L'Artiste.

Dislaimer: Les personnages d'Esprit Criminel ne m'appartiennent pas et je ne gagne pas d'argent avec cette fiction.

Rating: M.

Pairing: Spencer/OC au début pour devenir un Spencer/Derek par la suite.


Chapitre 16:


Le lendemain matin, le réveil d'Aaron et de JJ fut plus difficile. JJ s'était réveillée la première et ne s'était sentie que parfaitement bien. Elle était dans un cocon de chaleur et de confort. Elle ne réalisait pas encore toute la portée de ses actes, ni l'impact que cela aurait sur sa vie et celle d'Aaron. Elle ne reprit seulement conscience de son entourage qu'en sentant un bras reposé dans le creux de son dos et revenir se poser sur sa hanche. Elle appréciait la sensation de ce bras fort, plus fort que celui de Will. Il la faisait se sentir désirée, protégée, femme et fragile. Cela faisait trop longtemps qu'elle n'avait pas ressentie cette sensation d'être désirée mais à présent, elle regrettait de ne pas avoir agit plus tôt. Elle n'avait été durant les dernières années qu'une mère de famille qui n'avait pas assez de temps pour s'occuper de sa famille. Elle n'était considérée en tant que femme que par son rôle familiale qu'elle ne remplissait pas à la perfection. Son mari lui avait reproché de ne pas consacré autant de temps à sa famille qu'à son travail ni de s'occuper réellement d'eux lorsqu'elle était présente. Son propre fils avait fini par lui reprocher ses nombreux départs précipités et lui menait la vie dure. Elle avait la tête reposant sur le pectoral d'Aaron et sa construction physique lui apparaissait aussi clairement dans ses souvenirs de la soirée précédente que dans les courbes musculeuses du tronc qu'elle voyait sous ses yeux. Les abdominaux étaient sèchement dessinés et les pectoraux de son patron formaient un oreiller ferme pour la blonde. Elle passa doucement ses doigts sur le corps masculin sous ses yeux et apprécia la douceur de la peau blanche sous sa paume. Elle accrocha dans sa caresse un grain de beauté et le contempla avec amusement. Qui donc avait vu parmi leurs proches le grain de beauté de son patron? Qui aurait pu voir un tel détail se glisser habilement sur la peau tendu du ventre de son chef? Elle sentait la respiration lente de son supérieur soulever son bras qui reposait sur lui et détourna ses pensées malavisées de sa jambe qui reposait entre celles du brun et touchait sans doute l'attribut nerveux de l'homme. Il lui était dur de ne pas y penser. Surtout lorsqu'elle sentait encore la gène intérieure que lui avait provoqué les frottements de ce membre en elle. Elle en était encore bouleversée, le bien que cela lui avait procuré… Était-ce parce qu'il ne s'agissait pas du membre de Will? Parce que ce n'était pas son mari? Le père de ses enfants? Était-ce justement le plaisir de l'adultère? Ou bien le plaisir naturel de la situation qui la faisait se sentir si euphorique? Mon dieu, elle n'avait pas pensé une seconde à son mari pendant l'acte! Elle ne l'avait pas comparé une seule seconde avec le brun sur lequel elle était allongée. C'était une bonne chose, n'est-ce pas? Elle était toujours amoureuse de son mari. Cela n'avait rien d'un plaisir coupable… Rien qu'en repensant à ce qu'il s'était passé, elle se sentait rougir, cela l'excitait de nouveau. Elle avisa le visage endormi de son amant. Jamais Aaron ne lui avait paru aussi apaisé et vulnérable. Cela avait dû lui faire du bien également. Cela leur avait été bénéfique à tous les deux. Elle avait aidé Aaron. Ce ne pouvait être qu'une bonne chose.

La blonde sentit le bras musclé se resserrer autour de sa taille et la main rugueuse frôler sa hanche avec tendresse. Elle se sentait si bien dans cet écrin de douceur, d'attention. Elle continua donc à faire glisser sa main sur le corps du brun descendant sans pudeur vers le sexe qui commençait à se durcir. A demi mou, le membre lui apparaissait reprendre toute sa vigueur entre ses minces doigts. Elle se délecta de cette situation et se laissa porter par les événements. Elle continua de lustrer la verge tendu avec délectation.

Aaron de son côté reprenait juste conscience, il serra le corps entre ses bras avec douceur. Il avait cru avoir sa femme à ses côtés au moment de son réveil, elle lui caressait toujours le torse le matin. Cependant, il réalisa bien vite que ce n'était pas elle. Cela faisait des années qu'ils n'avaient plus été collé l'un à l'autre au réveil. Ils dormaient chacun de leur côté du lit. Et Aaron dû se l'avouer, même s'il avait cru avoir Haley entre ses bras à son réveil, savoir que ce n'était pas elle ne lui faisait ni chaud ni froid. L'amour avait passé. Il avait encore des habitudes et des réflexes qu'ils avaient développé à deux mais ce n'était que cela, des habitudes et des réflexes. Il n'y avait plus rien de spontané, nouveau, passionnel. Il n'y avait plus que la force de l'habitude, une force qui avait détruit son couple et leur amour. Sa femme l'aimait et elle voulait divorcer. Lui ne l'aimait pas mais ne voulait pas divorcer. Elle voulait le faire réagir, il voulait poursuivre sa vie sans rencontrer de difficulté, ce n'était plus de l'amour. Il l'enfermait dans une vie de couple et elle le libérait de sa cage dorée. C'était décidé, il allait signer les papiers du divorce puisqu'il ne ressentait pour sa femme que de la tendresse et de l'amitié, ainsi que du désir, rien ne servait de le nier, il allait signer les papiers. Il fallait qu'il affronte l'adversité, son éducation ne l'arrêterait pas. Il verrait peut-être moins son fils, mais avec son métier, il n'y avait pas vraiment de bonne façon de faire pour ça. Au moins, Haley n'était pas du genre à monter son fils contre lui ou à l'empêcher de le voir. Il était apaisé d'avoir prit cette décision. Maintenant, il fallait qu'il s'occupe de la femme qui partageait son lit.

JJ avait finit de faire se durcir totalement la verge d'Aaron et profita de la situation pour s'installer à califourchon au dessus de lui. Elle se frotta insidieusement à ses hanches et cala ses mains sur le torse de son amant pour prendre appuie. Aaron se redressa et fit basculer la blonde sous lui. Elle continua de l'aguicher mais il avait à présent l'esprit parfaitement clair. La femme qui avait couché avec lui n'était pas la sienne mais elle était surtout mariée et mère de famille. Elle était sa collègue et elle travaillait sous ses ordres. Lorsqu'il repensa à la dernière réunion de l'équipe, il revit le mari de la blonde tenant leur fils dans ses bras et immédiatement, son membre retomba. Son excitation venait d'être fauchée en pleine course. JJ sentit le membre auparavant vaillant de son supérieur se ramollir et continua de se déhancher avec fougue pour le raviver. Elle descendit une main dans la direction de l'entrejambe du brun et se caressa la poitrine pour réveiller son désir pour elle. Mais il était trop tard pour cela. Aaron se redressa et descendit du lit. Il plaça la couverture sur le corps de la blonde avant de filer de la salle de bain. Ce qu'ils avaient fait n'était pas bien. Même si elle avait été consentante, il n'aurait pas dû le faire. Pour autant, il n'allait pas se culpabiliser, elle l'avait rejoint d'elle-même. Peut-être ne savait-il pas quelque chose à propos du mariage de la femme mais, il n'était pas amoureux d'elle. Il ne ferait pas avec elle comme il avait fait avec Haley. La situation était différente mais il était évident dans son esprit qu'il ne pouvait pas divorcer de Haley et courir après tous les jupons. Il était un homme avec des valeurs et même si ce qu'il avait fait n'était pas illégale, c'était contre ses propres valeurs. Il ne recommencerait plus. Il prit une douche rapide et retourna dans la chambre pour s'habiller. Il discuterait avec JJ lorsqu'elle aurait fait de même.

