Auteur : Mimi Yuy

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Origine : Saint seiya (la version animée des Chevaliers du Zodiaques, mais je crois que tout le monde avait compris ^_____^ )

Genre : Seiyar s'en prend plein la gueule par amour pour Athéna ?

Remarque 1 : L'action se situe à la fin de la seconde partie de la série à savoir juste après la bataille d'Asgarde. Il s'agit d'une suite personnelle écrite au temps jadis où je n'aurais jamais été mettre de Yaoi dans mes histoires. Alors va falloir s'y faire mon Seiyar aime les femmes et ne s'en cache pas !

Remarque 2 : Cette fic peut paraître assez étrange. C'est que j'ai tenté de garder le ton de la série et au final, ca donne plus de la parodie que du réalisme. Faut dire que la série animée doublée en français était plutôt gâtée question dialogue ^_^;;; Bref, je me suis bien amusée à l'écrire, mais je doute que quiconque le sois tout autant à la lire. (Je serais bien étonnée de recevoir au moins une review avec cette fic ^_^;;)

Bonne lecture quand même !

En italique : Remarques débiles de l'auteur ^__^

Je te protégerais……

Partie un : Départ d'Asgarde.

Ils venaient d'en finir.

La dernière bataille venait de prendre fin et ils pouvaient enfin aller rejoindre leur Déesse pour l'en informer. Une fois encore, les fiers chevaliers d'Athéna sortaient victorieux d'un long et dur combat. Grisés par leur victoire, ils ne sentaient plus le froid si glacial qui les avait tant fait souffert au cours de cette longue et exténuante journée. Douze heures que Saorie, réincarnation de la Déesse Athéna, tenait bon au pied d'une haute falaise, priant de toute son âme le Dieu Odin de bien vouloir conserver ce froid extrême afin que la fonte des neiges ne vienne pas anéantir tout le reste de la planète. Mais maintenant que la Princesse de Polaris venait de recouvrir ses esprits, tout allait pouvoir reprendre son cours normal.

Enfin, jusqu'à l'arrivé de leur prochain ennemi……

//

Seiyar ne doutait plus que cette guerre incessante entre le bien et le mal ne s'arrêterait jamais. La seule véritable interrogation était : jusqu'à quand, lui et ses compagnons seraient capable de leurs tenir tête ? Chaque ennemi venu à leur rencontre était plus fort que le précédent, mieux préparé et plus amène d'obtenir leur rêve, à savoir dominer la terre. Eux, bien que très jeunes, vieillissaient et accumulaient fatigue et blessures. Aussi, un petit répit aurait été le bienvenu.

Tout à ses pensées. Le chevalier Pégase se dirigea vers celle à qui ils avaient promis obéissance et protection. Pour ce qui était de la protection, jamais personne ne pourrait lui reprocher de ne pas mettre toutes ses forces et tout son cœur dans sa tache. Mais en ce qui concernait le second vœu, il était bien le premier à avouer sa petite défaillance. Il fallait le comprendre. Comment pouvait-il se laisser diriger par cette petite pimbêche pleurnicharde qui osait continuer à s'habiller de façon si ……aucun mot n'était suffisant pour l'aider à décrire ce qu'il ressentait face aux goûts vestimentaires de sa belle.

Sa belle ?

Oui. Sa belle et douce qu'il défendrait toujours jusqu'à la mort.

Il avait beau nier tous ses sentiments et afficher haut et fort son dégoût pour cette princesse de pacotille, il ne pouvait réfuter l'évidence. Depuis déjà bien longtemps ce n'était pas son serment à Athéna qui le poussait à prendre tant de risque et à se lancer dans tant de bataille. A croire que la demoiselle l'avait aussi compris. Si elle n'était pas toujours en danger de mort, il ignorait sincèrement s'il aurait accepté de lutter ainsi face à de tels hommes. Après tout il n'avait jamais rien fait dans ce but beau et noble qu'est la paix sur terre. Son entraînement n'avait pour intérêt que de gagner l'armure de Pégase pour la remettre en échange de sa sœur. Sœur si aimée et éloignée de lui. Tandis que le combat intergalactique n'était pour lui qu'un moyen de se faire connaître au monde dans l'espoir illusoire que Seika vienne à lui.

Toujours elle, Seika. Il avait toujours fait ses choix pour la revoir elle. Il n'était qu'un homme faible et égoïste. Incapable de se battre pour autre chose que ces propres désirs. Sa sœur, sa bien aimée. Les véritables héros ne combattent pas dans l'espoir d'obtenir une récompense. Les véritables héros n'abandonnent pas régulièrement leur amis sur leur route pour atteindre au plus vite l'objectif qu'ils se donnent. Non, il était loin d'être de ces hommes admirables que l'on respecte et que l'on adule des siècles durant, devenant à terme de véritable légende. Imaginez un peu ! La légende du Chevalier Pégase ou Seiyar et ses milles et une femme. Car, il avait beau être jeune, pauvre et pas romantique pour un sou, il pouvait se vanter de les collectionner les donzelles amoureuses. Mais une seule d'entre elles, était-elle seulement sincère avec lui ?

