Alors voilà, moi aussi je me lance dans une petite fanfiction, 16 chapitres sont déjà écrit mais pourrons être modifiés selon vos suggestions/envies, et je pense que l'histoire en comptera à peu près 20. Les premiers chapitres sont courts et posent l'histoire, puis ils s'allongeront ! Les caractères de certains personnages ne correspondent à du tout à ceux de la série.

Je vais essayer de publier tous les mercredis soir histoire d'avoir un peu de lecture pour la fin de semaine.

Je vais aussi essayer de vous faire des suggestions musicales à chaque chapitre pour mieux rentrer dans l'univers des filles. Voilà !

Vos avis sont les bienvenus pour que j'améliore mon écriture ainsi que la qualité des chapitres !

Les personnages de The 100 ne m'appartiennent pas.

Suggestions musicales pour le chapitre

John Powell - PS I Love You

The Corrs – Ellis Island.


Beaucoup avaient fait le déplacement. De la famille proche ou lointaine, des amis, des militaires, des anciens collègues… Tous étaient vêtus de noir et présentaient respectueusement leurs condoléances à Clarke et sa mère. La veuve était encore sous le choc. Son mari était mort subitement, trop subitement. Elle, comme sa fille n'avait pas eu le temps de lui dire au revoir. L'homme s'était tué en voiture sur le chemin de la caserne militaire où il était ingénieur. Clarke avait appris la nouvelle deux jours plus tôt, dans la nuit. Sa mère lui avait téléphoné en larmes depuis l'hôpital de Chicago. La nouvelle avait eu l'effet d'une bombe dans le cœur de la blonde. Elle avait pris le premier avion reliant New-York à sa ville natale pour faire ses derniers au revoir à celui qu'elle considérait comme le seul homme de sa vie. Elle n'avait pas vu son père depuis quelque temps et se souvenait de ce dernier dîner qu'ils avaient partagé il y a quelques semaines. Si elle avait su ce qui allait se passer deux jours auparavant, elle ne l'aurait jamais laissé repartir. Elle l'aurait gardé avec elle pour toujours. Clarke avait peu pleuré ne réalisant pas tout à fait que son père l'avait quitté pour de bon et qu'il la laissait quasiment orpheline à seulement 26 ans. Dieu qu'elle aimait son père, son rire si communicatif, sa passion dévorante pour les engins volants et le bricolage, la façon dont il avait de la regarder comme si elle était la septième merveille du monde. Elle se rappela qu'il lui avait offert pour son anniversaire un des premiers drones fabriqués par l'armée, l'objet était classé secret défense mais rien n'était trop beau pour les yeux de sa fille. Une main compatissante la tira de ses songes.

- Je vous présente toutes mes condoléances mademoiselle Griffin… lui dit un homme en noir, votre père était un homme très apprécié…

Clarke approuva en silence, l'homme s'écarta et partit rejoindre le reste de l'assistance. Clarke se rapprocha de sa mère et la prit dans ses bras pour la soutenir. Abigail Griffin était veuve à cinquante ans, triste histoire pour une femme qui aimait passionnément son mari.

A la fin de la journée, les invitées quittèrent peu à peu la maison des Griffin, quelques amis étaient restés pour les aider à ranger, et Clarke s'agitait frénétiquement pour s'occuper l'esprit et ne pas penser à son défunt père. Le soir, alors que tous avaient désormais quitté leur demeure de Chicago, la blonde s'allongea dans son lit et se mit à pleurer à chaudes larmes, réalisant tout juste le vide qui s'était crée dans son cœur. Sa mère, alertée par le bruit des sanglots pénétra doucement dans sa chambre et s'allongea en se collant à son dos.

- C'est trop tôt, maman, il ne peut pas être parti…

- ça va aller ma puce… respires… tenta de la consoler Abby qui sentait les larmes lui monter aux yeux.

Clarke ne se calma qu'au bout de quelques heures, son chagrin était trop grand. Épuisée par ses sanglots elle s'endormit dans les bras de sa mère.

La nuit avait été dure pour Abby et sa fille qui sentait tout le poids du manque de Jake Griffin. Le décès d'un proche donnait suite à une multitude de paperasse administrative ne laissant aucun répit à la famille du défunt. Encore exténuée par la nuit qu'elle avait passé, Clarke se résolut à se lever pour se rendre au rendez-vous que leur avait donné le notaire à elle et sa mère. Son père venait à peine d'être enterré qu'il fallait déjà se pencher sur sa succession. L'idée dégoûta Clarke qui voulait seulement que son père soit encore en vie. C'est avec le plus grand déplaisir que les deux Griffin se rendirent à l'entrevue. Elles pénétrèrent dans le bureau richement meublé de l'homme et prirent place pour lui faire face. L'homme en costume et cheveux gominés sortit une petite mallette d'un de ses tiroirs et la déposa sur l'office.

