Chapitre 16, dernier de ma fic. Petit epilogue pour voir ce qui arrive ensuite à Castiel, pour finir plus légèrement ! :)

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ÉPILOGUE

[Un an plus tard]

Castiel prend une grande inspiration et passe le grand portail couvert de lierre à l'entrée de l'ancien camp de concentration abandonné. Il se retourne, ses amis lui font un signe de la main pour l'encourager. Il sourit faiblement et se dirige vers le centre de la place, les souvenirs de ce jour funeste déferlant dans sa tête.

Après être sorti du camp avec Gabriel, il avait rejoint Balthazar et Sam qui l'avaient serré dans leurs bras, soulagés qu'il soit encore vivant. Castiel, la gorge nouée, avait annoncé à Sam que son frère était mort. Le cadet Winchester avait eu les larmes aux yeux et dit à Castiel qu'il était au courant, c'était lui, avec Balthazar et Gabriel, qui avait retrouvé Castiel et Dean. Gabriel avait été le seul qui avait osé s'approcher de Castiel pour le décrocher du cadavre du commandant. Cela faisait deux heures qu'il était mort. Les deux hommes pleurèrent de nouveaux amèrement la mort d'un frère pour l'un et de son étoile pour l'autre, ce qui les rapprocha dans le futur.

Maintenant, ils étaient amis. Castiel avait passé quelques jours à se rétablir dans le campement que son unité avait placé aux abords du camp. Tous les prisonniers avait été emmenés par convoi vers une zone plus sûre.

Une fois qu'il pouvait de nouveau se lever, Castiel était allé, avec l'aide des autres, enterrer la dépouille de Dean. Ils l'ont enterré là, au centre de l'appelplatz, au centre de son camp qui était comme sa maison. Les larmes avaient de nouveau coulé lorsque le cadavre fut recouvert de terre, Castiel serrant la veste du commandant qu'il avait enfilé. Une grande pierre tombale fut placée devant la sépulture.

Maintenant, toujours vêtu de cette veste mais cachée sous un vieux trench coat beige à cause de la puissance du vent froid qui lui glace les os, il s'avance vers la tombe de Dean et se laisse tomber à genoux devant. De nouvelles larmes coulent sur son visage en silence, il effleure la pierre tombale du bout des doigts et décroche un nouvel insigne de la veste pour le mettre avec l'autre sur la sépulture. Il se lève et porte ses doigts à ses lèvres, les embrassent et les posent tendrement sur la pierre, baiser adressé à son commandant.

Il se dirige vers l'entrée du bâtiment où sont les appartements de Dean, ce sera la première fois qu'il rerentrera dedans depuis sa mort. L'année dernière, il n'avait pas eu le courage et personne n'avait osé rentrer. Castiel passe le palier du bureau, et reste figé devant les lieux où rien n'a bougé, recouvert d'une épaisse couche de poussière.

L'Américain se dirige dans la pénombre jusqu'aux rideaux qu'il tire brutalement pour laisser le jour rentrer à travers la grande baie vitrée, quelques vitres brisées ça et là. De la poussière vole et fait tousser Castiel lorsqu'il s'assied dans le fauteuil en cuir usé, le faisant grincer en tournant sur lui-même comme Dean a dû le faire de nombreuses fois. Il se replace face au bureau et se lève pour ouvrir le placard des verres et des bouteilles pour se servir une grande rasade de cognac. Il en a besoin. Il tousse de nouveau lorsque l'alcool lui brûle la gorge et grimace face au goût âpre de la boisson. Il pose son verre vide sur la table et ouvre les différents tiroirs de l'armoire, sans rien trouver d'intéressant. Passons au tiroir du bureau. Il ouvre quelques tiroirs, tombant sur des piles de feuilles dans un état de décomposition plus ou moins avancées (de l'eau était rentrée dans le bureau lors d'une inondation ) mais Castiel trouve quelques feuilles encore lisibles. Sans chercher à comprendre qu'il y a écrit dessus, il les prend. C'est l'écriture de Dean, c'est tout ce qui compte.

