Voici la suite de cette histoire, désolé pour le temps un peu long (mais vous avez de la chance c'était moins long comme mise à jour que sur mes autres fanfics) bref si vous ne lisez pas mes autres fics (ce qui est bien votre droit d'ailleurs vous faite ce que vous voulez) et que vous n'avez pas lu le message il y aura des mises à jour plus régulières à partir de maintenant (enfin ça a commencé depuis le début du mois d'août) avec un nouveau chapitre de fanfic toutes les deux ou une semaine (ça dépend de mon irl, de la difficulté du chapitre etc. mais jusqu'à maintenant j'ai réussi à me tenir à max deux semaines). Merci pour ceux qui ont lu le précédent chapitre et celui-ci et aussi pour vos commentaires, j'espère que vous appréciez cette histoire n'hésitez pas à me faire part de vos remarques (je sais que le point de vue peut être un peu perturbant mais c'était un choix personnel d'écriture et qui me va donc je compte continuer comme ça, cela dit je pense que je ferais peut-être une fanfic annexe dans la série où je mettrais les points de vues d'autres personnages de certains passages de l'histoire, donc si voulez voir des passages du point de vue d'un des personnages vous pouvez le demander en commentaire). Aussi je vous rassure le personnage de l'enfant parle plus par la suite, mais pour l'instant elle est un peu effrayée. Avertissement : De l'angoisse et des thèmes sombres, mention de la maltraitance et d'abus passés, et le sujet de la mort est beaucoup évoqué ainsi que le suicide de manière implicite, lisez avec précaution. Star Trek appartient à Gene Roddenberry


Chapitre 2

Son corps n'était jamais détendu et son esprit n'était jamais inactif pendant qu'elle dormait. Elle gardait une attention continuelle à tout ce qui se passait autour d'elle, elle était attentive, consciente du moindre son, mouvement ou sensation et elle pouvait se réveiller au moindre signe d'une menace ou d'un danger. La douleur en général l'aidait à ne pas tomber dans un sommeil trop profond, c'était une constante, dans son corps et à travers ses sensations. S'endormir trop profondément était dangereux, parce qu'elle pouvait se faire surprendre, elle devait rester alerte, même dans le sommeil. C'était là aussi, dans le sommeil profond, que surgissaient les monstres et les cauchemars. Elle trouvait que la réalité était assez horrible pour ne pas être poursuivies par ses manifestations subconscientes lorsqu'elle était endormie.

Elle devait être épuisée, parce qu'elle luttait pour garder conscience. Mais, à mesure qu'elle luttait, elle sentait ses forces et sa volonté s'affaiblir et son esprit glisser, s'éloigner de plus en plus de la réalité. Ses sens et sensations avaient été assourdies, elle sentait encore la douleur, comme un faisceau chaud, et non plus brûlant, à travers son corps, mais elle était plus diffuse, elle avait été déplacée en arrière plan, mise à l'écart de sa conscience. Comme si la même force qui la tenait sous le sommeil absorbait en même temps une partie de sa douleur et la tenait à l'écart. Il y avait aussi une sorte de voile, entre sa conscience et le monde extérieur, elle pouvait entendre des brides de voix qui parlaient parfois, le bruit des pas sur le sol, mais le son paraissait lointain et était étouffé, comme isolé derrière un mur.

La douleur dans sa tête avait aussi disparue. Elle ne pouvait pas croire qu'elle était complètement partie, il lui semblait qu'elle avait été là depuis presque toujours. Elle savait logiquement qu'elle n'avait été là que depuis 6,2 ans, et qu'elle avait empiré il y a 3,7 ans, quand sa Ko-Mekh avait été tuée, et elle avait 7,8 ans, mais, au bout des années elle avait fini par penser que garder une trace du temps n'était pas vraiment utile quand il ne semblait pas que sa situation aller pouvoir évoluer. Penser au temps et se souvenir, se remémorer les anniversaires de la mort de ses parents, de la destruction de sa planète, de son enlèvement, de la première fois qu'elle avait été battue ou forcée, et de toutes les autres fois, ne lui apportait que de la détresse. Quand se souvenir du passé ne lui avait plus donné aucun réconfort, elle avait commencé oublier.

