Ha'ge Ohasu L'être lumière

Les personnages sont la propriété de Gene Roddenberry
Excepté ceux que j'ai créés pour cette histoire


Rythme de publication : le mardi soir

Je l'ai déjà écrite en entier. Donc si vous aimez, je vous emmènerai jusqu'au mot "fin"
N'hésitez pas à me laisser un commentaire, même juste un mot, j'y réponds toujours.

Je vous promets beaucoup d'amour, des lemon passionnés, et des aventures aux confins de l'univers...
Comme j'aime aller jusqu'au bout de chaque idée, j'ai tendance à écrire des chapitres assez long

Important : quoi qu'il arrive à nos héros, cette fiction s'achèvera sur une happy end...

Vous trouverez des images et photos en rapport avec cette fiction, et les coins explicatifs sur mon Pinterest à cette adresse : pinterest·fr/KtyKoneko/hage-ohasu-lêtre-lumière/?lp=true


«Ma etek natyan. Teretuhr, lau etek shetau weh-lo'uk do tum t'on»
Nous avons des différences. Puissions-nous, ensemble, devenir plus grands que la somme de nous - Surak
, the savage Curtain

.

Ha'ge Ohasu [L'être lumière] ~ Partie 1 : Flekh'es [espace multi-connexe atypique]


Chapitre 1 - Hertak [déroutage]

oOo

Vaincu par la Plak'tow, Spock s'affaiblissait de minutes en minutes...
Ses forces l'abandonnèrent. Il se laissa tomber à terre en gémissant de désespoir. Son corps n'était plus que tremblements, fièvres, brûlures au contact des draps, et désirs inassouvissables...
Tel un animal sauvage gravement blessé, il cessa de se battre. Il se roula en boule et se résigna à attendre la délivrance de la mort.

ooo

Quelques heures plus tôt...

Après moultes atermoiements, qui avaient bien failli donner à Pavel Chekov et Ikaru Sulu le mal de l'espace, l'USS Enterprise NCC-1701, le fier fleuron des Vaisseaux de la flotte Starfleet de la Fédération des Planètes Unies, filait à vitesse de distorsion facteur huit vers Vulcain.

Les navigateurs n'avaient jamais vu cela, un vrai vaudeville...

Le Capitaine avait ordonné de se rendre sur Altaïr VI, conformément aux ordres transmis par Starfleet. Jusque là, rien d'anormal. Mais le Commandant avait donné le contrordre de se diriger vers Vulcain alors que Kirk s'était absenté de la passerelle... déjà, cela leur avait semblé bizarre...

Puis le Capitaine avait fait rétablir la trajectoire vers Altaïr VI, visiblement perplexe vis à vis de l'initiative inhabituelle de son Officier en second absent à son tour. Spock était d'ordinaire si à cheval sur le respect des règlements et des ordres donnés; mais Kirk n'en avait fait aucun commentaire... pour finalement décider, quelques heures plus tard, d'un air volontaire, presque buté, d'aller sur...

...Vulcain !?

Prévoyant, les navigateurs avaient senti le vent venir, et pré-programmé les deux trajets dans l'ordi. Ils avaient même fini par en rire de bon cœur.

ooo

Préoccupé, le Capitaine James Tiberius Kirk contemplait son Officier en Second Spock depuis de longues minutes, le détaillant de la tête au pied, à la recherche d'un signe de malaise. Rien dans l'attitude du Vulcain ne permettait de deviner le douloureux état dans lequel il se trouvait. Son ami était comme toujours, droit comme un i, parfaitement neutre, équitable et professionnel dans ses rapports avec les autres membres de l'équipage.

Se rendant soudain compte de ce que la fixité de ce regard pouvait avoir d'impudique et d'inconvenant vis à vis de Spock, Kirk le détourna et se força à se concentrer sur le pad qu'il avait en main. Il était malséant de dévisager ainsi une personne, et encore plus quand il s'agissait d'un Vulcain. Il n'y avait pas plus pudique qu'un Vulcain.