Puis il passe à un autre tiroir, cette fois-ci fermé à clé. Castiel fronce des sourcils. Il n'avait pas vu qu'un des tiroirs était fermé à clé quand il avait fouillés le bureau il y a un ans de cela, le jour de l'arrivée de Gabriel. Il sort du fil de fer et une sorte de mini tournevis plat de sa poche et s'occupe d'ouvrir ce tiroir.

Quelques secondes après, le soldat peut en étudier les objets qui ont évité l'inondation. Devant son contenu, Castiel se fige, les larmes lui montent de nouveau aux yeux. Il attrape délicatement les deux petites statuettes dans ses mains et les serre contre son cœur. L'ange Castiel et le démon Dean. Cadeau de Balthazar; Castiel croyait les avoir perdu lors de la torture faite par Alastair, son pantalon partit en lambeaux. Mais il semblerait qu'ils étaient restés bloqué et que Dean les avaient trouvé en lui enlevant son pantalon. Et il les avaient rangé dans ce placard. Avec la photo de sa famille, elle aussi sèche. Le regard de Castiel s'arrête sur le visage de Franz Strauss, anciennement John Winchester.

Celui là, Castiel a été bien content quand il a fini à la chaise électrique, lorsqu'il a été ramené dans son pays d'origine. Crimes contre la nation. Voilà quelle a été son accusation pour tous les meurtres qu'il a perpétré. Lors de son jour de mort, Castiel était là, au premier rang. Manches de chemise remontées, dévoilant les chiffres notés à vie sur son bras. Strauss l'avait fixé dans les yeux, il l'avait reconnu. Castiel était heureux, une raclure était morte.

Il ouvre rapidement son sac et range ses trouvailles dedans avant de se diriger vers la vieille radio posée sur le bureau. Hélas elle n'a pas pu éviter l'eau elle. Elle ne fonctionne plus. Je la prend quand même. Bobby arrivera peut-être à la réparer.

Bobby, c'est l'oncle des Winchester. Il était resté aux Etats-Unis et il a hébergé Sam et Castiel le temps qu'ils se remettent de tout ce qui leur est arrivés. Et pour que Sam s'habitue à son nouveau pays aussi. Qu'il a eu peur quand il est arrivé dans ce lieu, ayant toujours entendu dire qu'il était le pire de tous ! Mais le temps aidant, il s'est fait à sa nouvelle vie. Il a même repris ses études, mais pour devenir avocat cette fois-ci.

Bon. Revenons à Castiel. La radio rejoint le reste dans le sac. Maintenant, il lui reste la chambre à explorer. Il rentre de nouveau dans la pénombre et ouvre le rideau pour mieux voir où il met les pieds. Il fouille dans les placards, trouve quelques vêtements en assez bon état. Rien d'autre. Il s'apprête à faire demi-tour lorsqu'il voit un objet par terre, caché sous le drap du lit. La casquette. La casquette rigide au haut plat avec petite visière raide de Dean. Rajoutée avec les autres trésors. Castiel laisse encore son regard effleurer ce bureau et cette chambre puis il s'installe de nouveau dans le fauteuil de cuir, se mettant dos à la porte. Un sourire apparaît sur son visage.

