Chapitre 26

Bonjour à toutes, je vous livre le dernier chapitre de cette fic avec un pincement au cœur comme toujours lors des derniers chapitres... et surtout enfin ce que vous attendez...


Dean était assis et discutait tranquillement avec Balthazar chez lui. Le carnaval était passé et la vie quotidienne avait repris ses droits. Personne n'avait parlé du comportement que Castiel et lui avaient eu lors de la soirée de Mardi Gras ainsi que le lendemain. Il était soulagé que ses amis comprennent qu'il avait besoin d'oublier tout ça. Gabriel s'assit à côté de Balthazar, l'embrassa en passant sa main dans son dos jusqu'à sa nuque et en le gardant serré contre lui quelques instants. Dean les regarda faire, il était heureux pour eux, Balthazar semblait transformé et ils étaient tous les deux beaucoup plus détendus et sereins.

Quand il les voyait ensemble, il était content pour eux mais quand ils s'embrassaient ou avaient des gestes tendres, il ressentait toujours un pincement au cœur. Il aurait pu connaître ça lui aussi, mais il avait choisi d'oublier l'amour et il se consolait en se disant qu'il avait bien fait vu ce qu'il s'était passé lors de sa dernière rencontre avec Castiel. Lors de la soirée de Mardi Gras, il avait essayé de se montrer détaché mais il avait eu l'impression que ses gestes et ses mots sonnaient faux. Celui-ci avait voulu se comporter comme son ami, il avait essayé de lui parler à plusieurs reprises mais il n'avait pas pu rester face à lui. Supporter sa présence sans pouvoir le toucher l'avait fait souffrir et il ne voulait pas lui montrer qu'il éveillait encore des sentiments chez lui, il ne voulait plus se montrer faible et souffrir pour un homme qui ne le considérait que comme un ami. Même les derniers mots qu'il lui avait adressés semblaient être dits pour le tourmenter.

Le regard de Gabriel se posa sur Dean ce qui le sortit de ses pensées sombres et l'étincelle que son ami avait au fond des yeux se modifia. Il lui tendit un morceau de papier plié qu'il attrapa en tendant le bras.

- « Tu dois aller le voir. » Il sentit dans la seconde son cœur être compressé dans une poigne de fer, sachant pertinemment de qui il parlait.

Gabriel avait tenté de résister mais il devait faire quelque chose pour Castiel et Dean. Il avait annoncé à son frère qu'il était avec Balthazar et avait attendu que Castiel se souvienne de leur discussion le soir de Mardi Gras mais celui-ci évita le sujet. Il avait donc décidé d'attaquer le problème différemment et ce soir était le bon soir. Il aborda le sujet de Castiel en tendant à Dean un morceau de papier et celui-ci l'attrapa sans se douter de ce qui allait lui tomber dessus, en fronçant les sourcils. Il regarda Balthazar pour juger de sa réaction mais il le regardait sérieusement aussi et hocha la tête. Il baissa les yeux sur le morceau de papier.

- « C'est son adresse », précisa Gabriel sans attendre. Dean posa le papier qu'il avait maintenant en main sur la table et leva les yeux au ciel de frustration. Il en avait assez d'avoir toujours ce même sujet de conversation.

- « C'est pas vous qui avez passé les derniers mois à me dire de l'oublier ? », d'une voix lasse où perçait la contrariété.

- « Il ne fallait pas l'écouter », lança Gabriel en voulant détendre l'atmosphère qu'il avait senti changer en frappant sur l'épaule de Balthazar qui ne réagit pas.

- « J'en n'ai pas besoin », en se levant et en s'éloignant de la table où le papier gisait. « J'en ai assez de lui courir après pour me prendre des coups dans la gueule.

- « Il a été touché par le comportement que tu as eu pour Mardi Gras et...

- Le comportement que j'ai eu ? », en pouffant d'un air ahuri où transpirait la douleur de sa blessure. « Il m'a envoyé chier un nombre incalculables de fois et parce que cette fois je me suis méfié, ça ne lui a pas plu », en s'énervant.

- « Ce n'est pas ce que j'ai dit... », tenta de s'expliquer Gabriel.

- « Ça revient au même », trancha Dean d'une voix forte. Il ferma les yeux et se força à retrouver son calme. « Ecoutez... j'en ai assez... J'ai souffert et je souffre encore », sans les regarder, « mais j'ai fini par croire que ça allait passer », en sentant sa gorge se serrer et sa voix se mit à trembler. Il frappa du poing sur la table de travail contre laquelle il était appuyé. Il était en colère contre ses amis de le remettre dans cet état et il était en colère contre lui-même d'être encore aussi sensible quand Castiel était évoqué. « Je sais que j'ai de la chance de vous avoir..., ça aurait été encore plus difficile... mais vous devez comprendre que c'est fini ».

Balthazar hocha la tête sans rien dire et Gabriel se leva pour le prendre dans ses bras. Dean resserra ses bras autour de lui et il retint les larmes qui lui brûlaient les yeux.

- « Je suis désolé... je ne veux pas que vous vous perdiez parce que vous êtes restés tous les deux sur vos réserves. Je comprends que tu ne veuilles plus te faire repousser mais si tu vas le retrouver... je suis sûr qu'il ne te repoussera plus. Il... »

Dean se détacha de son accolade, se redressa rapidement et essuya ses yeux de ses mains en soufflant un bon coup pour alléger toute la tristesse qu'il ressentait et recula de quelques pas.

