Bonjour, pardon pour cet énorme retard, je suis en dépression depuis dès mois c'est pour ça que je n'ai rien écrit mais étonnement voici la suite de cette histoire, j'espère que ça vous plaira.

Star Trek appartient à Gene Roddenberry

Chapitre 3

Quand leurs esprits s'étaient touchés, ça avait été comme une explosion d'étincelles à l'intérieur de sa tête. C'était comme s'il avait allumé une lumière, qui avait commencé à éclairer et à réchauffer tous les espaces sombres et froids, apaisant la douleur enracinée dans les profondeurs de son esprit. La liaison télépathique était étonnement puissante. Elle aurait du trouver ça étrange et elle devrait sûrement être effrayée mais, elle s'était instinctivement accrochée à lui, à ses pensées, se cramponnant à son esprit comme à une bouée de sauvetage alors qu'elle se noyait dans une mer d'obscurité. Elle voulait pouvoir rester ici, entourée par la lumière, la chaleur bienveillante et le sentiment de sécurité qui émanaient de son esprit. Mais, trop tôt les doigts s'écartèrent de son visage, rompant la connexion, elle éloigna rapidement sa propre main, craignant que son contact soit devenu indésirable, et recula un peu dans le lit. Elle ne voulait pas risquer de le contrarier, il était la première personne a l'avoir soignée depuis la mort de Ko-mekh, elle ne voulait pas qu'il s'en aille. Peut-être si elle se comportait bien et faisait tout ce qu'ils voulaient, Spock resterait.

Alors qu'elle revenait à la réalité et qu'elle avait à nouveau conscience de tous les sons qui l'entouraient, elle remarqua le bruit d'une autre respiration qui venait du côté droit du lit. Elle n'avait entendu personne approcher, elle avait du être distraite par la fusion. Momentanément effrayée elle chercha à s'éloigner. Mais, dans sa tentative maladroite de fuir, elle manqua de tomber du lit. Un bras, comme une tentacule, la saisit, venant s'enrouler autour d'elle, elle poussa un cri effrayé et se battit instinctivement, avant d'être relâchée sur le milieu du lit. Elle se roula en boule, serrant ses genoux contre sa poitrine avec ses bras. « Je suis désolée… » Implora-t-elle faiblement, craignant la réaction de ses surveillants pour s'être débattue. « Nam'uh Hayal, nous ne te ferons pas de mal. » Rassura doucement Spock.

« Tout va bien enfant, tu es en sécurité, je suis le docteur McCoy et tu es à bord d'un vaisseau de Starfleet. » Parla la présence à sa droite, elle put identifier la voix comme celle de l'homme qu'elle avait entendu dans la salle du transporteur à son arrivée. Elle inspira avant de bloquer son souffle, ses membres se raidirent et la boule que formait son corps se resserra, comme si elle essayait de se faire plus petite pour qu'ils ne la remarquent pas. T'Meï n'aimait pas les médecins, ils regardaient et touchaient et disaient qu'ils allaient la soigner mais ils faisaient toujours mal. Ils n'y étaient emmenés que lorsqu'ils étaient blessés ou malades ou lorsqu'ils étaient vendus. L'homme que Spock avait appelé Capitaine avait demandé que tous les enfants soient examinés par un médecin. Elle ne pouvait pas imaginer qu'ils étaient tous blessés ou malades et elle n'avait reconnu aucune voix lorsqu'elle avait été apportée à bord. Ils avaient du être vendus. Mais l'homme avait dit qu'ils étaient de Starfleet, elle se rappelait que monsieur Spock l'avait dit aussi lorsqu'il s'était présenté dans la cellule. Ko-mekh avait dit que si elle trouvait Starfleet, qu'ils pourraient veiller sur elle, qu'elle serait en sécurité. Mais elle n'était pas sûre de pouvoir leur faire confiance.

« Comment tu t'appelles enfant ? » Elle fut tirée de ses pensées par la question que lui avait posé le docteur. Elle fronça les sourcils, monsieur Spock lui avait posé aussi la question, ça faisait deux fois en peu de temps, on ne lui demandait jamais habituellement. Depuis qu'ils avaient été fait esclaves, seulement sa Ko-mekh avait utilisé son prénom, et personne ne l'avait appelée ainsi depuis sa mort. Elle n'avait pas le droit de posséder un nom, elle n'était personne, elle ne devait répondre que par ce que ses maîtres avaient choisi. Mais Monsieur Spock avait demandé, et il ne l'avait pas puni la première fois quand elle n'avait pas répondu, ni quand elle le lui avait dit. Elle ne l'avait pas exactement dit, mais elle était sûr qu'il l'avait entendu quand ils avaient partagé leurs pensées. Mais Monsieur Spock était gentil, elle ne savait pas si le docteur McCoy était aussi gentil. Le médecin attendait qu'elle donne une réponse.