- Hello Dean. Je suis venu chercher des affaires qui étaient encore en bon état, je suis sûr que tu ne m'en tiendras pas rigueur si je les garde pour moi, même si la plupart t'appartenaient. Je sais, j'en ai mis du temps à me décider à revenir mais... C'est pas facile tu sais. Revenir ici c'est faire renaître les souvenirs comme si j'y étais de nouveau. Je ressens encore cette sensation quand je serrais ton corps froid contre moi, le mal que j'ai eu quand j'ai dû te quitter, la colère qui m'a consommé quand j'ai trouvé qui t'avais tué. Tiens justement, je devrais te le dire je pense. C'était un américain. Un gars d'une autre équipe que la mienne qui était arrivée en renfort. Il me connaissait de vue, j'étais le grand Castiel Novak. Donc quand le gars a vu un homme portant le costume d'officier nazi qui courait après le caporal chef Novak, il a fait feu, pensant bien faire. Ça me détruit que ça soit arrivé comme ça tu sais. Plus tard, lorsqu'il a apprit son erreur, c'est lui qui est venu me voir pour se dénoncer. Il s'est prit une sacrée dérouillée, j'étais prêt à le tuer sous le coup de la colère. Et là, ton frère est arrivé et il m'a arrêté. Il a pardonné au soldat, m'a demandé de faire de même et m'a pris dans ses bras de géant. Ma colère a fondu d'un seul coup, mais je n'ai jamais pu pardonner à ce soldat. Il parait qu'il a arrêté son contrat militaire, qu'il est parti aider les gens dans le monde. C'est bien. Mais oui, jamais je ne lui pardonnerai. Oui je sais Dean, je sais. C'est stupide de ma part. Mais je suis têtu. Ah là là ! Dire que tu m'appelais tout le temps mon ange. Maintenant, il semblerait que c'est toi l'ange, tout là-haut. Je suis sûr que tu dois leur en faire voir de toutes les couleurs ! Oh et j'ai fait ce que tu avais dit. J'ai bu un verre avec des amis en écoutant du Glenn Miller. Avec Gabriel, Balthazar et Sam. Manquait plus que toi, mais je suis persuadé que tu étais là à nous observer dans un coin. Au loin des voix résonnent, appelant Castiel. Ah, il semblerait que je doive y aller Dean ! Les autres m'appellent. Castiel se lève et sort lentement du bureau. Je t'aime Dean, et je t'aimerai jusqu'à ma mort et au delà.

Une bourrasque de vent entre à ce moment là par la fenêtre, le vent s'enroulant autour de lui.

- Moi aussi je t'aime Cas.

Le murmure semble venir de nulle part, chuchoté dans le creux de l'oreille de Castiel. Une larme coule le long de sa joue, de joie cette fois ci. Dean est bien là auprès de lui comme Gabriel lui avait dit.

De là-haut, Dean observe Castiel, son frère, Balthazar et Gabriel à travers sa télé. Seul changement à la décoration de son bureau et de sa chambre au camp. Bien installé dans son fauteuil, il regarde Castiel rejoindre les autres, attrapant un objet que Balthazar tendait devant lui comme un trophée. Un rire s'échappe de la gorge de Dean.

La vieille paire de rangers. Celle qu'il n'avait pas eu le temps d'aller chercher. Castiel range les chaussures dans son sac avec ses autres trouvailles et jette un dernier regard au ciel.

Bizarrement, son regard s'accroche pile sur celui de Dean, son cœur ratant un battement de revoir ce si beau regard bleu orage, bleu mer, bleu ciel, bleu neige des glaciers. Tant de bleu en un seul regard. Ils se reverront un jour, et Dean attendra Castiel de pied ferme lorsqu'il viendra dans son bureau, ouvrant la porte sans attendre la permission, prétextant d'avoir suivit la musique.

FIN.

Je ne pouvais pas finir sans laisser un petit quelque chose qui montrait que Dean était toujours là en quelques sortes. :)

J'espère que mon histoire vous a plu ! Je vous remercie d'avoir suivi ma fic, de l'avoir mise en favori ou d'avoir mis un review !

Cela m'a fais tellement chaud au coeur de voir que des gens s'interressaient à mon histoire, malgré son thème qui pourrait être un peu "rebutant". Merci ! :)

Maintenant qu'elle est finie, je pensais poster une autre fic que j'ai commencé à écrire il y a quelques semaines. Elle sera complètement différente, plus sur de l'humour et ce ne sera pas un UA ! Mais il faudra attendre un moment avant de la voire apparaître sur le site, je préfère finir totalement un écrit avant de le poster.

See ya ! ;)

Soldierhaze