Ha'ge Ohasu [L'être lumière] ~ Partie XIII Kaisu'es [Fraternité]


chapitre 1 - Trashan
[départ]

oOo

Précédemment :
- Et aujourd'hui, y aura-t-il des collaborateurs des ambassadeurs à bord ? Demanda Jim
- Non, ils sont tous censés accompagner les ambassadeurs. Le vote est un moment important, et les tractations ne prendront réellement fin que lorsque celui-aura eu lieu...

ooo

Comme Sarek l'avait annoncé, il ne restait plus à bord que les membres de l'équipage. Le Capitaine Kirk fit couper toutes les transmissions. Il se brancha sur le com interne et prit la parole :

- Ici le Capitaine Kirk qui vous parle. Dit-il d'une voix si solennelle que chacun cessa toute activité pour l'écouter
Comme vous le savez probablement toutes et tous, Ève T'chn t'gai-Kirk a été enlevée récemment par une entité inconnue de la Fédération, une entité malfaisante sans aucun doute possible. Nous l'avons nommée Dochnesh. Celui-ci est actuellement en train de d'absorber l'énergie d'un soleil et il les détruira tous un à un si personne ne l'arrête. Il contrôle les hommes-bleus qui nous ont attaqués récemment, ainsi que les créatures arachnoïdes humanoïdophage que nous avons croisées lors de notre voyage dans l'espace-temps. Dochnesh a exigé que nous lui livrions Ève en sacrifice car celle-ci est un être-lumière, une Sishen à la lumière puissante...

Kirk dut prendre un temps d'arrêt pour laisser passer sa colère, trop perceptible dans sa voix. Il échangea un regard avec Spock. Il reprit plus posément:
- Ève T'chn t'gai-Kirk a accepté de servir d'appât pendant que nous attaquerons Dochnesh. Nous ne seront pas seuls dans cette bataille: les armées du Chancelier Klingon Tamek Kardem nous rejoindront sur place, ainsi que l'armada de l'Alliance Kôkivo-Epsylonnienne. Les pouvoirs de Dochnesh sont grands, et j'ignore si nous en reviendrons vivants.

À nouveau, le Capitaine laissa passer un temps de silence afin que chacun puisse assimiler l'information
- Par conséquent, j'ordonne à tous les membres de l'équipage en charge d'une famille de quitter ce vaisseau avant notre départ qui aura lieu dans deux jours, à la date stellaire 36801,30, à 10 heures précise, pendant la cérémonie d'intronisation du système Coridan dans la Fédération des Planètes Unie. Seules resteront à bord les personnes volontaires pour nous accompagner dans cette mission-suicide. Je ne porterai aucun jugement sur celles et ceux qui préféreront ne pas prendre part à cette mission-suicide. Il m'est inconcevable de forcer qui que ce soit à risquer ainsi sa vie. Hali tam'a vous transmettra un formulaire afin que nous puissions organiser la descente à terre de celles et ceux qui resteront sur Babel. Le prétexte sera un souhait de participer à la Cérémonie d'intronisation. Quel que soit votre choix, je vous demande de ne rien révéler de tout ceci tant que l'Enterprise n'aura pas quitté ce système. Kirk out.

Kirk raccrocha.

- Les dés sont jetés. Dit McCoy en échangeant un regard entendu avec Azhular

ooo

Les journées de la veille du départ furent été passées par les membres de l'équipage à débattre et réfléchir. L'enlèvement de Vlokir puis les combats contre les hommes-bleus avaient laissé des traces, et nombreux-ses étaient celleux qui ne voulaient plus jamais revivre ça... Malgré ses armes embarquées, et même s'il pouvait être amené à accomplir des missions de défenses militaires, l'Enterprise était avant tout un vaisseau "ambassadeur" de la Fédérations des Planètes Unies. L'équipage avait signé pour une mission de cinq années d'explorations, pas pour faire la guerre. Et encore moins pour les missions-suicide sans aucun gage de retour.

Kirk était sur le pont, assis à son fauteuil de Capitaine, le visage grave.

Bones, son indéboulonnable ami, son taluhk-t'hai'la [précieux ami] était debout à ses cotés.
Il avait catégoriquement refusé de descendre sur Babel, arguant que si ce bon sang de Dochnesh n'était pas détruit, cela compromettait l'avenir de sa fille. Et que de toutes façons, sa Joanna avait à présent 19 ans. Elle avait toute la vie devant elle, à la condition que ce monstre soit éliminé...
Il était de plus hors de question de laisser Jim, le Vulcain et la Petite partir sans lui, illes avaient trop tendance à sauter à pieds joints dans les problèmes... et il ne voulait pas être séparé du satané Gamin, alors que leur histoire commune venait tout juste de commencer (mais cela, il ne l'avait dit à personne, pas même à l'intéressé)

Azhular était à deux pas de son paramaqqay (compagnon), droit et orgueilleux, ne montrant aucune peur, comme tout Klingon partant au combat et fier du courage de son QI'tu Sor.

Angghal et Aktuh était eux aussi sur la passerelle, souriants: ils anticipaient avec un frisson d'excitation toute Klingone les nobles combats futurs. Contribuer à la protection de leur peuple était la plus noble des missions.

