Prologue: Père de la Meute

Bienvenue sur la réecriture de mon autre histoire: Le Maître des Âmes. En effet, mes personnages étaient trop "Gary Sue" trop basique à mon goût, ce qui explique la naissance de cette histoire. De TRES GROSSES modifications ont été effectuées... cette histoire est totalement nouvelle: personnages différents, scénarios différents, pouvoirs donnés par le Kyubi différents.

Note: Je ne possède pas Naruto.

Edité pour l'orthographe le 23/08/17

Résumé: Et si Sarutobi n'avait jamais su qui étaient les parents de Naruto ? Et comme Ichibi donne le pouvoir de contrôler le sable, que se passerait-il si Naruto avait également un pouvoir...pour le moins singulier. Découvrez l'histoire du "Père de la Meute", qui par la seule force de sa volonté, et grâce à son intelligence tordue, se hisse au sommet de la chaîne alimentaire, en se créant ce dont il à toujours rêvé: une meute...une famille. Dark!Naruto Twisted!Naruto Strong!Naruto Feral!Naruto


Sarutobi se pencha sur le poupin silencieux et fronça des sourcils. Les bébés étaient censés crier, gigoter, quémander de la nourriture. Celui-ci se contentait de le fixer de ses grands yeux bleus, la tête légèrement penchée sur le côté, comme s'il essayait de déchiffrer une énigme particulièrement complexe.

Le vieil Hokage avait la désagréable impression que son âme était fouillée par ces deux globes couleur ciel.

Il soupira.

Il était trop vieux pour remettre le chapeau...mais il n'y pouvait rien. Cela faisait seulement quelques heures que son prédécesseur s'était sacrifié pour le bien du village, en scellant la plus grande monstruosité ayant foulé le sol de la terre dans ce nourrisson. "Naruto" à en croire le bracelet de naissance fixé à son poignet gauche.

Seul problème: il n'avait absolument aucune idée de l'identité des parents de l'enfant.


"Sarutobi-senseï"

Sarutobi ne se retourna pas en entendant la voix du sage-serpent. Orochimaru avait toujours réussi à s'aventurer auprès de lui sans se faire détecter, mais il n'était pas prêt de l'avouer au sennin. Mieux valait faire comme s'il l'avait senti venir. Il continua à regarder par la fenêtre le village qui se reconstruisait lentement de l'attaque d'il y a deux ans. Il soupira.

"Qu'est-ce qu'il y a, Orochimaru-san ?"

Ce n'était qu'une question rhétorique. Il savait déjà quelle vue il allait avoir lorsqu'il se retournerait: un petit garçon blond étendu dans les bras du sennin, couvert de sang.

Le villageois ne semblaient pas apprécier leur "sauveur". Il semblaient, au contraire, persuadés qu'il était le Grand Kyubi No Yoko, le renard dont un coup de queue provoquait des tsunamis, et un rugissement faisait s'effondrer des nations. Pff. Stupides. Comme si le renard se serait laissé violenter de la sorte. Mais bon...s'ils épanchaient leur colère sur le jeune jinchuriki, il n'avait pas à s'occuper des dégâts que des ninja en état d'ivresse pouvaient commettre dans le village. Il se demandait souvent, trop souvent à son goût, s'il n'était pas un peu cruel. Mais il restait un kage. Il ne pouvait pas se permettre d'être gentil. Sarutobi était un ninja vétéran, et il avait tué plus de personnes qu'il ne pouvait en compter. Il avait torturé, il avait assassiné femmes et enfants innocents juste pour déstabiliser les ninjas des villages ennemis. Il avait le sang de nations entières sur ses mains. Et pour lui, le garçon était juste ça: un jinchuriki. Rien de plus. S'il avait été un membre de la famille, ou le fils d'un de ses amis défunt, il aurait peut-être agit mais...il avait déjà été généreux en faisait passer sa loi qui interdisait aux citoyens de Konoha de mentionner son statut. Et puis, il avait assigné des ninjas à sa "protection". Le gamin serait mort depuis bien longtemps si ce n'avait pas été le cas. En revanche, les ANBUS "baby-sitters" n'étaient pas dupes. Sarutobi craignait plus que le garçon se fasse enlever par un village ennemi que tuer. Tant qu'il ne devenait pas une arme pour un village voisin, il n'avait aucune opinion personnelle sur le petit: peu importe ce qui lui arriverait, il n'aurait pas d'autre réaction qu'un haussement de sourcil. Cependant, le bien du village l'obligeait à prendre l'existence du jeune blond en considération.

