Bonjour à tous, on avance de plus en plus vers la fin de la saison, et j'espère que vous espérez tous voir la seconde !

Aujourd'hui, on va voir un peu plus que d'habitude Ichigo, mais je vous rassure, Gibbs va pas se passer pour autant de son fils.

Sur ce, merci pour la review (on peut le comprendre qu'Isshin perde la main, après tout ce temps à se faire passer pour un humain) et à bientôt pour la suite !


Comment une stupidité de gamin pubère avait permis de découvrir un corps… ?

Tôshirô se poserait toujours des questions sur les coïncidences.

Ou la chance. Parce que le gosse qui avait eu l'idée stupide de faire son vol plané sur skate avait manqué de peu de finir empalé sur un tronc de sapin, large comme le poing, coupé ou arraché de façon à n'être plus qu'un pieu d'un pied de haut.

Même Ducky trouvait ça bizarre, si ce n'est ironique, même s'il supposait que ça ne devait plus être d'un très grand intérêt pour le pauvre homme.

- J't'écoute, Ducky, annonça Gibbs en arrivant à peine.

Assis sur le capot de la voiture, Tôshirô eu un reniflement. Combien de fois son père disait-il ça par jour ? (Bêta : c'est rien à côté du « qu'est-ce qu'on a, Abby ? » ! )

Ducky annonça ce qu'un examen visuel lui disait : résidu de sang et de peau sur le tronc d'arbre, mais pas assez pour que ce soit l'arme du crime qui ait fait que l'homme avait un trou dans le bide.

- De toute évidence, ce type était plutôt bon au bilboquet, commenta DiNozzo en déposant son sac.

Ducky avait repéré des fragments de métaux autour de la plaie qui faisait environ 20 cm de diamètre. Cela avait dû être fait avec un projectile très rapide.

Tôshirô sauta du capot et se rapprocha, veillant à faire attention où il marchait pour mieux voir la blessure.

Avec le sang, les éclats de métal avaient une teinte presque rosée.

- Senbonzakura… chuchota Tôshirô.

- Fils ? appela Gibbs.

- Désolé, je me suis perdu dans mes pensées. Tu disais n'avoir vu ça qu'une fois, Ducky ?

Ducky jeta un regard sceptique à Tôshirô mais laissa passer pour se consacrer à son histoire alors que tout le monde était plus ou moins accroupi autour du cadavre.

- Exact. C'était en Somalie dans un village du nom de Embuntatun. Un jeune berger avait commis l'erreur de mettre enceinte les filles d'un valeureux guerrier…

- Et on l'a empalé sur un pieu ? coupa Tony d'un air dubitatif, ses lèvres tiquant pour retenir le sourire qui menaçait de le trahir.

- Sois certain que les gens de Somalie ne plaisantent pas avec ces choses-là.

Comptez sur Gibbs pour ramener tout le monde aux priorités. Pendant que Tôshirô errait dans la zone, à la recherche de choses intéressantes, Gibbs demandait à Ducky son opinion sur les possibles armes qui aurait pu faire une blessure pareille.

Un missile anti-char portatif. Le même genre qui descendait leurs avions et hélicoptères en Irak. Un SRAW.

En sachant que la zone de sécurité était de cent mètres, Gibbs trouva rapidement un jeune sapin dont le tronc avait été brûlé, indiquant l'endroit où c'était tenu le tireur.

Vint enfin la question de l'estimation de l'heure de la mort. Ducky parla de l'hémorragie rapide, la température, la rigidité cadavérique et autres qui ne lui servaient à rien. Mais… parce qu'il y a toujours un mais, (hormis le fait qu'on apprit qu'il existait trois façons de dépecer une mangouste) grâce au potassium libéré dans les yeux par l'éclatement des globules rouges, on pouvait dire qu'il était mort depuis plus de vingt-quatre heures.

- J'ai le point d'impact ! appela Tôshirô un peu plus loin, sur la même ligne, où son père avait trouvé la capsule d'allumage un peu plus tôt.

Tony, Kate et Gibbs allèrent immédiatement le rejoindre.

- C'est la marque d'un explosif HDP, non ? supposa Tôshirô en regardant le cratère peu profond à ses pieds.

- Je pense aussi, supposa DiNozzo en commençant à prendre des notes.

Il eut la mission de faire prélèvement et mesure, avant que Tôshirô ne soit embarqué plus loin par son père.

- Tu as essayé de nous trouver un esprit ? demanda à voix basse Gibbs alors que derrière, Tony apprenait à Kate comment différencier un HDP d'un HEA, un autre type de munition utilisé par le SRAW.

- J'ai déjà cherché, mais j'ai rien trouvé.

- Ok.


Tôshirô resta sur le seuil de la salle d'autopsie pour regarder le… clown ? abruti ? demeuré ? qui remplaçait désormais Gérald pour assister Ducky.