Quelque soit leurs réponses, toutes ces jolies questions, n'allaient pas ramener celle qui occupait actuellement toutes ses pensées. Car sa très chère Athéna, venait encore de faire des siennes. Au lieu de rester sagement à l'extrémité de la parois rocheuse où elle avait pris place à leur départ pour le combat, la demoiselle avait réussit à faire s'effondrer toute une partie derrière elle, se coupant ainsi du continent. A présent, elle les regardait souriante, ne tenant plus sur ses jambes, sur son petit îlot isolé de tous.

Shun – Elle est trop faible ! Elle ne pourra pas revenir toute seule.

Seiyar – * Pourquoi ne suis-je pas étonné ? * Je vais la chercher !

Le Chevalier n'entendant pas les remarques judicieuses d'un certain dragons, prit son élans et sauta rejoindre la jeune fille.

Athéna – Seiyar !!!! Vous avez tous réussi ?

Seiyar – Comme tu vois, toujours fidèles au poste. Aller viens, je vais te ramener.

Il s'apprêtait à la prendre dans ses bras quand une vague gigantesque et d'une violence encore jamais vue, les recouvrit en moins d'une seconde. Les chevaliers restèrent impuissant face à ce déchaînement de la nature. Tout comme les deux jeunes princesses qui regardaient médusées la scène totalement irréaliste. Lorsque l'eau se retira enfin, ils n'avaient devant eux qu'un îlot vide, dépourvu de toute vie.

Shiryu – Que vient-il de se passer ?

Shun – La puissance de cette tornade a du les entraîner un peu plus loin.

Le chevalier du cygne présentait un visage grave et inquiétant, tout en serrant contre lui la petite sœur de Polaris.

Hyoga – Espérons qu'ils ne sont pas loin. Le soleil va bientôt se coucher et aucun d'eux n'est habitué au froid polaire. Malgré toute leur puissance, après les batailles que nous venons d'affronter, il se peut qu'ils n'en survivent pas.

Shiryu – Ne dis pas ça ! Ils nous ont tous deux montré dans le passé avoir plus de ressources qu'on ne l'aurait cru.

Hyoga – Je l'espère Shiryu. Oui, je l'espère de tout mon cœur.

//

Le froid, encore et toujours ce fichu froid. Que ne donnerait-il pas pour avoir à combattre dans un pays chaud. Certes il ne supporterait sûrement pas les chaleurs extrêmes comme celle de l'île de la mort où ce charmant et si conviviale Ikki avait du subir son entraînement. Mais si seulement ils pouvaient retourner en Grèce, il ne s'en sentirait pas plus mal.

Après quelques minutes d'interrogation profonde sur le lieu de ses futures vacances, le chevalier rouvrit enfin les yeux et comprit la raison d'une telle température. Il était allongé de tout son long sur de la glace tandis qu'une abondante chute de neige tombait sur ses épaules.

Seiyar - * Super ! Me voilà au cœur d'une future tempête !*

Après s'être redressé, un rapide tour d'horizon lui permit d'apercevoir Saorie étendue et inconsciente à quelques mètres de lui. Il se dirigeait donc rapidement vers elle lorsqu'une très puissante "aura" fit son entrée.

Meltior – Où vas-tu Chevalier ?

Seiyar - * Quoi ? Quelle est cette force qui me paralyse ? * ^_^;;;;; mdr rien qu'à l'écrire

Meltior – Mon maître m'a demandé de lui ramener Athéna vivante mais j'ai l'impression qu'avant cela il me faudra te tuer ! Ai-je tort ?

Seiyar – Ton intuition est juste. Tu ne toucheras pas à Athéna tant que je serais en vie. Mais de là à ce que tu me tues. Je crois que tu te surestimes peut-être un peu trop.

Meltior – C'est ce que nous allons voir.

Seiyar – Par le poing de Pégase !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

………….

Désolé mais moi et les scènes de combats c'est pas l'entente parfaite !

^_^,,,,,,,

…………

Le chevalier d'Athéna venait de prendre un coup d'une extrême violence lorsqu'il réussit de son coté à asséner sa meilleur botte et ainsi gagner le combat.

Meltior – Tu m'as peut-être terrassé, mais saches que mon coup fatal est à retardement. Tu es mort mais tu ne le sais pas encore (Quoi ????? C'était un disciple de Ken ????). Dans quelques heures, tu ne pourras plus bouger et ton cœur littéralement gelé ne battra plus.