Il était face à un dilemme. Le tuer ou le laisser en vie ? D'un côté, s'il laissait des villageois le tuer, le Kyuubi serait détruit et mettrait au moins une trentaine d'années avant de se re-former et de pouvoir parcourir de nouveau cette terre. Mais il y avait toujours le risque que la bête profite de l'agonie du gamin pour s'échapper. Et Sarutobi était prêt à tout pour éviter ça. Rien de pire ne pouvait arriver au village qu'une seconde visite du montre. Il était face à un nouveau choix: laisser le garçon vivre sa vie, aussi violente et emplie de sang soit-elle, ou allait-il le transformer en arme ?

Ses conseillers débattaient toujours sur le sujet, mais il avait reçu des offres précises.

Celles de Danzo et Orochimaru notamment.

Cependant il avait refusé que Danzo l'intègre à sa "racine" et ne le transforme en robot tueur. Pas qu'il refuse que le gamin devienne une machine pour servir son village. Il avait un problème avec le fait de savoir que le Kyubi, l'arme la plus puissante de Konoha, obéisse aux ordres de son vieux rival. Qui, il n'en avait aucun doute, ne rechignerait pas à le tuer s'il pensait faire un meilleur hokage que lui.

Orochimaru... Il avait beaucoup hésité. Son élève avait déjà une jeune apprentie, une certaine "Anko" d'à peine huit ans, et son enseignement semblait être extraordinaire: elle avait déjà un niveau de genin, borderline chunin. Cependant...il connaissait son élève. Il avait assisté durant la guerre à son goût pour des activités morbides... A part Tsunade, tout les élèves de Sarutobi aimaient faire des "recherches", mais celles du serpent étaient bien différentes de celles du pervers au cheveu blanc. Sarutobi préférait ne pas imaginer ce qu'il ferait avec un sujet de recherches aux capacités de régénération hallucinantes.

Mais ce n'est pas ça qui l'avait arrêté. Sarutobi était un kage, et il supporterait n'importe quelle expérience, aussi inhumaine et morbide qu'elle soit, tant que le village en bénéficierait. Et que les villageois et les autres villageois n'étaient pas au courant. Ils devaient garder leur image de "village des gentils" qui leur rapportait la majorité de leurs clients.

Non, Sarutobi doutait, mais ce n'était pas des capacités d'Orochimaru en tant qu'enseignant; C'était d'Orochimaru. Il n'avait apparemment pas changé depuis que le quatrième Hokage avait été nominé, mais Sarutobi faisait de la politique et de l'analyse comportementale avant que le jeune sage des serpents ne soit né. Il fallait qu'il fasse attention. Mais le vieux singe ne se laisserait mordre par la vipère...

En attendant, son dilemme n'était toujours pas résout. Il fallait qu'il décide et agisse: que faire du jeune blond ?


Naruto s'étira et étouffa un grognement. Il se frotta les yeux, avant de les ouvrir. Il sortit difficilement de son lit, la couette s'emmêlant entre ses jambes. Il était seulement six heures du matin, pourtant, il ne se levait pas par ce que l'on avait insisté qu'il sorte de son lit à cette heure. A son plus grand regret. Que n'aurait il pas donné pour un mot gentil, un parent qui frappe doucement à la porte et lui annonce gentiment que c'était l'heure de se réveiller. Que n'aurait-il pas donné pour avoir une famille ! Ou juste un peu d'affection... Il était certain que ce n'était pas normal pour un enfant de sept ans de n'avoir jamais reçu un geste d'affection. Ni caresse, ni mots doux susurrés dans l'oreille, ni histoire rassurante lue par un adulte aimant avant d'aller se coucher.