Kirk soupira presque silencieusement. Il savait que Spock l'avait entendu avec son ouïe si fine. Mais discret, comme toujours, le Vulcain ne le montra pas.

Le docteur McCoy l'avait alpagué le matin même au détour d'un couloir, pour l'informer d'un étrange problème de santé qui affectait le Commandant : Spock ne mangeait quasiment plus, les mesures des constantes physiologiques de son organisme se déréglaient de façon affolante, les surcharges hormonales étaient alarmantes et le phénomène allait croissant...
McCoy lui avait parlé de surproduction de testostérone, luliberine, d'adrénaline et de cortisol*. La seule chose que Jim avait comprise dans ce charabia médical était qu'à ce rythme-là, si ses fonctions vitales continuaient à se déséquilibrer, Spock risquait de mourir dans les quelques jours à venir !

Malgré la véhémence de son médecin-chef, Kirk n'y avait tout d'abord pas cru, Bones était parfois si facilement inquiet. Bien qu'il évitait les examens de santé de routine autant de possible, Spock avait toujours su prendre soin de sa santé. Comme tout Vulcain qui se respecte, il prenait soin de lui avec une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, peut-être négligeait-il un peu son sommeil au profit de ses recherches scientifique, mais il le compensait par ces séances de méditations typiquement Vulcaines. Dans l'ensemble, Spock bénéficiait une santé de fer... enfin, plutôt une santé de cuivre puisque cet élément était richement présent dans son sang*, cette pensée l'avait même fait sourire. Comment aurait-il pu être possible que Spock laissa s'installer en lui un tel état sans réagir ?

Et puis il avait vu de ses yeux ébahis Spock piquer une crise de rage explosive...

...un Vulcain... en colère... ?!
Un Klingon prônant le pacifisme et la tempérance n'aurait pas pu le stupéfier d'avantage que cette scène absolument sur-réaliste.

Il revoyait le bol de potage de Plomeek, soupe si gentiment (amoureusement) cuisinée pour lui par l'infirmière Christine Chapel, voler à travers le couloir pour s'écraser sur le mur d'en face; puis Spock sortir de ses quartiers grondant d'une voix forte et indignée qu'il n'avait rien demandé.

Spock avait pris conscience de la présence de son capitaine, sa fureur était devenue colère froide, il s'était tourné vers lui. D'un ton froid et autoritaire que Kirk ne lui connaissait pas, il l'avait informé sèchement qu'il devait se rendre sur Vulcain dans les plus bref délais! Kirk avait bien tenté d'aller lui parler, mais la porte de la cabine lui fut fermée au nez.

Et Kirk s'était retrouvé planté là, devant cette porte close, les bras ballants, complètement déconcerté et se sentant parfaitement stupide de n'avoir pas su comment réagir, son ami le plus cher en pleine crise de nerf et enfermé dans ses quartiers comme un enfant boudeur. Bones avait raison, Spock était souffrant, mais de quoi souffrait-il? Kirk avait senti l'inquiétude monter en lui.

Mais le Capitaine James Tiberius Kirk n'abandonnait jamais, et encore moins lorsque la vie d'un ami cher était en jeu. Il avait donc attendu quelques heures et était retourné le voir. Spock avait eu le temps de se calmer et l'avait laissé entrer

Kirk avait dû camoufler son inquiétude. Il avait usé de toutes ses ressources en diplomatie avant de réussir à lui faire enfin avouer la raison des tourments qui le rongeaient. Spock avait essayé de résister, arguant que certaines choses pouvaient "transcender les devoirs du service". Mais Kirk avait insisté longuement, avec patience. Il avait solennellement promis que tout ce qui serait dit resterait sous le sceau du secret.

Kirk avait toujours été un homme de parole, et Spock le savait. Et ils étaient amis. Spock avait finalement accepté de se confier avec réticence. Il souffrait d'un mal typiquement Vulcain, le "Pon farr", depuis plusieurs jours déjà. Il avait tenté de cacher son état honteux aussi longtemps que possible, peut-être dans l'espoir que ses gènes Humains n'en atténuent les effets. Mais les atavismes de son sang Vulcain avaient été les plus forts que ceux de son génome humain.