L'homme n'eut pas la force d'en dire plus et s'effondra pour ne plus jamais se relever.

Seiyar resta septique face à de telles paroles. Il ne se sentait pas différent et de nombreux adversaires aimaient mourir en se croyant malgré tout vainqueurs. N'y pensant plus, il se dirigea de nouveau vers Athéna.

Seiyar – Saorie ?

La jeune femme ouvrit ses yeux à l'appel de son nom. Puis aidé de son ami, se releva pour se rendre compte de leur position.

Athéna – Seiyar ? Mais où sommes nous ?

Seiyar – Je n'en sais rien. Je suppose que c'est cette grande vague qui nous a entraîné jusqu'ici.

^_^;; Ce qu'il est intelligent quand même !

Un vent glacial fit alors frémir la jeune fille qui n'était toujours qu'habillée d'une simple robe décolletée.

Seiyar - * Mais on n'a quand même pas idée de s'habiller comme ca, quand on va au pole Nord !!!*

Athéna – As-tu une idée de la direction à prendre ?

Seiyar – Je suppose qu'en s'éloignant du couché du soleil nous devrions retrouver la route d'Asgarde.

Athéna – Bien.

La Déesse regarda enfin son chevalier et constata que ce dernier présentait bon nombre de blessures.

Athéna – Seiyar, tu es blessé.

Seiyar – Ne t'en fait pas pour moi Saorie. N'oublie pas que je suis un chevalier d'Athéna. Il m'en faut plus. Quand au froid, l'armure me protège, ce qui n'est pas ton cas.

Athéna – Bien. Dans ce cas, partons !

Elle s'éloigna à petits pas, lorsqu'il la retint l'obligeant à se tourner vers lui.

Seiyar – Attends ! Laisses moi t'aider.

Athéna – Pas question !

Seiyar – Alors pardonne moi.

Athéna – De quoi….?

Saorie n'eut guère le temps de se révolter face à son attitude clairement machiste que celui qui avait juré de toujours la protéger venait de la frapper dans le ventre, la laissant s'écrouler dans ses bras.

Athéna – …Je croyais que tu ne frappais pas les femmes ?

Seiyar – Pour moi tu n'es pas une femme. * Mais ma déesse *

Ce que c'est mignon, il vient de lui faire une supère déclaration d'amour qu'elle va prendre pour une déclaration de guerre ! Gare à lui à son réveil.

La demoiselle ayant perdu connaissance, Seiyar put enfin prendre son précieux fardeau dans ses bras et avancer à travers la tempête naissante vers le royaume d'Asgarde .

//

Au Palais, toute l'armée du peuple d'Asgarde était en effervescence. Le seul mot d'ordre était de retrouver au plus vite la princesse Saorie Kido et son chevalier. Après des heures de recherches infructueuses, Shiryu et Shun finirent par revenir déçus de leur échec à ne pas les avoir retrouvés, attendant dorénavant avec impatience des nouvelles de leur ami Hyoga. De par son entraînement, de dernier était encore le seul à pouvoir affronter le désert de glace sous la nuit tombée. Mais là encore, il dut s'avouer vaincu. Le dernier chevalier ne les avait pas plus aperçu.

Polaris – La nuit est déjà bien avancée, vous ne pourrez plus les trouver dans ces conditions.

Shiryu – Nous ne pouvons pas les abandonner ainsi !

Hyoga – Non. La princesse à raison. Il nous sera impossible d'avancer dans cette tempête et cette nuit noir. Nous serions capable de ne pas les voir à moins d'un mètre.

Ils devaient donc se résigner à attendre. Attendre le lever du jour et espérer que la nuit n'aurait pas fait office de faucheuse.

//

Il marchait depuis des heures portant dans ses bras sa belle, comme il aimait la nommer ainsi pour lui-même, lorsqu'il prit conscience que ce Meltior ne lui avait pas menti. Il sentait progressivement ses veines geler et les battements de son cœur ralentir, au point d'avoir de plus en plus de difficultés à respirer. Non, il ne devait surtout pas faire une fixation sur cette histoire. Il repoussa la peur qui s'insinuait en lui pour reprendre plus décidé que jamais sa route vers ce qu'il jugeait être la bonne direction.

Pour peu qu'il se soit trompé de coté et ils ^_^;;; sont pas sortie les pauves ' !!

Il devait les sortir de ce désert de glace au plus vite. Une fois dans la forêt, Athéna pourrait survivre seule, s'il devait lui arriver quelque chose. Mais en attendant, pour leur faire supporter ce froid toujours plus agressif, toujours plus impensable, il déploya son énergie cosmique bienveillante autour d'eux. Il marcha ainsi, le reste de la nuit en pleine obscurité, ne suivant que son instinct pour les guider. Puis ils arrivèrent enfin à la forêt d'Asgarde. Encore quelques heures et ils seraient enfin de retour auprès de leurs amis. Une aura bien connue semblait d'ailleurs lui indiquer le chemin à suivre.

