Chapitre 4

Elle avait la sensation de flotter et tout autour d'elle ressemblait à du coton. Elle flottait dans du coton, aussi illogique cela puisse-t-il être. De temps en temps elle entendait des brides de phrases, comme des murmures fantômes, mais elle ne saisissait jamais ce qu'ils disaient. Au moment où il lui semblait saisir les mots, ceux-ci s'évaporaient dans le néant et les ombres. Elle ignorait totalement combien de temps s'était écoulé lorsqu'elle commença à se réveiller. Comme la première fois, elle revint lentement, comme si elle passait à travers un épais brouillard. D'abord elle eut une meilleure conscience de son environnement, elle pouvait entendre des bris de voix provenant d'une autre pièce, elle essaya de se concentrer sur ce qu'elles disaient, elle fronça les sourcils en saisissant les mots « enfants », mais elle n'arrivait pas à tout saisir et son esprit était encore embrumé par les médicaments.

Ensuite elle commença à sentir son corps, et la première chose qu'elle remarqua était la quasi absence de douleur, si ce n'était un endroit qui tirait sur la peau de son bras gauche. Elle grimaça lorsqu'elle remua doucement l'avant bras. A tâtons avec son autre main elle alla toucher son bras douloureux, elle sentit le contact de ce qui ressemblaient à des bandages sous ses doigts. Elle fronça les sourcils, elle continua de chercher et tomba sur un objet qui paraissait être planté dans sa peau. Lentement, avec précaution, elle retira ce qui semblait être une longue aiguille. Elle entreprit de vérifier le reste de son corps, passant ses mains sur son ventre elle découvrit une sorte de renflement en tissus sous ses vêtements, elle passa sa main sous la robe et alla jusqu'à son ventre, elle y trouva à nouveau des bandages. Elle ne comprenait pas comment ils étaient arrivés là, elle sonda le reste de son corps, elle semblait recouverte de pansements et de tissus et elle sentait à peine ses anciennes blessures. La seule explication logique qu'elle pouvait trouver était qu'ils avaient du s'occuper de ses blessures pendant qu'elle dormait. C'était logique, mais elle ne pouvait pas y trouver de sens pourtant, pourquoi auraient-ils pris soin de ses blessures ? On ne s'en préoccupait jamais habituellement. Et pourquoi l'endormir avant et le faire pendant son sommeil ? Elle ne comprenait pas la logique de tout ceci.

Elle tendit l'oreille, sondant l'espace autour d'elle, elle n'entendait que les respirations tranquilles du sommeil et les murmures qui venaient de l'autre pièce, pas de frottement de pas sur le sol, ni de bruit de tissus qui se froisse, elle déduisit qu'elle était seule. C'était le moment idéal pour aller explorer son environnement et y découvrir les potentielles cachette qu'il pouvait receler. Elle se redressa dans son lit et passa les jambes par dessus le matelas, puis se laissa tomber doucement sur le sol, elle tremblait un peu et ses jambes étaient instables. Elle étendit avec précaution ses bras autour d'elle, sa main gauche rencontra le lit et elle prit appui dessus dans un premier temps, ne faisant pas confiance en ses jambes pour la soutenir. Elle sonda l'espace autour d'elle avec sa main droite, se retournant elle découvrit derrière elle une sorte de tablette avec des instruments dessus qui se trouvait juste à côté de son lit, elle frémit, qu'étaient ces instruments ? A quoi leurs servaient-ils ? Son imagination débordait d'utilisations pratiques horribles qu'elle pouvait leur trouver. Elle s'en éloigna, et avançant sur sa droite elle découvrit un autre lit, semblable au sien, une respiration lente s'en élevait, quelqu'un y était endormi. Sans doute un autre des enfants qu'ils avaient récupéré. Elle entendit un bruit soudain de pas et s'accroupit immédiatement, elle retourna en rampant jusqu'à son lit et se cacha en dessous.