La scène était ridicule.

Ducky tournait autour du corps de leur victime, désignant les marques et blessures à voix haute et avec de vagues gestes de la main. Derrière, le petit nouveau le suivait, répétant dans un dictaphone mot pour mot ce que disait Ducky.

Ducky eut un soupir silencieux et regarda son nouvel interne qui eut un sourire presque niais qui fondit rapidement en éteignant son dictaphone.

- J'allais te suggérer de laisser cet engin à côté de moi pour que tu n'aies pas à répéter tout ce que je dis, lui dit poliment Ducky.

Tôshirô se cacha le visage dans une main au commentaire rayonnant de l'interne qui posait son dictaphone à côté de la tête du mort.

- Tu as une patience… soupira Tôshirô.

Le petit nouveau sursauta, mais Ducky se contenta de pointer la porte menant dans l'arrière salle.

- L'eau est chaude, Tôshirô. Viens te joindre à nous. Monsieur Palmer, je te présente Tôshirô Hitsugaya, le fils adoptif de l'agent spécial Gibbs. Il vient régulièrement dans la morgue et nous aide en tant que consultant sur les affaires. Ne te fit pas à son apparence… ce jeune homme est un génie.

Tôshirô avait eu le temps d'aller se servir son thé et de revenir pour jeter un œil au corps et écouter les dernières nouvelles.

- Notre ami a été battu bien avant de mourir. Pour certains hématomes, au vu de la couleur, ça remonte à trois, voire quatre semaines. Ils ont des traces uniformes qui laisseraient supposer à des coups nets et précis.

Driiing…

Ducky s'interrompit et Tôshirô leva un sourcil, avant d'ignorer l'interne et de se tourner vers le légiste :

- Il préférait ses poings à des armes, donc ?

- Cela m'a l'air d'être le cas, en effet, et d'autres examens le confirmeront.

Driiing…

Tôshirô ferma les yeux et inspira profondément, la température de la salle commençant lentement sa chute libre.

- Ce qui veut dire ? demanda Palmer en ignorant son téléphone portable.

- Qu'il était pugiliste !

Driiing…

La température chuta de quelques degrés supplémentaires.

Driing…

- Les coups… rappela Ducky.

Palmers réfléchit un instant puis vint à la conclusion que leur homme était boxeur. Conclusion qui reçut les félicitations de Ducky.

Driiing…

Les deux médecins réprimèrent un frisson de froid, alors que des nuages blancs de buée commençaient à se former devant leur bouche.

Ducky dut réaliser ce qu'il risquait de se passer, puisqu'il demanda à Palmer de décrocher.

En pleine panique, l'assistant s'éloigna pour décrocher :

- Maman ?

- Oh, c'est pas vrai, soupira Ducky avec lassitude.

La température remonta lentement, alors que Tôshirô préférait user de la diplomatie de son verre de thé. Mais Ducky connaissait bien le petit bonhomme.

- Je suis ravi que tu trouves ça drôle, au moins, Tôshirô.

Diplomatie de la tasse de thé…


DiNozzo venait de gagner un pari avec un de ses collègues dans l'ascenseur quand il arriva à son étage. Chacun partit vers son poste et Tony avait un grand sourire aux lèvres… jusqu'à ce qu'il surprenne McGee pianotant sur le PC de Gibbs.

Panique à bord !

Parlant assez bas pour être certain que Gibbs (où qu'il soit) ne les entendrait pas, il alla engueuler l'agent de Norfolk qui ne comprenait pas ce qu'il faisait de mal.

- C'est comme toucher La Joconde de Vinci ! lui disait Tony en pleine panique.

- Gibbs sait que je m'en sers… lui pointa McGee avec perplexité.

- Il vous a donné la permission ?

Whaaat ?!

- Hmhm, confirma McGee.

- C'est vrai ?

Et immédiatement, il contourna le bureau pour voir une paire de jambes en plus sortir de dessous, à côté de la chaise occupée par McGee.

- Hello ?

- Hai… grommela Ichigo de dessous le bureau.

- Ichigo ? Qu'est-ce que tu fiches ici ?

- Quelque chose que je ne devrais pas faire si j'en crois la CIA. Où est la surprise dans le fait que Gibbs a autorisé McGee-san à utiliser cet ordinateur ? C'est branché, McGee-san.

McGee se mit à pianoter de plus belle.

- Eh bien, quand le mien a grillé, il a refusé de me laisser utiliser le sien, pointa Tony.

- C'est parce que tu as les doigts toujours graisseux avec toutes les pizzas que tu manges, lui répondit Gibbs en arrivant avec deux cafés. Qu'est-ce que ça donne ?

