Bonjour tout le monde!

Voici le dernier chapitre de cette histoire!

A présent, je vais me consacrer à un reboot de l'épisode TOS "Voyage à Babel" (en m'arrangeant pour que ceux qui ne l'ont pas vu puissent quand même comprendre), et, dans le fandom du Seigneur des Anneaux, à une histoire d'Aragorn au Harad.

Bel été et à bientôt!

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Chapitre 10

Quand Spock arriva sur le seuil de la salle de repos, il choisit de garder les yeux fixés droit devant lui, évitant de croiser les nombreux regards étonnés qui se levaient vers lui.

A cet instant, un seul d'eux comptait pour le Vulcain.

Celui de la jeune femme, assise au fond, seule, apparemment trop plongée dans ses pensées pour avoir remarqué son arrivée.

Ou du moins, c'était ce que Spock espérait.

Il s'avança lentement, s'efforçant de garder une apparence neutre alors que ses pensées se bousculaient dans son esprit.

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Il réfléchissait à cette rencontre depuis son réveil, soit 5,47 heures. Le docteur McCoy lui avait intimé de dormir, et il avait obéi sans discuter -pour une fois, les deux hommes étaient tombés d'accord sur un point: Spock avait besoin de repos.

Il avait sombré dans un sommeil sans rêve, pour se retrouver, quatre heures plus tard, frais et dispos, quasiment dans son état normal. Sa côté l'empêchait encore de respirer à fond, mais l'emplâtre posé par le docteur McCoy y diffusait encore une tiédeur guérissante.

Le médecin n'était plus là à son réveil, mais un repas froid était posé sur le bureau, et Spock imagina sans peine les mots que McCoy ne manquerait pas de lui dire s'il avait été présent: « Finissez votre assiette, ou je vous colle une intraveineuse jusqu'à ce que vous ayez retrouvé un poids normal! ».

A sa grande satisfaction, il avait réalisé qu'il avait faim: son organisme reprenait ses droits, et réclamait les nutriments dont il avait besoin.

Ensuite, ne voulant pas manquer la fin du quart d'Uhura, il s'était contenté d'un quart d'heure de méditation légère. Plus tard, il se permettrait de sombrer dans le v'ree'lat, qui le libérerait enfin des émotions liées à sa captivité.

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« Lieutenant, puis-je m'asseoir? »

Quand elle leva des yeux étonnés, il comprit qu'en effet elle ne l'avait pas vu venir. Sa crainte d'une indifférence affectée le quitta, et il se retrouva assis en face d'elle avant même d'attendre une réponse.

Manifestement, Uhura fut saisie d'émotion: elle pâlit, ouvrit la bouche sans réussir à parler, et tendit instinctivement la main en avant, dans ce geste familier qu'elle utilisait quand elle percevait qu'il traversait une difficulté.

Il ne bougea pas. Quand elle lui toucha le bras, il s'autorisa un bref instant à fermer les yeux, accueillant la vague d'inquiétude et de sollicitude qui déferlait de l'esprit de la jeune femme. Il s'imagina, dans la tiédeur de ses quartiers, lui ouvrir son esprit pour lui raconter ce qui lui était arrivé, et se laisser envelopper par toute la tendresse de celle qui l'aimait.

Il se retint de sourire, soudain heureux de se savoir aimé à ce point. Il lui était dur de ne pas le lui exprimer immédiatement -mais ils n'étaient pas seuls. Pas encore.

« Lieutenant, dit-il de la voix la plus neutre possible, accepteriez-vous de venir prendre le thé dans mes quartiers? Je souhaiterais vous entretenir d'un important sujet. »