Seiyar – * Merci pour tout Shiryu, cela va devenir un peu plus facile, grâce à toi *

Comme bien souvent, le jeune homme venait de parler trop vite. Soudainement le mal qui le rongeait venait d'avoir raison de lui. Comme dans un ralenti de cinéma, il mit genoux à terre, gardant Athéna tout contre lui.

Seiyar – Athéna, me pardonneras-tu ? Je suis trop faible, je n'arriverais pas à te protéger comme tu le mérites.

Contemplant amoureusement le corps inconscient de ce qui n'était encore qu'une adolescente, le chevalier Pégase regroupa alors ses dernières forces afin de faire exploser sa cosmo-énergie pour la protéger des intempéries, ignorant son propre corps meurtri par ses multiples blessures et ce froid qui s'étendait toujours plus loin dans ses entrailles. En moins de quelques instant ce fut alors le noir total. Il n'y avait plus rien. Le jeune homme venait de perdre connaissance.

//

Saorie reprit aussitôt conscience. Une voix l'incitait à revenir au plus vite à la réalité. Mais comment accepter de son plein gré de ne pas continuer à se laisser bercer par cette douce chaleur qui ne cessait de l'envelopper.

Sa chaleur.

Seiyar.

Il ne lui avouerait jamais ses sentiments pour elle. Pourtant parfois elle se prenait à espérer que ses coups d'œil vers elle et ses incessants reproches étaient bien le signe d'un quelconque intérêt à son égard. Mais la voix de la raison s'intensifia et elle rouvrit enfin les yeux. Il la tenait serré dans ses bras et son premier réflexe fut de se blottir un peu plus contre lui.

Athéna – Seiyar. Qu'est-ce qui t'as pris de faire ça ? Tu devrais savoir que je peux tout autant que toi affronter les pires intempéries.

Il ne lui répondit pas. Lui en voulait-il pour une raison ou une autre ? Encore son orgueil mal placé en action sans aucun doute. C'est quand elle voulu croiser son regard qu'elle prit rudement conscience de leur situation. Le jeune homme, totalement inconscient dépensait toute son énergie pour créer une sorte de cocon protecteur autour d'elle.

Athéna – Oh mon Dieu Seiyar. Arrête !!! Je t'en supplie ! Rassemble ton énergie pour toi et cesses de me protéger !!

Constatant qu'il ne l'entendait même pas, la déesse Athéna décida de faire exploser sa propre cosmo-énergie pour repousser celle de son chevalier. Mais la violence de ce rejet fit en sorte que le pauvre garçon se retrouva propulsé en arrière, le laissant allongé dans la neige. Le cocon ainsi rompu, les vents violents et le froid l'attaquèrent de toutes leurs forces, lui permettant de se rendre compte du sacrifice de son ami.

Athéna – Je t'en supplie. Reprends toi chevalier !!!

Pensant qu'il était seulement "vidé" de toute force, Saorie tenta alors de le réchauffer de sa propre chaleur….

Bouh…. la scène Saorie allongée de tout son long sur un Seiyar dans les vapes qui peux même pas en profiter un chouia !!!!!!! ^__^ Niark, je suis cruelle

….ignorant que par ce geste, elle repoussait les effets secondaires d'un certain coup devant agir à retardement.

Au bout de quelques minutes, Seiyar reprit finalement conscience comme s'il venait d'obtenir une bouffée d'air après une longue apnée. Rouvrant tout aussi violemment ses yeux, il se redressa aussi vite tout en gardant la jeune femme toujours dans ses bras.

Athéna – Seiyar ! Comment te sens-tu ?

Seiyar – Saorie ? Que ?

Pas la peine de lui poser la question. En moins de quelques secondes, il venait de se rappeler des derniers évènements et d'un détail de choix, son cœur n'allait plus tarder à le lâcher. N'écoutant pas les protestations de son bagage …

^_^;; en voilà une belle métaphore pour la demoiselle

…il se releva donc sans plus attendre pour reprendre sa marche, telle une véritable petite machine mécanique.

Athéna – Seiyar arrête de faire ça ! Et laisses moi descendre !!!!!!!!!

Seiyar – Inutile de me crier dessus. Que tu le veuilles ou non, je te porterais jusqu'au Palais !

J'ai oublié de préciser qu'elle était pieds nus en plus du reste (dans le dessins animés aussi, si je me souviens bien)

Ne pouvant clairement pas avoir son mot à dire, Saorie abandonna la bataille pour se contenter de repousser soigneusement l'aura du chevalier pour les protéger par SA propre cosmo-énergie à elle. Le fait qu'il ne se rende pas compte de son manège l'inquiétait un peu. A moins qu'il s'abstenait de tout commentaire pour ne pas ajouter à leur soudaine mauvaise entente.