- C'est connecté et c'est en train d'arriver. Kurosaki-san, tu remercieras ta source anonyme et dis-lui de faire attention, on travaille tout de même pour le Gouvernement, fit McGee qui pianoté sur le PC de Gibbs.

- Geta-Boshi se contentera de me dire qu'il n'est qu'un humble marchand de bonbons en cachant son sourire derrière son éventail.

Il se redressa de dessous le bureau d'où il avait trafiqué l'unité centrale et regarda le résultat. Gibbs avait demandé la photo de tous les étudiants des universités britanniques entre 1987 et 1997. Et chaque photo était comparée à celle de Aizen.

- // Si Aizen apprenait qu'on avait donné son nom à ce gars, il trouverait ça hautement amusant./ commenta Ichigo.

Regard perplexe des deux autres agents alors que Gibbs avait un reniflement narquois.

- Pourquoi tu cherches du côté des universités britanniques ? demanda DiNozzo.

- Ducky a cru percevoir un léger accent britannique dans sa façon de parler. Plus des termes angliciste.

- Il a pu se gaver de film avec Roger Moore.

Clac !

Tony resta la tête rentrée dans les épaules, avoua sa connerie, ressortit de derrière le bureau, et demanda pourquoi entre ces deux périodes.

La réponse vint de Kate :

- Parce que j'ai estimé qu'il avait trente-trois ans, et que j'ai ajouté cinq ans pour plus de sécurité.

Et elle offrit un sourire supérieur à Tony.

Changement de cible pour passer son ennui :

- Haaaaaaan, tu passes tes grandes vacances à jouer les madame Irma dans les foires…

- Je suis très douée pour deviner les âges, répondit Kate alors qu'Ichigo cherchait quelque chose pour faire taire Tony. (Bêta : Zangetsu, Ichi, essaye Zangetsu)

- Ah ouais ? Devine le mien.

- Du point de vue chronologique ou maturité ?

- Très drôle. Allez dis-moi, j'ai quel âge ?

- Trente-deux ans.

Le sourire narquois de Tony fondit.

- T'as lu mon dossier ?

- Non.

Tony tourna légèrement le dos au trio Gibbs/McGgee/Ichigo et demanda à Kate :

- Gibbs a quel âge ?

Il fut coupé par un « bon boulot McGee, et mes remerciements à ce Geta-Boshi, Ichigo ».

Gibbs frottait le crâne de McGee avec un grand sourire pour le féliciter et offrait une accolade à un Ichigo plus que surpris.

- Oh, c'était rien, monsieur, assura McGee avec un sourire tout content.

- Regarde ça… il lui tapote la tête et moi je reçois des baffes, grommela Tony, clairement jaloux.

- C'est vrai que la vie est injuste, commenta Kate d'un air désintéressé.

Parce que contrairement à DiNozzo, elle, elle bossait.

- J'ai un cours qui commence dans pas longtemps, je vais y aller, annonça Ichigo en notant l'heure.

Gibbs regarda sa montre.

- Tôshirô aussi, ça te dérange de faire le chemin avec lui ?

Sans que Gibbs n'ait à lui dire où était le blandinet, Ichigo alla à l'ascenseur et se dirigea vers la morgue.

Kate revint avec un fax vers Gibbs, leur donnant le nom de leur victime :

Thomas Grim, armurier attaché à la base de Quantico, en charge du matériel, responsable de leur inventaire et entretien. En plus de ça, il était boxeur.


Ichigo avait une voiture, ce qui facilitait les choses s'il devait se balader avec Zangetsu dehors (chose plus rare que Tôshirô qui avait en permanence Hyôrinmaru).

Le plus petit regardait par la fenêtre le paysage, pendant que Ichigo conduisait.

- Kurosaki… dit brusquement Tôshirô.

- Hmm ?

- Tu étais là, l'autre jour, dans les égouts.

Ce n'était pas une question.

- Quand tu retrouveras la mémoire, tout sera plus clair, lui dit Ichigo en évitant ainsi de devoir trouver un mensonge.

- Pourquoi tout le monde veut me laisser dans le noir ? A cause de quoi ? J'ai le droit de savoir ce que je risque et pourquoi !

Ichigo eut un profond soupir et d'un mouvement brusque de volant (qui causa quelques klaxons), se rangea sur le bas-côté de la route pour se tourner vers le blandinet d'un air agacé.

- Pour une fois dans ta vie, essaye de ne pas être curieux et laisse-nous essayer de préserver un peu plus ta vie ! On veut tous éviter de te voir finir sur une des tables de Kurotsuchi, ou au mauvais bout de Suzumebachi ! Mais si tu t'obstines, c'est ce qui t'attend ! Laisse les choses se faire ! Se tasser ! Pense à survivre…

Ichigo saisit Tôshirô par le col, ses yeux prenants une teinte nacrée sous son reiatsu qu'il contenait à grande peine et sa colère.