JJ était seule dans ce grand lit vide. Aaron venait de la repousser. Il avait débandé alors même qu'elle l'aguichait nue devant lui, son entrée frottant le membre de l'homme. Elle se sentit soudainement seule et désespérément vide. Bon sang, ce qu'elle avait fait n'avait définitivement pas plu à son supérieur. Comment avait-elle pu croire le contraire? Elle n'était pas une femme désirable, elle était une femme mariée et mère de famille. C'était le cas qu'elle couche avec son mari ou avec un autre homme. Sa situation ne changerait pas. Ses bonnes mœurs lui étaient douloureuses mais cette situation était plus dangereuse qu'autre chose. Elle avait suivi ses bas instincts et elle le regretterait un jour. Non, elle ne le regrettait pas encore. C'était un mensonge. Elle regrettait de ne pas avoir pu aller au bout, d'avoir fait quelque chose, quoique ce fut qui ait repoussé l'homme désirable entre ses jambes. Il était parti prendre une douche sans un mot en recouvrant son corps d'un drap. Comment devait-elle réagir à ça? N'était-elle pas aussi désirable qu'elle le pensait? N'était-elle pas une belle femme? Elle avait cru pouvoir le confirmer le soir précédent mais… Était-ce juste son supérieur qui avait perdu l'esprit et qui ce matin retrouvait toute sa conscience?

La blonde fut arrêté dans ses pensées par son téléphone qui sonnait. C'était Will. Elle n'allait pas décrocher maintenant alors que son amant d'un soir prenait une douche dans la pièce d'à côté et qu'elle était collante de sueur et de stupre. Non, elle laissa son téléphone sonner sans décrocher et finalement Will abandonna. Elle se leva, récupéra sa nuisette et rangea la chambre. Elle fit le lit et sortit un costume pour Aaron qu'elle posa à l'entrée de la salle de bain sur une surface plane. Elle ne savait pas quoi faire. elle n'avait pas prévu de tenue pour retourner dans sa chambre au petit matin et rester dans cette chambre en attendant la mettait mal à l'aise. Aaron sortit finalement de la salle de bain tout habillé et lui proposa de s'en servir à son tour. Il lui emprunta sa carte d'accès à sa chambre et alla lui chercher une tenue. Il eu plus de mal que JJ à marier les vêtements entre eux mais ne s'en sortit pas si mal à son goût lorsque JJ sortit finalement de la salle de bain entièrement vêtue. Il lui proposa de s'installer sur le lit et pour éviter d'instaurer un malaise certain en restant debout ou en s'asseyant sur une chaise à côté, il s'assit également sur le lit.

-Nous devons parler de ce que nous avons fait.

-Aaron, je… Je suis désolée, je ne sais pas ce qu'il s'est passé…

Elle entendait par là qu'elle ne comprenait pas la situation qui les avait conduit à cette discussion, elle ne comprenait pas la réaction matinale de l'homme.

-Je dois avouer que c'est entièrement de ma faute. J'étais plongé dans mes pensées à propos d'Haley et j'ai agit sans réfléchir. Tu es une belle femme et sans être mal avisé, tu ressembles à ma femme.

-Je sais, je suis de type caucasienne, je suis blonde avec une morphologie mince.

-Exactement. Je me suis donc emporté et j'ai mal agis. Lorsque nous sommes sortis de l'ascenseur j'ai réalisé ce que je venais de faire et je m'en voulais terriblement d'avoir commencé à... t'agresser sexuellement.

-Non! Ce n'était pas une agression! Je suis celle qui t'a rejoint.

-Mais tu ne l'aurais sans doute pas fait si je n'avais pas d'abord agit de cette façon. Le fait est, ce qui est fait est fait. Qu'importe à qui revient la faute ou comment on a pu en arriver là. La vrai question est que fait-on maintenant?

-Je... je ne sais pas… Qu'est-ce que tu veux Aaron?

-Dans l'idéal et je sais que c'est compliqué, je voudrais garder la relation que nous avions avant, JJ. Nous sommes tous les deux mariés et avec enfant. C'était une erreur qu'importe ce qui nous a poussé à le faire. Je ne le regrette pas, c'est trop tard pour ça. Et ça m'a fait réfléchir. Mais, je ne tiens pas à recommencer.

-Je comprends, Aaron.

C'était faux. Elle ne comprenait pas. S'il avait aimé pourquoi réagissait-il ainsi?

-Maintenant, qu'est-ce que toi tu veux?

-Je... Ce qu'il s'est passé, je ne veux pas l'oublier.

-Moi non plus. C'est trop grand pour l'oublier. Mais je comprends que ta situation avec Will peut en être affectée.

-Autant que la tienne avec Haley et tu réagis plutôt bien à ça.

-On n'est pas là pour se profiler, JJ. On est là pour en parler. Je ne veux pas savoir ce que tu en penses ou comment va ton couple en ce moment. Il faut juste que nous trouvions ce que nous voulons faire.

-Je ne veux pas le dire à Will.

-Je n'en dirais rien alors.

Aaron était cependant dérangé par cette situation. Si ne rien dire avait certes des avantages, c'était aussi malsain dans une relation de couple.

-... Tu vas le dire à Haley?

-Il y a des chances que je le lui dise mais je n'ai pas vraiment besoin de lui dire avec qui.

-Bien.

-Veux-tu que…

-Hors de question que l'équipe soit au courant!

-C'est à dire que… Même si on essaye d'agir comme avant, il va y avoir des accros dans notre comportement. C'est normal et si l'équipe était au courant, cela faciliterait non pas nos relations mais le travail d'équipe sur le terrain. Ils sauront comment réagir.

-Ce sont des profileurs Aaron! Ils savent toujours comment réagir sur le terrain! Et pour ce qu'il en est de leur vision de moi, je ne veux pas qu'elle change! Comment veux-tu qu'ils me regardent ou qu'ils agissent face à Will en sachant ce qu'il est arrivé?!

-... C'est vrai que la situation est compliquée JJ mais ce sont des profileurs, cacher ce genre de choses est simple. Ce qu'il faut c'est que tu sois claire avec ce que tu penses de ce que nous avons fait. Il faut que tu sois claire avec toi-même et… Je pense que tu devrais l'être avec Will. Même si ça posera des problèmes, c'est une preuve de ton amour pour lui que de lui avouer.

-Lui avouer quoi? Que je baise avec mon patron?! Pour qu'il s'inquiète à chaque fois que je pars en mission?! Si je faisais ça ce serait juste pour soulager ma conscience. On ne peut pas dire que ce soit de l'amour.

-... Tu as raison, je ne devrais pas te donner de conseil, je suis celui qui t'a mis dans cette position.

-Je veux juste que tu me traites normalement Aaron. Ne disons rien à l'équipe, je t'en prie.

-... D'accord. Je ne leur dirai rien et j'agirai normalement avec toi.

-Merci.

