Hey !

Fluff. Fluff. Fluff. C'est tout.

Fluff !


La chose la plus naturelle au monde.

C'était arrivé comme arrive le lendemain. Normalement. Sans être voulue ni forcé.

C'était arrivé comme se lève le soleil. Comme la lune brille la nuit. Que les étoiles filent parfois et qu'elles observent de leurs piédestals les pauvres guerres que la Terre connait. C'était arrivé comme l'Univers s'expense et les atomes s'accrochent. Que les fleurs fleurissent et que l'eau coule le long des rochers.

C'était arrivé là.

Juste là.

C'était Sam et Cas et Jack qui discutaient quelques mètres plus loin, la chasse dans leurs esprits. C'était Dean qui buvait son café. Qui avait encore l'esprit dans l'air. La tête qui brille au dessus des nuages. Et Sam qui appelait Dean. Parce qu'ils devaient allez faire Dieu ne sait quoi.

Alors c'était arrivé.

Parce qu'ils faisaient déjà tout ensembles. Qu'ils faisaient les courses ensembles le week-end, une liste rédigée par Sam entre leurs mains et l'ange qui fronce les sourcils devant les paquets. Que le soir ils se glissaient dans le canapé du bunker tous les quatre, regardant un film un peu ridicule. Et que le chasseur se collait à l'ange sans même y faire attention. Parce que c'était les matins où en rentrant dans la cuisine, l'ange lui tendait une tasse de café, sans même le regarder.

Parce que les cauchemars avaient augmentés depuis sa mort. Et que le chasseur lui avait demandé de veiller sur lui, une nuit où la sueur mouillait son front. Que son souffle brûlait sa gorge. Et que ses démons vrillaient son crâne comme une symphonie meurtrière. C'était d'abord sa présence. Puis sa voix pour le calmer. Puis sa main qui coulait sur son bras pour enlacer ses doigts. Puis c'était lui, glisser entre ses draps, coller à lui et lui murmurant qu'il ne partirait pas. Plus jamais. Jamais.

Alors c'était arrivé.

Naturellement. Comme la lune éclipse le soleil. Et que la nuit rencontre le jour.

C'était juste Dean qui s'était penché. Et avait embrassé Cas.

Ce n'était pas le baiser le plus extraordinaire. C'était simple. C'était arrivé. Juste ses lèvres contre celles gercées de son ange. Juste leurs souffles un instant mélanger.

Et c'était si naturel. Si normal. Si censé.

Et ce n'est qu'en mettant le contact de l'Impala, le regard de Sam planté sur lui, que Dean comprend. Se rend compte. Rougit.

Parce que c'était si naturel.

Mais que c'était tout.