- Si par tes conneries, Karin se retrouve avec le cœur brisé, je m'assurerai personnellement que ce qu'il reste de toi finisse en Enfer !


Pendant que Kate faisait connaissance avec une certaine McClain dans la salle de boxe que fréquentait leur victime, Gibbs rendait visite à Abby qui observait leur indice, un caf pow en main.

- C'est un numéro de série ? reconnut Gibbs en voyant le zoom de la capsule sur l'écran.

Abby sursauta légèrement et lui sourit, avant de lui répondre :

- En partie, oui.

- La bonne partie ?

- Tu sautes trop vite au dessert, mange d'abord tes épinards, lui dit gentiment Abby.

- Je n'aime pas ça, refusa Gibbs.

Abby fit un nouveau zoom sur le fameux numéro de série, et expliqua sa signification : nom du fabriquant, lieu de fabrication et année d'usinage.

Ils n'avaient qu'une partie du numéro, malheureusement.

- La meilleur partie ? demanda Gibbs en regardant la gothique.

- C'est la tarte aux myrtilles, lui sourit la jeune femme.

Grosse info du jour : l'arme qui avait tué le Sergent Grim sortait sans le moindre doute de l'armurerie de Quantico.


Ils faisaient une fouille du domicile du mort. L'homme n'avait aucun goût pour l'ameublement.

- Tu as raison. Ce tapis est une véritable horreur, commenta Kate en désignant le tapis sous la table basse du salon.

Tapis très 'art moderne'.

- C'est le seul truc que je trouvais justement potable, contra Tony en s'accroupissant pour observer le tapis en question.

- Raison de plus pour ne jamais aller chez toi.

Tony eu un rire jaune en s'enfonçant dans sa fouille.

C'était trop clean. En plus, le disque dur avait été apparemment nettoyé, chose constatée quand l'ordinateur s'alluma en affichant message d'erreur sur message d'erreur.

Très louche.

Un cadeau pour Abby.


- « On peut le reconstruire, nous avons la technologie » ! disait Abby alors qu'elle bossait sur le disque dur défectueux.

Elle se tourna vers son public, mais personne ne comprit la référence.

- Pfff, aucun respect pour le passé.

- On peut se concentrer sur le présent et laisser le passé à Tôshirô ?

Tôshirô releva un regard outragé à l'adresse de son père et replongea dans ses bouquins d'Histoire et Folklore.

Abby leur apprit donc que le disque dur avait été totalement reformaté. Sauf que les données enregistrées sur un disque dur étaient enregistrées électroniquement et magnétiquement. Même s'il avait été reformaté, les informations étaient toujours là.

Il suffisait juste de remettre le puzzle en place.

- J'ignorais que tu aimais les puzzles comme ma vieille cousine, commenta Tony.

- Abby cache toujours bien son jeu, sourit narquoisement Kate, tirant un sourire complice à Abby.

Elle revint à son ordinateur, disant qu'elle avait repris toutes les données du disque dur de leur marine pour en reconstruire un virtuel.

Et elle avait pu tout récupérer. De l'Alpha à l'Omega.

- Commence par l'Omega, lui demanda Gibbs en se rapprochant de l'écran de projection.

Le dernier fichier constitué était un dossier photo. Des jpgs.

Quelques manœuvres et bientôt, une photo apparut.

Et ça rajouta une couche de complexité à leur affaire.

La photo présentait des armes, pour le moins explosives, visiblement pas prises dans une armurerie.

Et pour cause, le tapis sur lequel les armes étaient posées était celui du salon de leur homme. Celui que Kate avait trouvé si hideux.

Leur homme, la veille de sa mort, avait appelé plusieurs fois, et jamais très longtemps un prêteur sur gage des environs. L'ancien propriétaire était en prison, pour fraude et trafic. Sa fille le remplaçait.

Tony voulait y aller. Gibbs posa son véto, mais Tony rebondit dessus. Approcher aussi tôt leur suspecte avec l'idée d'un autre marine qui a mal tourné pourrait paraître soupçonneux.

Tony pouvait passer pour un petit revendeur de camelote, débraillé et pauvre mec. Le parfait petit voyou alors que Gibbs avait tout du parfait honnête citoyen.

- Bon, je peux pas atteindre le niveau d'Ichigo, il a vraiment le look voyou.

Gibbs céda. Tony allait avoir droit à une fausse identité.

Ce fut donc une vraie foire chez Abby pour façonner le nouveau passé de Tony.

Monsieur aimait le nom de Guss.

Il lui fallait un prénom.

Louis ?

Non, ça n'allait pas ensemble.

Vint ensuite Bricker…

Adjugé vendu, Tony le trouvait chouette. Ça faisait presque un nom badass digne de Hollywood.