//

Enfin son chemin de croix prenait fin, ils arrivaient aux portes même du Palais. Sa belle ne semblait vraiment pas apprécier qu'il la porte ainsi devant tous ces soldats aussi il finit par céder. Dommage, il y prenait du plaisir lui, à la tenir serré contre lui. Mais ce sentiment ne devait pas être réciproque au vu de son acharnement à toujours vouloir limiter leurs rapprochements.

A peine venaient-ils alors d'entrer dans le hall de l'imposante battisse que leurs amis les rejoignirent fou de joie de les revoir enfin sains et saufs.

Shiryu – Seiyar ! Tu as réussi à retrouver le Palais malgré la tempête * Et ton sens de l'orientation pourris !*

Seiyar – C'est grâce à toi Shiryu, ton aura m'a fait l'effet d'une balise. Je me suis contenté de me diriger vers elle. * Si tu crois que je ne sais pas à quoi tu penses mon gars. *

Polaris – C'est merveilleux chevalier ! Venez Princesse, nous vous avons préparé une chambre où vous pourrez enfin vous réchauffer et prendre un peu de repos.

Athéna – Je vous remercie mais je n'ai vraiment pas souffert du froid.

Elle se retourna alors vers son preux chevalier pour le remercier.

Athéna – Une fois encore, je te dois la vie Seiyar.

Seiyar – Allez donc dormir, vous ne craignez plus rien ici Princesse.

Polaris – Votre chevalier a raison, aucun ennemi ne peut franchir les murs de cette maison bâtit pas Odin lui même.

Je le vois bien, petit Odin construisant sa petite baraque de pécheur au pôle Nord !

Saorie venait de faire face à son hôte quand Seiyar s'effondra. Tous particulièrement étonnés de ce brusque changement d'état se précipitèrent vers lui.

Athéna – Au mon Dieu !!

Shun – Qu'est-ce qui lui arrive ? Ca ne peut tout de même pas être le froid ? Il était protégé par son armure et….

Athéna – Avant qu'on ne prenne le chemin du retour, il a du affronter un terrible adversaire. Ses blessures devaient être plus graves qu'il n'a bien voulu me les faire paraître.

Shiryu devint soudain livide.

Shiryu – Ce n'est pas possible ! Son cœur ! Son cœur a cessé de battre !!!!!!!

Sans plus réfléchir, Saorie prit alors son bien aimé sur ses genoux bien décidé à lui défaire son armure.

Est-ce bien le moment Saorie de penser à ce genre de chose ???

Hyoga – Comment est-ce possible ?

Polaris – Seul le chevalier Meltior peut tuer son adversaire plusieurs heures après leur combat. Il insuffle un fluide glacial dans le corps de son ennemi qui ne prend effet qu'à la suite de plusieurs heures.

Athéna – Et ses efforts pour me ramener au plus vite n'ont cessé de l'affaiblir tandis que son corps gelait littéralement.

Polaris – C'est déjà un miracle qu'il est put vous ramener jusqu'ici.

Athéna – Seiyar pourquoi t'obstines-tu toujours à faire passer ta vie après la mienne ?

Shun – Que pouvons nous faire ?

Polaris – Ce mécanisme est irréversible, le chevaliers Pégase est mort !

Athéna – Nonnnnnnnnnnn !!

Soudain elle se rappela qu'il avait repris connaissance après qu'elle l'ai réchauffé par sa cosmo-énergie. Peut-être l'avait-elle déjà sauvé à ce moment là. Voyant là un faible espoir, Saorie tenta le tout pour le tout et entreprit d'essayer de nouveau.

Athéna – Nous pouvons le réchauffer et faire repartir le cœur. Il n'est pas trop tard.

Plaçant ses mains sur la poitrine du jeune homme, Athéna fit alors exploser son cosmos. Au bout d'un court instant, Shiryu concentra toute sa puissance dans la paume de sa main et prenant la relève, lui infligea un coup d'une telle violence qu'il marqua inexorablement la peau du japonais à jamais. Après avoir retenu leurs souffles, ils entendirent de nouveau le battement de son cœur.

Athéna – Bravo Shiryu. Tu as réussi !! Il reprend vie.

Polaris – Malheureusement cela ne servira à rien.

Athéna – Comment ?

Polaris – Vous n'avez fait que reculer sa mort. Son corps continuera à geler dés que vous cesserez de lui transmettre votre propre chaleur. Je vous l'ai dit tout à l'heure. Ce processus est irréversible et personne n'y a jamais réchappé.

Athéna – Je ne veux pas croire que tout est perdu pour Seiyar. Il ne peut pas mourir ainsi. Non ! Pas de cette manière.