Sèjal avait momentanément pris la place de Spock, lequel était en salle des machines avec Ève. Il avait voulu être du voyage, et avait été le bienvenu à bord. Sans surprise, son ambassade lui avait donné l'autorisation de partir. Mais il se refusait à être un simple passager: il avait demandé à ce qu'une fonction lui soit attribuée. Avec la totale approbation de Spock, le Capitaine l'avait nommé officier scientifique en second. Sur son épaule, Yar-taluhk ne cachait pas son contentement à partir en voyage avec son amie Lash'a. Peu lui importaient les risques.

Dès leur téléportation à bord, Sarek et Amanda avaient souhaité monter sur la passerelle pour assister au départ.
Amanda était un peu angoissée. Elle n'avait jamais pris part à aucune bataille, ni de près ni de loin. Sarek avait toujours pris soin de l'en tenir éloignée. Mais elle ne montra pas son anxiété. Elle prit sans réfléchir la main de son Époux.
S'il éprouva de la surprise, car Amanda n'agissait jamais ainsi, Sarek resta totalement neutre. Il ne la repoussa pas, au contraire. Il serra fermement cette main dans la sienne. Il était logique qu'une Adun'a cherche du réconfort auprès de son Adun en période de stress intense. Il fut honnête avec lui-même: il était fier du courage de son Adun'a. Qu'importait si ce sentiment était considéré comme fort peu Vulcain. Car, tout bien réfléchi, cela n'altérait en aucune façon la neutralité de son équilibre mental. Il savait qu'il était parfaitement impassible. De plus, n'était-il pas logique d'être fier d'une Adun'a pourvue de tant de nobles qualités ? Sarek commençait à comprendre comment son fils avait mis en place ce nouvel équilibre dont il avait parlé à Séjal.

La fine équipe était là.
La courageuse Uhura avait du mal à masquer son appréhension, et pourtant, elle restait parfaitement calme. Elle avait bloqué toutes les transmissions en prévision du départ tout proche.
Sulu et Chekov avaient les dents serrées et se concentraient sur leur console. Ils vérifiaient les derniers calculs, par pure habitude. Ils se sentaient comme investis par cette mission quasi sacrée : sauver l'univers ou mourir. Rien que ça, ironisait-ils de concert.
Scotty avait croisé les bras avec détermination. Il avait décrété qu'il irait partout avec ses ami·es et sa précieuse Hali tam'a, et qu'il mourrait avec elle.

Chacun·e à son poste luttait contre la peur précédant le combat avec une farouche détermination, une peur plus que légitime. À peu près un tiers de l'équipage étaient resté. Kirk les avait toustes chaleureusement remercié·es pour leur courage, qu'illes soient lieutenant·es ou "simples" enseignes préposé·es au traitement des ordures ménagères. L'accession à la conscience de Hali tam'a s'avéra être d'une grande utilité et elle en fut plus que ravie (et Scotty en fut fier comme pas permis). Chacun·e avait un rôle à jouer, et chaque rôle était important dans cette mission suicide. Les postes avaient été redistribués selon les besoins du fonctionnement du vaisseau, nombreuses étaient les personnes polyvalentes qui acceptèrent de changer de fonction, ou de prendre des responsabilité. Chacun·e d'elleux était un rouage essentiel de ce grand tout qu'était l'équipage de l'Enterprise. Kirk leur avait fait part de sa grande fierté d'être leur Capitaine. Il n'en doutait pas une seconde, illes allaient réussir!

Toustes n'attendaient plus que le feu vert du Capitaine Kirk.

ooo

Dans la salle des machines, Ève et Spock étaient côte à côte, assis·es sur leurs genoux, à terre, les mains sur le conteneur contenant le cristal de dilithium.

...
- Sarek et Amanda sont sur le pont.
Pensa Jim. Vous pouvez commencer

- À tes ordre, mon Capitaine. Tenta de plaisanter Ève
...

Elle se souvenait de la première fois qu'elle avait accompli cela, de la douleur insoutenable. La situation avait beau être différente, elle ne pouvait se retenir d'éprouver de l'appréhension. Spock l'avait bien compris et c'était pour cette raison qu'il était là à ses cotés, alors qu'il savait pertinemment que la Saïshen de Ève était à présent suffisamment puissante pour alimenter sans effort le cristal de Dilithium. Jim avait bien entendu approuvé sa démarche.

Ils se concentrèrent et ce fut étonnement facile. Leurs entraînements avaient déjà un effet positif sur la coordination de leurs productions de lumière. Ils émirent puis condensèrent leur Saïshen dans le cristal. En moins de trois minutes, l'énergie atteignit son maximum sans qu'il n'y ait aucun gaspillage.

- Les voyants sont au vert. Dit Sulu

- Parfait. Vol en distorsion maximale, monsieur Sulu

- Aye, Capitaine!

L'Enterprise démarra aussitôt, tel une comète. Il fusa à travers l'espace sans qu'aucun vaisseau ne puisse le suivre. Il vola en distorsion 10 pendant 4,5 minutes. Le vaisseau, parfaitement entretenu par Scotty et son équipe, suivant les conseils avisés de Hali tam'a, produisit à peine quelques vibrations.