Elle s'était habituée au fil du temps à la sensation dans sa tête, c'était une douleur crue et constante dans son cerveau, comme si des bouts de son esprit avaient été arrachés, il lui semblait cependant que son état se détériorait depuis un moment. Elle ne savait pas s'il était utile de s'en préoccuper et elle ne pensait pas qu'elle puisse guérir elle-même son esprit. De toute évidence, elle n'avait pas accès aux soins nécessaires, et si elle venait à mourir, ce que l'affaiblissement général et continu de son état laissait à craindre, ça ne pourrait sûrement pas être pire que de vivre ainsi, en étant utilisée comme un objet pour assouvir les pulsions animales de ces hommes. Elle avait combattu pendant longtemps contre ses sentiments, mais elle était si fatiguée maintenant, elle n'avait pu la force de lutter, ni de résister contre l'attraction du désespoir. La perspective de vivre était plus angoissante que celle de mourir et la mort au moins viendrait mettre fin à ses souffrances.

Mais, pour l'heure, la douleur s'était tue, elle savait, elle sentait qu'elle était encore là, mais elle avait diminué à un murmure diffus, une sorte de fantôme de la sensation habituelle. Elle sentait une autre présence dans le fond de son esprit, c'était quelque chose d'étranger, qu'elle ne connaissait pas, pourtant, ce n'était pas effrayant. Le contact avait quelque chose de familier, il lui rappelait vaguement avant, quand Ko-mekh touchait son esprit quand elle était un jeune enfant, c'était rassurant, chaleureux, doux, bienveillante, sûr. C'était une sensation bizarre, cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas rejoint pacifiquement un autre esprit. Elle se rappelait avec effroi la créature télépathe qui avait utilisé sa télépathie pour la blesser mentalement, la forçant à revivre ses pires souvenirs encore et encore, il avait projeté des images odieuses dans son esprit et il l'avait obligée à sentir ses émotions pendant qu'il avait blessé son corps.

Elle était souvent la seule esclave télépathe et bien que les clients télépathes étaient rares, elle leur était toujours proposée à cause de ses capacités télépathiques et de sa sensibilité empathique, elle avait crut comprendre que cette dernière était peu commune chez un vulcain. Ils ne faisaient pas le plus mal à son corps, mais ils blessaient toujours beaucoup son esprit. Cela dit, elle n'était pas non plus à l'abri avec les espèces non-télépathiques. Elle entendait souvent à cause du contact peau à peau des pensées ou elle sentait les émotions des hommes quand ils la blessaient. Ils avaient des pensées odieuses, les images dans leurs têtes étaient effrayantes et dégoûtantes et les émotions qu'ils poussaient en elle la rebutaient. Elle détestait entrer en contact avec leurs esprits, mais elle ne savait pas contrôler sa télépathie ou protéger son esprit pour éviter les transferts émotionnels ou de pensées. Elle avait essayé de construire des boucliers, pour empêcher les êtres télépathiques de pénétrer dans son esprit, mais ils avaient été balayés aussi facilement qu'une dune de sable par le vent.

Elle sentit une marée chaude engloutir ses pensées et au lieu de retomber dans les ténèbres, qui occupaient habituellement son esprit, elle était bercée dans la lumière douce et dorée de l'esprit étranger. C'était apaisant et calme, elle ignorait le temps, puis, progressivement, elle sentit la présence reculer et se retirer de son esprit, elle se réduisit à une sensation vague et lointaine. Pendant un court moment elle se demanda pourquoi elle s'en allait, sa tête n'était sûrement pas le paysage le plus agréable et peut-être la présence ne pouvait pas supporter d'y demeurer longtemps. Puis, soudainement, toute son attention fut dirigée vers la douleur familière qui brûlait à nouveau dans son corps. La panique envahit ses pensées, elle chercha frénétiquement la présence dans le fond de son esprit, elle sentit quelque chose, mais c'était trop vague, trop petit, pour qu'elle puisse l'attraper. La douleur coula comme du feu à l'intérieur de son crâne et elle était à nouveau entourée des ténèbres. Effrayée elle s'accrocha au faible sentiment de conscience, luttant contre l'endormissement, elle orienta son attention sur ses sensations extérieures, elle était entourée par la douleur, le bruit et des sentiments qui lui étaient étrangers, elle essaya de bloquer ces derniers, elle trouva qu'il était moins difficile de le faire, elle força son esprit à la surface.

