Chapitre 1

Cela faisait déjà cinq jours qu'il chevauchait à travers le désert, son cheval commençait à broncher sous la fatigue alors que la ville se trouvait à une demi journée de cheval. Il leva les yeux vers le ciel encore brûlant de Syrie, puis replaça son capuchon blanc, puis reprit la route. Heureusement, le soleil venait de se coucher et l'air se refroidissait peu à peu. Cependant, il savait qu'il allait devoir s'arrêter. Chevaucher dans le désert de nuit était suicidaire, même pour lui. Il connaissait un petit promontoire rocheux qui pourrait le protéger des animaux sauvages et des pillards. Il fit trottiner son cheval durant quelques minutes et soupira de soulagement quand il vit le promontoire. Il descendit de cheval, puis amena l'animal sous la protection de la pierre. Ensuite, il sortit sa petite tente et prépara son bivouac. Avec sa dague, il creusa un trou, puis l'entoura de pierres avant d'un installer un petit réchaud dans lequel il mit des morceaux de charbon de bois. Enfin, il prit un morceau d'amadou, le plaça sous le charbon, puis l'enflamma et souffla jusqu'à ce que le charbon prenne feu. Dès que le feu fut allumé, il plaça au dessus une petite grille. En attendant que les braises apparaissent, il sortit des sacoches de son cheval, une théière en cuivre qu'il remplit d'eau. Ensuite, il sortit un petit sachet remplit de feuilles séchées. il sortit aussi du lait de chèvre, du pain ainsi que du miel et une petite jarre remplie de ragout de mouton. Il eut un léger sourire quand il vit les braises bien rougeoyantes. Il posa la théière sur la grille ainsi que la jarre qu'il avait débouché. Alors que son repas était en train de se réchauffer, il retira le tapis de selle du dos de son cheval, puis utilisa la selle comme oreiller.

Fatigué par sa longue journée à chevaucher, il s'étira en grognant de satisfaction quand il entendit un hurlement fantomatique qui lui colla la chair de poule. Il entendait des cris, des cris de femme qui résonnaient dans la nuit. Il ne comprenait pas, il était dans le désert sur la route de Baniyas et il n'y avait personne d'autre à des lieues à la ronde. Voulant en être sûr, il grimpa furtivement sur le promontoire rocheux et regarda les environs avec l'œil aiguisé d'un aigle, mais il ne vit aucun mouvement qui pourrait expliquer ces cris. Encore plus méfiant que d'habitude, il redescendit calmement quand il entendit de nouveau ces cris. Il tendit l'oreille et remarqua des tons de suppliques mais dans une langue qu'il n'avait jamais entendu. Ce n'était pas une langue des chrétiens d'Occident, mais pourtant elle ressemblait vaguement à celle des chrétiens d'Angleterre, mais il y avait des mots qu'il ne comprenait pas. Soudain un hurlement de douleur creva le silence et le fit sursauter. Il se tourna vers Amel son cheval, mais ce dernier dormait. Ce n'était pas possible. Il avait le sommeil aussi léger qu'un chat et pouvait se réveiller au couinement d'une souris et il n'entendait pas les cris ? Après quelques secondes de silence, il entendit un rire aigu et maléfique, puis devant ses yeux, il vit un tourbillon blanc apparaitre avec à l'intérieur un petit enfant qui hurlait de douleur et de terreur. Il s'approcha du garçonnet et vit qu'il avait des cheveux noirs ainsi qu'une cicatrice rouge en forme d'éclair sur le front.