La discussion fut close. JJ s'en alla dans sa chambre après avoir récupéré l'ensemble de ses affaires et Aaron fouilla quelques instants dans sa valise pour sortir les papiers du divorce. Il les lut avec attention, il n'avait pas été procureur pour rien, il avait apprit ce que c'était que l'arnaque même involontaire. Chaque terme de chaque contrat, document ou message avait une importance. Elle ne pouvait parfois se trouver que des années plus loin mais jamais un mot n'était dénué de sens lorsqu'il était écrit. Alors, même s'il connaissait assez sa femme pour savoir qu'elle ne voudrait rien faire contre lui, il prit le temps d'évaluer les répercussions possibles de chaque phrase. L'avocat de sa femme n'était apparemment pas un requin. Il avait bien fait les choses. Il leur resterait juste à s'occuper des biens matériels mais le divorce et la garde de leur fils était bien réfléchis. La répartition des choses n'était pas à sens unique et c'est ce qui fit justement la différence et convainquit Aaron de signer les documents sans essayer d'en changer une virgule. Il prit son porte-plume et vérifia qu'il marchait bien avant de parapher chaque feuillet avec application. Il nota la date et l'heure de sa signature ainsi que la mention lu et approuvé à côté de chaque signature. Il remplit les trous du document et énonça même sa volonté à trois reprises de finaliser un divorce à l'amiable à faire valider par le juge. Ils s'occuperaient ensuite du partage des biens par eux-mêmes et ils s'engageaient à avoir recours à un conciliateur intermédiaire s'ils rencontraient une difficulté particulière afin de s'assurer qu'il n'y aurait aucune tension entre les deux adultes. Cette assurance permettrait ainsi le partage de la garde de leur enfant de façon plus paisible. Lorsque le brun releva finalement sa tête des documents près d'une heure était passée mais il était définitivement satisfait de ce qu'il avait fait. Il envoya un message à sa future ex-femme pour la prévenir qu'à son retour ils devraient parler, il acceptait le divorce mais voulait pouvoir s'expliquer avec elle de vive voix.

Finalement, Hotch prit ses affaires et se rendit dans le hall de l'hôtel pour manger. Il y rejoignit JJ, Prentiss et Rossi qui lui apprirent que Pénélope était partie tôt travailler et que Morgan l'y avait conduit. Emily et David ne parlèrent que très peu avant de prendre leurs affaires et de leur donner rendez-vous au parking de l'hôtel pour partir avec JJ et Aaron en revanche, ils parlèrent beaucoup sur le chemin de la voiture. Ils avaient évidemment remarqué que quelque chose de physique s'était passé entre leur chef d'équipe et la chargé de communication et intermédiaire avec la police locale. Aaron avait agit des plus naturellement et cela aucun d'eux ne pouvait le contredire. JJ en revanche avait été des plus révélatrices sans le vouloir. Tout d'abord, contrairement à son habitude elle avait été la dernière à se présenter au petit-déjeuner. Ordinairement, Spencer se présentait le premier suivit de Derek s'ils dormaient dans la même chambre puisque le bruit du premier réveillait le second et juste ensuite JJ arrivait sinon, elle arrivait en deuxième ou troisième position avec Aaron qui prenant son rôle de chef d'équipe très à cœur se trouvait souvent présent de bonne heure au bureau afin d'empêcher leur supérieure de lui reprocher quoi que ce soit dans l'organisation de l'équipe en son absence. Aussi, voir le brun arriver tardivement au repas du matin n'était pas une habitude mais n'avait rien d'étrange contrairement à l'arrivée tardive de leur collègue blonde. Plus encore, JJ avait paru très satisfaite et avait eu un air ravi et un teint éclatant, pas qu'elle ait la peau terne en temps normal, mais son comportement leur avait apporté un éclaircissement clair de la situation. Nul doute qu'elle avait prit son pied. Cependant, au moment même où leur supérieur entrait dans la pièce et que la brune le leur faisait remarquer la blonde s'était tendue. Elle avait masqué avec peine une excitation et une gène importante. Ils avaient donc passé la nuit ensemble mais, si cela ne semblait pas perturber Hotch, JJ en était elle toute retournée.

Emily se garda bien de parler de la situation maritale de son amie mais songea que cette situation venait considérablement d'empirer. David pensa la même chose sans savoir que la situation était déjà particulière dans le couple de sa collègue et admit au contraire rapidement que la situation maritale et sentimentale de Hotch devait s'être arrangée. Il avait dû se résigner à signer les documents du divorce que lui avait demandé sa femme et peut-être même comprit réellement qu'il ne l'aimait plus. Il avait simplement gravé ce fait dans le marbre. Emily loin de cette idée pensa simplement que l'aventure extra-conjugale allait être source de bons nombres de problèmes surtout en se remémorant le visage rosissant de son amie lorsque baissant les yeux pour ne pas croiser le regard de son supérieur elle avait diriger le sien vers la partie basse de son anatomie. Bon sang, cette femme n'était pas faite pour avoir des aventures, elle n'avait rien de discret et de naturel dans cette situation au regard des autres.

Emily et David ne se privèrent pas de discuter de leur propre situation en comparant les réactions maladroites de JJ et le flegme d'Aaron à leur propre affaire. Ils avaient presque passé un contrat et cela se révélait très satisfaisant pour les deux parties d'autant que chacun d'eux savait faire la part des choses et était célibataire. Décidément, il était difficile de ne pas profiler quelqu'un lorsque l'on était profileur.

Hotch finit rapidement de manger et prit ses affaires pour rejoindre les autres laissant JJ derrière lui qui décrochait son téléphone après un énième appel de son mari.

-Jennifer Jarreau à l'appareil, qui est-ce?

-C'est moi chéri, Will.

-Will!

-Tu n'as pas vu que j'ai tenté de t'appeler plusieurs fois?

-C'est-à-dire que je ne suis pas réveillée depuis longtemps et je n'ai pas eu le temps encore de regarder mon téléphone…

-Ce n'est pas grave. J'espérai que tu serais de retour aujourd'hui mais puisque l'affaire traîne en longueur, je voulais t'avoir au téléphone dès que possible.

-Il s'est passé quelque chose avec-

-Ne t'inquiètes pas notre petit monstre va bien, il est en pleine forme! Non, je voulais juste te souhaiter un super anniversaire de mariage! Je voulais te dire à quel point je t'aime même si la situation est difficile en ce moment entre notre boulot et la vie familiale. Mais cela ne change rien au fait que je t'aime et que tu es la meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie après Henry. Tu es une femme forte, combative et intelligente en plus d'être une femme magnifique. Et… même si on ne se parle plus autant qu'avant, qu'on rencontre des difficultés et que… tout n'est pas aussi simple qu'on l'aimerait, je voulais te dire qu'on s'en sortira. On s'en sortira à deux et on fera ce qu'il faudra pour s'en sortir. J'ai fait des conneries mais, je n'en ferais plus. Je ne te dirais pas que j'ai changé mais une chose est sûre, je t'aime et je ferais tous les efforts qu'il faudra pour mériter une femme comme toi. Tu es peut-être la mère de notre fils mais tu resteras toujours la femme merveilleuse que j'ai épousé. Je voulais te dire tout ça… Non, je devais te dire tout ça et profiter de cette occasion pour ça. Je t'aime, plus que tout au monde. Je ne veux pas te perdre à cause de ma connerie, du laisser-aller ou de l'habitude. Je dois te mériter et mériter ton amour et pour ça, je vais faire de mon mieux. Je t'aime, mon amour.

-... Je… Merci chéri. Je… t'aime aussi. Bon anniversaire de mariage à toi aussi.

-Il faudra qu'on organise quelque chose quand tu rentreras.

-... Will, je… Ce n'est pas le moment… Ce matin… Hier soir en fait…

-Quoi, tu es occupé? Tu as du travail? Je vais te laisser alors. Encore bon anniversaire de mariage alors! Bisous et à bientôt!