Elle tressaillit quand une main se posa soudainement sur son poignet, avant de reconnaître le contact de l'esprit de Spock. « Tu peux parler sans crainte. » Dit-il, transmettant à travers le contact des sentiments de sécurité et de bienveillance. Il semblait avoir compris son conflit. Elle déglutit et baissa la tête, se rapprochant instinctivement de son côté. « T'Meï. » Murmura-t-elle dans un souffle, elle serra un peu plus ses bras tremblants autour de ses jambes. « Est-ce que tu es d'accord pour que je t'appelle par ton nom enfant ? » Elle hocha la tête, ne comprenant pas pourquoi il lui demandait son avis.

« Très bien, T'Meï, j'aimerai t'examiner. » Elle recula et se tendit à ses mots. « Je ne vais pas te toucher. » La rassura-t-il. « Je vais juste te regarder avec un scanner, ça ne fera pas mal, est-ce que ça va ? » Demanda-t-il. On ne lui demandait jamais ce qu'elle voulait et les médecins ne prenaient jamais la peine de la rassurer. Elle fronça les sourcils, elle ne comprenait pas, toute cette situation était vraiment bizarre. Est-ce que c'était une sorte de piège ? Quelque chose pour la tester ? « T'Meï ? » Elle tressaillit un peu, surprise, et se rendant compte qu'elle n'avait toujours pas répondu elle hocha rapidement la tête.

« J'ai besoin que tu t'allonges sur le lit. » Dit-il doucement. Elle grimaça et se crispa légèrement avant de se conformer, soucieuse de ne pas contrarier les deux hommes. Son corps était raide et tendu, elle essaya de se forcer à se détendre mais sans résultat. « Essaye de rester immobile, je vais juste passer le scanner au-dessus de toi, est-ce que tu as déjà été scannée par un tricordeur ? » Elle serra ses mains et hocha la tête. Elle entendit le bourdonnement de la machine et se força à ne pas bouger comme le docteur lui avait demandé. La machine commença à se déplacer au-dessus d'elle, produisant une variété de sons alors qu'elle parcourait tout son corps.

« C'est bien T'Meï, tu es très courageuse, c'est presque fini. » Encouragea le médecin, le bourdonnement prit fin quelques instants plus tard. Pendant une minute aucun des deux hommes ne parla, le silence augmentait son angoisse et elle avait envie de se recroqueviller pour disparaître dans le matelas, mais elle resta immobile, parce qu'on lui avait dit de ne pas bouger et parce qu'il n'était pas possible qu'elle puisse juste se réduire et s'enfoncer dans le lit puis disparaître. Après un moment elle entendit le bruit d'un soupir et de quelqu'un se déplaçant sur le côté droit du lit, elle tressaillit au mouvement proche. Elle suivit le son des pas qui s'éloignaient, et le bruit des petits sons metaliques, puis les pas revinrent, s'arrêtant de nouveau juste à côté du lit.

« D'accord, T'Meï, j'aimerai utiliser un scanner spécial pour regarder tes yeux, ne t'inquiète pas, tu ne sentiras rien du tout. J'ai juste besoin que tu sois assisse, je vais relever le dossier du lit pour que tu puisse t'asseoir. » Expliqua le docteur McCoy. Le sommet du lit bougea pour redresser le haut de son corps, de sorte qu'elle soit plus ou moins assisse. Elle se cala contre le dossier, ramenant automatiquement ses genoux contre sa poitrine et serrant ses bras autour. « Je vais avoir besoin que tu relèves un peu la tête et que tu ouvres tes yeux en grands… Est-ce que tu peux me dire ce que tu vois ? » Interrogea le médecin. Elle secoua la tête négativement, elle ne pouvait rien voir, la honte brûlait sur son visage et elle voulait baisser la tête mais elle ne pouvait pas. Le docteur du sentir son inquiétude et la rassura doucement.