Cette sorte de fièvre de violence était un secret jalousement gardé par les Vulcains car considérée comme avilissante : cela ressemblait à une période de rut, où ils étaient privés de toute leur logique, dépossédé de toute faculté de raisonnement et surtout dépouillé de toute maîtrise de leur émotions. Kirk savait que ces trois attributs essentiels faisaient l'identité et la fierté des Vulcains.

Quand on savait l'importance que les vulcains accordaient à ces aptitudes, il était facile de comprendre l'infamie ressentie par cette totale perte de contrôle et de dignité. C'était un vestige des temps anciens et sauvages, inscrits dans leurs gènes, auquel il n'y avait aucun moyen de se soustraire. Cette affection modifiait tellement le fonctionnement du corps, qu'il entraînait la folie puis la mort si le rituel nécessaire n'était pas accompli sur Vulcain. Spock avait parlé de "biologie vulcaine" et Kirk avait bien compris que cette cérémonie allait certainement consister en un accouplement ritualisé. Spock devait retrouvé sa fiancée sur Vulcain.

Il n'avait pas fallu longtemps à Kirk pour prendre sa décision. En un battement de paupière, il avait fait son chois.

Il avait reçu l'ordre de Starfleet de se rendre sur Altaïr VI, où devait se dérouler des négociations de paix. Le but était "juste" de faire acte de présence et d'impressionner les nations présentes avec l'un des plus puissant vaisseau de la flotte de Starfleet : l'USS Enterprise NCC-1701.

Kirk avait tenté de parlementer : il y aurait là-bas bien d'autres vaisseaux tout aussi redoutables et prestigieux. Il avait donc tenté d'obtenir quelques jours de délais, afin de faire un rapide détour sur Vulcain. La permission lui avait été refusée, car il n'avait pas voulu donner la raison de ce détour (il avait donné sa parole à Spock et ne pouvait se médire)

Mais qu'à cela ne tienne, le Capitaine James Tiberius Kirk étant ce qu'il était, il allait y aller quand même !

Kirk ne comptait plus le nombre de fois où son Officier en Second lui avait sauvé la vie, au péril de la sienne. Mettre sa carrière en danger pour son ami était bien la moindre des choses qu'il pouvait accomplir pour lui. Et il le faisait sans regret...

.

Spock avait en effet bien senti les yeux de son Capitaine sur lui. Cependant cela ne l'avait pas incommodé. Il connaissait bien Jim. Cet Humain n'était pas seulement son Capitaine, il était aussi son ami, un ami précieux. Spock avait toute confiance en lui. Il savait qu'il n'y avait rien d'inconvenant dans son regard, il devinait son inquiétude à son égard.

Il avait fallu informer le docteur McCoy des raisons de son état. En tant que médecin, il protégerait jalousement cette information sous le sceau du secret médical. Pour une fois, le docteur s'était bien gardé d'émettre le moindre sarcasme sur les Vulcains et leurs bizarreries comportementales et biologiques.
Spock lui en avait été secrètement reconnaissant. Le calmant qu'il avait accepté avec réticence d'absorber s'avérait finalement utile, il était à présent capable d'être parfaitement concentré et professionnel, au moins jusqu'à la fin de son quart. Son Capitaine avait ordonné la vitesse maximale pour se rendre sur sa planète natale. Encore quelques heures à tenir, et il arriverait juste à temps au temple familial afin d'y accomplir le rituel avec T'Pring sa fiancée, et il serait délivré de cette infamie... grâce à l'aide active de son ami...

ooo

L'Enterprise filait donc en vitesse de distorsion huit, et l'arrivée était prévue dans 20,36 heures. Le Capitaine consultait et signait les pads qu'on lui transmettait, chacun était penché sur sa console. L'ambiance sur la passerelle était, comme à l'ordinaire quand tout allait bien, à la fois professionnelle et détendue...