Ève et Spock cessèrent leur émission lumineuse bien avant de se retrouver à bout de force. Scotty et Hali tam'a les avaient prévenu que le vol en distorsion 10 ne devait pas durer plus de 5 minute, sous peine d'endommager les moteurs et la coque du vaisseau

- Combien de temps en distorsion 8 avant de rejoindre notre objectif, monsieur Chekov?

Chekov fit de rapides calculs:
- Vingt jours, Капитан

- Formidable, nous serons en avance ! Railla Kirk

...
- Vous avez fait du bon boulot.
Pensa Jim. Nous y seront dans moins de trois semaines.

- Je crois que je vais paresser un peu et sauter l'entrainement du matin. Songea Ève, nullement fatiguée

- Excellente idée! Approuva Jim. Je vais faire un 'effort' pour venir te rejoindre dès que possible
...

Elle se laissa aller tout contre Spock. Son cœur battait trop fort dans sa poitrine: elle savait où illes partaient toustes. Elle eut soudain une bouffée de culpabilité qui lui brisa la gorge:
- C'est à cause de moi que vous prenez tous ces risques. Toi, Jim, tous nos amis. Vous allez peut-être tous mourir!

- Chaque personne à bord de ce vaisseau est là en connaissance de cause, mon Épouse. Rétorqua Spock. Il faut mettre fin aux agissement de Dochnesh. Contrairement à nous, tu n'as pas choisi ce combat qui t'a été imposé avec ce pouvoir de Saïshen!

...
- heh... kuv vesht-ma dvel ? [Et si tu avais eu le choix?] Demanda Jim en pensée

- Pa'dular, dungi-hal-tor svi'lanet t'bogozh ! [Avec vous, j'irais jusqu'au fond de l'enfer]! Répliqua-t-elle aussitôt

-Ça c'est un cri du cœur! Plaisanta doucement Jim
...

- Fail'uh ta Jim heh nash-veh ni. [Sache que Jim et moi aussi] Ajouta Spock. Bien que l'enfer soit une affabulation irrationnelle qui a servi à justifier un grand nombre de religi...mmm

Ève l'avait fait taire d'un baiser, approuvée par le bourdonnement tendre de Lash'a. Spock, loin de lui reprocher de lui avoir ainsi coupé la parole, l'enlaça et répondit à son baiser. Assis dans son fauteuil à la passerelle, Kirk ne put retenir un grand sourire malicieux, qui n'étonna personne: chacun savait qu'il était connecté à ses conjoints, Ève avait dû dire ou faire une plaisanterie...

- Puisque personne n'a besoin de moi ici, je retourne à l'infirmerie.

- Nous vous accompagnons, Docteur. Dit Sarek. Ni mon Épouse ni moi n'avons procédé à la visite médicale de routine obligatoire avant tout long déplacement.

- Ah, vous au moins vous êtes un homme raisonnable! Approuva McCoy. Quand aurais-je le plaisir de pouvoir faire de même avec vous, Jim?

- ... je suis très occupé, Bones. Rétorqua le Capitaine, d'un air très concentré, le nez penché sur son pad.

Amanda croisa le regard amusé de Uhura, et les deux femmes eurent énormément de difficulté à ne pas éclater de rire...

ooo

Quelques heures après le départ, Azhular vint chercher Leonard. Pour une fois, le docteur finissait son quart à l'heure. Deux tiers d'équipage en moins, c'était deux tiers de malades et de petits bobos en moins, donc plus de temps pour le reste, comme ses recherches médicales. Il serait bien allé faire un tour au laboratoire où étaient entreposés divers échantillons de plantes qu'ils avaient récoltés de leurs voyages, dont les propriétés étaient plus que prometteuses. Mais en voyant Azhular arriver, en voyant son sourire si lumineux, le docteur se sentit incapable de refuser de l'accompagner

- J'ai quelque-chose d'important à te montrer! Expliqua Azhular très enthousiaste alors qu'ils étaient dans le turbolift

- Dans ta cabine, je suppose? Sourit Leonard
Pour que Azhular soit aussi empressé, ce devait être quelque chose d'important pour lui... ou bien un très gros...désir

Ce n'est pas ce que tu crois! Protesta le Klingon
Tout de même, il ne pensait pas tout le temps au sexe!

- Vraiment? Demanda Leonard, sarcastique

- Enfin, pas que ça. Reconnut Azhular.
Il ne pensait presque pas tout le temps au sexe avec Leonard.

Azhular ouvrit la porte de sa cabine et le fit entrer. Leonard vit tout de suite que celle-ci avait été réaménagée. Il traversa le bureau en quelques pas, franchit la porte ouverte et se retrouva dans la chambre, leur future chambre de couple, avec un très grand lit pour deux... et une tête de lit à barreaux...

- Qu'est ce que...?