-... Non, ce n'est pas ça… Enfin si. Spencer a disparu. On ne sait pas ce qui lui est arrivé.

-MON DIEU! Il a disparu hier soir c'est ça?!

JJ répondit d'un simple marmonnement que son mari prit pour une validation.

-Fonces le chercher alors! Je ne doute pas que vous retrouverez le parrain de notre fils rapidement et qu'il ira bien. Spencer n'est pas sans défense. Vous y arriverez.

À ces mots, Will raccrocha et JJ réalisa l'ampleur de ce qu'elle avait fait. La culpabilité la faucha sur place. Elle se sentait tomber dans un gouffre, une chute sans fin. Son mari la voyait toujours comme une femme, il ne la voyait pas que comme la mère de son fils. Il était toujours amoureux et il voulait vraiment arranger la situation. Il l'avait appelé pour leur anniversaire de mariage et elle, elle avait couché avec son patron la nuit précédente. Elle en avait voulu à son mari de l'avoir trompé et elle faisait la même chose. La différence était qu'il le lui avait avoué directement. Non en fait, ce n'était pas la même chose… il ne l'avait pas entièrement trompé. Il avait certes embrassé une autre femme et ils avaient certes succombé à leur passion un moment mais il avait tout arrêté avant de coucher avec cette gourde. Il n'avait pas été plus loin que les caresses passionnelles. Il n'avait pas pénétrer cette femme. Elle en revanche… Elle s'était faite prendre par son supérieur, à plusieurs reprises, et avait même, sans once d'un quelconque remords, essayer de recommencer cette expérience le matin même. Le matin de son anniversaire de mariage. Elle avait été vexée que son supérieur l'en empêche. Elle avait comparé le savoir-faire de son mari à celui de son supérieur, elle avait comparé leur beauté physique et avait attisé son supérieur bien plus qu'elle ne l'avait fait avec son mari depuis… avant même qu'il ne la trompe. Leurs problèmes de couple avait mené son mari à avoir un début d'aventure avec une autre mais il s'était reprit à temps d'après elle. Bien sûr, ce n'était pas ce qu'elle pensait le jour précédent. Elle pensait qu'il l'avait trompé et que même si la baise n'était pas consommé, il y avait eu l'intention de le faire. Désormais elle s'apercevait qu'elle s'était trompée, à ses yeux elle était coupable et lui s'il était coupable d'avoir commencé ne l'était pas au même titre qu'elle. Lui avait eu la réaction de tout arrêter. Il avait pensé à elle et avait décidé de la respecter, de ne pas lui faire ça. Elle, non seulement l'avait-elle fait mais en plus, penser à son mari ne l'avait pas freinée. Au contraire, à bien des égards cela l'avait convaincu du bien fondé de ses actes, cela l'avait attisé comme une braise sur le feu. La culpabilité s'empara d'elle et lui comprima le cœur. Elle l'avait fait le jour précédent leur anniversaire de mariage! Elle s'était frottée elle-même à la queue de son supérieur ce matin-même et elle avait voulu punir son mari de cette façon. Comment pouvait-elle se regarder dans un miroir à présent?

L'esprit plein d'interrogation sans réponse, elle rejoignit le SUV du FBI et partit travailler et rechercher Spencer avec les autres, le cœur encombré d'amertume. Si Spencer avait été là, s'il avait su, il lui aurait sans doute cité terriblement des mots qui lui auraient pesé encore plus comme ceux de Polybius: "Il n'y a pas de témoin plus redoutable, pas d'accusateur plus implacable que la conscience qui sommeille en chaque homme" et cette seule pensée suffit à la blesser davantage. Si seulement Spencer n'avait pas disparu, elle n'aurait pas couché avec Hotch et ne se serait pas sentie aussi mal. Pourtant songea-t-elle, elle s'était sentie si bien dans ses bras… son membre enfoncé au plus profond d'elle… ses bourses claquant en rythme sa chair… l'esprit libre de toutes préoccupations, le corps satisfait de mille et une façon…

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Au delà de la Nouvelle-Orléans le second tueur sévissait toujours. Loin des problèmes personnels de l'équipe du DSC du FBI, il s'occupait de ses problèmes personnels et l'un deux était à présent sous ses yeux. Il lisait un article d'un journal dont les ventes venaient d'exploser grâce au témoignage de la personne qui avait découvert les corps des victimes. Son nom était tu par la police et le journal n'en faisait pas mention. L'article était cependant écrit par un journaliste qui avait signé en dessous de l'article et le nom de l'éditrice du journal était également bien inscrit sur le journal. Le journal était un ramassis de conneries! Il n'était pas un tueur sanguinaire! Il n'était pas tel que le décrivait ce journaliste ignorant! L'homme qui avait découvert ses victimes parlaient de ces dernières comme de pauvres victimes innocentes mais ne voyait-il pas que c'était un mensonge! Elles n'étaient pas innocentes! Pas plus que cette femme et que cet homme dévorés par le stupre! Ils étaient dépravés et intolérants! Mais lui, lui n'était pas comme ça! Il était une personne bien et ce qu'il faisait n'était pas mal! Il avait soigné une plaie du monde en tuant ces vermines! Il faudrait qu'il débarrasse définitivement le monde de toutes ces personnes immondes. A commencé par les deux concernés qui se pâmaient devant lui sans le savoir, ils affichaient leur bonheur, leur vice aux yeux de tous. Mais pour que cela soit bien comprit, il devait aussi s'arranger pour que son message passe bien. Il devait faire en sorte que ce journal dise la vérité. Il n'avait rien fait de mal. Il avait libéré le monde de personnes pourries de l'intérieur. Il prit donc sur lui d'écrire un petit message à l'éditrice du journal et au journaliste. Il leur demandait de révéler le nom de leur informateur et de rédiger un article élogieux sur lui, s'ils ne le faisaient pas, il tuerait l'éditrice d'abord et le journaliste ensuite. Il posta son courrier et continua de suivre le couple qu'il avait sous les yeux. Il était temps de leur faire payer…

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Une fois le reste de l'équipe arrivé au poste de police, les recherches du tueur se poursuivirent. Pénélope et Derek continuèrent plus vivement leurs recherches sur Spencer pour compenser l'absence de véritable implication de la part de l'équipe. Ils avaient donné une priorité à L'Artiste considérant qu'il était un tueur et sans doute le kidnappeur de leur coéquipier. Derek et Pénélope venaient à considérer les choses différemment. Pénélope pensait à un mauvais coup du sort, un enlèvement malheureux sans rapport avec L'Artiste, Spencer serait sans doute déjà mort sinon et elle voulait rester optimiste. Derek, David, Jason et Aaron connaissaient la vérité ou presque mais cela avait scindé leur unité en trois, Aaron d'un côté, David et Jason de l'autre et Derek dans un dernier plan.

Une heure a peine plus tard, Derek reçu un mandat du juge lui permettant de pénétrer et fouiller tout lieu appartenant au célèbre Victor Dioskurs grâce à une bonne influence d'Emily même si cette dernière avait fait ça par pur soutien et sans y croire. Il prit donc en charge avec lui une équipe de police et partit à l'hôtel où résidait le directeur de l'entreprise Dioskurs. Il convainquit Pénélope de ne pas l'accompagner et puisqu'il avait avec lui l'inventaire des possessions du suspect listées par l'informaticienne, il se chargerait de trouver Spencer. Il prit donc la route et arriva rapidement à l'hôtel en question. Lorsqu'il sortit du SUV et que les policiers le suivirent, il observa les alentours afin de s'assurer que Victor ne soit pas déjà en train de s'échapper et il répartit les tâches entre les policiers pour surveiller toutes les sorties.