« Tout va bien, je voulais juste savoir ce que tu pouvais voir. Depuis combien de temps es-tu aveugle ? » Interrogea-t-il. « Je… je ne sais pas…» Répondit-elle d'une voix faible et effrayée. Cela faisait si longtemps, elle ne se rappelait pas de comment c'était avant, elle ne se rappelait pas de la lumière ni d'à quoi ressemblait la couleur, elle avait oublié l'aspect de sa planète, avant qu'elle ne soit détruite quand elle était un jeune kan-bu, et les visages de sa famille, des gens qu'elle connaissait, avaient fini par s'estomper et disparaître.

« Peux-tu me dire comment c'est arrivé ? » Un frisson de peur la traversa alors qu'elle se rappelait la douleur. Son ancien maître, celui qui était le plus cruel, avait blessé ses yeux pour qu'elle ne puisse pas voir les visages des hommes qui payaient pour elle, il disait toujours que c'étaient des gens importants, ils lui faisaient généralement très mal et ils étaient dégradant avec elle, ils disaient qu'elle leur avait couté cher et qu'ils pouvaient lui faire tout ce qu'ils voulaient. Elle secoua la tête, paniquée, avant de se raviser, elle répondit dans un souffle : « Je… je ne devais pas… regarder… alors ils ont pris mes yeux… »

Il y eut un moment de silence, elle avait l'impression qu'elle pouvait sentir la colère des hommes autour d'elle, elle s'était tendue, effrayée qu'elle ait répondu quelque chose de mal qui aurait pu les contrarier. Mais, lorsqu'il parla à nouveau, la voix du docteur était douce et dénuée de toute violence. « Tout va bien » La rassura-t-il. « Est-ce que tu te souviens de ce qu'ils ont fait ? » Elle frémit et frotta légèrement ses mains contre le tissu, baissant la tête comme si elle voulait appuyer ses yeux contre ses bras pour en soulager la brûlure. « Je ne sais pas… ça fait mal… » Répondit-elle. « Est-ce que c'était comme une brûlure ? » Interrogea le docteur. Elle fit un hochement de tête en réponse.

« D'accord. » Dit-il. « J'aimerai te poser quelques questions et après ça sera fini, est-ce que ça va ? » Leur volonté de s'assurer de son accord continuait de la confondre mais elle hocha la tête, même si elle trouvait illogique de lui demander son assentiment à travers une question quand c'était le sujet même de la demande et alors qu'elle avait déjà répondu à plusieurs d'entre elles précédemment. Et de toute évidence, elle ne pouvait pas de toute façon dire non.

« Est-ce que tu as mal quelque part ? » Elle se raidit, elle baissa les yeux et fit non avec la tête. Elle ne voulait pas leur parler de ses blessures, les maîtres n'étaient pas contents lorsqu'elle se plaignait, surtout quand c'était parce qu'elle était punie ou si c'était pour se plaindre de la douleur dans son ventre ou des hématomes après avoir servi à un client. On lui avait dit que ces douleurs étaient normales et qu'elle ne devait pas se plaindre pour rien et que personne n'en avait rien à faire de toute façon si elle avait un bobo quelque part. Elle se souvenait encore du dégoût et de la moquerie dans la voix quand on lui avait répondu cela.

Elle entendit le docteur McCoy soupirer. Il y eut un petit silence puis la voix de Spock vint de l'autre côté du lit. « Il est important que tu dises la vérité au docteur si tu ressens de la douleur T'Meï. » Elle sentit la chaleur sur ses joues et sur la pointe de ses oreilles, elle enfouit son visage dans ses bras et répondit par un petit hochement de tête. Elle renifla et serra plus fort ses bras autour d'elle.

« Où est-ce que tu as mal T'Meï ? » Demanda le docteur avec douceur, il n'y avait aucune trace de colère dans sa voix malgré qu'elle leur ait menti. Elle déglutit, la chaleur brûlait sur son visage, elle inspira mais l'air semblait s'être bloqué dans sa gorge. Elle ne voulait pas dire, mais elle avait peur que si elle refusait encore de répondre, ils finiraient par se mettre en colère contre elle et elle serait punie. « Sur mon dos et… mes jambes… et mon ventre… » Murmura-t-elle, la honte et la peur s'entendant dans sa voix.

« Je vais te donner quelque chose pour calmer la douleur. Est-ce que tu as mal autre part ? » Questionna la voix douce du médecin. Les docteurs ne voulaient jamais savoir que sa tête blessait alors elle fit non de la tête. « Tu es sûre ? » Insista-t-il, elle se s'expliquait pas comment il pouvait savoir à chaque fois qu'elle était entrain de mentir. « J'ai mal dans la tête… » Répondit-elle doucement après un moment. « Est-ce que tu peux me décrire la douleur et où dans ta tête ça fait mal ? » Demanda-t-il avec sérieux, il semblait un peu inquiet, ce qui était bizarre, personne ne s'inquiétait jamais pour elle, personne ne se souciait de ce qu'elle pouvait ressentir, ils se souciaient à peine qu'elle meurt parce qu'ils perdraient un jeune esclave vulcain et que les esclaves comme elle étaient rares. Mais, personne ne s'était jamais préoccupé de la douleur dans sa tête.