- « Je ne veux plus en parler », en relevant la tête et en les regardant tous les deux dans les yeux.

Il savait que Gabriel voulait les rendre heureux mais ce n'est pas lui qui s'était fait mettre à la porte plusieurs fois, qui s'était fait jeter alors qu'il était complètement amoureux et qui n'avait pas réussi à discuter avec lui il y a peu de temps.

Dean se mit au volant de sa voiture et roula un long moment. Il n'y a que comme ça qu'il arrivait à réfléchir sereinement. Benny lui avait donné son avis, Gabriel et Balthazar lui avaient parlés, il n'avait pas voulu contacter Sam. Pas encore, il devait prendre sa décision avant. Ça faisait plus de six mois qu'il connaissait une nouvelle vie. Il n'avait jamais été aussi heureux mais il n'avait jamais autant souffert non plus.

Et cette souffrance continuait de s'insinuer dans les moindres aspects de sa vie. Tout lui rappelait Castiel, la ville, ses amis. Il devrait arrêter de voir Gabriel et Balthazar mais il ne pouvait pas, ils avaient été là pour lui quand il n'allait pas bien et il avait encore besoin d'eux. Mais tout ça le torturait sans raison, il devait faire quelque chose pour se sortir de cet état ou Castiel lui bouffait encore le cerveau et le cœur.

Dean conduisit toute la nuit, il pensa à cette année qui venait de s'écouler et à ce qu'il connaissait maintenant. Castiel l'avait rendu heureux et l'avait fait souffrir, en revanche Lucas voulait le rendre heureux à l'écouter. Il lui promettait tout ce que Castiel avait eu tant de mal à lui donner. Il l'avait laissé l'embrasser un jour alors qu'il était déprimé et quand il avait posé les mains sur lui, il l'avait repoussé sans attendre. Ce n'était pas ce qu'il voulait à ce moment mais peut-être que maintenant c'était ce dont il aurait besoin…

Dean roula encore plusieurs heures et se gara. La température était fraîche et une couche de buée se formait déjà sur le parebrise. Il avait réfléchi et réfléchi encore. Et il avait finalement prit sa décision en trouvant le morceau de papier que Balthazar avait glissé dans la poche de sa chemise, après plusieurs jours de route, il était arrivé dans le Montana. Il resta assis dans son fauteuil, les doigts resserrés sur le volant. Après tout ce temps à essayer de l'oublier, il avait encore un espoir.

Le paysage était magnifique, le soleil se levait dans la vallée et éclairait les montagnes environnantes. Il apercevait la lisière de la forêt touffue et les grands espaces de prairies qui entouraient la maison. Tout était silencieux et les oiseaux semblaient s'éveiller avec les rayons de soleil. Il frissonna dans ses vêtements trop légers pour cette région à cette époque. La température n'avait rien à voir avec celle de la Nouvelle-Orléans.

Son regard se focalisa sur la maison en bois à un étage, quelques marches pour accéder à la petite terrasse où une balancelle attendait ses occupants devant une fenêtre. Il balaya les fenêtres du regard et son cœur se mit à battre plus rapidement quand il vit une lumière apparaître à l'étage et quelques minutes plus tard au rez-de-chaussée.

Dean resta encore immobile un long moment en essayant d'imaginer ce qu'il se passait entre ces murs, Castiel devait préparer le petit-déjeuner, Sophie se préparait pour l'école. Il avait peur et il se sentait tétanisé. Il claqua la portière de sa voiture doucement et s'approcha en sentant grandir en lui cette peur qui le rapprochait à chaque pas de la panique. Il monta les quelques marches et aperçu à travers la fenêtre un salon chaleureux. Il souffla pour tenter d'alléger son angoisse et fit le dernier pas qui le séparait de la porte.

Il frappa et comme il s'y attendait, il entendit le bruit de la course de Sophie dans la maison. La porte s'ouvrit à la volée et il vit apparaître une petite tête. La petite fille resta surprise alors que la voix de Castiel demandait qui était là. Elle lui sauta dans les bras, Dean la souleva pour la serrer contre lui et elle se mit à rire d'excitation. Elle appela son père en criant et Dean sentit ses entrailles se contracter. Quand il releva la tête Castiel était dans le couloir et le regardait surpris lui aussi.

- « Bonjour... j'ai finalement profité de l'invitation », avec un sourire craintif et un ton un peu trop dur de peur de se faire repousser encore une fois.

Il était sûr de l'accueil de Sophie mais en ce qui concernait Castiel, il se méfiait toujours et il se détendit quand il le vit sourire à son tour. Il était soulagé, il n'allait pas le mettre à la porte et ils allaient pouvoir discuter. Il entendait Sophie lui parler mais il ne l'écoutait pas, toute son attention était concentrée sur Castiel qui ne le quittait pas des yeux et dans lesquels il voyait une nouvelle étincelle. Celui-ci l'invita à entrer et ils restèrent encore un moment à se regarder en silence. Ce silence n'avait rien à voir avec celui de la dernière fois, ils se regardaient dans les yeux et ils n'avaient pas perdu leur sourire mais ils restaient gênés de se retrouver ainsi, n'osant pas bouger ni parler devant Sophie. Sentant que ce dont ils avaient rêvé n'était plus très loin de leur portée. Ils furent ramenés à la réalité par Sophie et Dean la posa à terre.