Avant qu'il n'ait eu le temps de finir sa phrase, Azhular l'avait soulevé dans ses bras puissants. Il ne résista pas, il savait que c'était inutile et se retrouva allongé, les poignets attachés au barreaux. Son Klingon était plus que prêt à passer aux choses sérieuses pour fêter leur emménagement ensemble. Mais Azhular croisa les yeux métalliques de Leonard et cela refroidit aussitôt ses ardeurs. Il se figea et comprit qu'une fois encore, il était allé trop vite. Il le détacha aussitôt. Leonard s'assit sur ses genoux

- Qu'est ce que tout cela signifie? Demanda Leonard sans lui cacher son mécontentement
Il avait pourtant bien compris les intentions de Azhular mais...

- Je veux que nous vivions ensemble, SoH 'ej jIHvaD, toi et moi.

- Ça fait à peine huit jours que nous sommes ensemble!

- vaj nuq? Et alors? Un an ou huit jours, qu'est ce que ça change?

- Ce n'est pas le moment pour cela!

- Bien au contraire, nous ignorons de quoi sera fait demain. Insista Azhular avec véhémence. Autant ne pas perdre de temps en hésitations inutiles!
Comment allait-il pouvoir veiller correctement sur lui s'ils ne vivaient pas ensemble?

Leonard ne répondit pas. Il ne pouvait pas le contredire. Il savait que Azhular avait déjà tout perdu une fois. Son vaisseau, son équipage, ses ami·es, son monde. Leonard avait lui-même conscience que tout pouvait s'écrouler du jour au lendemain, sans prévenir... et pourtant... ses angoisses étaient les plus fortes.

- Tu aurais pu m'en parler. Lui reprocha-t-il. Au lieu de me mettre devant le fait accompli!

- Tu ne veux pas vivre avec moi? Demanda aussitôt Azhular

- Non, non... ce n'est pas ça, je...

- Alors où est le problème? Je ne comprends pas.

- La vie en commun finit par tuer le couple. Et petit à petit, on finit par ne plus se supporter.

- Tu ne me supportes plus? S'alarma le Klingon
Son insatiabilité sexuelle lassait-elle Leonard, finissait-elle par le rebuter, au lieu de l'attacher à lui?

- Non, ce n'est pas ce que j'ai dit!
Jamais il ne se lasserai de Azhular, il l'aimait au delà du raisonnable

- Alors tu as peur que, moi, je finisse par ne plus te supporter. Comment peux-tu avoir si peu confiance en moi? Je ne suis pas un jeune insouciant sans cervelle!

- Tu es même un jeune homme très intelligent et moi, je ne suis qu'un vieux con. Tu finiras forcément par te lasser de moi

Encore cet argument sur leur différence d'âge!
- Tu es LE vieux con que J'AI choisi! SoHvaD wutlh jIH (je t'ai choisi)

- On ne choisit pas d'aimer une personne! S'emporta Leonard. Ça vous tombe dessus comme ça!
Oui, cet amour lui était tombé dessus si brutalement, et plus il avait lutté contre celui-ci, puis il s'était renforcé, enraciné en lui.

Azhular perçut une sorte d'inexplicable reproche larvé
- Tu regrettes notre liaison. Déduisit-il, profondément blessé

Leonard vit sa douleur et culpabilisa. Il n'avait pas voulu lui faire de la peine. Il voulait que Azhular soit heureux, le plus heureux possible. Il posa soudain ses deux mains sur son visage.
Azhular sursauta presque à ce contact inattendu, mais il fut figé par les yeux de Leonard, dans lesquels brillaient une passion dévorante. Jamais personne ne l'avait regardé ainsi!
Leonard s'exclama avec emphase:
- Non, non, Azhu, non! Tu es ce qui m'est arrivé de plus beau, de plus merveilleux dans ma vie! Tu es courageux, fidèle à ton devoir, si intelligent... Tu es un cadeau de la vie, tu es mon miracle inattendu! Nous deux c'est... c'est... c'est trop beau... beaucoup trop beau pour être vrai, trop beau pour être durable!

Leonard se rendit soudain compte des mots qui avaient franchis ses lèvres sans l'accord de son cerveau... de l'aveu qu'il venait de faire. Il devint rouge pivoine et ses mains retombèrent sur le long de son corps. Azhular le dévisageait avec de grand yeux étonnés, la bouche à demi ouverte, totalement désarçonné... et le cœur à deux doigts de sortir de sa poitrine tant il battait trop, trop fort, trop vite.

- jIyajbe'...euh... Je ne comprends pas...
Azhular avait la sensation que Leonard disait une chose puis son contraire. Leonard lui donnait l'impression qu'il se sentait pris au piège de leur relation, et qu'il voulait la fuir, qu'il semblait craindre de s'y impliquer totalement... et dans un même temps, il lui disait... ça ? ! , la plus extraordinaire, la plus belle des déclarations d'amour qu'il ait jamais entendue!

Leonard comprit qu'il devait s'expliquer, faire comprendre à Azhular la raison de ses réticences. Ridicule pour ridicule, il lui avoua d'une traite:
- J'ai aimé mon épouse, et elle est partie avec un autre. Plus jeune. Plus disponible. Plus aimable. Toujours souriant. Moins ronchon. Je suis pathétique, n'est-ce pas?