Il s'étira de nouveau en réprimant un grognement. Il ouvrit la porte de sa chambre après avoir enfilé son hideuse combinaison orange. Ce n'était pas par choix que Naruto portait celle-ci. Mais les responsables de l'orphelinat refusaient de le laisser porter autre chose.

Les responsables de l'orphelinat. Des êtres qu'il haïssait tant... Oui. Des êtres. Il refusait de penser que ceux qui l'avaient battu, refusaient de le nourrir et encourageaient les autres orphelins à l'ostraciser étaient humains. Et il était heureux d'être un garçon..Il frissonnait en pensant aux pratiques déviantes auxquelles le Directeur n'aurait pas manqué de s'adonner s'il avait été une fille. Il ne pensait rien de bon de celui qui prostituait plusieurs des filles de six à douze ans de l'établissement. Oui, il avait bien dit "avaient battus"...ils ne continuaient pas. C'était bien pire. Ils refusaient tout simplement d'admettre son existence. Personne ne lui parlait. Personne ne le regardait. Personne ne pensait jamais à lui. Il aurait préféré qu'on lui crache dessus, qu'on lui donne un peu d'attention...pour lui prouver qu'il existait. Il en doutait, parfois. Et il devait prouver son existence. Il prouverait son existence.

Et il disait cela sans savoir qu'à Suna, au village caché du sable, un garçon aux cheveux rouges, le kanji "amour" tatoué sur son front, pensait également la même chose.

Comme à son habitude, Naruto continua le long du couloir vide, peint dans un blanc cassé impersonnel, en pensant aux quelques jours où il avait été heureux, il y a environ un an. Il s'était fait son premier ami. Son seul ami. Celui qui l'avait abandonné. Laissé seul. Ses sentiments étaient mitigés: il voulait son retour, mais il le haïssait pour l'avoir laissé seul. Naruto ne savait pas ce qu'il ferait le jour il se retrouverait de nouveau face à face avec Saï.

Il le tuerait pour l'avoir trahi, probablement.

Mais il avait été sa seule famille...


Naruto mangeait, comme à son habitude, seul dans un coin du self de l'orphelinat. Son assiette, à moitié remplie, ne suffisait jamais à combler sa faim. C'était tout juste si les responsables de l'orphelinat le nourrissaient. Cependant, il ne se plaindrait pas: aujourd'hui on avait daigné le nourrir. Un cri brisa le silence ambiant. Le jeune blond leva la tête juste à temps pour voir un garçon, un brun avec une peau très pale de son âge environ, être trainé de force dans la pièce. Naruto sourit en voyant le dynamisme et la vivacité du brun. 'Comme quoi, je suis pas seul à pas avoir envie d'être là'. Naruto baissa la tête et continua à manger en silence, savourant chacune des bouchée en dépit de la mauvaise qualité de la cuisine des chefs de l'orphelinat. Cependant, il arrêta subitement après avoir porté à sa bouche une demi-douzaine de cuillerée, en entendant un bruit en face de lui. Le raclement d'une chaise.

'Alors, blondinet ? On mange tout seul ?'

Naruto resta bouche-bée en voyant l'énergétique brun s'installer en face de lui. Quelqu'un lui parlait ! Et sa voix moqueuse ne semblait pas malicieuse !


Saï et Naruto se prélassaient dans l'herbe. Les deux garçons avaient chacun un grand sourire plaqués sur les lèvres. Cela faisait à peine un moi qu'ils se connaissaient, mais ils étaient déjà inséparables. Toutes les brimades des autres orphelins pour que Saï ne reste pas avec Naruto, pour que "Le démon" reste seul, n'avait fait que rapprocher les deux amis. Se faire passer à tabac à deux avait cet effet là. Naruto avait beaucoup appris sur le garçon à la peau d'albâtre. Les parents du jeune orphelin avaient été tués par des ninjas ennemis, et c'était le rêve de Saï de les venger. Cependant, le garçon avait beau être une grande gueule, il était pacifiste dans l'âme, et Naruto le charriait souvent sur son rêve.