« T'Meï ? » Appela doucement une voix, elle appartenait au docteur, il avait l'air préoccupé et inquiet mais elle ne savait pas par quoi. Elle s'enroula protectivement autour d'elle-même, serrant ses jambes contre elle avec ses bras. Les pas se rapprochèrent du lit. « Hey, enfant, tout va bien… » Elle sursauta et recula au son de la voix proche. « Je devrais peut-être appeler Spock. Il sait bien s'y prendre avec elle, je déteste lui faire peur comme ça. » Dit la voix en s'éloignant. « Ne le préviens pas tout de suite, il doit être entrain de méditer ou de dormir, il en a besoin, voyons d'abord si nous ne pouvons pas nous en sortir par nous même. » Parla une autre voix, elle était moins bourrue et plus douce que celle du docteur, elle lui rappelait quelque chose mais elle ne savait pas quoi. « Hey, salut, je m'appelle Jim Kirk, on s'est rencontré sur la base quand tu étais avec Spock, est-ce que tu te souviens de moi ? » Parla la voix, elle se trouvait quelque part à sa hauteur, sur sa gauche. Elle ne connaissait pas de Jim Kirk, mais elle se rappelait que Spock avait parlé avec quelqu'un qu'il avait appelé Capitaine, et il lui semblait qu'ils avaient la même voix, est-ce que Jim Kirk et le Capitaine étaient la même personne ? Est-ce que ça voulait dire qu'il était le maître ? S'il était le maître elle avait intérêt à faire ce qu'il lui disait et à faire bonne impression, se cacher sous un lit ne constituait sans doute pas ce que l'on appellerait une bonne impression. Mais il ne s'était pas présenté sous le nom du maître, ni même du Capitaine, peut-être se trompait-elle ?

« Êtes-vous mon nouveau maître ? » Demanda-t-elle avec hésitation. Elle entendit l'homme reculer légèrement. « Non, non. » S'empressa-t-il de répondre avec ce qu'elle perçut comme une pointe d'horreur dans la voix. S'était-elle trompé au point de lui faire peur ? Avait-elle commisse sans le savoir une terrible erreur ? Est-ce que le maître ici était une si horrible personne que sa confusion puisse être si terrible ? Elle ne comprenait pas, elle se recroquevilla un peu plus sur elle-même. « Il n'y a pas de maître ici, aucun, tu n'as plus de maître, les gens que tu appelais maîtres étaient de méchantes personnes, qui t'ont fait des choses très méchantes, mais c'est fini maintenant, ils ne peuvent plus te faire de mal, et personne ici ne va te faire de mal. » Pas de maître ? Mais il y avait toujours eu un maître ? Non, se dit-elle, il n'y en avait pas avant qu'ils se fassent capturer, il n'y en avait pas quand ils vivaient sur Vulcain, il y avait seulement ses parents, et tout était normal. Normal, ne voulait plus du tout dire la même chose pour elle maintenant. Normal, c'était la violence, normal, c'était ces choses horribles qu'elle devait subir tous les jours, normal c'était les insultes, normal c'était la privation de nourriture, normal c'était le froid, normal c'était la douleur. Est-ce que ça voulait dire que les choses allaient redevenir normales comme avant ? Elles ne pouvaient pas l'être, elle n'avait plus sa maison ni ses parents et elle n'était plus faite que pour les choses horribles.

« Tout va bien, je te promets que personne ne va te faire de mal. » Rajouta-t-il. Pourquoi voulait-il la rassurer ? « Est-ce que tu connais Starfleet ? » Demanda-t-il, c'était une question à laquelle elle pouvait enfin répondre et elle hocha la tête. Sa mère lui avait parlé de Starfleet, elle avait dit qu'ils pourraient les aider si ils les trouvaient. Elle se souvenait que Spock avait dit qu'ils étaient de Starfleet. « Bien, nous sommes de Starfleet, je suis le capitaine de ce vaisseau, et toi, et les autres enfants, êtes sous ma protection. Plus personne ne peut vous faire de mal. Est-ce que tu comprends ? » Demanda-t-il. Était-ce vrai ? Pouvaient-ils les protéger ? Est-ce que vraiment ils n'allaient plus leur faire de mal ? A tous les enfants ? Comment pouvait-elle le croire ? Et c'était donc bien lui l'homme avec qui monsieur Spock avait parlé et qu'il avait appelé Capitaine quand ils avaient été pris dans la base ? S'il était le chef ici, alors il devait être le maître, même s'il disait qu'il n'y avait pas de maître, capitaine et maître devaient être la même chose. C'est à lui qu'elle obéirait alors. Cela commençait par répondre à sa question, elle hocha la tête et murmura un timide : « Je comprends. »

