Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.

Correction chapitre : AnitaBlake93100

NdA : Salut ! Alors, me voici de retour avec la réécriture de ma fic le dernier Drow. J'ai décidé d'y apporter quelques petites modifications et c'est pour cela que je l'ai supprimé. Normalement et si tut va bien, je devrais poster une semaine sur deux, sinon, cela sera une semaine sur trois.


Prologue

Cinquante-sept ans plutôt dans une forêt magique cachée aussi bien des moldus que des sorciers.

Deux créatures, l'une avait une peau laiteuse teintée de vert et des cheveux très noirs avec des mèches argentées. Son visage paraissait sans âge, mais ses yeux d'un bleu si pâle que l'on pourrait les croire aveugles laissaient penser qu'il était d'un âge bien avancé. Elle était vêtue d'une tunique grise lui arrivant mi-cuisses ainsi que des collants et des bottes montantes lui arrivant aux genoux de la même couleur. L'autre créature avait la peau noire, les cheveux blancs et les yeux rouges sang.

Il portait une longue chemise noire, des collants et des bottes tout aussi noires que la chemise. On pouvait difficilement faire la différence entre ses vêtements et sa peau. Et tous deux avaient de longues oreilles pointues, c'est deux êtres étaient des elfes. La chose que l'on remarquait le plus chez eux était leur remarquable beauté. Elle était envoutante. Personne ne pouvait rester insensible à cette dernière. Les deux êtres avaient une discussion houleuse.

_ Tu es complètement fou ma parole ! hurla l'elfe à la peau blanche. Non seulement il s'agit de ton roi, mais aussi de ton frère ! Ton frère ! Est-ce que tu comprends seulement ce que cela veut dire ? Vous partagez le même sang au nom de Gaïa !

_ Tu ne peux pas comprendre ! répondit l'elfe à la peau noire en haussant le ton d'énervement.

_ Comprendre quoi !? s'exclama l'autre, les yeux brillants d'incompréhension. Qu'est-ce qu'i comprendre là-dedans ? enchaîna-t-il sans laisser à l'autre l'occasion répondre à sa question. Tu parles d'assassinat. De l'assassinat de ton roi, ton frère en l'occurrence. Alors, non, je ne peux pas comprendre !

_ C'est parce que tu n'as pas été élevé pour devenir roi ! répliqua l'elfe à la peau noire sur le même ton. Tu ne sais pas ce que cela fait de vivre toute sa vie avec l'idée qu'un jour le trône sera tien. Et puis, à la dernière minute, on vient te dire que, eh bien non ! Il n'est plus à toi, mais à ton plus jeune frère qui est bien plus compétent ! Plus compétent ! Plus compétent ! Mais en quoi par Gaïa ! explosa l'elfe noir. Je suis bien plus puissant, meilleur guerrier et stratège, alors en quoi est-il plus compétent ?

_ Lui, n'a pas des idées de grandeur. Il n'envisage pas de déclarer la guerre aux sorciers dès qu'il aura la couronne, dit l'elfe à la peau blanche d'une voix que l'autre n'eut aucun problème à entendre.

_ C'est parce que c'est un lâche qui a peur de se confronter à des créatures si imbues d'elles-mêmes qu'elles ont oublié leurs origines et ont poussé l'ensemble des êtres magiques à se cacher dans les grottes et montagnes. Ils sont si prétentieux, qu'ils mettent en doute les choix de notre mère à tous, Gaïa. Ils ne sont pas si différents des moldus. Nous devons leur donner une bonne leçon pour qu'ils comprennent où se trouve leur place !

_ Je ne vais pas avoir cette discussion une nouvelle fois avec toi, parce qu'aucun de nous n'ira dans le sens de l'autre. Quoi qu'il en soit, je ne te laisserais pas commettre un meurtre. Je te préviens que je ferais tout pour t'empêcher et cela, même si je dois t'arrêter moi-même.

_ Tu me trahirais, pour mon frère ? demanda l'elfe noir avec incrédulité.

_ Si tu ne me laisses pas le choix.

_ Aurais-tu oublié ce que nous sommes l'un pour l'autre ? Que si je meurs, tu meurs ?

_ Je suis prêt à prendre le risque pour éviter que tu ne commettes l'irréparable, lui répondit l'elfe blanc avec détermination.

L'elfe noir fixa l'autre une longue minute pour juger de sa sincérité avant de faire demi-tour et de disparaître dans les bois.

Trente-deux ans plutôt dans un château construit sous terre.