Elle fronça les sourcils, elle ne savait pas comment décrire la douleur au docteur, et elle ne savait pas l'expliquer. Elle se contenta de secouer la tête. « Tu ne veux pas le dire, ou est-ce que tu ne sais pas comment expliquer ? » Elle secoua à nouveau la tête, même si ce n'était pas vraiment une réponse logique puisque la formulation de la question demandait qu'elle désigne la partie qui était correcte. « Est-ce que tu veux montrer à Monsieur Spock pour qu'il puisse me dire ce qui fait mal ? Si tu es d'accord Spock ? »

Elle leva la tête, légèrement surprise par la proposition. Elle se tourna du côté où se trouvait Spock, ses sourcils froncés dans une expression anxieuse et concentrée. Elle n'était toujours pas sûre de lui faire confiance, elle ne savait pas ce qu'elle devait penser de ces gens, ni de cet endroit, mais ils avaient fusionné plus tôt et rien de mauvais n'était arrivé et comme Spock était vulcain il devrait être capable de comprendre et d'expliquer mieux qu'elle au docteur quel était exactement le problème.

« J'ai éprouvé une forte douleur télépathique lorsque j'ai effectué une fusion brève avec T'Meï plus tôt. Je pense que ses centres télépathiques ont du être endommagés. Je serais tout à fait disposé à fusionner de nouveau avec elle afin d'obtenir plus d'informations afin d'établir son diagnostique, néanmoins un guérisseur vulcain devrait être plus utile pour cela, je n'ai moi-même que peu de compétences dans la guérison de l'esprit. » Répondit Spock. Ses yeux s'écarquillèrent et elle secoua la tête dans la panique. Elle avait ignoré que son esprit avait causé des blessures à Monsieur Spock, blesser quelqu'un qui lui était supérieur était sévèrement puni, même si elle en avait été inconsciente, elle n'avait pas le droit de se battre. Elle avait enfreint beaucoup d'ordres et de règles depuis que Monsieur Spock était venu la chercher dans sa cellule, elle était surprise qu'ils ne l'aient pas encore battue, mais les punitions viendraient sans aucun doute, elle était toujours blessée.

« Je suis désolée… pardon… » Balbutia-t-elle rapidement, son souffle était devenu rapide. Elle s'éloigna, reculant brusquement, quand une main effleura son bras, craignant d'être frappée, ou pire, elle se recroquevilla sur elle-même murmurant plus d'excuses. « Tout va bien T'Meï, nous ne sommes pas obligés de faire quoique ce soit si tu n'as pas envie. » Rassura la voix douce du médecin.

« Docteur… » Avertit Spock. « Je peux travailler à partir de ses scans, pour l'instant elle a besoin de soin et de repos. » Répondit-il en l'ignorant. « Je dois préparer des médicaments qui soient adaptés pour elle, en attendant si vous pouviez rester avec elle Spock, j'ignore pourquoi mais elle à l'air de bien vous apprécier. » Dit-il avec un mélange étrange de moquerie et d'humour. Il reprit avec sérieux. « Essayez de la garder au calme, un enseigne apportera un repas, faites attention qu'elle ne mange pas trop vite, mais il faut qu'elle mange, tous ces enfants sont sous-alimentés… » Grogna-t-il, T'Meï se raidit en entendant le bord de la colère dans son ton.

« Je pourrais rester avec T'Meï. » Répondit immédiatement Spock, elle se tendit, enfouissant plus profondément son visage entre ses bras. Elle avait souhaité la présence du vulcain plus tôt, mais à présent elle craignait qu'il force une fusion d'esprit avec elle. Elle n'avait pas voulu leur désobéir, mais elle avait peur de le blesser involontairement s'ils fusionnaient encore. Spock avait été gentil, elle ne voulait pas le mettre en colère, et elle ne voulait pas lui faire du mal non plus.