- « Je... je dois la conduire à l'école », dit Castiel d'une voix peu assurée.

- « Je veux bien l'emmener si elle est d'accord », en baissant la tête et en quittant son regard pour la première fois depuis qu'il était arrivé.

Sophie sauta de joie à cette idée, enfila son manteau pendu dans l'entrée et attrapa son sac posé contre le mur. Dean regardait Sophie se préparer avec un sourire étincelant et Castiel en revanche ne le quittait pas des yeux. Dean fut entraîné par ce tourbillon et il sortit de la maison avant de se retourner pour voir Castiel.

- « Je reviens

- Je t'attends »

Dean maintenant souriait comme un bienheureux, il retrouvait les deux personnes qui étaient devenus les plus importantes pour lui. Il écouta Sophie lui parler des environs tout en lui indiquant le chemin qu'il devait prendre pour la conduire à l'école. Quand il fut de retour chez Castiel, celui-ci discutait sur le porche avec un homme un peu plus âgé. Il lui présenta Jack et celui-ci lui souhaita la bienvenue. Ils échangèrent quelques mots et Dean appris que Castiel allait travailler avec lui toute la journée et il proposa son aide avant de frissonner de froid.

- « Tu n'as rien de plus chaud fiston ? », en écarquillant les yeux.

- « Il fait plus chaud d'où je viens.

- Et tu n'as rien pris en prévision ?

- Je suis partit sur un coup de tête…, seulement avec quelques affaires… je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre », en se tournant vers Castiel.

- « Je vais te chercher une veste », répondit le brun et il revint avec une veste épaisse que Dean enfila avec plaisir.

Il les suivit et les écouta parler travail et appris tout ce que Castiel faisait maintenant. Jack se moqua gentiment de lui en expliquant à Dean comment il se débrouillait au début mais il lui dit que maintenant, il travaillait comme un vrai exploitant.

- « J'en suis sûr, il a beaucoup de volonté et il fait tout ce qu'il faut pour s'en sortir », en regardant le brun fièrement et Castiel lui sourit avant de détourner le regard.

Ils passèrent la journée tous les trois et Dean en profita pleinement pour apprendre à connaitre sa nouvelle vie. Il passait ses journées dehors, vérifiait les ruches et réparait celles qui en avaient besoin, surveillait son jardin et récoltait les légumes qu'il vendait ensuite sur le marché et quand Sophie rentrait en bus de l'école, il passait un moment avec elle avant de sortir travailler encore un moment pour remettre en état la grange derrière la maison avant le repas du soir. En milieu d'après-midi il se proposa pour aller chercher la petite à l'école et passer un moment avec elle. Ils rentrèrent tous les deux un peu plus tard que d'habitude et ça avait laissé le temps à Castiel de faire tout ce qu'il devait terminer. Ils passèrent la soirée autour d'un repas simple et dans une ambiance chaleureuse. Les regards de Dean et Castiel se cherchaient souvent mais ils n'avaient esquissé aucun geste devant Sophie. Ils montèrent tous les trois à l'étage, Castiel lu l'histoire du soir à Sophie alors que Dean s'installait dans la chambre d'amis.

Il entendait le bruit de leurs voix et posa son sac sur le lit avant d'en sortir les quelques vêtements qu'il avait préparé. Il n'osait pas croire à la journée qui venait de se passer et à ce bonheur qui était à portée de sa main.

- « Je ne sais pas ce que signifie ta venue », dit Castiel en avançant d'un pas dans la chambre et en fermant la porte derrière lui.

Dean se tourna vers lui, le moment était venu, c'était sa dernière chance pour lui faire comprendre qu'il l'aimait et qu'ils pouvaient vivre ce qui leur était offert.

- « Qu'est-ce que tu voudrais que ça signifie?

- Je n'ai pas le droit…pas après t'avoir fait souffrir comme ça… », sans le regarder.

- « Cas' », souffla-t-il, fatigué à l'idée de devoir se battre alors qu'il espérait qu'il avait enfin compris.

Castiel ne savait pas ce qu'il pouvait ressentir depuis qu'il avait vu Dean débarquer chez lui. Ils avaient passés la journée cote à côte sans pouvoir parler pour autant et maintenant qu'ils se retrouvaient seuls, ils étaient temps d'affronter la situation. Gabriel avait ouvert ouvert son cœur à Balthazar et même après tout ce qu'ils avaient traversé, ils étaient heureux. Il pourrait connaitre ça avec Dean, il avait compris que leur différence d'âge n'était rien, que Dean savait ce qu'il voulait et que ses sentiments étaient réels. Il pensait encore à ce qu'il avait ressenti la dernière fois qu'ils s'étaient vu, quand Dean avait tourné les talons, las de ses hésitations. La peur, la déception, la colère, l'amertume, et il ne voulait plus revivre ça.