Mais Azhular ne le trouvait absolument pas ridicule. Il prit cet aveu pour ce qu'il était: une preuve de confiance. Il avait compris les causes de son insécurité.
- Il est toujours difficile de se remettre d'une trahison. Rétorqua-t-il. Je ne te ferai pas de serment, tu ne me croirais pas. Je peux juste te jurer que je te serai toujours loyal. Sache que les loQ gahtlh, les mâles dominants Klingon sont réputés pour être des mâles fidèles. Cependant, si un jour je te quitte pour un ou une autre, j'aurai la décence d'attendre que nous soyons séparés.

Il se rapprocha à nouveau de Leonard, ses hormones Hoch nIv joq à leur pleine puissance
- Mais ne compte pas trop sur le fait d'être débarrassé de moi un jour! Gronda-t-il d'une voix rauque. SoH vIghajchoH. Tu es mon QI'tu Sor. Et tu vivras ici avec moi désormais.

Leonard souvenait parfaitement de la signification des mots Klingons «SoH vIghajchoH tu es à moi!». Étourdi par ce parfum suave, il protesta faiblement:
- J'ai tout de même mon mot à dire!

Azhular fit mine de réfléchir une demi-seconde. Après l'aveu que Leonard venait de lui faire, il était hors de question de le laisser hésiter encore. Il allait prendre les choses en main pour eux-deux.
-... hum... tu ne me sembles pas apte à prendre les bonnes décisions en ce domaine, donc, non.

- QUOI...? ! ...

La bouche de Azhular scella celle de Leonard, dans un baiser profond et passionné. L'Humain tenta à plusieurs reprise de parler, mais le Klingon l'en empêcha à chaque fois, le laissa à peine prendre son souffle, et le coucha sur le lit.
- ... toute résistance est futile. Ronronna le Klingon d'une voix qui envoya des décharges de frisson dans les reins de Leonard. SoH vIghajchoH!

La main de Azhular descendit le long du buste de Leonard, se glissa dans le pantalon, jusqu'à entourer le sexe de son amant, déjà en train de se gorger de désir. Sans quitter sa bouche, Azhular n'eut aucun mal à déchirer le pantalon. D'un mouvement rapide, il libéra ses lèvres pour engloutir le pénis de Leonard, qui ne put réprimer un cri de surprise. Les doigts de Leonard vinrent se perdre et se crisper dans la crinière de son délectable bourreau
Bon sang, Leonard se sentait aspiré dans les vertiges d'un plaisir intense. Il n'avait plus la force de le repousser. Cette bouche... cette langue... ces mains... cette odeur suave... il perdit le sens du temps et se laissa dévorer

Il tenta soudain de repousser Azhular
- ...aaattends... aaa..rrête! ... je vais... je vais...

Azhular leva les yeux sans pour autant le lâcher et leur regards se croisèrent. Les prunelles améthyste, aux iris largement ouverts, étaient celles d'un prédateur possessif, elles semblaient hurler: SoH vIghajchoH! (Tu es à moi) Foudroyé, Leonard se répandit dans sa bouche.

Azhular s'essuya les lèvres, brillantes et gonflée, plus belles et sexy que jamais. Il vint surplomber Leonard

- Tu habiteras avec moi. Ordonna-t-il de sa voix de mâle dominant. Car je suis ton loQ gahtlh et tu es mon QI'tu Sor
Il se délecta de voir son Humain frissonner

-... oui. Se soumit Leonard

Azhular eut un sourire satisfait. Il avait la beauté d'un démon, et bon sang que Leonard adorait cela!
Azhular s'attaqua aux autres vêtements. Le temps qu'il les déchire sans se presser, dévorant de baisers chaque centimètre de peau découverte, qu'il lui attache à nouveau les poignets aux barreaux du lit, Leonard était prêt pour un second round, plus dur qu'il ne l'avait jamais été de sa vie... éperdu de désirs.

- SoH vIghajchoH Tu es à moi! Répétait Azhular dans un grommellement félin.

- Oui, Azhular, oui, tout ce que tu voudras... je suis à toi

- Ça se dit: vaj qaghaj, dis-le pour moi

- vaj qaghaj, Azhular

De part son travail, sa mission, Leonard tenait parfois la vie de ses patients entre ses mains, la moindre erreur de sa part et c'était la mort... il gardait toujours un œil anxieux sur Jim, sur La Petite et leur foutu Vulcain. Leonard avait un profond respect de la vie et un haut sens du devoir, et cette responsabilité, qu'il avait pourtant choisie, était écrasante. Chaque échec, bien que rare, entraînait de sa part une culpabilité cuisante. C'est pourquoi il se devait de toujours tout contrôler autant que possible. Leonard était un médecin dans chaque fibre de son être, un médecin dont l'empathie absolue était autant une force qu'une faille.