Spock prit soudain la parole :
- Capitaine, pour une raison que je n'explique pas, une singularité de type espace multi-connexe* vient d'apparaître sur la trajectoire de l'Enterprise. Les déflecteurs n'avaient cependant détecté aucun élément précurseur... ce phénomène est fascinant!

- Monsieur Sulu, mettez cela sur l'écran principal. Ordonna Kirk. Grossissez l'image au maximum.

- Aye, Capitaine. Nous entrerons en collision avec ce phénomène dans moins d'une demi-heure. Précisa le navigateur

Celui-ci, extrêmement lumineux, avait un aspect à mi-chemin entre un trou-noir incandescent et une sphère d'éclairs flamboyante

- Fascinant ! Commenta Spock. Cela ressemble à la fontaine blanche d'un trou de ver* !

- Avez-vous une explication à cette bizarrerie, Commandant ? Demanda Kirk qui ne voulut pas montrer son ignorance vis à vis des fontaines blanches

- Le séquenceur d'onde électro-magnétique indique des informations contradictoires, Capitaine. Il est tout à fait anormal que ce phénomène se soit formé sous nos yeux en une fraction de seconde. Je ne peux vous donner aucune explication à cette apparition.

- Nous voilà bien avancés... Sourit Kirk

Spock se pencha sur son terminal. Il consulta rapidement les archives de l'ordi du vaisseau, puis se retourna vers son Capitaine :
- Je vous confirme que l'apparition d'un tel phénomène est normalement impossible, donc totalement inexplicable, Capitaine. Je n'ai rien trouvé de comparable dans nos fichiers. Cet espace multi-connexe a surgi du néant à la façon d'une implosion stellaire, sa structure interne semble instable, de type puits gravitationnel. Je n'ai détecté aucune incidence prédictive, préalable à son déclenchement. Ce phénomène est possiblement un mélange d'ondes électromagnétiques, de singularité* et de matière négative, mais je manque d'élément pour pouvoir vous faire une analyse efficiente.

- En tant normal, il eut été intéressant de nous en approcher pour l'étudier, mais nous manquons justement de temps. Décréta Kirk. Monsieur Chekov, calculez une trajectoire qui nous permettre de contourner ce phénomène.

- Bien, капитан. Trajectoire calculée.

Spock recueillit un maximum d'information sur ce phénomène lorsque le vaisseau le contourna et il semblait de plus en plus perplexe. Tranquillement, l'Enterprise modifia sa trajectoire, laissant la bizarrerie stellaire derrière elle. Ils reprirent le train-train du voyage pendant une petite heure.

Spock intervint à nouveau:
- Capitaine ...

Mais il ne put achever sa phrase. Une nouvelle fontaine blanche, encore plus lumineuse et puissante que la précédente, avait réapparut, cette fois-ci si prêt de l'Enterprise, que le vaisseau fut brutalement aspiré en elle. Tout le vaisseau trembla, fut parcouru par des éclairs de lumières aveuglantes, suivi d'une grande obscurité...

Cela aurait pu durer une seconde ou des heures, nul ne le saurait jamais. Quand les membres de l'équipage reprirent connaissance, tout fonctionnait à nouveau correctement.

- Monsieur Spock ? Dit aussitôt Kirk quand il retrouva ses esprits en proie à une légère céphalée. Y a-t-il des avaries ?

- Il semblerai que non, Capitaine. Répondit Spock déjà affairé sur sa console. J'effectue immédiatement de nouvelles vérifications.

- Merci, Monsieur Spock.

Le Capitaine alluma le communicateur de son fauteuil.
- Scotty, ici Kirk. Est-ce que tout va bien en salle des machines ?

- Aye, Capitaine, à vue de nez, tout ronronne comme une horloge. Mais certains d'entre-nous vont avoir une grosse bosse au front ! C'était quoi, cette lumière ?

- Je l'ignore, Scotty. Monsieur Spock et moi-même allons étudier la question. Contactez-moi au moindre problème.

- Sans faute, Capitaine.

- Merci Scotty. Kirk out. Bones, ici Kirk. Y a-t-il des blessés ?