Dean vit Castiel relever la tête avec un air plus sûr et un éclat dans son regard qu'il avait souvent rêvé revoir. Il s'approcha rapidement, se jeta sur lui et Dean sentit ses mains l'agripper, son corps percuter le sien et sa bouche se mettre à le dévorer. C'était la première fois que le brun montrait autant de passion et d'envie et il le serra contre lui en laissant ses mains partir à la redécouverte de ce corps qui lui avait tant manqué. Ils se déshabillèrent rapidement tout en s'embrassant et en se caressant. Il recula sous la pression de Castiel et se laissa tomber sur le lit avant de se redresser sur les coudes et de se reculer pour être mieux installé. Castiel le regarda un moment sans bouger puis il monta sur le lit, se positionna au-dessus de lui et retrouva ses lèvres.

Dean avait besoin d'encore plus de contact et se cambra pour sentir le corps de Castiel au-dessus du sien. Il gémit et le serra dans ses bras pour le tenir encore plus fermement contre lui. Ils perdirent rapidement le contrôle, se frottant l'un à l'autre avant que Castiel ne relève la tête pour pouvoir parler en gardant un minimum de raison.

- « Je n'ai pas de … », en fermant les yeux en grimaçant légèrement avant de les ouvrir. « Tu as couché avec lui… ou avec…? », sans le regarder, gêné de sa question. Dean caressa ses sourcils froncés et lui sourit tendrement en posant sa main sur sa joue alors que leurs regards se trouvaient à nouveau.

- « Non, je n'ai couché avec personne d'autre. Et toi ? », d'une voix grave.

Castiel secoua la tête négativement en souriant à nouveau avant de se jeter sur lui avec encore plus de passion. Il l'embrassa profondément avant de couvrir son cou de baisers et de s'enfoncer plus loin sous sa mâchoire.

- « Je t'aime », murmura Castiel contre sa peau.

Dean sentit son souffle se couper et entoura la tête du brun de ses mains pour le repousser et voir son visage. Il avait les yeux baissés et s'était tendu quand Dean lui avait attrapé la tête.

- « Redis-le » murmura Dean plein d'espoir. Castiel ferma les yeux.

- « Je t'aime », dans un souffle frémissant.

- « Regarde-moi… », Castiel ouvrit les yeux difficilement et leurs regards plongèrent l'un dans l'autre « redis-le ».

Dean était suspendu à ses paroles et n'osait pas encore croire à ce qu'il venait d'entendre.

- « Je t'aime ».

Le sourire de Dean devint doux et son regard se réchauffa. Castiel au-dessus de lui était toujours aussi tendu.

- « Je t'aime aussi Castiel ».

Il redressa la tête et ils s'embrassèrent tendrement, en prenant le temps de caresser leurs lèvres, en approfondissant leur baiser peu à peu alors que leurs corps se redécouvraient. Leurs gestes étaient plus tendres et ils avaient perdus la fièvre qui les guidait il y a peu de temps. Ils firent réellement l'amour pour la première fois alors que Castiel acceptait toutes les émotions qu'il ressentait.

Le lendemain matin, Dean se réveilla seul dans le lit, il s'habilla rapidement et trouva Castiel et Sophie déjà en train de déjeuner. Il s'installa à la table en face de Sophie et celle-ci n'attendit pas pour lui demander combien de temps il allait rester avec eux alors que son père se levait et passait derrière Dean pour déposer sa tasse dans l'évier. Ils n'en avaient pas encore sérieusement discutés, cette nuit, ils avaient été heureux de se retrouver, il avait dit à Castiel que plus rien en le retenait à la Nouvelle-Orléans et il l'avait embrassé avant de lui faire à nouveau l'amour. Il n'était donc pas sûr que Castiel veuille le laisser vivre avec eux. Il savait qu'il faisait passer Sophie avant tout. Dean allait répondre qu'il ne savait pas encore et il sentit Castiel s'approcher de lui.

Alors qu'il se tenait toujours dans son dos, la main de son amant se posa sur son épaule et glissa jusqu'à son pectoral, Dean eu du mal à respirer comme à chaque fois que Castiel posait la main sur lui. Celui-ci s'assit à côté de lui, face à Sophie, et sa main retrouva son épaule.

- « J'ai quelque chose à te dire Sophie ». La petite fille leva la tête pour écouter son père. « J'aime Dean, si il veut et si tu es d'accord, il pourrait vivre avec nous. »

Dean sentit son cœur s'arrêter à ces mots et quand Sophie posa son regard sur lui. Elle les regarda tour à tour chacun, d'un air sérieux.

- « C'est ton amoureux ? », demanda-t-elle à son père.

- « Oui ». Il attendit une seconde pour la laisser se faire à cette idée et reprit. « Et les amoureux vivent ensemble mais je voudrais que tu sois d'accord.

- Il resterait tout le temps avec nous ?

- Oui », en hochant la tête. Dean s'était mis à trembler et il sentit la main de Castiel se serrer sur son épaule mais quand un sourire illumina le visage de Sophie et qu'elle descendit de sa chaise pour venir se jeter dans ses bras, toute son appréhension se dissipa.

- « Tu pourras m'emmener tous les jours à l'école ? J'aime pas prendre le bus, je préfère quand c'est toi. » Dean hocha la tête, « Et tu pourras me lire les histoires le soir… et je te montrerai mon nouveau cerf-volant.

- D'abord tu vas finir ton petit-déjeuner si tu veux que Dean te conduise à l'école. »

Elle rejoignit sa place rapidement.