- Tout d'abord, je souhaite vous présenter mes plus sincères condoléances, Jake était un homme formidable, je le regrette…

Les deux femmes acquiescèrent tristement.

- Monsieur Griffin disposait d'énormément de bien. Madame Griffin tout ce qui lui appartenait vous ait acquis. Cependant, il a tenu à préciser dans son testament que la maison de Ballydangan située dans le comté de Galway reviendrait à Mademoiselle Griffin, ainsi que la somme considérable qu'il avait bloqué sur un compte spécialement pour elle.

- Le comté de Galway ? L'interrogea Abby confuse.

- En Irlande, la maison se trouve en Irlande, il en a hérité dans sa jeunesse. Elle appartenait à sa grand-mère, précisa le notaire.

- J'ai accompagné Jake en Irlande bien des fois avant la naissance de Clarke, et je connais cette maison, mais je ne savais pas que sa grand-mère lui avait légué.

- Tous les hommes ont des secrets Madame Griffin… Mademoiselle Griffin, il vous a d'ailleurs laissé une lettre. L'homme tendit une petite enveloppe à la blonde qui s'en saisit délicatement, libre à vous de la lire ici, ou plus tard, tenez-moi juste informé si la lettre contient d'autres informations concernant la succession.

Clarke fit non de la tête signifiant qu'elle lirai la tête dès à présent et commença à ouvrir l'enveloppe cacheté d'un sceau rouge de ses doigts tremblant d'émotion devant sa mère et l'homme en costume.

- Mademoiselle Griffin, nous pouvons aussi vous laisser découvrir cette lettre seule, si vous le désirez.

Clarke acquiesça mais retint sa mère par le bras.

- Restes avec moi maman, lui demanda t-elle la gorge serrée submergée par les émotions alors que leur hôte quittait son bureau pour leur offrir plus d'intimité.

Clarke finit d'ouvrir l'enveloppe, inspira une grande bouffée d'air et se décida à déplier la feuille blanche. Elle reconnue l'écriture ronde et attachée de son père et sourit tristement. Elle effleura le papier du bout de ses doigts et commença la lecture silencieuse de la lettre que son père lui avait adressée.

"Ma chérie, ma douce, ma magnifique petite Clarke, j'espère que tu ne lis pas cette lettre trop tôt, mais ne pleures pas, ne soit pas triste car un jour que j'espère lointain, nous nous retrouverons et je pourrais à nouveau te prendre dans mes bras. Je t'ai aimé le premier jour de ta vie Clarke, j'ai toujours été fier de toi, je savais que tu allais accomplir de grandes choses, et quelle réussite quand je vois le médecin que tu es devenue. J'espère que tu seras aussi courageuse que ta mère et que tu accompliras ta mission avec brio. Je t'adresse cette lettre aujourd'hui car je regrette de ne jamais t'avoir emmené sur la trace de tes ancêtres, mais il n'est pas trop tard… L'Irlande est magnifique, je suis sûre que ta mère sourit à tes côtés en pensant aux magnifiques souvenirs que l'on s'est créés là-bas. C'est d'ailleurs la première fois que j'y ai croisé son regard… Cette île qui sent bon l'herbe mouillée et la tourbe, où tout ton être sera réchauffé par l'ambiance du pub de Ballydangan et de ses habitants. Je sais que c'est une dure épreuve de perdre quelqu'un et encore plus son père, alors rends toi en Irlande, je suis sûre que tu y trouveras ce qui manque le plus à ton coeur et que l'île et ses habitants sauront le panser. J'y crois. Entames le voyage mon amour, soit téméraire, quittes tout, rends toi sur la terre de tes ancêtres, dans le village où je passais mes plus belles vacances… Il y aura toujours quelqu'un pour t'accueillir si tu dis que tu es une Griffin. Ne soit pas farouche, parles aux gens, aux paysans, aux femmes et aux enfants, amuses toi, convertis toi à la Guinness, danses, chantes, amuses toi, aimes et continues de vivre mon amour. Je suis fier d'avoir partagé ta vie Clarke Jane Griffin, je t'aime et je t'aimerai toujours, prends soin de ta mère. Ton papa PS : j'allais oublier, la maison se près de la place du village, à côté de la petite maison bleue de Molly Donaghan, elle possède un double des clefs. Acceptes ses scones, ils sont délicieux. »

Clarke finit de lire la lettre et laissa couler quelques larmes silencieuses sur ses joues. Son père l'avait toujours surprise. Sa mère avait lu la lettre de son mari par dessus son épaule et se trouvait dans le même état que sa fille. Elle embrassa ses cheveux et se positionna devant elle.

- Il serait vexé que tu ne le fasses pas…

Clarke approuva en séchant ses larmes tentant tant bien que mal de se remettre de ses émotions.

- Mais mon poste à l'hôpital… et toi ?