- Non, Jim, rien de grave pour le moment. Quelque bras et jambes cassés, des cas de violentes migraines, quelques commotions cérébrales légères et diverses bosses, à cause des chutes dues aux évanouissements provoqués par cette fichue lumière. Je vais demander à ce que tout le personnel qui n'est pas de service vienne. Je veux effectuer des examens de routine afin de vérifier que tout va effectivement bien.

- Ok, Docteur, Tenez-moi au courant.

- Je le ferais... (voix indistincte non loin de lui) oui, j'arrive, une seconde... McCoy out.

Kirk se sentit rassuré, mais pas pour longtemps.

- Capitaine. Intervint Sulu d'une voix blanche. Nous avons été détourné de notre trajectoire.

- Que voulez-vous dire ?

- Cet endroit n'est répertorié sur aucune carte.

Spock se pencha sur sa console, il fit une rapide analyse et arriva à la même conclusion : l'Enterprise était perdue dans un endroit non exploré de l'espace et surtout non répertorié dans la mémoire de l'ordi.

Dans de telles conditions, comment se rendre sur Vulcain ?
Spock fut reconnaissant envers les calmants de Bones, qui l'aidèrent à ne pas céder à la panique qui tenta de submerger son esprit, et à maintenir son calme. Il posa ses yeux impassibles sur Kirk, qui lui avait blêmi : son ami avait tiré la même conclusion que lui.

ooo

Le vaisseau fut immobilisé le temps de savoir dans quelle direction il fallait aller. Le Capitaine convoqua une réunion de crise dans l'heure qui suivi leur déroutement, afin que chacun puisse faire le bilan de la situation.

- Scotty, Vous avez eu le temps de faire votre check-up complet ?

- Oui, Capitaine. Répondit l'ingénieur. Je vous confirme qu'il n'y a aucune avarie d'aucune sorte dans les moteurs ou aucune autres parties du vaisseau.

- Une explication, monsieur Spock, sur ce qui nous est arrivé ? Demanda Kirk.

- Il semblerait que nous ayons traversé un espace multi-connexe* atypique. Répliqua Spock

- Un quoi ? Demanda Uhura.

- Pour faire simple. Expliqua Spock posément. Ce phénomène stellaire consiste en une singularité, ou trou noir, opposé à un trou blanc, entre lesquels se trouve un trou de ver, composé de matière négative, qui relie les horizons de deux univers*.

- Un trou... de ver blanc ? Répéta Kirk. Je n'en ai jamais entendu parler

Si la situation n'avait pas été aussi grave, il aurait demandé à Spock à quelle étrange espèce appartenait ces bestioles, suffisamment puissantes pour creuser ainsi des trous dans la structure de l'univers, rien que pour s'amuser de son haussement de sourcil dubitatif...

- Les données dont nous disposons sont essentiellement théorique. Reprit Spock doctement. Le trou blanc représente un trou noir dont la flèche du temps progresse à rebours. La matière et l'information jaillissent au delà de l'horizon, raison pour laquelle on l'appelle aussi fontaine blanche. Comme il existe une singularité en son centre, il n'est même pas obligatoire que les deux univers obéissent aux même lois physiques ou temporelles*.

Il y eut quelques secondes de silence, le temps de digérer ces informations, et surtout d'en appréhender les terribles conclusions

- Bordel! Déduisit Kirk d'une voix blanche. Donc tout est possible... Mondes parallèles, mondes futurs ou passés ...

Et il n'y avait absolument rien qu'il puisse envisager de faire pour lutter contre cet état de fait... et aucune solution pour amener son ami sur Vulcain.

- Bon sang de saloperie de bon sang de sort! Gronda McCoy

- Enfer et damnation ! Fulmina Scotty.

- Oh mon dieu ! S'exclama Uhura

- Nous somme perdus au milieu de nulle part! Se contenta de déplorer Sulu.