« D'accord, alors, dis moi, que fais-tu sous ce lit, quel est le projet ? » Demanda-t-il avec ce qui ressemblait à de la gaieté. Elle ne comprenait pas le ton enjoué de la question. Elle se cachait, mais si elle disait qu'elle se cachait, il allait se mettre en colère et la punir. Mais il avait dit qu'il ne lui ferait pas de mal, il n'avait pas dit cependant ce qu'il se passerait si elle enfreignait les règles, elle ne connaissait même pas les règles d'ici, il valait mieux qu'elle s'en tienne à celles qu'elle connaissait, et les règles qu'elle connaissait disaient qu'elle serait punie par des coups de fouets si elle essayait de se dissimuler. Il était peut-être préférable de lui mentir, elle n'avait pas le droit de mentir normalement, mais quand elles avaient été prises, sa mère et elle, elle lui avait dit qu'elle pouvait mentir quand il le fallait pour se protéger. « Je suis tombée… » Mentit-elle.

« Tu es tombée du lit ? » Demanda-t-il avec un air soupçonneux, elle trembla un peu, il ne la croirait certainement pas. « Est-ce que tu t'es fait mal ? » Rajouta-t-il, la question l'a surpris, pourquoi demandaient-ils tous si elle avait mal ? Elle secoua la tête. « C'est bien, parce que je ne voudrais pas que tu te fasses mal, est-ce que tu penses que tu peux sortir de sous ce lit ? » Elle n'en avait pas du tout envie, elle se sentait plus en sécurité sous le lit, mais il le lui avait demandé, et même si la question n'était pas formulée comme un ordre, elle devait obéir. Doucement, elle s'extirpa de son cocon, dépliant ses jambes, et rampant en dehors du dessous du lit, elle se leva fébrilement, elle l'entendit se redresser aussi. Elle chancela et il attrapa son bras pour la soutenir, elle sursauta et faillit tirer en arrière. Mais elle sentit ses émotions à travers le contact. Douceur. Bienveillance. Protection. Surprise elle releva la tête vers lui, comme pour Spock ses émotions à son contact paraissaient totalement pacifiques.

« Doucement, tu es faible encore, que dirais-tu de retourner sur ton lit ? » Elle frémit à l'idée mais hocha la tête et il l'aida à se remettre dans le lit. « voila, très bien. » Dit-il alors qu'elle s'allongeait, il ne grimpa pas sur le lit avec elle comme elle l'aurait pensé, mais, il se contenta de ramener les couvertures sur elle, la bordant simplement. Elle ne se souvenait plus depuis quand elle n'avait pas été bordée comme cela. Quelque chose lui fit monter les larmes aux yeux, elle les referma, luttant contre l'émotion. Elle sentit l'homme s'asseoir sur le bout du lit, prenant garde cette fois à ne pas entrer en contact avec elle, même pas à travers les couvertures. « Hey, c'est bien de pleurer, tu as le droit de pleurer. » Elle serra fermement les poings, elle n'aimait pas pleurer, les hommes aimaient lorsqu'elle pleurait, qu'elle suppliait, elle le savait parce qu'elle sentait leurs émotions, entendait leurs viles pensées, elle supposait qu'il voulait qu'elle pleure pour les mêmes raisons.

« Tout va bien. » Répéta-t-il. Elle entendit un toussotement qui venait de derrière l'homme, elle supposait qu'il devait s'agir du docteur. « Tu as enlevé ta perfusion, ça te faisait mal ? » L'aiguille, elle avait ôté l'aiguille dans sa peau, elle se rendait compte maintenant qu'elle n'aurait sûrement pas du, mais l'aiguille faisait mal et elle avait eu peur, elle avait encore plus envie de pleurer maintenant. Elle hocha la tête et murmura : « Pardon. » Elle attendit leur colère, la punition, mais à la place elle entendit juste le capitaine répondre : « Ce n'est pas grave, moi non plus je n'aime pas les aiguilles, Bones est-ce qu'elle peut se passer de la perfusion ? » Bones ? Elle se demandait qui est-ce qu'il appelait Bones. Il n'y avait que lui et le docteur à sa connaissance, il devait alors s'agir du surnom du docteur. « Eh bien je lui ai déjà donné tout un tas de médicaments pour traiter toutes les IST qu'elle pourrait avoir et les autres maladies, j'aimerai qu'elle ait un peu plus de chaire sur ses os aussi, mais si elle mange correctement on devrait pouvoir s'en passer. » Annonça le docteur. Donc le docteur McCoy s'appelait Bones et Jim Kirk était le Capitaine, et Monsieur Spock ? Est-ce que lui aussi avait un surnom ?

