Voici donc l'épilogue...

Une nouvelle fois, merci à Alienigenia pour ses suggestions avant la publication.

Et merci à vous d'être parvenus jusqu'ici, c'est tellement motivant quand on sait que ses écrits sont lus!

A présent, à part "Contact", je croule sous les idées, donc vous devriez me voir assez souvent dans ce fandom :)

Chapitre 12: Epilogue

« - Bonjour, lieutenant.

- Bonjour, ambassadeur. Je suis heureuse que vous soyez ici.

- Le docteur McCoy a bien fait de me demander de venir. Il n'existe qu'une seule manière de réveiller un Vulcain en état comateux, et cela est impossible aux Humains. Permettez-moi, lieutenant, d'exprimer mon étonnement: il ne me semble pas habituel que des subordonnés passent la plupart de leur temps au chevet de leurs supérieurs. Et le docteur McCoy m'a dit que vous n'avez pas quitté cette chambre depuis votre arrivée sur Terre, il y a trois jours.

- … Eh bien, ambassadeur, il se trouve que… que votre fils et moi…

- Essayez-vous de me dire que vous vous considérez l'un l'autre comme des conjoints?

- Oui… enfin, pas tout à fait, ambassadeur. Nous avons juste effectué une fusion mentale, pour le moment. Nous pensions venir sur la nouvelle Vulcain le mois prochain, pour accomplir le rituel du Kun-ut, avec votre accord, bien sûr.

- Si vous êtes proche à ce point de Spock, vous allez pouvoir faciliter son réveil. Approchez-vous, je vous prie. Je vais faire le lien. »

III

Spock flottait au milieu d'une eau sombre, immobile et silencieuse, où le temps semblait ne plus s'écouler. Il ignorait comment il y était parvenu, mais il n'avait nul intention de lutter contre ce repos absolu.

Soudain, quelque chose troubla le calme de l'eau et parvint jusqu'à lui. Il réalisa qu'il avait affaire à deux choses- ou plutôt, deux esprits.

Le premier, plus grand et plus ferme, guidait le deuxième. Il était puissant, sûr de lui, mais Spock sentit également la lassitude d'un voyage précipité. Quand l'esprit enveloppa le sien pour le tirer vers la surface, il eut d'abord une réaction de refus: pourquoi quitter cette eau dormante, où rien de difficile ne pouvait plus l'atteindre?

L'esprit insista doucement, et Spock discerna, plus en profondeur, ce qui l'animait: sollicitude, compassion, affection sans bornes.

Le deuxième esprit n'avait pas l'habitude d'un tel contact, mais se maintenait attentivement près de lui, le suppliant de le suivre. Spock perçut son agitation inquiète, issue d'un amour passionné.

Il comprit que ces deux esprits agissaient pour son bien, et sa résistance céda lentement. Le premier esprit ne cessait de le rassurer et de l'encourager à lui faire confiance, tandis que le deuxième se gonflait d'espoir. Finalement, il cessa de vouloir lutter, et s'abandonna à leur action.

Quand il creva la surface de l'eau, il perçut de la lumière à travers ses paupières closes. Il reconnut tout de suite l'infirmerie de l'Entreprise, avec son odeur de médicaments et son atmosphère ouatée. En arrière-fond, il entendait le ronronnement sourd et familier du vaisseau.

Les deux esprits étaient toujours près de lui. Au loin, il en perçut d'autres: McCoy, ses pensées toutes tournées vers lui; Kirk, plus éloigné, qui s'efforçait de travailler sans penser à son commandant en second; autour de lui, Chekov, Sulu…

Il se concentra à nouveau sur les deux esprits. Ils étaient liés à lui par une main, posée sur son front. Le plus petit lui faisait penser à quelqu'un…

Oui. C'était Nyota.

Quant à l'autre… Spock n'arrivait pas à savoir quel être si puissant pouvait l'aimer à ce point.

Il prit une large inspiration. D'une manière ou d'une autre, la vie revenait lentement en lui, coulant dans ses veines en lui infusant de nouvelles forces; et toute envie de retourner dans l'eau sombre s'évanouit.

Avec effort, il ouvrit les yeux. Il vit d'abord Nyota qui lui souriait, les yeux plein de larmes. Puis, à côté d'elle, il y avait…

Son père n'avait pas quitté son masque impassible, mais une lueur fugace fit étinceler son regard quand il croisa celui de son fils, et il détourna vivement les yeux. Il retira lentement ses mains du front de Spock et d'Uhura.

« Tu as fait le bon choix, mon fils », dit-il en regardant la jeune femme.