Malgré les protestations des autres chevaliers, Athéna insista pour se charger elle même du sort de Seiyar, le temps qu'ils trouvent une solution plus durable.

Athéna - * Tu n'as aucune chance Shun. Je ne te laisserais pas la tache de le réchauffer. On connaît tous tes techniques personnelles d'approche et pour ta propre survie, il vaut mieux que tu les évites avec lui. *

Elle s'installa finalement dans la chambre qui lui avait été préparé et le garda, sa tête sur ses genoux, de sorte que ses mains ne quittent jamais l'emplacement exact de son cœur.

Athéna – Je ne te laisserais pas mourir Seiyar. Tous tes sacrifices envers moi ne doivent pas avoir raison de toi. Tu m'entends ??

//

Les deux princesses d'Asgarde ne cessèrent alors de rechercher inlassablement une solution au problème du chevalier d'Athéna sans beaucoup de succès. Aucun grimoire et aucun médecins, sorciers ou autre marabouts ne savaient comment stopper les effets de ce fluide mortel.

Polaris – La seule manière de combattre le prince des glaces, serait de trouver son équivalent au feu.

Shun – Ikki. Si seulement tu étais resté près de nous.

//

Dans la chambre.

Athéna – Seiyar, si seulement je pouvais te rendre le centième de ce que tu as fait pour moi.

Désespérée de ne rien pouvoir faire de plus pour le sauver, la jeune fille finit par laisser échapper une larme, suivi d'une seconde et soudain d'un flot qu'elle ne pouvait plus interrompre tant la douleur de savoir qu'elle allait le perdre lui faisait mal.

Seiyar – Saorie ? Me prendrais-tu pour un mouchoir ?

Athéna – Seiyar !!!!!!!!!!!!!

Surprise par son réveil, elle intensifia son cosmos de joie ce qui ne pouvait guère paraître inaperçu.

Seiyar – Pourquoi m'entoures-tu de ton cosmos et surtout pour qu'elle raison obscure, je me trouve ici, seul dans une chambre du Palais avec toi ? * Aurais-je pris la cuite de ma vie pour ne pas m'en souvenir ?*

Athéna – Ton combat avec Meltior a eu raison de tes dernières forces. Après m'avoir ramené jusqu'ici, son coup fatal a fini par avoir raison de ton cœur.

Seiyar – Alors il disait vrai. Son coup pouvait réellement me geler le cœur. Mais dans ce cas, je devrais être mort.

Athéna – Shiryu et moi avons réussi à le faire repartir.

Seiyar – Je vous dois donc la vie à tout les deux.

Se contentant de ces explications, Seiyar se redressa pour informer la réincarnation d'Athéna des nouvelles menaces qui pesaient sur eux.

Seiyar – Nous devons nous préparer. Meltior n'était qu'un éclaireur. Ses compagnons d'armes ne vont plus tarder à venir attaquer Asgarde. Et nous, nous devons de les protéger, après avoir …… * Après avoir tué tout ces dignes chevaliers d'Asgarde qui ne méritaient vraiment pas de mourir de nos mains *

Athéna – Attends Seiyar ! Tu ne peux pas encore te lever. Tu es encore trop faible.

Toujours assis aux cotés de la jeune femme sur le lit, le chevalier se tourna vers elle pour tenter de la rassurer comme il pouvait.

Seiyar – Saorie, je te promet qu'après tout cela je me reposerais. Mais avant nous devons nous battre.

Il ne se laissa pas rattraper pas les mains tendues et s'écarta un peu plus d'elle lorsqu'il sentit comme un coup de poignard lui déchirer la poitrine. La douleur fut si violente qu'il ne put réprimer un cri de souffrance alors qu'Athéna se précipitait vers lui pour le serrer de toute ses forces, sa tête reposant contre son dos. Ne supportant pas ce qu'il venait de comprendre, le jeune homme frappa violemment le lit de rage, alors que son muscle cardiaque reprenait doucement son office.

Seiyar – Qu'est-ce que ça signifie ?

Athéna – Nous n'avons pas réussi à te débarrasser du mal qui consume ton corps. Si personne ne se charge de te réchauffer, tu mourras.

Seiyar – Pourquoi mon propre cosmos ne peut-il pas s'en charger lui même ?

Athéna – Peut-être y arriveras-tu si tu reprends suffisamment de force.

Seiyar – Cela signifie que je dois puiser cette force dont tu me parles de ton propre cosmos ?

Athéna – Oui.

Seiyar – C'est impossible.

Athéna – Comment ?

Seiyar – Saorie, j'ai juré de te protéger et de te servir au péril de ma vie. Me servir de toi m'est interdit. Tu dois le comprendre, je n'en ai pas le droit.