Passé militaire avec manquement au devoir.

- Mets-moi aussi un passage par la case prison, demanda Tony.

- Pour quel crime ? demanda Abby.

- Quelque chose qui aille avec ma petite personne.

- Que penses-tu de « atteinte aux bonnes mœurs par exhibitionnisme » ?

- Très drôle.

Finalement, il se retrouva avec détention de drogue et une peine de trois à cinq ans, avec libération sur parole cette année.

- Il n'y a pas de justice sur cette terre, Abby, soupira Tony d'un air faussement blasé.

L'approche se fit en douceur, comme sur des roulettes.

Tony jouait presque trop bien le rôle, et la nana se laissait mener sans rien voir. Il arriva même à la faire sortir, permettant à Gibbs de la prendre bien comme il faut en photo, depuis la voiture où il était en planque.

Les « armes » à vendre furent embarquées dans le bureau de la tenante.

Il eut un léger accrochage au sujet des empreintes.


Pendant ce temps, Abby tuait l'ennui en consultant des sites militants de groupes armés.

Ce qui dérouta Ducky qui débarqua à cet instant, en voyant les images défilant sur les écrans.

- Abby ! Tu me surprends ! Je t'aurai plutôt vu comme une militante anarchiste !

- Tu veux que je te dise, j'ai été anarchiste autrefois, lui sourit la gothique en se laissant aller en arrière pour s'étirer sur son fauteuil.

- Que s'est-il passé ?

- Ils ont bien trop de règles.

Abby cherchait juste à aider. Qui, aujourd'hui, achèterait des missiles anti-char ? Les terroristes ne se rapprocheraient pas d'un marine (ex ou actuel) et ce n'était pas les jouets des gangs. Les milices, par contre, c'étaient de bons clients.

Pour eux, les milices étaient encore nécessaires et approuvées par le Gouvernement pour faire régner la paix et la loi.

Ils n'avaient aucune idée nouvelle.

- C'est comme si la chanson restait la même, acheva Ducky avec un petit sourire.

- C'est exact ! approuva Abby. Et bravo pour la référence à une chanson de Led Zepplin !

Ducky salua la remarque avec un sourire un peu plus grand et un petit salut militaire avant de retourner à sa morgue.


Kate touchait deux mots à la jeune Caporal McClain qui lui avait menti. L'afro-américaine avait prétendu connaître à peine Grim, alors qu'il y a trois jours, elle et Grim avaient emporté des armes de Quantico pour les faire détruire.

L'une d'elle avait disparu en chemin… et Kate voulait savoir pourquoi.

La jeune marine niait savoir quoi que ce soit, mais la vue des menottes lui délia un minimum la langue.

Apparemment, elle était là, mais ailleurs…

Mademoiselle avait son mec dans l'armée, qui était parti le lendemain pour l'Irak. Grim l'avait déposée pour qu'elle puisse profiter de lui, soi-disant qu'il n'était pas nécessaire d'être deux pour cette mission.

C'était un peu gros.

Mais entre un mec en Irak et un cadavre… il n'y avait personne pour dire si elle mentait ou pas.


Entre temps, Tony avait cédé et donné ses empreintes. Pendant que la femme attendait le résultat, il la reluquait.

Bientôt, le faux dossier de Tony apparut, et la scène s'apaisa.

- Je vais chercher l'argent.

Cette phrase, soufflée tout bas, raisonna dans l'écouteur de Gibbs qui sortit de la voiture pour rejoindre Tony.

Profitant du fait qu'elle lui tournait le dos, DiNozzo sortit son arme de service et la mit en joue. Avertie grâce à un discret miroir installé au-dessus du coffre, elle vit l'arme et se retourna avec son propre flingue.

- NCIS, annonça clairement Tony en brandissant sa plaque.

- ATF, lui répondit la blonde.

Gibbs arriva derrière, essayant de ne pas montrer sa nervosité devant le nombre de jibakurei qu'il y avait dans les environs. Il avait son devoir à accomplir.

La femme refusa de lâcher son arme, même si elle était en infériorité numérique ici.

- On est plus nombreux, avait justement pointé Gibbs.

- Et si je le tuais ? demanda calmement la femme.

- Allez-y, encouragea tout aussi calmement Gibbs.

Tony lui adressa un regard vexé.

Après un soupir, elle baissa enfin son arme, la posa et leva enfin les mains, permettant à Tony de procéder à la fouille corporelle. Fouille que la femme jugea minutieuse.

- Navré, mais il ne faut prendre aucun risque… agent spécial ?

- Mélinda Stone. Regardez sur la stéréo.

Tony alla voir sur la stéréo en question en demandant à Gibbs s'il l'aurait vraiment laissé lui tirer dessus.

- Nooon…

Tony se redressa, peu convaincu par le ton de Gibbs.

