce n'est pas comme si tu as une chance de toute façon. » railla Ginny.

Je souris avec mépris. Comment osait-elle ? C'était une fille démoniaque, pas le moins du monde rebutée à l'idée de frapper sous la ceinture, apparemment. Pire que ce que je pensais, mais je savais qu'elle était folle de rage, donc je ne lâchais aucun commentaire qui aurait pu la priver de toute envie de vivre. Nous restâmes silencieux pendant un temps, jusqu'à ce que Harry nous ramène notre nourriture. Notre conversation reprit juste après et les rires recommencèrent à fuser. Lorsque vint le moment de l'addition, nous la séparâmes en trois, au grand désarroi de Harry.

« Alors, vous deux, » dit-il en pointant du doigt Hermione et Pansy « puis vous deux » en se tournant vers Luna et Ginny « et toi, seul » me dit-il en m'adressant un sourire.

Je le fixai en retour et répondit pour le groupe.

« Tout à fait, mais arriveras-tu à atteindre le registre avant que tout cerveau n'oublie tout ? Cerveau qui, je dois dire, ne semble pas pouvoir être capable de retenir beaucoup d'informations. » A partir de là se fit sentir une sorte de communion entre nous et nous continuâmes à nous contempler l'un l'autre.

Je pense que je vais fondre. Est-ce possible ? Parce que j'ai vraiment l'impression. Du moins j'avais l'impression, jusqu'à ce que Harry reparte.

« Problèmes au paradis ? » commença Ginny et je détournai mon regard de l'endroit où il se tenait quelques instants plus tôt.

Je la regardai avec mépris, et j'avais maintenant bien envie de lui ôter toute envie de vivre par une remarque acerbe.

« Mon dieu Ginny, tu veux te taper quelqu'un, on l'a compris mais pas besoin de m'en vouloir parce que ça ne t'arrive que très peu. »

On aurait dit qu'elle venait d'être frappée. Tant mieux. C'est ce que j'avais souhaité. Elle croisa les bras et refusa de me regarder. Puis Harry revint avec les notes et les filles payèrent toutes avant de vite partir. Elles avaient toutes pris parti pour Ginny, fâchées qu'elles étaient de n'avoir pas obtenu gain de cause auprès de Harry. Je m'avançai vers la porte lorsque, d'un coup, je sentis une main se poser sur mon épaule. Je me retournai et fut surpris de trouver Harry, une boîte à emporter dans la main. Il arborait un sourire timide. Il me tendit la boîte.

« C'est… mmh… de la tarte à la pomme. » Il commença à rougir et je sentis mon visage se réchauffer lui aussi. J'allais sortir mon portefeuille lorsqu'il m'arrêta d'une main. « Non, non, c'est pour moi… » Il fixait le sol, comme si c'était la chose la plus intéressante au monde.

« Quoi ? Non, je… » commençai-je mais il me coupa.

« Draco, n'insiste pas, d'accord ? Juste, vas-y. » dit-il, souriant, comme s'il était conscient d'une chose que lui seul voyait.

« Je… Ok. » Pour une fois dans ma vie, je suppose que je devrais écouter quelqu'un. Je me rapprochai de la porte et avais un pied en dehors du bâtiment lorsqu'une voix familière m'appela.

« Oh, et Draco ? »

« Hein ? » répondis-je. Punaise, je suis plein d'esprit, non ?

« Pense à regarder à l'intérieur de la boîte. » Il me fit un clin d'œil, me salua et je passai enfin la porte.

J'attendis d'être rentré pour m'exécuter mais je fus loin d'être déçu lorsque je le fis, et ce pour deux raisons :

1 – Il y avait une délicieuse et chaude tarte aux pommes dans cette boîte.

2 – Sur le bord de la boîte se trouvait un numéro, maladroitement écrit.

Fuck yeah.


Petit mot² : paraîtra bientôt la deuxième partie de ce one-shot, c'est promis.