- Tout à fait, Capitaine. Confirma le Vulcain en haussant à peine un sourcil face à ces réactions bien compréhensibles de la part des Humains face à une telle situation. Nous avons subi un saut spatial aléatoire, comparable à un déplacement en distorsion de facteur dix* à travers les espaces-temps. Et comme il existe entre dix-puissance-cinq et dix puissance-dix univers parallèles différents*, nous...

- Quelles sont les conséquences possibles sur la santé de l'équipage ? L'interrompit McCoy toujours pragmatique dans ce genre de situation. Nombreux sont ceux qui ont souffert de céphalée ou de migraine.

- Je l'ignore, Docteur. Répliqua Spock. Ces phénomènes sont extrêmement rares, et comme je vous l'ai dit, les données dont nous disposons actuellement sont essentiellement théoriques ou expérimentales. Nul n'a donc jamais tenté cette expérience du franchissement d'un trou de ver avant nous. En tout cas, pas à ma connaissance.

- Bon, dans ce cas, je vais lancer une campagne de bilan de santé après de tout le personnel. Décréta McCoy. A commencer par les blessés qui sont déjà présents à l'infirmerie

- J'approuve votre décision, Docteur. Donc, Monsieur Spock pour résumer notre situation, nous avons été aspiré par un phénomène qui n'existe qu'en théorie et été recraché dans univers totalement inconnu, et pour lequel nous ignorons tout des lois physiques et temporelles qui le régissent. Ai-je bien posé les données du problème?

- Parfaitement Capitaine

- Des chances pour que nous recroisions un phénomène inverse qui ramène chez nous ? Tenta Kirk

- Je ne dispose d'aucune données fiables pour pouvoir vous donner une réponse, Capitaine. Et ce, d'autant plus que ce phénomène était tout à fait anormal, il n'aurait jamais dû apparaître de cette façon devant notre vaisseau.

Le Capitaine soupira :
- Avez-vous au moins une bonne nouvelle ?

- Nous sommes en vie. Rationalisa Spock. Ce devait être un trou de ver de Reissner-Nordström*, franchissable dans une seule direction. Si cela avait été un trou de ver de Schwarzschild*, nous aurions été désintégrés par la singularité présente en son centre.

- Ça nous fait vraiment une belle jambe ! Ronchonna McCoy. Merci beaucoup, Spock pour cette rassurante information si essentielle !

Spock se contenta de le regarder impassiblement. Le médecin avait ce regard-là, quand l'état d'un patient l'inquiétait vivement ou semblait sans issue... l'Humain se faisait-il du soucis pour lui?

- Bon, Sulu, nous rebrousserons chemin en facteur de distorsion huit, avec l'espoir de retrouver notre point de départ ou de retrouver le phénomène afin d'en inverser les effet.

- Aye, Capitaine. Répondit le navigateur

- Je vais faire doubler le nombre des enseignes dans toutes les salles des moteurs et d'ingénierie. Décréta Scotty. Afin de surveiller le bon fonctionnement du moteur et de ses annexes.

- Quant à moi. Dit Uhura. Je vais augmenter l'amplitude des détecteurs de fréquence, afin de ne passer à coté d'aucune émission présente dans cet univers

- Parfait. Chacun sait ce qu'il a à faire. Conclut le Capitaine. Reprenez tous vos postes

Pendant toute la réunions, Spock resta parfaitement lui-même, nul ne pouvait deviner les tourments qui commençaient déjà à s'emparer de lui.

ooo

à suivre...
Chapitre 2
Plak'tow [fièvre du sang]

A la fin de son quart, Spock s'en retourna dans sa cabine au lieu de de se rendre au laboratoire, comme il le faisait ordinairement après son quart. Jim l'accompagna en chemin.
- Spock... Si... par malheur Bones ne trouve rien... je... Vous pouvez compter sur moi pour... vous aider... pour... ce que vous savez..

(Spock va subir les affres du Pon farr, sans aucun espoir d'en sortir vivant...)


Avez-vous apprécié cette introduction ?