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-Messieurs? Monsieur Dioskurs? Il y a du mouvement au pied de l'hôtel. La police est passée à l'action avec l'ami du docteur Reid. Ils doivent avoir obtenue leur mandat.

-Oui, j'ai appris ce fait à l'instant. Je n'ai rien à cacher du moins c'est ce qu'il doit croire alors nous devons nous arranger pour qu'il ne trouve rien de suspect.

-Votre pièce secrète est-elle sécurisée?

-Oui. Il ne reste plus qu'à exfiltrer Spencer.

-Je me charge de cette partie. Docteur Reid, suivez-moi, vous allez vous changer et nous partirons.

-Il est possible qu'ils sachent pour le second bâtiment…

-... Ils seraient parvenus à le trouver?

-Oui. Pénélope est vraiment talentueuse, elle a du faire le lien.

-Je vais donc m'y diriger avec le docteur et nous précipiterons la protection de la situation.

-Je vais tenter de retenir le plus longtemps possible les agents et vous faire gagner du temps pour évacuer.

-... A cette heure cependant, il y a des embouteillages conséquent sur la route…

-Je te fais confiance Henry. Il ne doit pas tomber entre les mains du FBI, je ne le supporterais pas. Spencer, je te dis à bientôt. Nous nous reverrons très bientôt.

Spencer suivit donc le majordome vers les ascenseurs des employés et se changea dedans. Henry de son côté discutait avec un homme et lui donna de l'argent. L'homme descendit de l'ascenseur au deuxième étage et Spencer eu juste le temps de se placer à côté de Henry avant de sortir de l'ascenseur.

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Derek venait d'entrer dans le bâtiment après que la police en ait fait le tour. Il resta dans le hall un instant et observa les visages des personnes montant et descendant des ascenseurs avant de chercher la direction des escaliers. Il posta deux policiers au rez-de-chaussé et indiqua à d'autres d'emprunter les escaliers. Il se dirigea vers l'accueil et montra le mandat pour connaître l'étage et la chambre de Victor Dioskurs auprès des hôtesses d'accueil. Il ne vit pas passer à quelques mètres de lui un visage familier caché par le corps d'un homme grisonnant. Spencer et Henry habillés dans la tenue standard de groom de l'hôtel poussait le porte bagage de l'homme qu'ils avaient payé dans l'ascenseur en direction de la sortie vers une voiture. Ils traversèrent le hall et Spencer, la tête baissé sous l'indication d'Henry ne résista pas regarder quelques secondes en direction de son ami. Ce qu'il vit le bouleversa. L'homme avait une fatigue évidente gravée sur ses traits, une rage haletante et une détresse sauvage. Il était résigné et combatif tout à la fois. Henry lui rappela de baisser les yeux et il le fit. Il ne voulait pas graver cette image dans sa tête. Ils sortirent du bâtiment, les policiers ne reconnaissant pas le visage de Victor et passant rapidement sur ceux du duo s'évadant, ils laissèrent Spencer aux mains du majordome. Ils mirent les bagages dans le coffre d'une voiture, incertains de la justesse de leur geste mais peu leurs importaient que la voiture et les bagages soient ceux de la bonne personne. Apparemment, c'était bien le cas. Ils montèrent dans la voiture suivante qui venait d'être apporté par le groom de l'ascenseur changé dans ses vêtements de ville et ils prirent les clefs pour garer la voiture au parking. Évasion réussie, ils venaient de filer à l'anglaise. Henry conduisit la voiture dans une direction opposée et finalement, ils se retrouvèrent bloqués dans les fameux embouteillages. Henry demanda à Spencer de passer sur la banquette arrière et de demeurer coucher afin que personne ne le reconnaisse par mégarde et n'appelle la police. La route allait être longue.

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Derek arriva finalement à l'étage de Victor Dioskurs et frappa à la porte pour notifier son arrivée à l'homme. Dioskurs vint lui ouvrir parfaitement habillé, un verre de vin en main.

-N'est-ce pas un peu tôt pour boire du vin?

-N'est-ce pas un peu tôt pour déranger la population?

-Non.

-Alors non également. Mais, je vous en prie entrez. Un verre?

-Non merci, Victor, répondit Derek en révélant dans son intonation toute la hargne qu'il éprouvait pour cet homme.

-C'est bien dommage. Il est excellent. Sinon… Qu'est-ce qui vous amène ici? Vous et vos hommes, cherchez quelques choses peut-être? Je peux vous garantir qu'il n'y a rien ici d'autres que mes affaires personnelles et vous ne trouverez certainement pas quoi que ce soit d'illégale dans cet appartement.

-Même pas un agent du FBI?

-Un agent du FBI? Comment cela, Agent Morgan? Je ne comprends pas bien ce que vous sous-entendez.

-Le docteur Reid est porté disparu et vous le savez très bien.

-En effet, et cela me fait de la peine. J'ai peur pour lui et j'espère qu'il va bien. Néanmoins… Je ne comprends pas que vous me suspectiez de cacher un agent du FBI dans cet appartement.

-Ne me faites pas rire. Il est évident que vous avez quelque chose à voir avec sa disparition. Vous lui tourniez autour et vous le séduisiez depuis un certain temps.

-Ce qui me fait dire que s'il était dans cet appartement ce serait tout à fait volontaire de sa part.

-Non, cela me fait dire que sa disparition est davantage liée à un certain psychopathe. Un tueur en série qui voue un véritable culte à Spencer. Or, en cela, l'Artiste et vous vous ressemblez étrangement. Si Spencer a disparu, je ne doute pas que vous soyez lié d'autant plus compte tenu des circonstances de sa disparition et de l'avocat talentueux dont les amis de Spencer ont bénéficié malgré qu'il soit certainement hors de prix. Le même pour chacun certainement fournis par vos soins pour mieux camoufler votre culpabilité dans l'enlèvement du docteur Spencer Reid. Le fait que ce même avocat ait défendu Cinthya Defée dont le nom doit certainement vous dire quelque chose me fait dire que vous êtes au cœur de ce kidnapping.

-Je ne connais pas de Cinthya Defée. Je ne sais pas non plus quel avocat a défendu cette personne ou s'il s'agissait de la même personne pour les… avez-vous dit "amis de Spencer"? Sont-ils liés à sa disparition? Comment est-ce possible? Spencer m'en avait dit tellement de biens…

-Je suis certain qu'ils n'ont pas compté mal faire. Ils ne se doutaient peut-être pas qu'il remettait leur ami entre les mains d'un tueur en série érotomane.

-Mon dieu! Spencer est entre les mains d'un tel assassin!

-J'en suis certain.

-... Agent Morgan… Vous en êtes seulement certain? Aucune preuve ne vient étayer votre sentiment? Se pourrait-il que Spencer ait juste disparu? Enfin… Se pourrait-il qu'il est en quelque sorte... fugué? Avez-vous étudiez cette possibilité? Il m'avait après tout affirmé que ce travail lui était pesant, que sa formidable mémoire lui faisait revivre chaque enquête que chaque victime se présentait à lui durant la nuit et que ces nuits étaient hantées par les cadavres et les pratiques terribles des assassins aussi bien que par les tortures qu'il avait subit. Ce travail lui prenait tout son temps l'empêchant de vivre la vie sociale normale d'une personne. Il était malheureux de cette situation peu importait à quel point ce travail lui semblait utile et intéressant. Sa capacité à résoudre des crimes semblait à ses yeux être la seule chose qui le caractérisait. J'ai eu du mal à lui faire comprendre qu'il valait mieux que sa seule capacité de réflexion sur l'instabilité psychologique des psychopathes ayant décidé de passer à l'acte. Je… J'ai fait de mon mieux et j'espérais pouvoir aller plus loin avec lui. Je l'espère toujours. J'espère seulement qu'il se porte bien.