Alors qu'elle était normalement rapide à s'éveiller, elle trouvait qu'elle avait beaucoup de mal à quitter son état endormi, elle manquait son attention habituelle, et elle avait des difficultés à analyser son environnement. Elle sentait que son corps était allongé sur une surface douce, un lit, comme celui des maîtres quand elle était emmenée dans leurs chambres, elle se raidit et ses poings se serrèrent sur le matelas. Ce n'était pas l'odeur des chambres des maîtres cependant, il y avait un parfum qu'elle ne reconnaissait pas, il était un peu piquant et désagréable mais l'odeur n'était pas trop agressive, ça sentait quelque chose de propre et elle ne sentait pas l'odeur de sueur ou de saleté qui flottait habituellement. L'air aussi était sec et il faisait plus chaud, alors que la maison des maîtres était généralement plus humide et froide, elle tremblait toujours dans sa cellule parce qu'il ne faisait pas assez chaud et elle n'avait même pas de couverture ou de vêtement pour se réchauffer. Elle remarqua alors qu'elle était habillée, elle portait une tunique à manche longue qui descendait jusqu'à ses cuisses, instinctivement elle tira sur le bas pour la descendre sur ses genoux, le tissu était doux et agréable sous ses doigts.

Elle retourna son attention sur son environnement après avoir observé sa tenue, elle entendait des voix faibles, qui parlaient à quelques mètres de là où elle était allongée, elle ne reconnaissait pas les voix, et une brume inhabituelle semblait altérer son esprit car elle avait du mal à comprendre ce qu'ils disaient. Elle retint son instinct de se recroqueviller dans le lit, ne voulant pas que son mouvement alerte les présences étrangères, elle ne risquait pas d'être blessée normalement tant qu'elles ne s'approchaient pas du lit. Elle ignorait où elle se trouvait et elle commençait à éprouver un léger sentiment de panique à ce sujet. Elle se remémora les évènements récents, elle se souvenait que la maison des maîtres avait été attaquée, quelqu'un était entré dans sa cellule et l'avait libérée, il avait parlé en vulcain et elle se rappelait qu'il s'était appelé Spock. Il lui avait donné le vêtement et lui avait permis de s'habiller, puis il l'avait fait sortir de la prison, ils s'étaient téléporté à bord d'un vaisseau et la dernière chose dans elle se souvenait c'était qu'elle était transportée à l'infirmerie et Spock lui disait de dormir. C'était l'esprit de Spock qu'elle avait senti dans le sien, elle reconnaissait sa présence, elle avait eu plusieurs impressions de son esprit quand Spock l'avait touchée dans la cellule, il avait été dans sa tête et il l'avait aidé à se calmer. Mais, ensuite, il s'était éloigné et elle ne savait pas pourquoi il était parti, et si, ni quand, il reviendrait. Peut-être avait-il trouvé que le contact avec son esprit avait été horrible ? Peut-être était-il dégoûté par les choses qu'il avait vu dans ses pensées ? Il devait de toute façon avoir sûrement mieux à faire que de rester avec elle.

Elle savait qu'elle ne devrait pas l'espérer, l'espoir était inutile et source de continuelle déceptions et de trahisons, mais elle souhaitait qu'il revienne, même s'il ne voulait plus toucher son esprit. Elle n'avait pas cru ce qu'il avait dit, les mots étaient toujours utilisés pour blesser ou pour mentir. Mais, elle n'avait senti aucun mensonge, ni tromperie dans ses pensées, il aurait pu dissimuler ses mauvaises intentions, mais il ne l'avait pas blessé quand il l'avait touché, il ne s'était pas mis en colère contre elle quand elle était restée silencieuse ou quand elle avait trébuché parce qu'elle était trop faible pour marcher hors de la cellule, et elle s'était sentie rassurée et protégée dans ses bras. Il l'avait étreint, lui avait murmuré des mots de réconforts quand elle avait eu peur, elle avait senti ses instincts de protection quand la femme s'était approchée d'eux après qu'ils s'étaient téléportés sur le vaisseau, elle s'était sentie en sécurité, protégée et réconfortée pour la première fois depuis des années. Ko-Mekh était la dernière personne à l'avoir étreint, à l'avoir fait sentir ainsi. Elle avait oublié ce que c'était, de se sentir en sécurité dans une étreinte, de sentir la bienveillance chez un autre esprit, d'être touchée sans que cela fasse mal. Elle sentit les larmes commencer à se former dans ses yeux, elle serra fermement les paupières pour s'empêcher de pleurer. Il était parti à présent, elle était à nouveau seule. Elle était habituée à la solitude, la solitude était préférable, elle n'était pas blessée lorsqu'elle était seule.