Ci dessous quelques explications sur certains détails du récit, avec leurs sources


Pour ceux qui l'ont vu, vous avez reconnu l'épisode dont je m'inspire
Amok time ou le Mal du pays, 5em épisode de la saison 2, scénario Theodore Sturgeon, réalisation Joseph Pevney
l'un de mes épisode préféré,
selon Wikipedia il a été diffusé aux usa le 15 septembre 1967...

ooo

*Le coin médical :
Testostérone et luliberine sont des hormones responsables du désir sexuel mâle (difficile de trouver ces infos en évitant les sites de fesse)
Adrénaline et cortisol sont les hormones du stress : futura(tiret) sante questions-reponses divers-sont-hormones-liees-stress-3069
Je suis partie du postulat que les hormones Vulcaines sont sensiblement les même que celles de Humains

ooo

*Le coin physiologie Vulcaine fr . memory - alpha . wikia . com :
Le sang vulcain est basé sur le cuivre et est vert quand il est oxygéné, de couleur rouille quand il est sans oxygène. Les coupures, les blessures, les meurtrissures prennent la couleur verte. (TOS: "The Naked Time", "Patterns of Force"...)

ooo

*Le coins astrophysique
Une partie de ce que dit notre scientifique monsieur Spock sur les trous de ver et univers possibles est tiré des infos glanées sur ce site de vulgarisation scientifique astrosurf luxorion
(découvert aux hasards de mes recherches sur les trous noirs)
et sur Wikipedia : fr . wikipedia wiki / Trou _ de _ ver

- l'espace multi-connexe ou Singularité* sont les noms scientifiques du trou noir

- les trous de ver : À l'heure actuelle, on dénombre en 3 types. Tous sont des solutions mathématiques plutôt que des objets concrets :
-le trou de ver de Schwarzschild, infranchissable ;
-le trou de ver de Reissner-Nordstrøm ou Kerr-Newman, franchissable mais dans un seul sens, pouvant contenir un trou de ver de Schwarzschild
-le trou de ver de Lorentz à masse négative, franchissable dans les deux sens. (voyez avec monsieur Spock pour explication de ce qu'est une masse négative, en sachant que ce n'est pas la même chose que de l'antimatière)

- le nombre d'univers parallèles possibles: dix-puissance-cinq (1 000 000) à dix-puissance-dix (100 000 000 000)

- il y aurait aussi deux mille milliard (2 000 000 000 000) de galaxie dans l'univers, en ajoutant tous les univers parallèles différents, il y a là de quoi occuper l'Enterprise pendant quelques siècles ^^

ooo

* Le coin Star-Trekien Distorsion facteur 10
La vitesse maximale de l'Enterprise est la distorsion de facteur 9, le facteur dix est comparable à une vitesse infinie... pour info : le facteur 9,9999 correspond à 199516 fois la vitesse de la lumière, et permet de traverser le système solaire en 0,2 secondes, soit 12 milliards de km.
Source : startreksansfrontiere . org.
Le commandant Spock tient à préciser que la propulsion en distorsion a été inventée en 2063, Zefram Cochrane.


oOo

Sources documentaires :

- Règles grammaticales de base du Vulcain (en anglais) :
Vulcan Langage Institute : vli-online·org

- Vocabulaire Vulcain : dictionnaire en ligne (Anglais-Vulcain)
Vulcan Langage Dictionary : starbase-10·de

- Traducteur Français-Klingon (si, ça existe)
bing translator
Parce que c'est plus logique qu'un Klingon parle en Klingon

- Dictionnaire de synonymes/antonymes
site de l'université de Caen: CRYSCO : crisco·unicaen·fr (absolument génial, je vous le conseille vivement)

- Documentation Star-trekienne :
Tout sur l'univers Star trek: Memory Alpha: les épisodes résumés de façon détaillées, des anecdotes, les personnages et leurs acteurs/actrices .../... et le site est écrit en français !
fr·memory-alpha· /wiki/TOS

- générateur de noms Vulcains, Klingon... de noms de planète..
donjon·bin·sh/scifi/name
stoacademy tools / name_generator.

- et, bien sûr: Google & Wikipedia

ooo