Bonjour ! Aujourd'hui, premier chapitre d'une petite parodie pour le challenge de mai du Collectif NoName : J'ai une marque sur mon corps qui correspond à ton âme. Tu as la marque de mon âme sur le tien. Maintenant, il faudrait que je sache qui tu es, et où te trouver."

C'est une histoire sous forme de journal, sensée être drôle. Sensée, parce que je ne suis pas certaine que ça le soit ! Et bien évidemment, Bilbo est totalement OOC là-dedans !

Disclaimer : Heureusement pour les personnages, absolument rien n'est à moi !

La question du défi : "Vous préféreriez être dans un monde où vous avez une âme-sœur, ou dans le monde dans lequel on vit et où on doit chercher l'amour soi-même ? " Même si le concept d'âme-soeur est très romantique, je préfère faire des rencontres multiples, essayer, me tromper, recommencer... On se construit par l'expérience, et avec ue seule et unique personne, et avec la possibilité de ne jamais la trouver...

Enjoy !


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Partie 1 : La caillasse blanchâtre

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Cher journal…

Je sais qu'à mon âge, commencer un journal est ridicule, pour ne pas dire carrément pathétique. Généralement, ce sont les gamins (que je ne suis plus) ou les vieillards séniles (non, je n'en suis pas un !) qui font ça. Je sais que raconter une histoire, c'est également pour les vieux. (Non, toujours pas !) Mais là, j'en ai ras le bol ! Je suis à bout, tu m'entends ! (Pourquoi je tutoie mon journal moi ?) Et pourtant, j'en ai de la patience. Je suis la personne la plus patiente du monde (ou presque… peut-être, parfois, tous les 36 du mois). Mais trop, c'est trop !

Voici donc le récit de ma malheureuse histoire… (Quand même, avouez que ça fait classe comme phrase de transition !) (Non, je crois que je vais rester au tutoiement.) (Et les parenthèses, faut définitivement que je limite les parenthèses.) (Désolé, c'est mon premier journal…)

Soyons bien d'accord (juste pour voir si on part tous des mêmes bases) … Le principe d'une âme-sœur, c'est bien d'avoir la certitude qu'une personne sur Arda nous correspond parfaitement et nous complète à merveille, n'est-ce pas ? Et le but d'avoir une marque, c'est de pouvoir reconnaitre cette fameuse personne à coup sûr, exact ? Alors que quelqu'un m'explique pourquoi j'ai une foutue pierre précieuse gravée sur le flanc !

Bon, pierre précieuse n'est peut-être pas le terme le plus approprié. Pierre, oui, indéniablement. Précieuse… ça reste à voir. C'est plus une sorte de caillou ovoïde (donc de forme ovale pour les incultes) globalement blanc, avec des sortes de reflets colorés par moment, selon l'angle de la lumière, le temps qu'il fait, la composition de mon repas et que sais-je encore… J'ai donc une marque même pas foutue de rester fixe… (Quand je te disais que cette histoire commençait mal…)

Mais s'il n'y avait que ça ! Mais non, tant qu'on y est allons-y, autant cumuler ! Le problème, c'est que dans le Comté, il n'y a aucune pierre précieuse, même aussi chelou que la caillasse blanchâtre dont j'ai hérité. Et quand je dis aucune, c'est aucune. (Nada, nothing, niet, que dalle !) Comment donc ma marque pourrait se rapporter à l'un des habitants du coin ?

Généralement les hobbits portent des marques de fleurs de fruits, de légumes, et de toutes ces bonnes choses que la nature nous offre, pas… pas une vulgaire minérale ! La femme de Hamfast a sur le dos de sa main une courge, sans doute prédestiné aux fameuses cucurbitacées (oui je connais des mots savants !) de mon jardinier. (Pas aussi connues que mes célèbres tomates de concours, mais pas loin !) Le Thain, c'est bien connu, a une petite marguerite, la fleur préférée de son épouse, dessinée dans le creux de son coude. Même cette garce de Lobelia à un petit oiseau (quoi qu'il signifie) tatoué sur l'un de ses immondes pieds poilus. Alors pourquoi est-ce moi entre tous qui ai hérité de cette chose monstrueuse ? (Qui que ce soit, il me le payera !)

Enfin, dernier point de l'énorme catastrophe qui se profile à l'horizon (oui, comme si ce n'était pas déjà assez catastrophique comme ça !). Puisque mon âme-sœur n'habite vraisemblablement pas la Comté, on peut donc supposer qu'elle n'est pas un hobbit (puisque nous ne vivons que dans la Comté), et donc que cette fameuse personne est d'un autre peuple (à ce stade-là, c'est plus de l'ordre de la certitude que de la supposition, mais bon !). Il nous reste donc les elfes, les hommes et les nains. (Parce que si c'est un orc, un gobelin ou n'importe quelle autre bestiole du même acabit, je préfère me pendre tout de suite !) Sauf que parmi ces trois espèces restantes ci-dessus précédemment mentionnées, une seule d'entre elle possède un véritable rapport avec les pierres précieuses, les cailloux, la roche et autres gravas… (Il faut vraiment que je le dise ?) Les NAINS… Valars, qu'ai-je fait pour mériter ça ?

Donc, récapitulons…

Fait n° 1 : La marque désignant mon âme sœur est une stupide caillasse blanchâtre.

Fait n° 2 : Il n'y a aucune pierre précieuse dans la Comté.

Fait n° 3 : Les seules personnes en Arda éprouvant une réelle fascination pour les pierres précieuses sont les nains.

En conclusion, il semblerait donc que moi, Bilbon Sacquet de Cul-de-Sac (faut vraiment que je change le nom, niveau ridicule, j'ai eu ma dose pour aujourd'hui !), hobbit tout à fait respectable (enfin presque, mais chut !) ai pour âme-sœur un nain.

Foutue caillasse !