Elle fut alertée par le son soudain de pas qui se rapprochaient du lit. Elle ne trembla pas et ne sursauta pas, elle retint le gémissement de peur et de surprise qui faillit lui échapper. Son corps était raide et tendu mais elle ne bougeait pas, elle essayait de calculer rapidement dans sa tête ses chances d'évasion, elle ne sentait pas de liens sur ses poignets ou sur sa gorge et ses jambes n'étaient pas retenues, elle pourrait tenter de s'enfuir. Mais, une fois sortie du lit elle n'avait aucune voie d'évacuation, elle ne connaissait pas cet endroit, elle ignorait la configuration de la pièce, elle ne savait pas où étaient les sorties ni où elle pourrait essayer de se cacher. Elle devait aussi prendre en compte les autres personnes dans la pièce, si elle pouvait courir rapidement et se faufiler dans des endroits étroits où elle serait temporairement à l'abri, elle n'était pas sûr de pouvoir s'échapper suffisamment vite, et bien qu'elle utilisait le son pour se diriger, elle ne pouvait pas voir son environnement et elle ne pouvait pas détecter tous les obstacles, elle risquait d'être prise avant d'avoir pu gagner une cachette sûre. De plus, aux vues de son état affaibli, elle n'était même pas certaine de réussir à faire deux pas hors de ce lit sans s'effondrer.

Elle ne savait pas où elle était, mais dans la maison des maîtres elle serait punie et sévèrement battue si elle tentait de s'échapper ou de résister, sans plus d'informations elle devait partir du principe que la même punition devrait être appliquée pour des infractions similaires ici. Il y avait trop de variables inconnues et un risque trop important qu'elle se fasse attraper pour tenter une évasion. Mais, néanmoins, si elle le pouvait, elle devrait essayé d'explorer plus tard ses environs, elle ne savait pas combien de temps elle resterait ici ni quand elle serait renvoyée à la maison des maîtres, mais si elle devait demeurer pendant un certain temps, il pourrait être utile qu'elle apprenne les caractéristiques spatiales de son nouvel environnement. Elle en aurait besoin si elle devait fuir rapidement ou se cacher.

Pendant les quelques secondes qu'elle avait passé à calculer le pourcentage de succès d'un plan d'évasion, et à imaginer toutes les façons dont ça pourrait potentiellement mal tourner avant de décider qu'il était préférable qu'elle s'abstienne de l'essayer avec si peu d'informations et dans son état actuel, les pas s'étaient rapprochés et s'étaient arrêtés à côté du lit. Elle était attentive à tous les bruits ou mouvements dans son environnement proche, ses poings étaient serrés contre ses côtés et son corps était douloureusement crispé.

« Il n'y a pas de raison de craindre. » Parla une voix grave reconnaissable, son ton était doux et il semblait prudent, une vague de soulagement la traversa quand elle reconnut sa voix, apaisant un peu la peur dans son esprit et l'anxiété dans son corps et diminuant la tension intense de ses membres, elle se détendit très légèrement et elle trembla imperceptiblement. Il s'approcha lentement du lit et toucha son bras, elle tressaillit un peu au contact soudain sur sa peau. Il du sentir le besoin, l'espoir et la peur dans ses pensées parce qu'il s'empressa de la rassurer.

« Je suis là, je ne pars pas. » Dit-il doucement. Bien qu'elle n'aurait jamais ouvertement demandé une telle chose, entre autre parce qu'elle avait sûrement déjà deviné une partie de la réponse, elle se demanda pourquoi il était initialement parti. Il tourna doucement sa main et ouvrit délicatement ses doigts, elle se rendit compte avec un peu de retard que ses mains étaient toujours serrées en poing, elle s'appliqua à les desserrer, il plaça un verre lourd dans sa main et referma ses doigts autour avant de remonter à son poignet.