- « Tu vas rester avec nous pour toujours ?

- Oui », en se tournant vers Castiel. Il fut accueilli par un baiser sage et tendre alors que Sophie les regardait.


John n'aimait pas l'avion, tout comme Dean, mais celui-ci lui avait demandé de lui rendre visite et il avait bien compris qu'il devrait un jour ou l'autre rencontrer Castiel. Il ne le connaissait pas mais il avait du mal à lui faire confiance, il avait rendu son fils malheureux et il redoutait qu'il lui fasse encore du mal. Il faisait ce voyage pour Dean et vérifier de lui-même s'il était heureux.

Quand il mit pied à terre, le soulagement de sortir de cette boite en fer fut remplacé par une nervosité vite balayée par le sourire de Dean et son accolade pour l'accueillir. Ils eurent une conversation légère le long de la route jusqu'à ce qu'il sente Dean se tendre légèrement en prenant un petit chemin en terre.

- « Je sais que tu as fait un effort pour venir… mais je veux que tu saches que c'est important pour moi que tu connaisses Castiel. Je sais que ce n'est pas ce que tu voulais pour moi…

- Je ne le connait pas mais il t'a fait du mal… et il pourrait recommencer.

- Non, il…

- J'en jugerai par moi-même ».

Dean hocha la tête sans répondre, son père risquait d'être dur avec Castiel alors que depuis qu'ils vivaient ensemble, il se faisait pardonner tous les jours de ce qu'il avait pu lui faire endurer. Il souffla en arrêtant la voiture et ils descendirent, Dean stressé et John un peu plus froid.

John regarda autour de lui, un espace immense, des arbres, des montagnes et un calme qu'il n'avait plus connu depuis longtemps. La tranquillité fut interrompue par une petite fille qui arriva en courant et qui se jeta dans les jambes de John en riant.

- « T'es mon grand-père ? », lui demanda Sophie avec un grand sourire. John n'eut pas le cœur de lui dire non.

- « Je pense qu'on peut dire ça… » La petite fille lui prit la main et l'entraîna vers la maison.

- « Viens voir on t'a préparé une chambre…

- Doucement Sophie », l'interrompit Dean, le sac de son père en main. « On va finir de faire les présentations d'abord ». John releva la tête et aperçut un homme brun arriver vers eux alors qu'ils atteignaient la maison.

- « Papa voici Castiel. Cas', mon père, John Winchester.

- Monsieur Winchester », en retirant ses gants de travail pour lui serrer la main mais John le salua d'un signe de tête. Il serra ses gants pour se donner une contenance et reprit « Vous avez fait bon voyage ? Dean m'a dit que vous n'aimiez pas trop l'avion…

- Non effectivement, d'un ton froid alors que son regard étudiait l'homme face à lui.

- Ok Sophie on va montrer sa chambre à mon père ». La petite ne se fit pas prier et Dean les suivit après avoir donné un regard perdu à Castiel.

- « Ne t'en fait pas ça va aller », le rassura le brun. « Il a juste besoin d'un peu de temps et de voir où tu vis ». Il hocha la tête et suivit Sophie qui maintenant l'appelait de l'étage.

John s'installa après que Sophie et Dean soient redescendus. Il prit une douche pour se détendre du voyage et alla retrouver son fils. Il était à la cuisine, installé avec Sophie à la table à lui expliquer à quoi servait la poche ventrale des kangourous. Il revoyait son fils plus jeune alors qu'il s'occupait de Sam de la même façon, il avait toujours été étonné de le voir si patient avec les enfants alors qu'il était turbulent quand il se retrouvait avec ses amis.

Dean se leva alors que Sophie continuait de parcourir son livre sur les animaux et il se rapprocha de Castiel qui se tenait de dos. Il passa ses bras autour de sa taille et se serra contre lui avant de l'embrasser tendrement. Quand Dean se détacha de son amant, John fit un pas pour annoncer sa présence et le regard de Dean se focalisa sur lui.

- « On va pouvoir manger, Castiel vient de finir de préparer le repas », d'un air gêné en s'éloignant de son amant.

Il lui fit signe de s'installer à table ce que John fit. Sophie était à sa droite, Dean à sa gauche et en face de lui Castiel. Celui-ci tenta de faire la conversation pendant une bonne partie du repas, Dean lui expliqua son travail alors que lui avait trouvé une place dans le garage du coin en plus de donner un coup de main à Castiel. John participa peu à la conversation même face aux efforts de Dean, il avait du mal à se détacher de l'idée que Castiel pourrait faire souffrir son fils. Sophie bailla bruyamment dans le silence pesant et Castiel sourit en tentant d'ignorer la tension comme il l'avait fait toute la soirée.

- « Je crois que c'est l'heure d'aller au lit… tu peux l'accompagner Dean ?

- Tu es sûr… ? », en lui lançant un regard perdu.

- « Oui, elle a besoin de dormir.

- Non encore un peu papa », tenta Sophie.

- « Aller viens avec moi », en se levant et en s'approchant de la petite fille qui lui tendait déjà les bras.

John regarda la petite soulevée par son fils. Elle l'avait adopté et il avait l'air de beaucoup s'en occuper. Une fois seul avec Castiel, il tourna la tête vers lui.