L'enfant hurlait tellement fort qu'il craignait que ce dernier ne rameute des pillards en maraude. Il sursauta de nouveau quand son cheval se réveilla d'un bond au cri de l'enfant et hennit de terreur. De la sorcellerie, il allait tirer son épée pour tuer l'enfant, quand il vit le fantôme d'une femme apparaître. L'homme regarda le fantôme avec terreur en lâchant son épée, il n'avait pas peur des vivants, mais les esprits le terrifiaient. Il regarda le fantôme en larme se pencher sur l'enfant et tenter de le serrer contre lui, en vain. Il vit un autre fantôme apparaître, mais celui là, c'était un homme. Il avait des pierres de lectures sur le nez et des cheveux en épis. L'enfant et lui se ressemblait terriblement d'ailleurs. Il comprit donc que les deux fantômes étaient les parents de l'enfant. Un orphelin. L'homme serra sa femme contre lui et c'est là qu'il remarqua l'homme. Alors que les fantômes ne bougeaient pas les lèvres, il entendit dans son esprit la mère de l'enfant lui dire :

-Sauvez mon enfant. Il est innocent !

-C'est un sorcier. Si quelqu'un découvre son problème, il mourra, répliqua le cavalier.

-S'il n'y a pas de magie dans ce monde. Il ne pourra pas l'utiliser, répondit le fantôme avec douceur et tristesse.

-C'est donc un enfant comme les autres ? demanda le cavalier.

-Oui. Mais s'il retrouvait son monde d'origine, alors il redeviendrait un sorcier puissant.

-Bien ! Je vous promets de le sauver et de l'élever comme mon propre fils.

-Merci, merci. Il est la preuve que mon époux et moi avons vécu et que nous nous sommes aimés. Aimez-le comme nous l'aurions aimé. Je vous en supplie.

L'homme vit le couple épleuré tenter d'embrasser une dernière fois leur fils, mais en vain. Le petit garçon tentait quant à lui de les serrer contre lui. Mais un mortel ne pouvait toucher un fantôme. Après un dernier baisé au loin, les deux fantômes s'évanouirent dans les airs, ne laissant qu'un enfant en larme. Le petit garçon tenta de rejoindre ses parents comme quand ils allaient dans leur chambre et qu'il voulait les suivre, mais il ne ressentait pas la force de la magie de ses parents comme s'ils n'avaient jamais existé. Alors il tenta de se lever et de marcher pour les retrouver, mais en vain. Il se levait et tombait encore et encore. L'homme regardait le garçonnet faire. C'est qu'il était obstiné le petit, un vrai battant. Ne voulant rester trop longtemps dehors avec un enfant en bas âge, l'homme prit l'enfant dans ses bras. Le petit garçon couina en sentant des mains fortes le soulever et l'amener vers un grand animal nerveux et une petite tente. Il ouvrit la bouche pour pleurer, mais tout ce qu'il put faire c'est bailler et s'endormir en quelques secondes, terrassé par le meurtre de ses parents et son arrivé dans un monde qui n'était pas le sien. Il dormit profondément et ne sentit pas l'homme le poser sur le tapis et le recouvrir d'une couverture. Le cavalier retourna devant son repas et se mit à réfléchir sur ce qu'il allait devoir faire. Il ne pouvait pas faire demi-tour maintenant, sa monture ne supporterait pas le voyage du retour. Il allait devoir donc continuer son chemin, aller à Baniyas, faire ce que le maître lui avait demandé de faire, puis retourner à Masyaf.

Il regarda ses vivres et soupira, il allait devoir oublier le lait de chèvre et le pain pour que le petit ait de quoi manger. Après les avoir rangé, il rangea aussi le miel et attendit que son repas soit prêt. Après quelques minutes d'attente, il mangea son ragout et but deux bonnes tasses de thé relaxantes. Avant d'aller dormir, il regarda ses affaires pour voir ce qui pourrait l'aider à transporter un enfant. Il décida de le mettre dans une de ses sacoches qui était assez profonde pour l'y transporter. Bon, il allait devoir dire adieu à beaucoup de ses affaires. Soupirant de lassitude, il éteignit son réchaud, et alla se coucher. Le lendemain, il se réveilla en découvrant un enfant qui dormait profondément. Il avait l'air tellement vulnérable qu'il décida de faire ce qu'il avait dit au fantôme, il allait s'occuper de cet enfant. Il posa son réchaud ainsi que sa théière sur sa tente puis la roula et la cacha sous une pierre. Ensuite, il harnacha son cheval avant d'installer le petit dans une sacoche qu'il plaça devant lui. Quand toutes ses affaires furent rangées, il montant en selle et posa la couverture sur l'enfant afin qu'il ne soit pas brûlé par le soleil.