- Nous venons de perdre ton père ma chérie, prends du temps pour te reposer, ils comprendront… et puis tu es la meilleure chirurgienne orthopédique du pays… ils ne prendront pas le risque de laisser ta place ma puce. Et ne t'inquiète pas pour moi, je vais aussi prendre le temps de faire le point sur ma vie. Ton père veut que tu y ailles seule, je pense que c'est pour une bonne raison, et puis je te rendrais visite pendant mes vacances, la rassura Abby.

Clarke prit sa mère dans ses bras et l'enlaça fortement. Elle allait suivre les instructions de son père et tout quitter. Elle savait au fond d'elle qu'elle en avait besoin, elle sentait le besoin de respirer un grand coup et d'accepter la situation. Elle ne pourrait pas faire plus honneur à son père en se rendant sur la terre qui avait vu naître ses ancêtres proches. Son voyage initiatique était le début d'une nouvelle vie, une vie qu'elle allait connaître sans le réconfort des bras de son père, sans ses sourires, sans sa voix. Alors elle voulait bien tenter l'expérience pour soigner son chagrin espérant que son père avait raison, que l'Irlande et ses habitants panseraient ses plaies.

Les deux Griffin quittèrent le bureau du notaire après avoir signé quelques papiers officiels. Elles rentrèrent dans la maison de Chicago qui avait vu grandir Clarke. La blonde décida de rester un mois avec sa mère le temps de s'assurer qu'elle irait bien et de préparer son voyage. Son portable sonna lui indiquant qu'elle avait reçu un message. Encore un de ces nombreux messages de condoléances pensa-t-elle tristement.

De Rae.

Hey Clarkie… j'espère que tu tiens le coup. Je suis là. Bisou.

De Clarkie.

Salut Rae, ne t'inquiète pas ça va aller. Je t'appelle demain, j'ai un truc à t'annoncer. Bisou.

Comme convenu, Clarke appela son amie qui était déjà reparti de Chicago pour lui confier sa peine mais aussi pour lui annoncer qu'elle prenait un congé sabbatique, qu'elle avait prévenu l'hôpital, qu'elle se rendait en Irlande pour une durée indéterminée, et qu'elle partait en fin de mois. Raven fut attristé par le fait que son amie ne ferait pas un détour par New-York pour lui dire au revoir, mais elle comprit que la blonde faisait ça pour son bien. Elle lui promit de la rejoindre pour quelques jours dès que son boulot le lui permettrait.

Le mois passa, et Clarke dû dire au revoir à sa mère. Les adieux avaient été durs, longs, et larmoyants. La blonde avait beaucoup de peine à laisser sa mère seule si peu de temps après le décès de son père. Mais Abby avait insisté pour que sa fille entame son voyage au plus vite sachant à quel point il lui serait bénéfique.

- Mesdames Messieurs, votre attention s'il vous plaît. Le vol Chicago-Dublin commence son embarquement à la porte 6. Je répète le vol Chicago Dublin commence son embarquement à la porte 6.

A l'entente du nom de son vol, Clarke se leva et se rendit à la porte 6 de l'aéroport. Elle passa les contrôles, regarda une dernière fois sa mère en lui adressant un petit signe de main la gorge serrée par l'émotion et disparue dans la salle d'embarquement. Quelques minutes plus tard elle prit place dans l'avion et s'assit à côté d'une dame rondouillarde aux cheveux roux.

- C'est la première fois que vous vous rendez en Irlande ? Lui demanda la petite dame un sourire timide aux lèvres.

- Oui, la première fois… souffla Clarke la mine fermée encore triste de quitter sa mère.

- Ne vous inquiétez quand ça ne va pas, en Irlande tout va ! Lui dit la rousse enjouée.

- Apparemment, mon père a dit que « l'Irlande et ses habitants panseraient mes maux et atténuerait mon chagrin », lui confia Clarke en repensant à la lettre de son père.

- Votre père est sage, et a totalement raison, souriez à la vie, tout ira bien là bas.

La blonde acquiesça. Les réacteurs de l'avion commencèrent à chauffer et l'avion s'élança sur la piste. Clarke jeta un dernier coup d'œil par le hublot à l'Amérique qui l'avait vue naître. En moins d'une heure l'avion se trouva au dessus de l'océan signifiant qu'elle était bien en route vers son destin. Son coeur s'accéléra en pensant à l'inconnu qu'elle allait découvrir, cette nouvelle vie qu'elle devrait se créer. Ses battements s'apaisèrent lorsqu'une main chaleureuse se posa sur la sienne. La petite dame la regardait en souriant tristement comme si elle avait compris quel mal la rongeait alors qu'une larme coulait le long de sa joue

- Tout ira bien, sweetie…

La blonde lui sourit à son tour, posa sa tête contre le dossier de son fauteuil et s'endormit en rêvant de l'île verte.