-Ne vous moquez pas de moi! Vous avez parlé au passé! Spencer est-il mort, demanda Derek espérant fortement avoir une réponse négative.

Il avait presque murmuré du bout des lèvres ces quatre mots ayant peur de rendre réelle sa terreur la plus profonde.

-NON! Mon Dieu non, je n'en sais rien, Derek en doutait, mais tant que je n'aurais pas son cadavre sous les yeux, il sera vivant pour moi!

-... Spencer est-il vivant? L'avez-vous tué?!

-Je vous l'ai dit, je n'en sais rien! Mais n'évoquez pas cette possibilité! Il est vivant! Il doit être vivant!

-J'ai ma réponse, Spencer est vivant. Il me reste désormais à connaître l'état dans lequel il est et surtout à trouver l'endroit où il se trouve. Et je suis persuadé qu'il est ici ou, s'il ne l'est pas, que vous savez tout de même où il se trouve.

Derek interpella un policier alors qu'il changeait de pièce dans l'appartement et lui demanda s'ils avaient trouvé quoique ce soit, souhaitant surtout entendre que le policier avait trouver un "qui que ce soit" du nom de Spencer. Ce ne fut pas le cas. Cela ne prit pas plus de douze minutes supplémentaire avant que Derek ne se décide à passer à la prochaine étape. Il interpella les policiers et désigna un ex-membre du SWAT comme chef d'unité pour la suite de la fouille.

Derek se retourna vers Victor et le menaça à nouveau de le saigner à blanc s'il ne découvrait pas vite où se trouvait Spencer. Il parla avec le policier qu'il avait désigné et il prit la moitié des hommes avec lui pour se rendre dans un deuxième bâtiment de la ville appartenant à soin suspect numéro un. Ils descendirent donc de l'étage par l'ascenseur et prirent les véhicules de fonction en direction d'un entrepôt à l'autre bout de la ville. Malheureusement l'horaire et la circulation bloquèrent leurs véhicules dans les bouchons. Ce que Derek ne savait pas c'était que pas plus loin de dix minutes devant eux, dans le même bouchon, Spencer attendait caché dans une voiture qu'Henry veuille bien l'emmener il ne savait où.

Victor de son côté commençait très sévèrement à s'inquiéter. L'hôtel avait certes une pièce privée bien camouflée mais il n'était pas certain qu'elle le demeure longtemps. Il fit tout de même comme si de rien n'était tout en préparant un plan. Du haut de son étage et au travers de la baie vitrée, il avait une vue parfaite sur la grande arcade de la ville embouteillée et, de cette hauteur, il voyait parfaitement les voitures de police incapables d'avancer et la voiture qu'avait emprunter Spencer et son ami en bas de l'immeuble ce qu'il avait pu voir de la fenêtre avec ravissement avant d'aller ouvrir la porte à l'agent du FBI. Il n'avait pas de temps à perdre et Henry n'avait qu'une faible avance sur la police. Il devait absolument se rendre à l'entrepôt avant l'agent Derek Morgan mais pour cela il devait fausser compagnie à cette bande de chiens truffiers qui cherchaient des trésors à se mettre sous la dent. Il discuta avec le chef désigné et parvint à lui extorquer qu'ils n'avaient pas le droit de le garder à cet endroit sans raison. Il argumenta avec lui et à force d'habile manipulation, il parvint à convaincre le policier de le laisser s'habiller puis partir. Le temps qu'il s'habille son très estimé avocat arriva dans la suite de l'hôtel et commença à poser problème à la police. Apparemment, entendit Victor, Derek Morgan n'avait pas laissé le mandat entre les mains du dirigeant pour se rendre à son entrepôt. Demandant de prendre à partie Victor et les femmes de l'accueil, l'avocat parvint à découdre la situation en disant que ni Victor ni les hôtesses d'accueil n'avait vu ce mandat et qu'ainsi, son client était bien coopératif de les laisser fouiller cette pièce mais qu'ils n'étaient pas en droit de le retenir contre son grès en l'espèce. De plus, la fouille s'éternisant semblait uniquement abusive faute d'une quelconque trouvaille. L'ex membre du SWAT fut forcé de demander à son équipe de procéder aux dernières vérifications et de finalement quitter la suite. Il tenta bien de demander à garder Victor sous la main en échange de sa coopération mais l'avocat négocia avec lui de laisser Victor partir si le policier pouvait procéder à une fouille corporel rapide et minimale et que Victor jurait de rester en ville les prochains jours et parfaitement joignable.

Il fallut moins de vingt minutes pour que tout cela se fasse et alors que les policiers quittaient sa suite, Victor les devançait avec le soutien de son avocat et courrait jusqu'au parking prendre sa moto. Il avait maintenant vingt minutes de retard sur les policiers et trente sur Spencer pour arriver à l'entrepôt. La moto lui permettrait sans doute de ne pas ralentir dans les bouchons mais Victor espérait de tout son être arriver avant les policiers à cet entrepôt. La moto rugit férocement au moment du démarrage et la gomme des pneus qu'il laissa derrière lui dans un dérapage ne l'inquiéta pas plus qu'il ne l'était déjà. Son majordome arriverait-il à temps? Et lui-même?

L'ex membre du SWAT prit immédiatement son téléphone pour prévenir l'agent Morgan du FBI du départ précipité de Victor en moto. Derek haïssait autant cela qu'il s'en satisfaisait. Il y avait bien quelque chose à l'entrepôt et peut-être même quelqu'un. Spencer, pensa-t-il. Ce devait être lui. Il fit mettre les gyrophares sur les toits des voitures et accélérer au maximum. Spencer ne devait pas lui échapper.

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Henry arriva finalement au niveau de l'entrepôt désaffecté que Victor avait racheté et réaménagé. Il demanda à Spencer de rester bien caché dans la voiture qu'il gara à distance raisonnable et couru vers l'arrière du bâtiment. Il fallait qu'il se dépêche où Victor allait subir une insurmontable déconvenue et c'était un euphémisme d'une ironie détestable pour le majordome attitré. Il se dépêcha d'ouvrir les diverses serrures de la porte et se précipita à l'intérieur lorsqu'il entendit une voiture s'arrêter en dérapant devant l'entrepôt, éteindre ses gyrophares et les portières s'ouvrirent. Il n'aurait pas le temps, c'était trop tard. Il referma la porte derrière lui sans la claquer et se retourna finalement vers l'intérieur de la pièce.

Derek sortit de la voiture en courant presque et en criant des ordres aux prochaines qui arrivaient. Il s'avança vers l'avant de l'entrepôt et fit des signes vers plusieurs policiers pour qu'ils fassent le tour de l'entrepôt de chaque côté. Il s'approcha de l'entrée et demanda à un policier de forcer le cadenas fermant les doubles portes battantes. Ce fut une opération rapide. Les policiers ayant fait le tour lui signalèrent par talkie-walkie qu'ils n'avaient rien à signaler et que la voie était libre autour de l'entrepôt, il n'y avait rien si ce n'est quelques voitures en stationnement. Il leur demanda d'entrée dans l'entrepôt en même que l'équipe principale à l'avant du bâtiment à son signal. Derek se plaça en première ligne et enfonça les portes avec vigueur pour entrer en donnant le signal.