Maintenant prêt, il lança son cheval au galop afin de faire le trajet le plus vite possible, de préférence avant que le gamin ne se réveille. Il soupira de soulagement quand il vit apparaître les remparts de Baniyas. Il se demandait vraiment quelle tête allait faire le chef de cellule quand il lui laisserait l'enfant jusqu'à ce qu'il termine sa mission. Il descendit de cheval, sortit délicatement le petit de la sacoche et pénétra dans la cité calmement en tenant l'enfant dans ses bras. Voyant cela, les gardes ne le prirent pas pour ce qu'il était un dangereux assassin, mais un père et son fils. Il soupira de soulagement en entendant le souffle calme du petit endormi qui ne moufta pas une seule fois alors qu'il bondissait de toit en toit jusqu'au bureau des assassins. Quand il pénétra à l'intérieur, il entendit une petite fois couiner :

-'core, 'core.

Il baissa les yeux et vit l'enfant parfaitement réveillé qui tapait des mains ravis de cette aventure. Quand il leva les yeux, il vit le chef de cellule qui regardait avec stupéfaction l'enfant gloussant.

-Rauf ! Que fais-tu ici avec cet enfant ?

-Bonjour à toi aussi Nadim, je suis ravi de te rencontrer.

-Rauf, menaça Nadim.

-J'ai trouvé ce petit sur la route, ses parents avaient été assassinés. Je n'allais pas le laisser seul dans le désert.

-Oui, tu as eu raison. Pourquoi es-tu ici ?

-Pourrais-tu le garder le temps que j'effectue ma mission ?

-Heu… d'accord !

-Il n'a rien mangé et je pense qu'il doit être changé.

-Rauf ! Je te déteste !

Rauf quitta le bureau des assassins dans un éclat de rire bruyant, puis retourna en ville afin d'effectuer sa mission, tuer un templier et lui prendre la carte de la commanderie de Jérusalem. A la fin de la journée, il revint avec un porte-bébé qu'il avait trouvé sur le marché, une petite bouteille de lait et des vêtements pour l'enfant. Il entra furtivement dans le bureau alors que les cloches de la ville résonnaient afin que les gardes capturent le terrible assassin qui avait tué le gentil templier. Il eut un léger sourire quand il vit Nadim jouer avec l'enfant qui avait de magnifiques yeux verts.

-Alors ?

-J'ai les plans et j'ai éliminé trois templiers. Ils recherchent quelque chose ou quelqu'un, mais je ne sais pas ce que c'est. Et toi ?

-Il est très calme et très joueur. Oh, et il a un gouffre à la place de l'estomac. Comment vas-tu l'appeler ?

-Amin ibn Albarq.

-A cause de sa cicatrice ? demanda Nadim en caressant doucement la cicatrice rosâtre du bébé qui poussa la main de Nadim à rester sur son front pour que l'assassin continue à le caresser.

-Oui.

-J'espère qu'il sera digne de ce nom.

-N'est crainte, Nadim. Il sera digne de lui. Bien je repartirais demain, le temps que tout se calme dehors. Je ne voudrais pas mettre la vie de mon fils en danger.

-Tu es sage. Tu peux rester autant de temps que tu estimes nécessaire.

-Merci Nadim.

Les deux assassins virent le petit garçon recommencer à tenter de faire ce qu'il faisait la veille, se mettre debout et marcher.

-Il est plus têtu que deux ânes, ce petit, s'esclaffa Nadim.

-Tu as raison, répondit Rauf qui jeta un regard calculateur sur l'enfant.

-Oh ! Toi, tu vas le transformer en assassin.

-Ce sera le meilleur. Il fera ma fierté.