- « Monsieur Winchester, je comprends… je sais que je ne suis pas ce que vous attendiez pour votre fils. Je suis un homme… plus âgé… et avec un enfant. Mais j'ai aussi l'expérience et je sais que ce que je veux c'est rendre heureux Dean.

- Je n'ai rien contre vous Castiel mais j'ai eu du mal à comprendre mon fils…» Castiel se tut en attendant la suite. « Je sais ce que croit mon fils, que je n'accepte pas réellement qu'il vive avec un homme… mais je ne suis pas aussi obtus qu'il le pense ». Il marqua une pause pour choisir ses mots. « Ce que je redoute c'est que vous lui fassiez encore du mal. Il m'a expliqué que vous l'aviez repoussé pour ne pas lui imposer une vie de famille mais ne prenez pas mon fils pour un homme incapable de réfléchir… et de ne pas assumer ce qu'il veut.

- J'ai voulu faire au mieux…

- Vous n'avez pas vu dans quel état il était ». John ne voulait pas culpabiliser Castiel mais il devait bien lui faire comprendre que ses décisions avaient des répercussions et qu'il devait faire attention à Dean. Le brun hocha la tête et reprit d'une voix assurée.

- « J'ai compris que je n'avais pas voulu entendre ce qu'il ressentait. Je ne lui ferai plus de mal, je veux le rendre heureux et je ne ferai plus l'erreur de le traiter comme un gamin insouciant. J'espère que ça vous rassurera assez...

- C'est tout ce que je voulais entendre ». John se leva pour se rapprocher de Castiel et lui tendit la main. « Prenez soin de lui », d'un ton sérieux.

- « Oui monsieur

- Et appelez-moi John », en lui offrant un premier sourire.

Dean revint quelques minutes plus tard, angoissant à l'idée de voir Castiel et son père face à face sans s'adresser la parole. Il n'avait pas entendu d'éclats de voix c'était déjà ça. Quand il mit un pied dans la cuisine, il les vit ramasser la table tout en discutant des récoltes et du temps. Il marqua un temps d'arrêt en se demandant s'il ne rêvait pas mais son père lui demanda de venir les aider. Ils passèrent alors le reste de la soirée à discuter, la tension jusque-là présente oubliée. Puis John se retira et Dean se tourna vers Castiel pour avoir enfin une explication.

- « Il voulait être certain que je ne te ferai plus de mal », en le prenant dans ses bras. « Je l'ai rassuré en lui disant que je t'aimais.

- Tu as dit à mon père que tu m'aimais ? », en se détachant à peine de Castiel pour le regarder d'un air ahuri.

Castiel hocha la tête avec un sourire en coin et trouva les lèvres de Dean.


- « Papa ! Dean recommence. »

Castiel leva les yeux et sortit de la cuisine pour trouver Dean les bras croisés sur la poitrine et le regard perçant, face à un gamin de quinze ans tétanisé.

- « Dis lui qu'il ne peut pas faire passer un interrogatoire à tous mes amis que je ramène chez nous.

- Je n'interroge pas tous tes amis », se défendit Dean en jetant un coup d'œil à Sophie. « Seulement les garçons qui me paraissent louche », en reposant son regard sur le dit garçon.

Depuis toutes ces années, Dean s'était occupé de la petite fille au même titre que son père et il était devenu son tuteur. Castiel et elle avait insisté pour qu'il puisse prendre part à sa vie et jouer un rôle plus important. Il avait été très touché par ce geste, il prenait son rôle très au sérieux et encore plus depuis que Sophie était devenue une jeune fille et que les garçons lui tournaient autour.

- « Dean », dit Castiel en posant une main dans son dos. « Tu te souviens qu'on a déjà parlé de ça.

- Oui », en se détendant un peu sous l'effet du contact de sa main, « mais je sais très bien ce qu'il a en tête. J'ai eu quinze ans moi aussi », sans détacher son regard du gamin qui ne savait pas quoi faire.

- « Jonas, laisse-nous un moment. On a besoin d'une réunion de famille. » Le garçon sortit et Castiel se plaça face à Dean alors que Sophie était à côté de son père. « Tu fais confiance à Sophie n'est-ce pas ?

- Bien sûr mais c'est en eux que je n'ai pas confiance.

- Et c'est pour ça que tu lui as appris à se battre ». Dean hocha la tête, posa son regard sur Sophie et s'excusa à demi-mots. Elle s'approcha de lui et ils échangèrent un câlin.

- « Tu n'as pas oublié tout ce que je t'ai montré ? », demanda-t-il à la jeune fille.

- « Non papa. »

Il resserra ses bras un peu plus autour d'elle et souffla. Elle l'appelait papa pour se moquer de lui quand il se montrait trop protecteur mais aussi pour lui faire sentir qu'ils étaient autant attachés l'un à l'autre.

- « Ok, ça va, il n'a pas l'air si louche que ça », en la libérant de ses bras.

- « Je ne rentrerai pas trop tard », en les embrassant tous les deux.

- « Tu as intérêt, tes oncles arrivent ce soir et ils comptent te voir ».