« Eh bien, ça devrait pouvoir s'arranger, T'Meï, est-ce que tu as faim ? » Demanda le capitaine. Ils voulaient encore qu'elle mange ? Mais elle avait mangé avant de dormir. Elle n'avait pas faim, elle secoua la tête. « Elle a été affamée, elle a perdue l'habitude de manger de façon régulière. » Expliqua le docteur. « Ouais, je sais ce que c'est… » Répondit le Capitaine sombrement. « Chérie, tu penses que tu pourrais manger juste une petite chose, comme un fruit ? » Elle s'était tendue au terme affectif, certains hommes l'utilisaient, l'appelant chérie, et d'autres noms, quand ils faisaient les choses horribles qui faisaient mal. Elle tremblait et les larmes qu'elle avait bloqué jusque là débordèrent et elle se mit à pleurer. « S'il vous plait… » Supplia-t-elle vainement.

« Hé ! Tout va bien, tu es en sécurité… » Elle se recroquevilla sur le lit en pleurant. « T'Meï ? » Appela le docteur. « Est-ce que tu as mal quelque part enfant ? » Elle secoua la tête. « Chérie… tu peux nous dire pourquoi tu pleures ? » Demanda doucement le Capitaine, ses larmes redoublèrent quand il l'appela à nouveau. Elle secoua la tête, elle ne pouvait pas dire. « Tu ne peux pas le dire ? Est-ce que tu peux me montrer ? » Demanda le Capitaine. « Jim… » Prévint Bones. « C'est dangereux, Spock dit que son esprit est instable. » Expliqua-t-il. « Tu m'étonnes que son esprit est instable. » Répondit le capitaine. « Je prends le risque. Chérie, je sais que tu sais fusionner, est-ce que tu voudrais bien me montrer ce qui ne va pas ? » Il avait l'air réellement préoccupé. Elle hocha la tête et sortit fébrilement une main de sous les draps. « Je vais prendre ton poignet et guider ta main sur mon visage d'accord ? » Prévint-t-il, elle hocha la tête à nouveau, se préparant au contact. Il toucha son poignet. Doute, interrogation, peur, inquiétude, protection. Elle eut à peine le temps d'enregistrer les émotions qu'il posa sa main sur son visage, elle bougea ses doigts sur les points de contact et entra dans son esprit. Elle essaya de ne pas violer l'espace de ses pensées et se concentra sur le fait de projeter un de ses souvenirs, elle en avait beaucoup en tête, mais elle essaya d'en isoler un, elle lui montra un homme gros penché sur elle, entrain de lui faire du mal, de la blesser, il entendit l'homme dans sa tête dire chérie, tu aimes ça, puis elle rompit le contact.

Elle recula sa main, elle l'entendit descendre du lit, reculant d'elle comme si elle l'avait brûlé. « Jim ? » Appela le docteur d'une voix préoccupé. « Je suis désolé… » Marmonna le capitaine, sa voix était entrecoupée de sanglots, est-ce qu'il pleurait ? « Je suis vraiment désolé, T'Meï. Tout va bien, tu es en sécurité, je te promet que ça n'arrivera plus, jamais. » La rassura-t-il. Elle ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'il pleurait ? « Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe ? » Demanda la voix bourrue du docteur McCoy, il paraissait assez inquiet. « C'est… juste un transfert affectif, donne moi deux minutes… » Demanda Jim, elle l'entendit prendre de profondes respirations pour se calmer. « Ces monstres l'appelaient comme ça pendant qu'ils… » Ses mots restèrent en suspens, mais tous savaient très bien de quoi il parlait. « Je pense qu'il faudrait mieux éviter ce genre de surnom et s'en tenir seulement à T'Meï. » Expliqua Jim. « Qu'en dis-tu T'Meï ? » Termina-t-il. Elle hocha la tête doucement, Spock l'avait appelé Kan-bu, ce qui ne la dérangeait pas, ils ne l'appelaient jamais comme ça, il n'y avait que sa mère qui le faisait. Elle sécha ses larmes, essuyant ses yeux avec ses doigts tremblants.