« C'est de l'eau, tu peux boire. » Expliqua-t-il, elle sentit le haussement surpris de ses sourcils à la réalisation qu'il était, en fait, allé lui chercher à boire, puis elle se rendit compte qu'il avait répondu indirectement à la question silencieuse qu'elle avait formulé seulement dans ses pensées. Elle devrait sûrement être inquiète qu'il ait lu dans son esprit mais, elle était trop fatiguée pour être préoccupée par un télépathe qui faisait de la télépathie. Elle tint le verre soigneusement pour ne pas renverser son contenu alors qu'elle se redressait un peu dans le lit, Spock avait relâché son poignet et avait passé son bras dans son dos, elle avait sursauté au contact inattendu, ne comprenant pas très bien les intentions derrière l'action, elle avait presque lâché le verre mais Spock avait rapidement placé une main sous la sienne pour le retenir et l'empêcher de tomber. Elle ne bougea pas pendant un moment, tendue et raide, il ne bougea pas non plus, le bras offrant une barrière solide contre son dos, finalement, quand il ne se déplaça pas et que rien ne semblait venir de mauvais du contact après 47,6 secondes elle s'en désintéressa et tourna son attention sur la boisson.

Elle souleva un peu le verre et baissa légèrement la tête pour flairer son contenu, afin de vérifier s'il n'y avait pas de la drogue ou du poison dedans, elle ne détecta aucun parfum suspect. Prudemment, comme si elle avait peur que le verre lui soit arraché des mains, elle le leva à ses lèvres et but une petite gorgée, l'eau était fraîche et avait bon goût, elle attendit quelques secondes avant de prendre une autre gorgée, le liquide apaisait la brûlure dans sa gorge, elle but finalement tout le contenu du verre. Elle aurait peut-être du économiser un petit peu d'eau pour plus tard, mais elle était réellement assoiffée et rien ne lui assurait que la boisson ne serait pas reprise et qu'elle pourrait à nouveau y accéder. Il reprit le verre dans sa main après qu'elle ait fini de boire, elle inclina légèrement la tête, le remerciant silencieusement pour le don de l'eau. Au lieu de se rallonger elle s'assit au bout du lit, elle se recroquevilla, ramenant ses jambes contre son corps et enroulant ses bras protectivement autour d'elle.

« Il est logique de demander à boire quand tu es assoiffée et de la nourriture quand tu es affamée. » Expliqua-t-il. Elle frissonna un peu, il dut le voir parce qu'il demanda : « As-tu froid ? » Elle secoua la tête, baissant le visage dans la honte. Elle sentit des doigts sur sa joue et la caresse légère de son esprit contre le sien, les souvenirs qui étaient à l'avant-garde de ses pensées furent repoussés, ainsi que sa honte et la peur et elle sentit le calme, la bienveillance et la sécurité à travers le contact. Il maintint la connexion pendant un moment, l'aidant à se calmer et à se stabiliser, avant de parler avec douceur.

« Il nous serait plus facile de communiquer si nous connaissions votre nom. Peux-tu me dire comment tu t'appelles ? » Demanda-t-il sans enlever ses doigts sur son visage. Elle n'avait pas répondu quand il lui avait demandé dans la cellule, mais elle n'était plus dans la cellule et il l'avait aidé et avait pris soin d'elle alors elle était un peu plus disposée à lui faire confiance. Cependant, elle était trop effrayée par les autres présences dans la pièce pour lui parler. Il devait sentir ses doutes et son angoisse à travers la connexion, bien qu'il ne puisse pas en lire les raisons à ce niveau de contact, mais il ne la pressa pas et ne l'interrogea pas, lui laissant le temps dont elle avait besoin. Elle sembla réfléchir pendant plusieurs secondes avant de tendre une main hésitante pour son visage, sa main qui n'était pas sur sa joue prit doucement son poignet et le guida jusqu'à que ses doigts entrent en contact avec la peau. Elle transmit une seule pensée à travers la connexion.

T'Meï