« Bien. T'Meï, je vais revenir avec des médicaments pour la douleur, en attendant je veux que tu te reposes, monsieur Spock va rester avec toi. Je vais demander qu'on t'apporte de la nourriture, je veux que tu fasses attention à manger lentement mais je veux que tu essayes de manger tout ce que Monsieur Spock te dira de manger, d'accord ? » Demanda le docteur. Elle ne répondit pas, gardant son visage caché protectivement à l'intérieur de ses bras. Elle entendit un soupir résigné puis après une demi minute les pas s'éloignèrent du côté de son lit pour se fondre à nouveau dans le bruit flou de l'infirmerie.

« T'Meï ? » Appela Spock quand le docteur fut parti, sa voix semblait étrangement triste. « Kan-bu, qu'est-ce qui vous effraie ? » Demanda-t-il après un moment comme elle n'avait pas réagi. Elle ne bougea toujours pas. Elle trembla, terrifiée, quand il posa sa main sur son avant-bras. Il se retira comme s'il avait été brûlé avant même qu'elle n'ait pu reculer, mais elle eut le temps de sentir le dégoût à travers son contact.

« Pardon… » Spock la coupa avant qu'elle ne puisse se lancer dans un nouveau monologue d'excuses. « Il n'y a aucune raison de t'excuser, tu n'as rien fait de mal. » Elle l'entendit se déplacer sur le côté du lit et lorsqu'il parla de nouveau sa voix semblait venir d'un endroit plus bas. « Je devrais te demander pardon, je ne voulais pas te faire peur. » Dit-il doucement. « Tu n'as rien à craindre. Je n'ai aucun désir de te blesser. Tu es en sécurité ici, à présent. » Les promesses étaient des mensonges, pensait l'enfant, les adultes disaient toujours des mensonges et ils la blessaient toujours. Spock était gentil, pour l'instant, mais elle ne pouvait pas lui faire confiance, c'était trop dangereux de faire confiance. Ils gardèrent tous deux le silence un long moment, elle parce qu'elle avait l'habitude de ne quasiment pas parler, lui parce qu'il ne savait pas quoi dire pour apaiser sa peur.

Elle se raidit tendant l'oreille au son des traces de pas s'approchant de son lit. « J'apporte le plateau de l'enfant vulcain. » Annonça une voix masculine, la faisant reculer légèrement sur le lit. « Merci Enseigne, je vais prendre son plateau. » Les pas s'arrêtèrent et elle entendit Spock s'éloigner puis revenir et quelque chose de lourd être posé à côté d'elle. Spock du l'amadouer pour la faire quitter sa position recroquevillée, mais il n'eut pas trop de mal à la convaincre de manger, bien qu'elle ne s'était pas plaint à ce sujet, elle était très affamée et l'odeur chaude de la nourriture l'attirait plus que sa prudence ne lui dictait. Rien n'était ni offert ni donné, tous ces soins, cette nourriture et l'eau, tout cela n'était pas gratuit et elle devrait payer leur bonté à un moment donné. Non pas qu'elle ait eu le choix, elle leur appartenait et devrait obéir à tout ce qu'ils voudraient.

La texture douce et le goût épicé de la nourriture la surprit, elle connaissait ceci. « C'est de la soupe de Plomeek, c'est un plat traditionnel Vulcain. » Expliqua Spock devant son air interrogatif. C'était un plat que sa Ko-mehk lui cuisinait lorsqu'ils étaient encore à ha-kel, la maison, sur Vulcain. Elle savoura chaque cuillière et vida le bol entier de soupe en à peine quelques minutes, Spock dut lui rappeler plusieurs fois de ralentir mais il la laissa manger, voyant combien elle semblait affamée de nourriture. Après qu'elle eut mangé toute la soupe il lui donna sans même lui demander si elle avait encore faim des tranches de fruits, elle fut surprise, elle avait déjà mangé bien plus que d'habitude, mais elle mangea tout ce qu'il lui donnait.

« Avez-vous encore faim ? » Demanda-t-il après qu'elle eut mangé tout le repas. Elle secoua la tête, elle voulait encore manger la soupe chaude, mais elle avait eu bien assez et la nourriture lui faisait un peu mal au ventre, elle n'était pas habituée à en avoir autant. Le docteur revint un moment plus tard, lui demandant si elle avait bien mangé et l'interrogeant encore sur comment elle se sentait. La nourriture la rendait somnolente, il lui demanda si elle voulait dormir et elle hocha la tête. Elle se sentait bizarre, elle avait du mal à comprendre ce qu'on lui disait, elle s'était allongé à un moment sans s'en rendre compte, elle sentit quelque chose piquer son bras puis elle sombra profondément…