Là, dans les bras puissants d'Azhular, pour la première fois de sa vie, Leonard capitula vraiment.
Pour la première fois de sa vie, il accepta de ne plus chercher à tout contrôler.
Pour la première fois de sa vie, il lâcha prise, il accepta d'abandonner ce contrôle à quelqu'un d'autre que lui-même, de façon absolue.
Il déposa sa confiance, sa vie, son corps entre les mains possessives de son amant... d'une certaine façon, cette soumission volontaire était puissement libératrice.

ooo

Azhular arpentait le couloir à grands pas, à la fois inquiet et en colère contre lui-même. Il était venu chercher Leonard à l'infirmerie, mais Miss Chapel lui avait dit qu'il était déjà parti...
Leonard... parti de son boulot... en avance ? ! Impossible, il devait y avoir quelque-chose, mais quoi?

Leonard n'était pas à son labo alors qu'une étude scientifique en cours l'intéressait au plus haut point...
Leonard n'était dans son ancienne cabine, Azhular avait le code d'entrée, il avait pu le vérifier par lui-même...
Leonard n'était pas avec Jim ou Ève, illes s'entraînaient en fond de cale avec Spock...

Azhular ne cessait de se demander s'il n'était pas allé trop loin avec lui, la veille.
Il s'était imposé à lui, s'était positionné comme le loQ gahtlh de leur couple. Il l'avait soumis à lui. Avec du recul, il avait agi en écoutant son instinct de mâle dominant, et il n'avait pas laissé le choix à Leonard. Puis, il avait été plus que passionné. Mais il n'avait pénétré Leonard qu'une seule fois, en faisant attention à ne pas le blesser... Leonard s'était endormi épuisé.
Azhular le revit le matin même: Leonard avait pris une rapide douche en sifflotant. Il ne lui avait fait aucun reproche. Mais Azhular savait à présent que Leonard était un homme qui réfléchissait (beaucoup) trop... et qu'il pouvait réagir après-coup.

Azhular ouvrit la porte de leur cabine et entra. Il se figea.
Leonard était là.
Leonard était là, assis à leur table.

Son Leonard-à-lui était en tee-shirt et sous-vêtement. Les jambes nues, avec un médico-bidule en forme de crayon qui faisait de la couleur bleue. Il était concentré à sa tache. Azhular le trouva beau. Toute sa colère et son inquiétude disparurent, remplacées par un profond étonnement

- nuq Data'?
Il ne pensa même pas à traduire ses mots

- Ce que je fais? Répondit Leonard qui avait parfaitement deviné la question. Je teste l'efficacité de ce régénérateur dermique sur une vieille blessure d'enfance. Les modèles dont nous disposions servent à accélérer la cicatrisation des plaies en provoquant la régénération rapide des cellules, mais pas à remplacer le tissu cicatriciel pour faire disparaître ces cicatrices. Le mode opératoire est donc différent. Ça fait presque une semaine que je travaille dessus

La gorge de Azhular se serra stupidement. Il se souvenait de cette promesse de Leonard qui ne lui en avait pas reparlé depuis
- Tu as fabriqué un régénérateur dermique ? Parvint-il à demander sans montrer son trouble
(Spock aurait aurait approuvé sa performance de maîtrise de ses émotions)

- L'inconvénient est que ce n'est pas aussi indolore que prévu. Soupira Leonard avec une grimace

Leonard contempla ce souvenir d'une chute à vélo.
- Et j'ai l'impression que les effets ne sont pas immédiats.

- Peu importe! Rétorqua Azhular. Je vais prendre une douche et ensuite tu essaieras sur moi!

- Tu as déjà pris deux hydriques! Protesta Leonard. Une ce matin et une après ton entraînement! Prends-en au moins une sonique!

- J'ai le cuir épais, tu sais!

- Oui, mais cela n'est pas recommandé avec mon régénérateur! Décréta Leonard
C'était un demi-mensonge, une déduction logique, mais dans les faits, il n'en savait rien.

Quoi qu'il en était, trois ou quatre douches à l'eau par jour, comme le faisait Azhular, c'était trop, beaucoup trop. Le Klingon n'était pourtant pas un maniaque de la propreté. Leonard avait bien une idée sur la raison de ce comportement. Il espérait que faire disparaître les marques de tortures aideraient Azhular à surmonter ce traumatisme dont il ne parlerai jamais à personne...
Par contre, étonnamment, Azhular n'était pas pressé d'aller se laver après leurs étreintes, alors qu'ils étaient tout deux recouverts de sueur, de salive et de sperme... «Ne te plains pas, ça adoucit la peau des Klingons» lui avait-il expliqué.

Azhular fit mine de le croire. Si cela pouvait le rassurer, il allait prendre une douche sonique.

Il ne fut pas long à revenir. Leonard était toujours penché sur son genoux
- Vraiment, il faut que je re-paramètre ce régénérateur, ça picote beaucoup! Ça fait même un peu mal.

Azhular s'assit sur la table. Leonard constata qu'il avait enfilé un pantalon de détente, et qu'il avait pris un pad
- La douleur ne me fait pas peur. Vas-y. Fait-le.

Leonard se pencha sur la plus grosse cicatrice et commença à traiter.

- C'est ça que tu appelles faire mal? Railla Azhular. Les Humains sont vraiment de petites natures!