Athéna – Ecoutes moi bien Chevalier. Comme tu me l'as dit cette nuit, je ne te laisses pas le choix. D'autres combats plus terribles encore nous attendent alors tu dois vivre pour en sortir vainqueur !!!!!

Sur ses paroles, elle le força à reprendre une position couchée et se laissa glisser sur lui, sa tête et ses mains contre son cœur. Gêné de la voir s'installer ainsi, il fut surtout touché de sa générosité si spontanée.

Seiyar – Egoïste, tu ne penses qu'à tes batailles.

Mais il capitula. L'entourant de ses bras, il se laissa envahir du cosmos chaud et rassurant de sa Déesse. Inconsciemment, celle-ci ferma les yeux pour se blottir tout contre le chevalier.

Athéna – Me pardonneras-tu un jour notre enfance ?

Seiyar – C'était il y a longtemps Saorie. Je crois qu'à l'époque déjà, nous savions qu'aucun de nous deux ne s'abaisserait devant l'autre.

Athéna – Je suis désolée.

La tristesse de savoir être la cause de toutes ces souffrances qu'il devait sans cesse supporter, l'entraîna une fois encore à laisser échapper ses larmes.

Seiyar – * Cessera t'elle un jour de pleurer pour si peu ? *

//

Au Palais d'Asgarde l'effervescence était de mise. Des éclaireurs venaient de les informer de l'arrivée prochaine d'un groupe de chevaliers sombres bien décidés à profiter de la mort des chevaliers d'Asgarde pour prendre le contrôle du royaume.

Polaris – Comment allons nous les empêcher de prendre le contrôle du pays ?

Shiryu – Ne vous en faites pas Princesse, nous ne les laisserons pas faire. Vous êtes sous la protection d'Athéna, ne l'oubliez pas.

Flamme – Hyoga, je t'en pris faites tous très attention.

Prenant la jeune fille dans ses bras, le chevalier du cygne la rassura comme il le pouvait.

Hyoga – Le plus important pour l'instant est de protéger Saorie et les deux princesses. La glace n'a pas encore reprit tout son domaine, il ne faut donc pas cesser les prières sacrées au Dieu Odin.

Shiryu – Shun, Hyoga ! Partez devant les mettrent à l'abri. Moi je vais essayer de les ralentir le plus possible.

Shun – Seul ! C'est une véritable folie. Tu ne pourras pas t'en sortir.

Seiyar – Shun a raison, c'est de la folie pure.

Shiryu n'eut pas besoin de se retourner pour reconnaître la personne qui venait de les rejoindre.

Shiryu – C'est toi qui me dit ça alors que tu ne devrais même pas être debout.

Seiyar – Je n'ai jamais su prendre du repos, tu le sais bien.

Une autre personne vint les rejoindre n'ayant pas beaucoup apprécié d'être abandonner durant son sommeil.

Athéna – Shiryu a raison. Tu vas mourir si tu refuses que l'on continue à t'aider. Le processus a du déjà reprendre son œuvre. Ce n'est plus qu'une question de minutes avant que ton cœur ne cesse de battre de nouveau et tu le sais très bien.

Seiyar – Je ne le sais que trop en effet. C'est pourquoi vous allez partir avec les princesses, les mettre à l'abri comme prévu, pendant que je m'occupe de nos invités.

Hyoga – Tu n'en sortiras pas vivant.

Seiyar – Je suis déjà mort ne l'oubliez pas. Je n'ai donc rien à perdre. Shiryu, mes amis, je vous promets de les stopper. Faites moi confiance.

Le chevalier du dragon ne réfléchit pas plus et accepta son sacrifice.

Shiryu – Bien, au revoir mon ami * Pour une fois que c'est toi qu'on laisse planté en arrière ^___^*

Shiryu – Hyoga, Shun ! Partez devant avec les deux princesses. Je vous rejoins avec Saorie.

Celle-ci refusa net de le suivre, se précipitant dans les bras de Seiyar.

Athéna – Je refuse de partir sans toi !

Shiryu – Athéna, le chevalier Pégase a raison et vous le savez très bien.

Athéna – Nonnnnnnn.

Toutes ses protestations ne suffirent pas, Shiryu l'éloignait inexorablement de lui.

Athéna - * Pourquoi personne ne m'obéit dans ce royaume ? *

Seiyar – Je vous rejoins vite, je vous en fais le serment.

Shiryu - * Si une seule personne peut en venir à bout c'est bien toi Seiyar, mon ami, mon frère ……..*

Resté seul, le chevalier Pégase n'attendit pas bien longtemps la venue de leur nouveaux ennemis. Heureusement pour lui, ces derniers n'étaient pas de la trempe des chevaliers d'Asgarde. Il s'en sortirait sans difficultés.

Un combat.

Une feinte.

Les poings de Pégase.

Premier mort.

Attaque groupée.

Carnage de la guerre.