« Voilà, respire, tout va bien, je suis désolé de t'avoir appelé comme ça, je ne savais pas, je te promets que je ne le referai plus. » Promit le capitaine, il se rapprocha, elle sentit ses pas hésiter sur le sol, avant de finalement se rasseoir sur le lit à côté d'elle. « Alors où en étions-nous… Que dirais-tu de manger quelque chose ? Et ensuite si tu te sens assez bien on pourrait aller un peu explorer l'infirmerie ? » Proposa-t-il. Explorer ? Vraiment ? Elle aurait le droit ? Si elle mangeait… Elle hocha la tête, acceptant facilement le marché. Une enseigne vint lui apporter un plateau repas, comme la veille avec Spock ce fut Jim qui s'occupa de transférer le plateau au lit, restreignant l'accès autour de l'enfant aux personnes qui lui étaient étrangères. Elle avait un bol d'un espèce de gruau et un fruit à manger, Jim le lui découpa en tranches et les lui donna, elle les mangea facilement mais après cela elle n'avait plus faim. « J'ai plus faim… » Signifia-t-elle faiblement.

« D'accord, mais on garde le gruau de coté pour plus tard. » Répondit Jim en déplaçant la tablette sur laquelle était posée le plateau sur le côté. « Bien, comment te sens-tu ? » Demanda-t-il. Elle réfléchit pour la première fois sérieusement à la question, sans mensonge pour aller dans le sens où ils voulaient. Elle se sentait encore un peu faible, mais elle était plus réveillée que tout à l'heure et elle se sentait capable de se déplacer, elle n'éprouvait pas non plus de douleur, mis à part sa tête qui lui faisait toujours un peu mal. « Eh ! » Intervint le docteur McCoy. « Je te rappelle que c'est moi le médecin. Enfant, est-ce que tu as mal quelque part ? » Lui demanda-t-il. Elle secoua la tête. « Tu es sûre ? » Demanda-t-il pour confirmation. Elle se mordit la lèvre. « Tu peux me dire si tu as mal quelque part T'Meï, c'est important, je ne veux pas que tu ais mal, si tu as mal je ferais mon possible pour que tu n'ai plus mal. » Expliqua-t-il. « J'ai mal encore dans la tête, mais moins qu'avant. » Répondit-elle en nuançant, il semblait que la proximité avec Spock avait pour une quelconque raison atténué les douleurs qu'elle éprouvait habituellement.

« La douleur des centres télépathiques, oui, Spock m'a expliqué la situation, je ne peux rien faire moi-même malheureusement mais nous avons contacté ta planète, enfin la Nouvelle Vulcain, et ils nous envoient un guérisseur, il devrait être là d'ici quelques jours, en attendant j'ai cru comprendre que la douleur était moins forte au contact de Monsieur Spock ? » Demanda-t-il. Elle hocha la tête, elle ne s'expliquait pas pourquoi mais elle avait moins mal lorsqu'elle était à son contact, ou même lorsqu'il était à proximité, son esprit était apaisé. Elle releva cependant une information troublante dans le discours du docteur McCoy. Il avait dit qu'il avait contacté sa planète, ce qui était impossible, elle l'avait vu être détruite, mais il avait rajouté quelque chose, il avait dit avoir contacté la Nouvelle Vulcain. Elle s'interrogeait à ce sujet, elle voulait demander, mais elle n'osait pas poser la question. Elle la garda pour plus tard dans un coin de son esprit.

« Bien. » Dit Jim en tapant dans ses mains, la faisant sursauter au son. « Si tout va bien et que tu te sens d'attaque, que dirais-tu d'un peu d'exploration ? » Demanda-t-il.