- T'avais un plan, c'est ça ?

- Ouais.

Mouais.

La fouille de la stéréo permit en effet de dénicher la plaque en question. Gibbs baissa son arme et demanda des infos sur l'opération menée par l'ATF.

Après tout, c'était le bureau en charge de l'application des lois pour l'alcool, les armes, les explosifs et le tabac pour éviter les trafics, voire les démanteler.

Apparemment, leur organisation savait que l'ancien proprio était un trafiquant d'armes. Elle avait proposé de laisser le magasin ouvert, et de se faire passer pour la fille du proprio emprisonné.

Elle n'avait aucun partenaire, juste son flingue.

Pour ce qui était de Grim, elle ne le connaissait pas sous son vrai nom (elle identifia l'homme parce qu'il avait appelé souvent il y a peu). Et apparemment, il avait accès à des armes très performantes.

Elle était en contact avec un des acheteurs de son « père ». Pas de nom, juste un numéro de téléphone.

Pour les armes, elle avait eu les photos, mais pas les jouets en eux-mêmes. Il n'avait pas l'air très chaud à l'idée qu'elle ait accepté le deal.

- Ce qui a fait capoté toute l'affaire, c'est un missile SRAW, lui dit Tony. Il est complètement froid maintenant.


- L'ATF va avoir encore plus de boulot si les collégiens se baladent avec des armes pareilles.

Tôshirô dut faire un effort énorme en entendant la voix un peu trop douce de la femme qui traînait du côté du bureau de Tony. Sa poigne blanchie sur la garde de Hyôrinmaru, il alla au bureau de son père en la fixant d'un œil noir.

- Tôshirô a un permis. Et c'est aussi le champion en titre de kendo des Etats-Unis. Même si j'aime les filles qui ont du cran, évitez trop de vous frotter à ce glaçon, conseilla Tony. C'est le fils adoptif de Gibbs.

Tôshirô déposa un café sur le bureau de son père et alla se prendre une chaise pas loin pour s'installer à proximité de lui pour réviser.

- Vous saurez que je suis à la fac, et non pas au collège, grinça le blandinet.

Son père raccrocha, disant à la femme qu'elle travaillait avec eux. Et qu'elle devrait vérifier plus tard auprès de son supérieur.

Mais Gibbs ne lui laissa pas le temps.

C'était presque agréable.

Tôshirô eu un sourire satisfait en voyant son père et la femme s'éloigner, pendant que Tony cherchait des « armes à vendre ».

Il n'avait rien à faire que cette fille qui l'avait pris pour un collégien le paierait.

- Fils, on va faire une fausse identité, tu veux venir ? demanda Gibbs.

- Révision pour un oral, répondit-il d'une voix morne.

Kate arriva à cet instant, lui annonçant que McGee avait vérifié l'alibi de McClain et donc, qu'il tenait, et le fait que le gars se chargeant de la réception des armes au centre de destruction cachait quelque chose.

Comme Gibbs était occupé, il ne pourrait pas faire l'interrogatoire, laissant Kate le gérer.

Une fois dans le labo de Abby, il lui annonça directement la couleur alors qu'elle rangeait des échantillons dans son frigo.

- Il me faut une identité.

- Ça devient une mode, ces temps-ci, nota la brune.

Elle remarqua la blonde aux côtés de Gibbs.

- C'est l'agent ATF ? demanda-t-elle en se débarrassant de ses gants en latex.

- Les nouvelles vont vites, nota Stone.

- Vous n'avez pas idée.

Abby passa derrière son ordinateur et ce fut le moment de jouer. Ancien marine, sans casier, parti avec les honneurs, médaille de bronze (Abby avait voulu argent, puisqu'à l'instar de Tôshirô, il était du type hivernal).

- Tu t'es pas fait décolorer les cheveux ?

- Pour ça, il faudrait me ligoter, lui dit clairement Gibbs.

- La couleur de cheveux et le teint correspondent à une saison. Tu es hivernal ! L'hiver à son début ! Le bronze, c'est pour l'automne, c'est important Gibbs !

- J'en suis certain, lui dit Gibbs d'un air blasé.

- Ricane, mais scientifiquement parlant…

- L'argent m'ira très bien.

Il ne gagnerait pas cette discussion.

Stone tenta de comprendre sa logique quand Abby décida d'elle-même de rajouter Kazakhstan dans la liste des pays où Gibbs travaillait dans le génie civil :

- Est-ce que ça fait plus hivernal ?

- Mademoiselle ATF, ne dîtes pas de sottises. Je rajoute le Japon, aussi, ne laissons pas notre pauvre Tôshirô hors de tout ça…

Stone regarda Gibbs l'air de ne rien comprendre, mais l'agent hivernal se contenta de sourire.

