Disclaimer : La petite maison dans la prairie n'est pas mon œuvre mais celle de Laura Ingalls Wilder, adaptée à l'écran par Michael Landon.

Résumé : Ce qui fascinait Percival chez Nellie, c'était à quel point elle pouvait changer pour le meilleur en si peu de temps.

Note de l'auteur : Cette vignette est une réponse au défi n°4 de la page Facebook « Bibliothèque de fictions ». Les conditions imposées étaient : Cent mots minimum et insérer les mots « sommeil », « premier », « cornichon », « corps », « intensité ».

L'incarnation du changement

Percival Dalton perdait le sommeil à force d'y penser.

Si un an plus tôt, on lui avait dit qu'il aurait épousé une jeune fille pourrie gâtée, parce qu'elle n'avait pas si mauvais fond, parce qu'elle avait besoin de quelqu'un comme lui pour laisser apparaître le joyau qu'elle était, il ne l'aurait pas cru.

Si un an plus tôt, on lui avait annoncé qu'elle attendrait leur premier enfant à peine quelques mois après leur mariage, il ne l'aurait pas cru.

Mais il avait appris une chose désormais :

Tout ce qu'il n'avait pas pensé possible devenait possible et se réalisait avec Nellie Oleson.

Nellie était l'incarnation du changement miraculeux.

De gamine insupportable, elle était passée à femme respectable, travailleuse, digne, une vraie dame, parce qu'elle avait été touchée par l'entièreté de son caractère et si elle avait été maladroite parfois, il s'était toujours rendu compte que ce n'avait jamais été par méchanceté, pas depuis le jour où elle lui avait demandé pardon et une deuxième chance, chance qu'il lui avait accordée, chance qu'il n'avait jamais regretté de lui donner.

Il s'étonnait même de l'intensité de leurs sentiments, eux qui semblaient si mal assortis, il osait dire qu'il avait l'un des mariages les plus heureux de tout Walnut Grove, parce que Nellie et lui s'écoutaient, dialoguaient, se respectaient, et étaient égaux dans leur mariage.

Du changement, Nellie en connaissait encore.

Son corps s'arrondissait, faisant de la place pour leur enfant à naître. La femme se transformait en mère, une mère inquiète, soucieuse de ne pas reproduire les erreurs de sa propre maman avec leurs enfants. Madame Oleson n'était pas une méchante femme, mais elle avait causé bien du tort à Nellie avec son éducation.

La seule chose qui l'étonnait encore chez Nellie Oleson, c'était cette passion dévorante de femme enceinte pour les cornichons.

FIN