Henry vit l'agent Morgan entrer dans la pièce et se tendit plus qu'il ne l'était déjà. Il entendit un groupe de policier passer par la porte qu'il avait emprunté et se disperser dans la pièce. Il n'avait jamais été aussi paniqué qu'à cet instant mais il n'en montra rien. Il se força à expirer durant sept secondes pour prendre sur lui et agir normalement.

Derek s'était attendu à bien des choses en venant dans cet entrepôt. Il avait espéré y trouver Spencer et lorsqu'on lui avait signaler que Victor avait quitté l'hôtel à toute vitesse en moto, il avait même pensé que ce serait le cas. Il ne pensait en revanche pas une seule seconde arriver dans un entrepôt et y trouver quelqu'un d'autre. Comment était-ce possible?

-Agent Morgan… Surpris de me voir? Le trafic est assez dense à cette heure-ci, rien de plus normal que la police, aussi lente soit-elle d'habitude, soit contrainte d'arriver trop tard.

-Victor... J'espère pour toi que tu ne dis pas 'trop tard' en parlant de Spencer.

-Derek, j'espère pour toi que ce n'est pas une menace. Parce que je n'aime pas les menaces. J'ai tendance à les exécuter trop vite à la place de celui qui à oser me confronter.

Henry sentit ses poils se dresser sur son corps, il était en colère.

-Henry, apportes-moi un peu de café. Tu me dois bien ça.

-Oui, Monsieur, évidemment.

Derek était déstabilisé. Oui, il s'était attendu à beaucoup de chose en venant dans cet entrepôt. Mais y trouver Victor Dioskurs, il ne s'y était pas attendu. Trouver un Victor Dioskurs confortablement installé dans un canapé au milieu d'une pièce toute équipé semblable à un salon dans un entrepôt qui devrait être désaffecté… un salon tout confort et plutôt bien décoré... sans Spencer, sans tableaux volés, sans rien de suspect à première vue… Non, il ne s'y était pas attendu du tout. Pourtant… Son esprit lui disait qu'il y avait quelque chose à creuser. Victor n'avait pas flanché d'un cil à l'hôtel mais, à peine arrivait-il ici, il arborait un comportement colérique prononcé. Derek était proche de la vérité, proche du fond de cette affaire comme il ne l'avait jamais été auparavant. Il touchait au but. Il envoya ses hommes inspecter les pièces créées dans cet entrepôt une à une. Les preuves devaient être ici, l'hôtel n'était pas assez privé pour que Victor considère possible d'y cacher quoique ce soit mais ici… dans cet entrepôt aménagé par ses soins… Il fallait que Derek découvre et comprennent ce qu'il avait sous les yeux depuis la début, la clef de leur enquête, la clef de la disparition de Spencer. Il le sentait, il n'en était pas loin. De toute façon, que Victor soit arrivé avant lui ou non, ne changeait rien. Il n'avait certainement pas du avoir le temps de cacher quoique ce soit. Tout devait encore être en place, sur place.

Henry trembla légèrement en versant du café dans une tasse lorsque l'agent du FBI aboya aux policiers de fouiller les lieux. Ils avaient le problème devant eux, pourvu qu'ils ne se rendent compte de rien. Il s'approcha finalement de son employeur et le regarda droit dans les yeux en lui donnant son café sous le regard scrutateur de l'ami de Spencer. Il questionna son employeur du regard ne sachant trop ce qu'il voulait réellement savoir mais celui-ci lui répondit avec un rictus hautain et un regard perçant. Il aurait eu affaire à un requin, il s'en serait sentit soulagé. Était-ce trop tard à présent? Il espérait pour Victor et Spencer que non. Quand il pensait que l'agent noir n'avait qu'à sortir de l'entrepôt pour enlever Spencer à nouveau, il en avait des frissons. Que se passait-il dans la tête de son employeur en ce moment? Il n'en savait rien.

En réalité, l'homme s'amusait désespérément à voir "Monsieur FBI" diriger les policiers et tourner en rond dans ses recherches. Nul doute que ce serait infructueux. Si Henry était dans cette pièce, Spencer n'était pas loin, mais pas ici pour autant. Il devait attendre caché dans la voiture à quelques mètres de l'entrepôt et cela était tout simplement hilarant pour lui.

La fouille dura de longues heures et, durerait des jours s'il le fallait, pensa Derek. Les policiers ne se laissèrent pas démonter en l'absence de trouvaille, ils ne s'éparpillèrent pas à l'écoute des klaxons des voitures dans les bouchons, ni au bruit des moteurs rugissants de deux-roues fendant la circulation, ni lorsque le bouchon finit par se diluer lorsque l'heure de pointe fut terminée. Il ne se passait rien dans cet entrepôt. Le temps s'était comme arrêté. Spencer de son côté s'ennuyait fermement mais demeurait caché dans la voiture. Il avait prit une décision en suivant son cœur et il se rendait bien compte des conséquences douloureuses qu'il devrait continuer à subir pour cette raison. Nul doute que la personne en charge de l'enquête dans l'entrepôt devait être Derek. Il ne savait pas ce qu'il y avait dans l'entrepôt, mais cela devait être important pour qu'Henry les emmène jusqu'ici alors que lui et Victor devait se douter que cela serait la prochaine étape de la police. Les tableaux volés peut-être? Qu'arriverait-il à Victor et Henry si c'était le cas? Et si Derek les trouvait, eux ou lui? Le temps passa et Spencer commença à avoir une faim poignante. Il ne bougerait pas pour autant.

Plusieurs policiers commencèrent à désespérer aux alentours de trois heures de l'après-midi. Ils avaient tout inspecté, fouillé, retourné et n'avaient rien trouvé alors sous les ordres de l'agent du FBI ils avaient recommencé, encore et encore. Le reste de l'équipe qui avait dû resté à l'hôtel les avait rejoint rapidement avec l'avocat de leur suspect parmi eux. Cela n'avait rien donné. Ils reçurent des appels de leur supérieur à quelques reprises parce qu'il manquait de force de police pour les cas normaux du métier et c'est lorsque Derek raccrocha pour la quatrième fois au nez d'Aaron qu'il soupira et leur demanda de finir une dernière fois l'inspection générale de l'entrepôt et de faire un tour aux alentours de l'entrepôt, voir s'il n'y avait pas quelque chose qui clocherait. L'examination intérieure fut expresse et celle extérieure débuta avec un petit entrain renouvelé. Le téléphone de Derek sonna à nouveau et alors qu'il s'apprêtait à raccrocher au nez de son patron encore une fois, il aperçut le nom du contact l'appelant. Victor lui décrocha un sourire mauvais alors qu'il prenait l'appel. Il détestait viscéralement cet homme, c'était confirmé à présent.

-Des nouvelles intéressantes sur Spencer ma beauté?

-Désolé mon apollon mais je n'ai rien dessus. Et toi? Tu as des réponses à me fournir?

-Pas plus que toi hélas… On a fait choux blanc comme on dit. Pourtant… Je suis sûr d'être proche.

-Alors continus à t'accrocher, on doit bien ça à Spencer. Mais pour l'instant, il va falloir mettre ça de côté. Il y a eu un important accident sur l'une des artères principales de la ville, un camion citerne est impliqué. Il a été obligé de prendre la route traversant la ville à cause de travaux sur l'embranchement que le conducteur prend habituellement et qui contourne la ville. Pour l'instant tout est sous contrôle, la plupart des effectifs sont allés là-bas et le reste aide à la circulation aux alentours. Des pompiers essaient de redresser le camion citerne sans brusquerie et sous la vigilance policière pour éloigner les curieux. Ce qui fait qu'on manque énormément d'effectif pour les petits malfrats au poste et pour garantir la sécurité partout ailleurs en ville or l'accident a créé une certaine effervescence. Hotch a tenté de t'appeler mais…

-Je sais, désolé.