Il la regarda partir alors que Castiel le prenait dans ses bras en se serrant dans son dos. Gabriel et Balthazar débarquaient pour passer quelques jours de vacances avec eux et Sam et Jessica arriveraient à leur tour dans quelques jours. Depuis ce jour où il était venu retrouver Castiel, il n'était plus reparti et il avait connu enfin le bonheur d'aimer et d'être aimé. Cette maison était devenue la leur et ils aimaient la partager avec leur famille et leurs amis. Heureusement que la grange était en assez bon état pour avoir été aménagée.

- « Je crois qu'il faudrait profiter de nos dernières heures de calme avant que tout le monde arrive », murmura Castiel à son oreille en glissant ses mains sur son ventre.

Dean ne bougea pas et ferma les yeux pour s'abandonner aux caresses de son amant. Il avait tout ce dont il avait rêvé et c'était encore mieux. Il gémit en sentant les dents de Castiel mordiller son oreille et se retourna dans ses bras pour lui faire face et prendre le temps de l'observer. Il glissa sa main sur sa tête et distingua quelques cheveux blancs sur ses tempes. Il les aimait mais ne lui disait pas souvent car il avait l'impression de prendre le risque de réveiller la peur de son amant. Quand ça arrivait, ce qui était encore le cas même si c'était moins fréquent qu'avant qu'ils ne vivent ensemble, Dean le rassurait et lui faisait l'amour pour lui montrer combien il tenait à lui. Son regard descendit à ses yeux. Castiel avait maintenant des rides un peu plus marquées aux coins des yeux et il les caressa du bout des doigts. C'était sa vie qui se trouvait dans ces quelques plis et les sourires qu'il avait adressé à Sophie et à lui. Il le regarda dans les yeux, se perdit dans son regard, prit son visage dans ses mains et l'embrassa tendrement. Il avait l'impression de l'aimer de plus en plus.

Le soir même Gabriel et Balthazar arrivaient les bras chargés, ramenant aux expatriés de NOLA tout ce qui pouvait leur manquer et qu'ils ne trouvaient pas au milieu des montagnes. Benny les avait accompagnés et Dean serra son meilleur ami dans ses bras pendant longtemps. Ils se voyaient pratiquement tous les jours tous les deux avant et le retrouver même si ce n'était que pour quelques jours leur permettait d'avoir de nombreuses choses à se raconter. Il avait ainsi des nouvelles de Bobby et Rufus, et de Garth. Il n'avait plus jamais parlé à Lucifer et il se disait parfois qu'il devrait le remercier pour la vie qu'il avait maintenant. Ils se retrouvèrent tous avec plaisir et ce fut la même chose quand Sam et Jessica arrivèrent à leur tour. Cette visite cette année avait encore plus d'importance car il rencontrait pour la première fois son neveu âgé d'à peine quelques mois. Il serra d'abord son frère dans ses bras puis se dirigea vers Jessica qui tenait Aiden contre elle. Il l'embrassa avant de prendre dans ses bras ce petit être qui ouvrit sur lui des yeux marron et doux, en croisant son regard, il se dit qu'il allait surement tout lui passer comme il avait fait avec Sam.

Dean et Sam se promenaient dans la prairie, il lui avait montré la vue à la lisière de la forêt et les sommets qui restaient enneigés même en été. Sam le regarda alors qu'il lui racontait les derniers travaux qu'ils avaient entrepris et lui sourit tendrement.

- « Qu'est-ce qu'il y a ? » lui demanda Dean.

- « Tu es heureux comme je t'ai jamais vu… et j'ai encore honte d'avoir voulu éloigner Castiel de toi en pensant qu'il n'était pas ce qu'il te fallait », en baissant la tête.

Dean passa un bras sur ses épaules et l'attira à lui pour le serrer dans ses bras.

- « Tu as voulu bien faire, tu as voulu prendre soin de moi. Et même si sur le moment je t'en ai voulu comme rarement, je comprends pourquoi tu l'as fait. » Il resserra ses bras autour de lui pour le tenir plus fortement contre lui. « Et je ne t'en veux pas, alors ne te prends plus la tête avec ça ».

Ils étaient maintenant tous ensemble dehors autour de la table dressée sous les étoiles et Dean tenait son neveu dans les bras. Castiel demandait à Sam et Jessica comment ils comptaient l'élever, s'ils avaient déjà pensé à une école.

- « Si j'avais eu un fils je lui aurai appris l'importance de respecter les femmes ou les hommes avec qui il serait sorti », lança Dean en soulevant Aiden pour le mettre face à lui.

Sam se mit à rire en se souvenant du comportement de son frère avec les filles avec qui il sortait et Castiel se leva pour entrer dans la maison. Dean sentit son cœur se contracter à ce geste, il avait encore parlé une fois sans réfléchir. Il se leva, tendit le petit Aiden à Sophie et entra pour retrouver son homme.

Quand il arriva à la cuisine Castiel était de dos et rangeait le plan de travail.

- « C'était une façon de parler...

- Tu sais tu pourrais avoir un enfant si tu voulais... » en se tournant vers lui, « tu es encore jeune... et une mère porteuse... »

Castiel n'eut pas le temps de finir son explication ou de s'embourber dedans plutôt, que les mains de Dean se posaient sur sa taille et ses lèvres sur les siennes.

- « Je n'ai pas besoin d'enfant j'ai Sophie déjà.