Dans une chambre luxueuse, une elfe à la peau d'ébène était en couche. Auprès d'elle, il y avait une sage-femme et l'aide de cette dernière qui l'assistait à mettre au monde son enfant. Sur la droite, en face du lit où se trouvait la femme, une dizaine de jeunes elfes allant de six à dix-huit ans entonnaient un chant mélodieux qui accompagnait les hurlements de douleur de la prochaine mère. En dehors de la pièce, un elfe de sexe masculin, portant des vêtements onéreux, une épée à la hanche et une couronne au sommet de la tête, faisait les cent pas dans le couloir. L'elfe était le Grand roi des elfes noirs, Ulric troisième du nom.

Aujourd'hui, il allait devenir père pour la première fois. Les naissances étaient très peu nombreuses chez les elfes et chacune d'elle était fêtée et attendue avec hâte. Les naissances royales étaient encore plus attendues que toute autre naissance parce qu'elles étaient encore plus rares. Lorsque l'ancienne reine avait annoncé sa deuxième grossesse trente ans après la première, cela avait été pris comme un miracle, une intervention directe de Gaïa. Tout le monde était heureux, surtout lorsqu'il s'est avéré, après, que le prince héritier n'était pas qualifié pour devenir roi.

Donc, la naissance d'Ulric et son couronnement furent vraiment une bénédiction pour le peuple d'elfes noirs. Et maintenant, trente-deux ans après avoir été fait roi et être parvenu à déjouer les pièges de son frère qui en voulait à sa vie, il allait être père à son tour. Ulric était le plus heureux de tous les elfes à cet instant. Soudainement, les cris provenant de la chambre cessèrent. Le roi resta figé durant une longue minute avant de s'élancer vers la porte qu'il ouvrit avec brusquerie.

La scène qu'il découvrit en pénétrant dans la chambre le figea sur place. Les jeunes elfes qui étaient en train de chanter étaient tous étendus, morts sur le plancher couvert de sang. La sage-femme, l'aide de cette dernière et sa reine étaient elles aussi mortes. Et debout au pied du lit où gisait sa défunte femme, son frère, le regard complètement fou, tenait dans ses bras un nouveau-né en pleure. Dans sa main droite il tenait une dague en argent incrusté de runes qu'il tenait au-dessus du bambin.

_ Bonjour, mon frère ! dit le frère d'Ulric d'une voix joyeuse. J'ai appris que tu allais devenir père, alors je suis venu souhaiter la bienvenue à mon neveu ou à ma nièce.

_ Lâche mon enfant, parvint à dire Ulric d'une voix froide. Lâche mon enfant où je te jure que cette fois je n'hésiterais pas et je te tuerais !

_ Ce n'est pas très malin de menacer la personne qui tient une arme au-dessus de ton héritier. Je pourrais lâcher accidentellement ma dague et qui sait ce qui pourrait advenir de ce cher enfant.

_ Je t'en supplie mon frère, épargne mon enfant et prend ma vie à sa place, implora le roi en se laissant tomber à genoux après une seconde d'hésitation.

_ Prendre ta vie ? Non, ce n'est pas ce que je souhaite, lui dit son frère en s'avançant vers lui.

_ Que désires-tu dans ce cas ? Dis-moi et je ferais tout ce qui est à mon pouvoir pour te le donner.

_ Ce que je veux, c'est de te voir souffrir comme moi j'ai souffert quand tu as plongé ton épée dans le cœur de mon jumeau. Je veux que tu souffres comme moi j'ai souffert au moment où j'ai senti la dernière étincelle de vie quitter mon cher amour. JE VEUX QUE TU SOUFFRES AUTANT QUE J'AI SOUFFERT CES TRENTE-DEUX DERNIÈRES ANNÉES, hurla-t-il à la fin.

Et sur ces mots, il plongea la lame dans le minuscule corps de l'enfant. La lame se fondit dans le corps du bébé. Lorsqu'elle ne fit plus qu'un avec le bambin, le bébé s'envola. Il ne resta rien de lui que la couverture qui l'avait enveloppé. Ulric hurla de douleur et de rage en s'élançant vers son frère l'épée à la main.

_ Ne t'en fais pas pour ton enfant, mon frère, il est encore en vie. Je l'ai seulement envoyé dans un endroit meilleur et où il sera heureux, loin de toi. Hahahahaha !

Sur cet éclat de rire cynique, il disparut comme l'enfant. Le roi tomba sur le sol en hurlant de rage et en pleure.

De nos jours

Dans la cave d'une maison d'une banlieue de Londres, aux 4 Privet Drive Little Whinging Surrey pour être exact ; un jeune garçon de seize ans vivait un véritable enfer. L'adolescent se trouvait à l'heure actuelle, aux mains d'un homme dont l'apparence tenait plus d'un gros cachalot qu'à celle d'un être humain. Le cétacé tenait fermement la manche d'un couteau dans sa main droite et se livrait avec un plaisir évident et malsain, à des tortures inhumaines sur le pauvre malheureux sans défense.