-Ce n'est pas à moi que tu dois t'excuser, mon sucre. Je sais parfaitement pourquoi tu fais ce que tu fais. Maintenant, entre L'Artiste, la disparition de Spencer et les crimes habituels, la police a vraiment besoin de renfort et rapidement si on ne veut pas que ça dégénère. Et puis… Je crois que l'équipe va devoir se rassembler à Charlotte, en Caroline du Nord pour attraper définitivement le tueur en série. Les supérieurs insistent et sont eux-mêmes harcelés par leurs supérieurs de ce que j'ai compris d'un appel qu'à reçu Hotch. On reviendra après mais… J'ai peur.

-J'arrive immédiatement, on en discutera ensemble ce soir.

-Pour Spencer… et Victor… ça… ça s'arrangera tu verras.

-Je ferais tout pour, ma douce. Je te le promets, ça s'arrangera.

Il raccrocha et se tourna vers Victor et son majordome. Il approcha d'eux et les fixa du regard avec puissance. En quelques mots, il les convaincu de son insistance et de son inflexible persistance.

-Vous ne perdez rien pour attendre. Je trouverai Spencer et je vous ferais enfermer à vie. J'irai même jusqu'à réclamer la peine de mort pour le plaisir. A moins que je ne me décide à être juge, jury et bourreau. J'ai bien le droit à une petite bavure de temps en temps non? Une raclure par ci, un Artiste par là… Pas de panique, Victor. Je ne t'oublie pas. Tu es ma priorité numéro une. Je serais toujours derrière toi, tout le temps jusqu'à ce que je puisse t'enfermer pour de bon.

-Crois-moi, je ne panique pas. Tu ne me fais pas peur, l'ennui me terrorise plus que toi. La solitude, me terrorise plus que toi. Et Spencer… me serait d'une excellente compagnie… si tu parvenais à le retrouver bien entendu.

-Allez les gars, on remballe!

-Henry, faites-moi sortir d'ici, ces locaux empestent la vermine à présent.

-De... De suite, Monsieur Dioskurs.

Les deux hommes sortirent par la porte arrière de l'entrepôt et Henry regarda derrière lui en direction de l'entrepôt avant de se faire réprimander par son employeur et de poursuivre sa route. La porte se ferma derrière eux alors même que les policiers quittaient le bâtiment. Derek sortit le dernier un goût amer sur la langue. Il se retourna lui aussi pour observer l'intérieur du salon et baissa les yeux emprunt de défaitisme. Mais… Que faisait ce cadenas sur les portes à leur arrivée? Victor avait-il voulu les ralentir le temps de cacher quelque chose? Derek décida finalement de penser à la suite de ses actions avec Victor Dioskurs alors qu'il montait dans la voiture et qu'il mettait les gyrophares. En partant, il vit le majordome indiquer marcher en amont de Victor toujours aussi tendu qu'il le lui avait semblé durant la fouille. Il fallait dire, son employeur avait été particulièrement colérique durant le temps qui passait.

Henry subissait la colère de son employeur. Monsieur Dioskurs n'avait pas aimé cette situation. Son comportement s'allégea cependant soudainement en approchant de la voiture et en voyant l'ombre de Spencer au travers de la vitre arrière. Henry fit le tour de la voiture pour prendre la place du chauffeur avec une angoisse grandissante pour Spencer. Et s'il s'était trompé? Si cela était une mauvaise idée de suivre le plan de Victor? Si cela allait blesser Spencer Reid? Il n'avait pas le temps de penser à cela pour l'instant. Il démarra le moteur de la voiture soucieux de ne pas regarder dans le rétroviseur pour ne pas croiser le regard de monsieur Dioskurs ni celui de Spencer, surtout pas celui de Spencer alors que des doutes l'assaillaient. Que ferait Victor à présent? Qu'attendait-il de lui? Où devait-il aller? Il ne poserait pas la question aux passagers de la voiture. Il allait juste rouler en attendant une direction à suivre.

Spencer avait été soulagé de voir Henry et Victor s'approcher de la voiture mais il remarqua vite l'humeur colérique de son nouvel amant. Il ne l'avait jamais vu ainsi, c'était nouveau et surprenant. Au moins, il était là. Lorsque Victor ouvrit la portière et se glissa dans la voiture en le dévorant des yeux, Spencer fut surpris d'y voir une étincelle prête à s'embraser. Victor le prit rapidement dans ses bras et le plaça sur ses genoux comme un enfant. Il lui caressa les cheveux et le serra à nouveau contre lui avec fermeté et puissance.

-Je suis là Spencer, enfin. Je suis là, avec toi et tu es à moi. Nous serons toujours ensemble. Plus rien ne pourra nous séparer. Je vais t'aimer et te protéger comme il se doit, comme tu le mérites.

Que s'était-il passé dans cet entrepôt pour que Victor et Henry soient aussi tendu? Pour que Victor soit aussi colérique et pour qu'il réagisse en le serrant un peu trop fort entre ses bras? Pourquoi venait-il de dire des mots aussi perturbant? Cela ne lui ressemblait pas…


Coucou chères lectrices, cher lecteurs! Je ne suis pas morte!

Vous devez avoir prit l'habitude de mes lentes… très lentes parutions depuis le temps! Je suis profondément désolée pour cela!
Mais voilà, cette fois-ci ne fais pas exception à la règle. Pire encore, cela fait des mois que je n'ai pas posté! J'ai beaucoup lu en revanche pour me détendre après mes longues journées sans jamais réellement me poser pour écrire… J'ai finalement réussi à trouver quelques moments par-ci par-là pour vous écrire cette suite et vous la poster avant d'entamer ma période d'exams. Donc vous n'entendrez plus parler de moi pendant encore un moment.

Je remercie ceux qui ont attendu la suite même avec désespoir et ceux qui continue de venir et de me lire malgré l'attente rallongée à chaque fois. Je remercie aussi du fond du cœur toutes celles et ceux qui m'ont laissé leurs merveilleuses reviews, dont je me suis absolument régalée à la lecture!

Ce chapitre est plus perturbant que les autres, du moins c'est l'effet que je voulais donner. L'équipe va traverser un cap et ne saura plus quoi faire, Derek plus particulièrement. La relation de Victor et Spencer va se développer différemment à partir de maintenant puisqu'ils seront ensemble et que Spencer n'aura plus l'équipe ou l'enquête sur L'Artiste à considérer. Je ne sais pas ce que vous vous imaginez pour la suite mais j'ai ma petite idée sur la question et je crois bien que ce sera complétement différent de ce à quoi vous vous attendez. Dans tous les cas le prochain chapitre marquera un tournant de l'histoire! (Patientez quand même… j'ai l'idée très claire en tête, la mise à l'écrit est encore brouillonne).

En tout cas, je continuerai d'écrire avec bonheur pour vous poster la suite peu importe le temps que ça prendra (j'ai assimilé le fait que faire des promesses ne me menait à rien sur la question…). Si vous avez des questions, n'hésitez pas, je pourrais répondre à certaines d'entres elles tout en restant secrète sur la suite de l'histoire.

Gros câlin à toutes et à tous, pleins de bonnes choses,
Et si je ne reviens pas avant, bonnes fêtes de fin d'année à tous!

YYY