C'était Abby.

Il se pencha sur son épaule pour la voir faire.

- Lâche du lest, tu es trop perfectionniste.

- Gibbs, je t'en prie, je fabriquais de fausses identités à quinze ans ! Qu'est-ce que tu veux comme prénom ?

- Ce que tu veux, mais pas Guss.

Il décrocha son portable quand il sonna.

- Gibbs ?

« Kurosaki à l'appareil. C'est un vrai nid que vous m'avez déniché là. Tout purifié. Besoin d'autre chose ? »

- Très certainement. Je t'en dirai plus un peu plus tard. De quoi éviter les coups fourrés, tu vois le genre ?

« Je dois protéger vos arrières, c'est ça ? »

- Oui. Je me suis déjà arrangé en prévision. Je vais t'envoyer un numéro, dis que tu appelles de ma part, on te dira quoi faire.

Et Gibbs raccrocha, sous le regard suspicieux des deux femmes.

- Quoi ? demanda Gibbs.


Tout était si bien orchestré.

Le coup de filet parfaitement mis en place.

Première étape, une zone d'usines désaffectées.

Malgré la nervosité de Tony, Gibbs restait calme.

Bientôt, dans la nuit noire, un projecteur les aveugla presque. Des miliciens envahirent la zone alors que des véhicules sombres tout terrain arrivaient.

On procéda à la fouille des deux agents et assura qu'ils étaient seuls.

- Où est ma commande ? demanda celui qui devait être le chef.

- Là, dans le coffre, pointa Gibbs.

- Les clefs.

Gibbs tendit les clefs, mais le chef ne les prit pas. Il fit signe à un gars typé asiatique avec un bonnet sur le crâne, de les prendre à sa place. Le jeune homme attrapa les clefs des mains de Gibbs et alla vers le coffre pour décharger les caisses.

- Où est mon fric ? demanda Stone.

- Vous serez payée quand on aura testé le matériel. En route.

On les conduisit à l'une des deux autres voitures. On leur prit portables, bijoux, portefeuilles et montres dans une poche de plastique.

- Vous nous faîtes un reçu pour tout ça ? demanda Gibbs en retirant sa montre avec localisateur intégré.

- Vous voulez le demander à Shirosaki ? répondit le milicien. Shirosaki ! Ils veulent un reçu !

Le dénommé Shirosaki vint les rejoindre, avec une addition en plus par rapport à tout à l'heure : une énorme épée avec la forme d'un couteau de boucher.

- Qui a demandé un reçu ? demanda-t-il avec un sourire de psychopathe qui fit briller ses yeux ambrés dans un fond noir.

- Sympa les lentilles de couleurs, nota Gibbs.

- Merci… C'est pour vous le reçu ?

Le sourire de Shirosaki devint plus grand.

Gibbs laissa tomber sa montre dans la poche plastique et monta dans la voiture quand on le lui demanda.

Le package fut laissé sur place et bientôt, le reste de la bande prit le large.

Quand il ne resta plus personne, Tôshirô sortit des buissons où il était en planque à la base et alla ramasser le tout. Il retourna à la voiture dans laquelle son père et Stone étaient arrivés en soupirant.

Qu'est-ce qu'il aimerait avoir l'air plus vieux pour participer plus activement à ce genre d'opération.

Il devrait peut-être songer à la reconversion.


Kate avait cuisiné son homme comme une pro.

La photo du cadavre de Grim était la cerise sur le gâteau. Le jeune homme craqua.

Cela n'aurait dû se faire qu'une seule et unique fois.

Un coup à toute épreuve. Ce qu'il devait faire, c'était signé le reçu et prendre son argent.

- C'était très juteux pour vous deux…

- C'était très juteux pour nous trois, rectifia l'homme.

Eh bien… McGee avait fait un beau cafouillage. L'alibi de McClain tombait en poussière.


Stone regardait nerveusement l'asiatique qui faisait tournoyer son immense épée autour de lui avec une aisance malsaine. Il avait retiré son bonnet, dévoilant des cheveux couleurs os, en épis.

Il y avait quelque chose de malsain dans son sourire et son regard bizarrement dorée dû à de probable lentille.

Il la surveillait, elle et Gibbs, pendant que les miliciens déchargeaient les armes pour les tester.

On commença par les MP-5.

Bonne arme, mais avec un chargement manuel, et non pas automatique.

La cargaison partit quand même à 450 dollars l'unité.

Virent ensuite les MP-16 Echo 3.

Stone demanda 1000 dollars.

Cela sembla satisfaire la milice, qui se renseigna auprès de Gibbs pour des armes de plus gros calibres, capables de percer des blindages.

L'homme voulut faire un essai, mais il y avait un petit problème :

Aucun n'avait de percuteur.

- Shirosaki !