- Oui », en lui souriant « mais je peux comprendre que tu ais besoin que ce soit ton enfant. Je me souviens encore de la joie et de l'émotion que j'ai ressentie quand je l'ai tenu pour la première fois dans mes bras.

- Et moi de la fierté quand j'ai signé les papiers qui m'ont lié à elle ». Castiel passa ses mains dans son dos et les remonta à sa nuque pour le garder contre lui alors que leurs fronts reposaient l'un contre l'autre.

- « Je suis content que tu sois son père.

- Et je suis fier de l'être », en déposant un baiser sur ses lèvres

- « Et je comprendrai aussi si tu voulais un autre enfant… », tenta Castiel.

- « Si je devais avoir un enfant, le seul que je voudrai serait de nous », en l'embrassant à nouveau.

Il caressa ses lèvres tendrement pour lui faire comprendre que c'était lui le plus important. Il approfondit le baiser tendrement pour lui montrer tout son amour et ils prirent le temps de s'embrasser. Castiel fit glisser sa main dans les cheveux courts de Dean alors que lui resserrait sa prise dans son dos. Ils sentaient leur excitation se réveiller et leur baiser s'enfiévra un peu plus.

- « J'ai envie de toi », murmura Dean d'une voix rauque alors qu'il dévorait le cou du brun de baisers brûlants.

- « Moi aussi mais on ne peut pas les abandonner.

- On va leur dire qu'on est fatigués...

- Et tu penses qu'ils vont croire ça ? », lui demanda Castiel pouffant. « On n'a pas intérêt à ce que Gabriel nous écoute car il va nous en parler pendant tout son séjour », alors que les mains de Dean caressaient maintenant son torse et qu'il se déhanchait lentement contre lui.

- « Tu mordras ton oreiller pour étouffer les gémissements de plaisir que je te donnerai... » Un frisson parcouru son corps à cette promesse et ses mains se posèrent sur les hanches de Dean pour le sentir encore plus contre lui et calmer ses mouvements qui le torturaient en se cambrant et en prenant une inspiration pour calmer le feu dans ses reins « …avant de me sentir te ... », il l'interrompit en l'embrassant.

- « Tais-toi ou je n'arriverai pas à me retenir ».

Dean lui sourit, il savait que Castiel aimait quand il lui parlait un peu plus crûment. Ça lui avait demandé du temps pour le faire mais maintenant il ne ratait aucune occasion de lui faire plaisir. Ils se séparèrent difficilement, en prenant le temps de s'embrasser encore un moment avant de retrouver les autres dehors.

Ils reprirent leur place en bout de table côte à côte alors que Balthazar sortait sa guitare et que Sophie revenait avec la sienne.

- « Tu as bien révisé ?

- Oui bien sûr, je voulais être prête. »

Son père la regardait sans rien comprendre à ce qu'ils disaient et Balthazar se tourna vers lui pour lui expliquer.

- « Elle voulait vous faire une surprise », expliqua-t-il avant de laisser la parole à sa nièce.

- « Pour vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi et pour vous deux parce que vous vous êtes trouvés. »

Dean glissa sa main dans celle de Castiel et entrecroisa leurs doigts. Balthazar fit glisser ses doigts sur les cordes, Sophie débuta les accords et il la suivit. Les premières notes de Mr. Sandman s'élevèrent et Sophie entonna les paroles d'une voix frêle due à l'émotion.

Mr. Sandman Give me a dream

Then tell him that his lonesome nights are over

Castiel resserra sa main sur celle de Dean, se retrouvant dans les paroles de cette chanson si vieillotte.

Give him a pair of eyes with a come-hither gleam

And lots of wavy hair like Liberace

Dean passa sa main dans les cheveux de Castiel et l'embrassa, faisant rire tout le monde.

Mr. Sandman, someone to hold

Would be so peachy before we're too old.

Ils se regardèrent amoureusement, ils s'étaient trouvés et leur rêve avait été exaucé. Même si Castiel avait toujours une crainte de priver Dean de certaines choses, il savait maintenant qu'ils ne pouvaient plus vivre l'un sans l'autre et ils étaient assez forts pour pouvoir en parler tous les deux.


Voici pour le dernier chapitre de cette fiction. J'ai pris un grand plaisir à l'écrire et à la partager avec vous et j'espère qu'elle vous aura plu. J'ai découvert la Nouvelle-Orléans, à laquelle je me suis attachée, à travers cette histoire et en essayant de vous en donner un petit aperçu. Les retrouvailles de Dean et Castiel ont été laborieuses et j'espère que ce dénouement a été à la hauteur de vos attentes... et que ces quelques chapitres vous auront fait passer un bon moment.

Je remercie Delicity-Unicorn, Kathexia-Castiel156, barjy02, yakusokuyumi, clemence.10, Kitsune Aquatik, Courtney Ackles et à Guest pour leurs commentaires. Merci à toutes pour vos lecture et vos mises en favori, ainsi qu'aux lectrices silencieuses.

Un grand merci à Delicity-Unicorn, ma jumelle, pour ton rôle de beta et ton aide, ta présence, ta bonne humeur et tes délires. Je t'embrasse.

Je vais rattraper mon retard de visionnage de SPN et si avec un peu de chance l'inspiration frappe, je vous retrouverai pour une nouvelle histoire. Je vous embrasse fort.