Saï s'avançait, le pas hésitant, dans les couloirs noirs de l'orphelinat, obscurcis par l'épais manteau de la nuit. Pour la première fois, il transgressait le couvre-feu sans la compagnie rassurante de Naruto. Mais il le faisait pour une bonne cause. Pour sa vengeance. En effet, Hier après-midi, il avait "accidentellement" percuté un vieil homme dont le côté droit était couvert de bandages. Enfin, "par hasard"... il était sûr que ce n'en était pas un. Il avait brièvement discuté avec "Danzo-sama", comme le vieil homme lui avait ordonné de l'appeler. L'infirme pouvait le rendre fort. Très fort. Suffisamment pour venger ses parents. Plus que tout, "Danzo-sama" lui avait dit qu'il pourrait le débarrasser du plus grand obstacle qu'il y avait entre lui et sa vengeance. Saï avait toujours été contre la violence. Et l'infirme lui avait promis de lui débarrasser de "ces émotions inutiles". Il était tellement tenté !

Cependant...il hésitait. Par ce que Naruto ne pouvait pas venir avec le blond était son ami. Danzo avait parlé du "Sandaime trop faible pour prendre des décisions correctes et le transformer en arme", mais Saï n'avait pas vraiment compris. Naruto était juste Naruto. Son ami. Son meilleur ami. Son seul ami. Celui qui l'avait fait sourire pour la première fois depuis le meurtre sanglant de ses parents. Celui qui lui avait permis de supporter l'orphelinat. Celui avec qui il avait rit, celui avec qui il avait pleuré. Celui avec qui il s'était senti vivre pour la première fois de puis la mort de ses parents. La mort de ses parents qu'il se devait de venger.

L'amitié...ou la vengeance ?

Saï poussa la porte, et vit le vieil homme au torse entouré de bandages et sentit la puissance extraordinaire des deux gardes qui l'accompagnaientt. Il venait de se décider.

Il allait venger ses parents.

Et lorsqu'il serait suffisamment fort, il reviendrait sauver Naruto de cet enfer qu'était l'orphelinat.

Ce qu'il ignorait, c'était que le conditionnement mental de la racine ne le lui permettrait peut-être pas.


Naruto pénétra dans le self, comme d'habitude. La cantinière passa devant lui, sans qu'il reçoive de nourriture, comme d'habitude. Tout le monde l'ignorait, si ce n'est les quelques commentaires haineux lâchés de temps en temps qui lui rappelait qu'il existait. Comme d'habitude. Comme d'habitude, il irait chercher les restes dans les poubelles à l'issue du déjeuner. Le directeur de l'orphelinat se dirigeait vers lui, l'air satisfait, comme d'habitu... Le Directeur de l'orphelinat se dirigeait vers lui ? Et il avait l'air content ? Naruto déglutit.

Dix minutes plus tard, Naruto était seul, devant l'orphelinat.

Le Directeur venait de le quitter après avoir déclaré qu'il était "suffisamment grand pour se débrouiller tout seul !"

Le jeune blond ne sut retenir ses larmes.

Il allait devoir survivre dans la rue, sans argent, sans nourriture, sans foyer, sans endroit où dormir, sans rien si ce n'est l'horrible combinaison orange qu'il portait sur le dos. Il était livré à lui même. Il était seul.


Naruto va-t-il survivre dans la rue ? Certes, vous vous en doutez, oui. Mais Comment ? Et surtout...le fera-t-il seul, ou une certaine boule de poil orange l'assistera ?

Et voilà pour le prologue de mon histoire ! Une mise en place un peu lente, mais nécessaire pour commencer à appréhender la psychologie du personnage principal, Naruto, et de celui qui va jouer un rôle non négligeable dans l'histoire: Saï. N'hésitez pas à poster des reviews, c'est vraiment ce qui me motive à écrire !

Bonne soirée

Strato