Shirosaki attrapa Gibbs par la nuque avec force, alors que l'agent essayait de se défendre. Il s'était fait avoir par son propre vendeur. Il proposa de payer juste les MP-5 et d'en rester là. Il était même prêt à baisser les prix à 50 dollars l'unité.

- Mais c'est donné ! Shirosaki !

Shirosaki repoussa Gibbs et avec un rire de psychopathe, abattit son arme sur la poitrine de l'agent, faisant jaillir le sang qui lui éclaboussa le visage. L'agent s'effondra, son sang coulant à flot. Du pied, un homme fit rouler le corps plus loin alors que Shirosaki se tournait vers la blonde, le visage éclaboussé de sang, la lame gouttant encore juste sous le menton de la femme.

Pour avoir tenté de l'escroquer, Stone lui promit toutes les armes qu'il voudrait…

Oh, mais ils les voulaient.

Et tout de suite.

On lui donna un téléphone et elle composa un numéro rapidement.

- J'ai un acheteur. Mais ça doit se faire ce soir.

Le sourire de Shirosaki s'agrandit.

Le piège venait de se refermer.


Kate et McGee prirent le caporal McClain en flagrant délit, sur le point de mettre des armes dans le coffre de sa voiture.

C'était largement plus facile quand le sergent Grim l'aidait à les porter.

Elle fut arrêtée pour meurtre.


Du côté de la milice, ça tournait en rond, attendant des nouvelles des armes.

Stone était plus que nerveuse, et maintenant qu'elle avait vu l'immense épée en action, elle avait dix fois plus peur de ce Shirosaki.

Bientôt, le téléphone du chef sonna. Il décrocha, écouta, conclut par un « bien » et raccrocha.

Il marcha vers le corps de Gibbs, s'accroupit à son niveau et déclara :

- Il est temps que le NCIS cesse de paresser de façon éhontée.

Gibbs roula sur le dos avec un petit rire et accepta la main qu'on lui offrit pour se relever.

- J'ai appris tout ce que je sais de l'ATF. Belle précision, Ichigo.

- Avec plaisir, salua Ichigo en perdant son air de psychopathe.

On annonça à Stone le piège dans lequel elle était tombée : l'agent Todd venait d'appeler pour dire que le caporal McClain et les armes étaient sous clefs.

Pendant ce temps, Gibbs retirait diverses poches de sang de sa tenue qui avaient éclaté sous le coup de Zangetsu qu'Ichigo faisait reposer sereinement en travers de ses épaules.

DiNozzo et Tôshirô arrivèrent à cet instant.

Apparemment, la femme était déjà sous surveillance depuis sa dernière opération, à cause de détails un peu trop louches.

Que ce soit elle ou McClain qui avait tué Grim, ça n'avait plus d'importance. L'une comme l'autre étaient fichues.

Et la femme fut conduite en menottes au loin.

Gibbs tendit une serviette à Ichigo qui s'essuya le visage. Tôshirô le regarda avec un froncement de sourcil. Il manquait quelque chose au tableau…

- Kurosaki… tu as un masque, non ? demanda Tôshirô.

- Purement décoratif, aujourd'hui, lui répondit le rouquin en sachant à quoi faisait allusion Tôshirô.

- Tu en as pour un moment avec les cheveux blancs… nota Tony.

- Tu crois ?

Il serait surpris. C'était l'influence de la part Hollow de Zangetsu qui les avait blanchis. Et lui avait donné son aspect psychopathe.

- T'es un bon acteur, gamin, sacré numéro, commenta le chef de l'escouade de l'ATF.

- Si vous connaissiez Grimmjow Jaggerjack, vous révériez votre définition. (Bêta il y a pire en psychopathes il y a Zaraki et Nnoitra !/ AN : ou simplement Kurotsuchi)

Tôshirô fronça les sourcils.

Pourquoi est-ce qu'il avait l'image d'une panthère anthropomorphique avec une crinière bleue ?


Le bureau était en train de fermer. Tony plaidait sa cause auprès de Kate sur le fait qu'il aimait bien cette Stone.

D'après Kate, c'était surtout à cause de deux belles qualités cachées sous son tee-shirt.

- Tu vas peut-être pas me croire, mais chez une femme, j'aime chercher les rouages profonds, sous la surface.

- C'est ce que tu faisais quand tu draguais un travesti l'autre jour ? Il y avait beaucoup de rouages complexes sous cette surface.

Tony avoua sa défaite en se retirant du terrain.

Il percuta Tôshirô et Gibbs sur le chemin.

- Qu'est-ce qui ne va pas avec lui ? demanda Tôshirô alors que son père se mettait à son bureau.

- C'est conflictuel, lui répondit la femme.

Gibbs ne releva pas, son attention braquée sur l'écran qui cherchait à identifier Aizen.