Nadim eut un sourire, puis tous les deux se préparèrent un bon thé alors que le petit essayait encore et toujours de se mettre debout. Alors qu'ils discutaient, ils entendirent un cri et virent l'enfant en station débout. Les deux hommes le regardaient avec un léger sourire. Puis le petit tenta de faire son premier pas des plus hésitants, puis un deuxième et alors qu'il allait faire son troisième, Rauf remarqua que le petit perdait l'équilibre et rapidement le rattrapa, puis lui donna du lait dans une petite bouteille. Le petit garçon eut du mal à boire, il n'était pas habitué à cette façon de se nourrir, mais il avait tellement faim. Les deux adultes eurent un sourire en voyant la mimique du petit, ils arrivaient presqu'à voir les rouages de son cerveau fonctionner à plein régime. Soudain, l'enfant prit la bouteille avec maladresse, la mit à la bouche, et but le contenu. Avec un petit rire, Nadim murmura :

-Il est malin, ce petit.

-Oui, il arrive à résoudre tout seul ses problèmes.

-Il lui faudrait plus que du lait. Quand tu es partie, j'ai demandé à ma femme ce qu'il lui faudrait et elle l'a donné ceci.

Il alla derrière son bureau, puis ramena un sac avec toute la nourriture nécessaire pour un enfant. Rauf ouvrit de grands yeux devant la taille du sac. Son cheval ne pourrait jamais le porter.

-N'aies crainte, on va te donner un âne pour que tu puisses tout emporter.

-Merci, Nadim. Je ne savais pas comme j'allais m'en sortir avec tout ça.

Nadim eut un sourire, puis donna une assiette pleine de ragout à l'enfant. Mais là, il ne savait vraiment pas comment manger, parce qu'en plus, ça sentait bon et que son estomac était diablement vide. Il jeta un coup d'œil vers Nadim et lui fit un regard de chaton. Le terrible guerrier éclata de rire, puis dit à Rauf :

-Bien mon ami, tu vas le nourrir, à la cuillère. Il faut qu'il sache se débrouiller seul le plus vite possible.

-Tu as raison, mon ami.

Rauf s'assit devant Amin, prit la cuillère, la plongea dans le ragout et la donna à Amin. L'enfant adora le ragout et il prit maladroitement la cuillère que lui donnait Rauf, la fourra dans le bol et de là, dans sa bouche en s'en en mettant partout. Au moins, il avait comprit le concept. Après un repas difficile, Rauf le débarbouilla, puis le posa sur un pot de chambre. L'enfant fit ses besoins et après avoir été nettoyé par l'homme, il s'endormit profondément. Le lendemain, il ne sentit pas l'homme le prendre dans ses bras et l'installer dans le porte bébé, puis quitter le bureau des assassins pour rejoindre l'âne chargé qui l'attendait calmement.

Rauf était nerveux, la ville grouillait de templiers et ils recherchaient quelqu'un, car ils ordonnaient aux femmes de montrer leurs enfants. Ce fut à ce moment précis qu'il comprit. Les templiers étaient à la recherche d'Amin, ils avaient dû le savoir d'une façon ou d'une autre. Il aurait voulu se mettre à courir, mais avec l'enfant contre sa poitrine, il ne pouvait rien faire au risque de se faire prendre et avec lui, l'enfant. Alors il continua à marcher calmement en tirant son baudet. Il priait toutes les divinités du ciel et de la terre qu'Amin ne se réveille pas, mais l'enfant ne bougea pas un muscle et passa son temps à dormir. Quand Rauf fut devant la porte, il vit la chance se matérialiser devant lui sous la forme d'une foule compact outrée que les Templiers osent malmener des femmes et des enfants. Alors que la foule rugissait de rage, Rauf se faufila et rejoignit son cheval qui patientait paisiblement à l'écurie. Il régla ce qu'il devait au garde, puis monta sur son cheval et toujours suivi par l'âne, trotta vers Masyaf qui ne se trouvait qu'à une journée de route.