Ce dernier était solidement entravé face à un mur crasseux et couvert de sang (son sang), le ventre contre la surface de celui-ci, pendant que l'homme lui gravait de grosses lettres à l'aide du couteau chauffé à blanc au préalable. En s'approchant suffisamment du dos du jeune homme, on pouvait lire en lettres majuscules, le mot : MONSTRE.

_ Avec cela sur ton dos, garçon, chacun connaîtra ta monstruosité ! dit l'homme à l'adolescent tout en poursuivant son infâme besogne.

_ Sais-tu que ton monstre de directeur est passé hier ? poursuivit l'homme en retournant brusquement le jeune homme vers lui.

L'homme suait à grosses gouttes comme s'il venait d'effectuer un effort épuisant et sa peau était devenue toute rouge. On aurait dit un cochon bien dodu. Il avait aussi un sourire sadique, rempli d'excitation qui étirait ses lèvres, alors que ses yeux brillaient d'une joie perverse qu'il contenait avec difficulté. Il attendit avec avidité une réponse de sa victime qui ne vint pas. Et comme l'adolescent ne disait rien, l'homme perdit patience et lui donna une violente gifle qui envoya la tête de l'adolescent se cogner avec force sur le mur. Le jeune homme lâcha alors une plainte douloureuse presque inaudible.

_ Tu me réponds quand je te parle, garçon ! s'énerva le cachalot. Tu sais parfaitement que je ne tolère pas le manque de respect dans ma maison. Alors, quand je pose une putain de question, tu es prié d'y répondre ! Me suis-je bien fait comprendre, garçon ? conclut-il avec une autre gifle retentissante.

Le jeune homme hocha la tête en signe de consentement trop épuisé pour répondre par des mots.

_ Bien ! Où en étais-je déjà ? Ah oui, je te disais que ton directeur était venu hier, poursuivit le cachalot après avoir repris son souffle.

_ Et tu ne devineras jamais ce que cet anormal m'a dit ! s'exclama l'homme avec allégresse en retrouvant son mauvais sourire. Alors, tu as une idée de ce qu'il m'a dit ? demanda-t-il la bouche en cœur.

_ Non, mon oncle, répondit la faible, tremblante et douloureuse voix de l'adolescent.

_ Veux-tu que je te le dise, garçon ?

_ Oui, mon oncle.

En fait, le garçon ne voulait pas savoir. Il ne voulait rien entendre venant de l'homme, mais il n'avait pas le choix.

_ Ce n'est pas comme ça que je t'ai élevé, garçon, s'énerva soudainement et brusquement l'homme en se saisissant d'un fouet couvert de clous.

Après l'avoir pris, il frappa avec rage le torse nu du garçon. Des hurlements de douleur s'échappèrent de lui, alors que du sang s'écoulait de plusieurs blessures que le fouet venait de lui infliger. La douleur était forte et étourdissante, mais l'homme lui infligea cinq autres coups avant d'y mettre un terme, le souffle court dû à l'effort.

_ Vois-tu ce que tu m'obliges à faire garçon ? souffla-t-il difficilement d'une voix pleine de reproches. Si tu étais un peu plus obéissant, je ne serais pas obligé de te faire subir tout cela. Je ne te demande pas grand-chose pourtant. Je veux uniquement que tu me montres le respect que tu me dois. Mais cela semble trop pour toi. Je ne suis pas un homme méchant ou cruel garçon, tu le sais ça, hein ! ajouta-t-il en lui caressant la joue avec douceur. Je suis tout simplement un homme qui tente de sauver sa famille des monstres tels que toi. Tu comprends ? Ce n'est pas contre toi que je le fais, mais pour ton propre bien et celui des gens normaux. COMPRENDS-TU GARÇON ? hurla-t-il finalement en lui donnant un coup de poing dans l'estomac.

_O…ou…oui…mo…mon…oncle, répondit le garçon à bout de souffle et de souffrance.

_ Alors, comment t'ai-je appris à demander quelque chose, garçon ? aboya l'homme sur sa victime.

_ S'il… vous…pp…plaît…mon…oncle, dites-moi…ce que…le directeur est venu…faire…ici. demanda avec épuisement le jeune homme.

_ Bien, voilà comment je t'ai appris à demander les choses. Ce n'était pas si difficile que ça, tu vois ! approuva l'homme avant de revenir au directeur. Ton dégénéré de proviseur m'a fait une bien curieuse demande hier. Sais-tu ce que c'est ? questionna l'homme en reprenant une voix mielleuse.

_ Non, mon…oncle, répondit le jeune homme.

_ Il m'a pour ainsi dire, ordonné de tout faire pour t'empêcher de te rendre dans ton école de monstres cette année.

_ Non !

_ Penses-tu que je te mens, garçon ? Me prends-tu pour un menteur ?! s'énerva l'oncle de l'adolescent.