Carnage des batailles sans merci qui n'accepte qu'un vainqueur.

Et enfin plus rien.

Plus d'agression.

Plus d'ennemis.

Le vide.

Et ce froid qui reprend doucement son œuvre.

La fin.

Seiyar était surpris de sa propre réussite. Il ne s'en croyait vraiment pas capable.

Seiyar – Adieux mes amis.

Vidé de toutes forces, il se laissa tomber à terre, bien décidé malgré sa promesse à ne plus jamais se relever. Il en aurait enfin fini de toutes ces souffrances, de toutes ces luttes sans merci. Des vacances et du repos. Un repos éternel qu'il jugeait avoir bien mérité. Mais il avait oublié un homme tapis dans l'ombre qui n'attendait que ce moment pour entrer en scène. Ce denier ressentit comme une nouvelle aura mais n'en fit pas plus attention. Il s'approcha de sa victime et le décapita d'un seul coup. Mais contre toute attente, le chevalier décapité se releva pour se jeter sur lui.

Ombre – Quoi ?? comment ???? Comment est-ce possible ?

Une silhouette apparue alors. Une silhouette imposante et magistrale, suivit comme toujours de sa traîne de feu.

Ikki – Tu n'as donc aucune fierté pour t'attaquer à un homme déjà à terre ?

Ombre – Co co co co……… il veut dire : Comment ! ^^

Ikki – Tu vas mourir, lâche !

Un seul coup suffit à faire exploser le corps du miséreux. Après quoi, le loup solitaire se pencha vers son compagnon d'arme afin de comprendre ce qui avait pu le mettre dans un tel état.

Ikki – Tu te ramollis Seiyar. Ces hommes n'auraient jamais du avoir raison de toi.

Mais en le retournant sur le dos, il comprit aussitôt que ce n'était pas ces chevaliers de pacotilles les responsables de sa blessure fatale.

Ikki – Toujours à jouer les victimes à ce que je vois. * Je ne m'étonne plus que tu t'entendes aussi bien avec ta princesse *

Après avoir joué à "Ken le survivant" sur le corps de Seiyar, Ikki prit ce dernier sur l'épaule tel un sac de riz pour rejoindre le reste de la troupe.

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Les six jeunes gens ayant fuis par l'arrière du Palais ne purent aller bien loin avant de rencontrer à leur tour des chevaliers hostiles à leur cause.

Trois combats débutèrent.

Après de très longues minutes, ils en avaient presque tous fini. Quand une pluie d'écailles vint achever l'adversaire d'Andromède.

Shun – Mais qui ? Ikki !!! Mon frère !!!!!!!!!!!!!!!

Ikki – Tu pourrais mettre un peu plus de cœur à l'ouvrage. On n'a pas que ça à attendre.

Shun – Je… Oui. Pardonnes moi.

Ikki – Et arrêtes de t'excuser toutes les deux minutes.

Shun – Tu as raison, T_T je suis désolé.

Ikki - * Il le fait exprès. Pitié, dites moi qu'il se fou de moi ^ ^;;;*

Athéna – Ikki. Tu as sauvé Seiyar ?!!

Ikki – Que l'on ne se m'éprenne pas sur mes intentions. Je ne suis pas venu pour sauver qui que ce soit. Je l'ai juste trouvé inconscient auprès des corps d'une bonne dizaine de chevaliers qu'il venait de terrasser.

Shiryu – Tu avais donc réussi.

Shun – Mais comment peut-il être encore vivant ?

Ikki – Cet idiot a de la chance. L'une de mes attaques consiste à introduire un fluide brûlant dans le corps de mon ennemi pour le brûler de l'intérieur. Il se trouve que ce coup n'a qu'un seul antidote. Le fluide glaciale de Meltior.

Hyoga – L'inverse est donc possible.

Shiryu – Et Seiyar est enfin sauvé.

Athéna – Ces merveilleux. * Je sais que derrière ton masque de dureté, tu ne cesses de tous nous protéger. Merci Chevalier, merci beaucoup. *

Flamme – Que va t'il se passer à présent ?

Polaris – Maintenant que notre royaume ne craint plus rien, Athéna et ses fiers chevaliers vont pouvoir rentrer chez eux.

Flamme – Oh.

Athéna – Mais si certains d'entre nous voulaient rester, il n'y aurait aucun problème. Après tout, nous avons tous mérité de prendre un peu de repos.

La remarque n'échappa pas à un certain jeune homme qui n'avait effectivement aucune envie de rentrer tout de suite. C'est donc ainsi que les protecteurs de la déesse Athéna repartirent quelques heures seulement après leur dernier combat, laissant leur ami Hyoga auprès des deux princesses.

A suivre…

C'est désolant et encore le pire est à venir dans la seconde et dernière partie de cette abomination ^_^;;