Il avançait avec méfiance, en étant prêt à croiser le fer, mais heureusement, il n'eut aucun problème. Il retourna à l'endroit où il avait rencontré l'enfant et reprit ses affaires. Il allait repartir quand il découvrit sur le sol une chaîne en or sur le sol avec un pendentif en or orné d'une émeraude taillée d'une étrange façon. Il l'ouvrit et découvrit le visage des parents de l'enfant. Il prit le collier et le passa autour du cou d'Amin qui dormait constamment bercé par les pas souples du cheval.

Nerveusement, il remonta sur son cheval et repartit en poussant son cheval au petit galop. Soudain, il fut dépassé par l'âne qui galopait de toutes ses forces comme si l'animal ressentait un danger. Il poussa son cheval au galop, rattrapa l'âne et le mena à toute vitesse vers la sécurité des montagnes et de Masyaf. Quand il vit au loin la forteresse, il soupira de soulagement surtout quand il entendit au loin la cavalcade d'une cavalerie lourde. Arrêtant son cheval, il découvrit… Les Templiers, ils l'avaient suivi jusqu'ici. Sentant le danger, il repartit à fond de train suivit par le baudet qui n'avait pas l'air de fatiguer tant il était terrorisé. La petite troupe traversa ventre à terre les portes de la citadelle qui se refermèrent tandis que les gardes étaient prêts à faire de la bouillie de templiers.

Alors que la bataille se préparait, un jeune novice s'approcha de lui et lui dit :

-Maitre Al Mualim vous demande Seigneur Rauf.

-J'y vais. Tu pourrais desceller mon cheval et amener toutes mes affaires chez moi ?

-Tout de suite, Seigneur Rauf.

-Merci petit.

Rauf monta la citadelle et rejoignit le bureau du maître des assassins. Il salua avec respect son supérieur et attendit que le vieil homme lui parle :

-Comment c'est passé la mission, Rauf.

-Très bien maître. Mais sur le chemin entre Damas et Baniyas, j'ai trouvé un enfant, orphelin.

-Où est cet enfant ?

Rauf écarta les pans de son manteau et tous les deux découvrirent le petit garçon endormit la tête en arrière et la bouche ouverte. Rauf eut un léger sourire en voyant la bave sur les lèvres du petit. Rauf continua en disant :

-Les templiers le recherchent.

-Pourquoi, ce n'est qu'un bébé ?

-Maître, il est apparu de nulle part dans une lumière blanche. Les esprits de ses parents sont apparus et m'ont fait jurer de le protéger comme s'il était mon propre fils, dit Rauf. Enfin, ce qu'il avait voulu dire car en fait ce qui sortit de sa bouche fut :

-Il était à côté des corps de ses parents qui ont été tués par des pillards ou des Templiers. Je ne sais pas pourquoi ils le recherchaient. Peut-être voulaient-ils éliminer le dernier membre de cette famille.

-Peut-être. C'est plus que probable d'ailleurs. Plus d'une fois les templiers ont exterminé une famille pour prendre possession de leurs terres et de leurs biens. Bien, tu élèveras cet enfant comme le tien et tu l'entraîneras pour qu'il devienne un assassin. Comment se nomme t-il ?

-Amin Ibn Albarq.

-C'est un beau nom. Va maintenant et protège le, c'est notre futur que tu as dans les bras.

-Bien maître. Au revoir maître.

Rauf salua Al Mualim, puis retourna dans sa maison où il vivait seul depuis le décès de sa femme durant l'accouchement d'un garçon mort-né. Il plaça l'enfant dans le lit qu'il avait prévu pour son fils, puis prépara ses affaires et ses pensées afin d'être un père pour cet orphelin et un maître pour cet assassin en devenir.

Après avoir rangé sa maison, il regarda l'enfant et ressentit une chaleur au fond de son cœur qu'il n'avait jamais ressenti auparavant à part pour son épouse adorée. Il aimait ce petit bout et il ferait tout pour qu'Amin soit heureux avec lui et devienne un enfant équilibré et un assassin puissant quand le temps serait venu.

A suivre