- Attends, tu vas voir, cela ne le fait pas dès le début! Protesta Leonard

- ... mouai... rétorqua Azhular avec un moue dubitative qui lui donna l'air d'un adolescent

Penché sur les cicatrices, Leonard ne vit pas le temps passer. Pas plus qu'Azhular qui s'était plongé dans les règlements starfleetien de la sécurité, ne prêtant aucune attention à ces picotement de plus en plus... pointus, mais parfaitement supportables. Et puis, surtout, c'était son QI'tu Sor qui lui faisait ces petites piqûres dans le but de le débarrasser de ses marques immondes. Un (petit) mal pour un bien, pour reprendre une expression Humaine.
De temps en temps, Leonard relevait la tête. Il s'emplissait ses yeux de la beauté de son Klingon. Il approuvait à cent pour cent que Azhular s'intéresse à la réglementation de Starfleet. Puis, il se remettait au travail
De temps en temps, Azhular baissait les yeux pour regarder Leonard. Son médecin-à-lui était si concentré à sa tache. Azhular devait à chaque fois se retenir pour ne pas l'interrompre avec un baiser
À aucun moment, leurs regards se croisèrent. Si tel avait été le cas, ils auraient finis au lit dans les minutes qui suivaient.

La protestation d'un estomac les sortit de leurs concentrations.

- Je pense que cela pourra aller pour ce soir. Décida Leonard en passant la main sur les cicatrices traitées, légèrement rouges. Ce n'est pas si mal, ta peau est très réactive au traitement: les toutes premières que j'ai soignées commencent déjà à s'atténuer un peu, et ont perdu leur relief. Nous continuerons demain.

- Parfait! En attentant, je meurs de faim. Approuva Azhular. Utilisons notre réplicateur. D'abord une bonne assiette de viande, puis toi en dessert!

Leonard ne put se retenir de rougir.
- C'est un menu... intéressant. Sourit-il. Qui me convient tout à fait

La bouffée de bonheur qui traversa Azhular fit briller ses yeux, et Leonard le trouva plus beau que jamais.

ooo

La navigation se déroulait dans un calme étrange, entrecoupée par les nombreuses petites fêtes organisées régulièrement par les membres de l'équipage. Des couples se formaient, juste pour une nuit, ou plus si affinité. Le travail était accompli avec efficacité mais il régnait cependant une sorte de légèreté, comme si chacun·e voulait profiter à fond des jours et des heures qui leur restaient à vivre, et il était hors de question de s'appesantir sur leur sort.

Bones hurlait régulièrement à chaque lendemain de fête en voyant arriver à l'infirmerie un nombre impressionnant de gueules de bois carabinées... Scotty n'était pas le dernier, et il se faisait, en plus sermonner par Hali t'ama
Miss Chapel faisait des effort pour ne pas s'en amuser : il ne faisait que jouer son rôle de médecin ronchon.

Il arriva même, un soir, que Leonard surprenne Miss Uhura et Miss Chapel à être un peu, de leur propre aveux, "pompettes". Elles chantaient à pleine voix à la cafétéria, encouragée par un public enthousiaste qui reprenait le refrain en cœur, y compris Amanda, qui avait un large sourire...
Ève leur avait fait découvrir des chansons qui n'étaient même pas de son époque à elle, mais qu'elle aimait beaucoup pour leur gaité. Les deux femmes prenaient à présent un grand plaisir à interpréter ces chansons à leur façon. Et ce soir elles entonnèrent un "Gimme, gimme, gimme a man after midnight..." du groupe Abba, puis des chansons disco avec une joie plus que contagieuse.
La cafétéria était à présent ouverte à tous les membres du personnel, sans aucune distinction de rang ou de hiérarchie. Tous les membres de l'équipage ne se mélangeaient pas forcément, mais se retrouver ainsi sur un pied d'égalité renforçait la sensation de cohésion.

Impassible aux cotés de son Adun'a, Sarek offrait un fascinant contraste avec son air calme, détaché, et nullement incommodé par ces tonitruantes, mais saines, expressions de joie de vivre. Ainsi étaient les Humains. Il savait qu'il allait lui falloir un temps de méditation plus long pour se remettre de toutes ces surcharges sensorielles, mais cela valait le coût: il trouvait satisfaisant que son Épouse soit heureuse. Amanda le savait et lui était infiniment reconnaissante de faire ces efforts pour elle. Régulièrement, la main de Amanda rejoignait celle de Sarek, sous la table, en un tendre Ozh'esta, provoquant en Sarek une sorte de bulle de douceur.

«Même avec un petit coup d'alcool dans le nez, les voix de ces deux charmantes jeunes femmes sont parfaitement justes et agréables!» Déclara Azhular, juste pour le plaisir de recevoir un regard sombre de Leonard qui devenait possessif sans même en avoir conscience.