_ N…no…non, onc mon…oncle.

_ Bien ! Donc, je te disais que ton directeur ne veut plus de toi dans son école. Il m'a même fait comprendre que je devrais me débarrasser de toi. Mais, vois-tu garçon, je ne suis pas prêt à me séparer de toi. On s'amuse trop bien ensemble pour penser à une rupture. Maintenant que je n'ai plus à me soucier de ton psychopathe de parrain et des monstres regorgeant ton école, je vais pouvoir m'en donner à cœur joie. Je ne vais plus avoir à me retenir comme avant. Je vais pouvoir faire de toi tout ce que je veux sans crainte de représailles.

_ Non, non, non. Supplia l'adolescent alors que les larmes coulaient involontairement de ses yeux presque éteints.

_ Oh que oui, oui, oui ! le contredit son oncle avec allégresse. J'ai même préparé un programme spécialement pour toi, pour les jours à venir. J'ai aussi trouvé un site très intéressant sur internet. Enfin, un ami me l'a donné. Je suis certain que tu vas aimer. Veux-tu savoir de quoi il retourne, garçon ?

_ Oui, répondit le jeune souffre-douleur en ayant peur de la réponse.

_ Savais-tu qu'il existait des hommes et des femmes dans ce monde prêts à débourser des sommes astronomiques pour infliger des sévices de tous types sur un jeune garçon de ton âge ?

_ Non…mon oncle, je vous en prie, ne faites pas ça…je vous promets de faire tout ce que vous voulez, supplia le jeune homme la terreur au ventre.

_ Rien de ce que tu diras ne pourra te sauver de ce qui t'attend à partir de demain soir, garçon. Ton premier acheteur va venir demain soir pour te tester. Si tu lui conviens, d'autres viendront par sa suite. Tu as intérêt à bien te conduire, garçon, ou tu auras affaire à moi, menaça l'homme avant de quitter la cave en laissant le jeune homme attaché au mur, des larmes de désespoir coulant le long de ses joues creuses.

LDD

Dans le manoir de Lord Voldemort.

Dans une des nombreuses pièces de celui-ci, deux hommes assis dans des fauteuils avaient une discussion concernant un jeune sorcier très connu dans le monde sorcier. Son nom n'était autre qu'Harry Potter, le garçon qui avait survécu.

_ C'est bientôt la fin du quatrième mois depuis qu'il a fêté ses seize ans, disait l'un des hommes.

_ Je le sais très bien, Severus. Je sais cela mieux que n'importe qui. Nous allons devoir trouver où Albus l'a caché avant qu'il n'entre en possession de son héritage. C'est vraiment regrettable d'apprendre sa véritable identité que maintenant. Si nous avions su qu'il était ton fils disparu plus tôt, nous aurions pu le soustraire de l'influence d'Albus à son plus jeune âge et faire de lui notre allié.

_ Tout cela est entièrement de ma faute, se lamenta Snape. Je n'aurais jamais dû reporter ma haine pour James Potter sur Harry. Sans cela, la magie parentale qui me lit à lui n'aurait pas été perturbée. Mon animosité pour Harry a perverti le lien de filiation. Par conséquent, au lieu de voir en moi un protecteur, un père, le lien m'a étiqueté comme un danger potentiel pour mon enfant. Ce qui fait que je n'ai pas pu le reconnaitre lors de notre première rencontre.

_ Il ne sert plus à rien de se fustiger maintenant, Severus, lui dit Voldemort. Ce qu'il nous faut faire, c'est de retrouver Harry au plus vite. Je commence à craindre pour sa vie, car si le lien qui te lie à lui s'est activé brusquement après toutes ces années de silence, c'est qu'il doit y avoir une bonne raison. Et le connaissant, il doit courir un grand danger à cet instant. Retourne à Poudlard et interroge les amis de ton fils. Nous devons le trouver avant la fin du sixième mois. Alors, n'hésite pas à recourir à la Legimentie pour parvenir à tes fins.

_ Oui maître, je vais faire de mon mieux pour retrouver sa trace.

LDD

Pendant ce temps, dans une belle maison située dans un quartier chic de Londres, un groupe d'une dizaine d'hommes s'amusait avec les corps de quatre jeunes gens âgés de douze à seize ans. Alors que les hommes plaisantaient en discutant frivolement, les pauvres enfants, eux, hurlaient, suppliaient et pleuraient pour une clémence dans l'indifférence totale de leurs tortionnaires.

Et au milieu de tous ces gens, on pouvait apercevoir un jeune homme aux incroyables yeux verts presque apathiques et aux cheveux d'un noir de jais et en bataille. Il était attaché par les mains à une colonne de marbre. On pouvait aussi distinguer un homme élégamment vêtu et tenant un couteau à la main qui s'amusait à lui faire des entailles artistiques sur tout le corps.