Leonard comprenait parfaitement la raison de ces tendances à boire un peu trop.
Il aurait fait de même, s'il n'avait eu à demeure un certain Klingon insatiable, qui lui sautait dessus avant même qu'il n'ait le temps de toucher à sa bouteille de rhum, la dernière de sa réserve... il n'avait plus le temps de ruminer ses soucis, et ses soirées n'en étaient que plus agréables. Leurs étreintes étaient devenues sa nouvelle addiction, Azhular faisait tout pour cela.
Leonard avait exigé de traiter les cicatrices de Azhular avant qu'ils ne fassent quoique ce soit ensemble et elles disparaissaient lentement mais surement. Leonard en éprouvait une profonde satisfaction.
De même, Azhular découvrait le doux bonheur de partager sa vie avec un être aimé qui se souciait de lui et prenait jalousement soin de lui... même si il lui prenait un peu-beaucoup la tête avec ces histoires de douche et son équilibre alimentaire. Tels étaient les risques, après tout, quand on choisissait pour compagnon de vie un médecin sur-protecteur si entièrement dévoué à sa vocation. Et le pire était qu'il adorait cela... de toute façon, au lit, c'était lui le mâle dominant. Leonard se soumettait à lui avec un abandon qui décuplait son plaisir, leur plaisir commun, et Azhular chérissait de plus en plus son merveilleux QI'tu'Sor

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Les entraînements ne fatiguaient plus Ève. Elle consacra ses après-midi à la traduction des parchemins Klingon, avec Azhular. Ils s'installèrent dans la salle de la bibliothèque numérique, et se concentraient sur les récit de la vie de Naëlys de Spohkh, et de certains des autres Vulcains survivants. Leur enlèvement par les Krupsu, leur vente comme esclave, leurs premiers maîtres, la cruauté de nombres d'entre-eux, la bonté cachée de certains, la dureté de la vie sur Qon'oS, et puis leur vie avec le Roi Kahn'ess Kardem qui leur avait rendu leur dignité d'Homme.
Ève traduisait le Vulcain en Standard, puis Azhular transcrivait le Standard en Klingon. Les textes étaient ensuite disponibles à toustes sur les ordi personnels, dans ces trois langues, et ils étaient devenu le feuilleton attendu avec impatience.
Frère et sœur passaient des heures à décortiquer les textes pour effectuer la translation la plus juste, refusant le recours d'un traducteur automatique, pour le simple plaisir de ce défit intellectuel si enrichissant. Quand Ève se prenait la tête pour un mot, elle oubliait ses angoisses. Spock et Jim le savaient et l'encourageaient à poursuivre ces traductions.

Intrigué par ces récits qui passionnaient tant son épouse, Sarek se joignit à eux. Ève lui remit le parchemin où ce Spohkh du passé listait minutieusement les nom-prénom-origine des membres de son équipages vivants ou morts et de chacun des huit Vulcains ayant survécu suffisamment longtemps pour entrer au service du Roi Kahn'ess Kardem. Il y précisait aussi le nom des deux vaisseaux qui avaient été assaillis par les Krupsu (Spohkh aussi leur donnait ce nom Vulcain d'hommes-bleus), afin d'en vendre les passagers comme esclave sur des planètes primitives du passé.
Un autre document, écrit par un certain Lenak, autre Vulcain survivant, listait le nom des membres de son équipage qui avaient trouvé la mort sur Qon'oS, sous le joug de l'esclavage Klingon.
Ni Spohkh, ni Lenak n'étaient parvenus à trouver d'explication sur la façon avec laquelle ces pirates voyageaient à travers le temps. Leur seule certitude était que le vaisseau qui les avaient tous enlevé puis amenés sur Qo'noS avait été détruit grâce à une habile manipulation de Spohkh.

Le nom de Spohkh n'était pas inconnu de Sarek. Il était un lointain membre de sa famille, du coté de sa mère. Il était membre de l'équipage de l'un des deux vaisseau Vulcains qui avaient disparu sans laisser de trace et de façon inexpliquée à la date stellaire 16604.01
De part ces exactions, ces Krupsu étaient par conséquent des ennemis de la nation Vulcaines. Cela ne pouvait rester impuni. Sarek estima qu'il était de son devoir de transmettre à son gouvernement toutes ces informations. Il expliqua à Azhular ce qu'il souhaitait faire et le Klingon ne lui refusa pas le droit de faire des copies numériques des documents.

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à suivre
- Capitaine, nous recevons un appel de la part d'une personne qui se présente comme étant, je le cite, la Teika-ke Teikogu Senta Kalaï. Elle demande à parler à Kogô-Schntgaikirk.


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ce devait être un tout chtit chapitre de transition... genre +/- 3500/4000 mots (au départ, j'avais découpé tous mes chapitres pour qu'ils fassent à peu près cette taille)
Mais j'avais promis que j'essaierai de rajouter des moments d'intimités entre Bones et Azhu. Ça a donné ces paragraphes qui n'étaient pas dans mes écrits du départ.
En plus, Bones a décidé de faire sa tête de lard avec Azhular... ce qui a obligé Azhular à prendre les choses en mains
J'espère que vous avez aimé.

Il n'y aura pas de BDSM entre eux, ni de trucs sado-maso... juste un Azhular en mode mâle (très) dominant qui aime jouer de sa force (physique et de séduction) et un Leonard qui accepte-aime ça. La douleur, ça ne fait pas fantasmer Leonard, pas plus que Azhular, sauf pour tuer ses ennemis, mais là, ça n'a plus rien de sexuel ^^

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