Je me possède aucun des personnages de la série TV.

Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers de la série White Collar. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte de 100 mots (avec une tolérance de 10%).

Alors les mots de cette liste sont issues des soirées drabbles du groupe Papotage, Ecriture, Lecture et Bonne Humeur

C'est différent de ce que je fais d'habitude mais je trouve ça amusant comme exercice. Vous trouverez un peu de tout sans ordre chronologique.

N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


QUELQUES MOTS SUR WHITE COLLAR

Café (220 mots)

Jones tentait de se concentrer sur son dossier, mais le bruit en provenance du coin « pause » de l'open space finit par l'agacer. Il finit donc par se lever et se rapprocher de la source du bruit, fronçant les sourcils en découvrant Peter en grande bataille avec la machine à café.

- Mais qu'est-ce que vous faites ?

- Cette chose ne fait pas du café, c'est de la boue et comme je n'ai pas le temps d'aller en chercher un, je tente de lui faire entendre raison.

- En la démontant ?

- Ben, cela doit bien venir de quelque part !

- Vous voulez que j'aille vous en acheter un ? Vu le bruit, je préfère autant prendre l'air.

- Ce n'est pas pour moi ! S'insurgea Peter en faisant un signe de tête en direction du bureau de l'entrée. C'est pour Neal. Il donne le change pour faire croire que ça va, mais je ne l'ai jamais vu aussi livide, je voulais juste, lui offrir un bon café.

Jones observa le jeune consultant qui n'avait pas bougé de la mâtinée, les yeux rivés sur son dossier. C'était vrai qu'il ne semblait pas bien.

- Peter, il est midi moins le quart, emmenez-le carrément manger, sortir de ce bureau vous fera du bien à tous les deux.

...

Cellule (168 mots)

Quand la porte de la cellule claqua dans son dos, Neal frissonna. La perte de Kate était une plaie sanglante dans son âme, mais se retrouver enfermé de nouveau en prison alors qu'il n'avait rien fait lui donnait l'envie de fermer les yeux et de ne plus jamais les rouvrir… maladroitement, il se laissa tomber sur le lit inconfortable, se retourna sur un côté et laissa les larmes le submerger une fois de plus. Derrière ses paupières closes, il revivait en boucle l'explosion de l'avion et la perte de cette femme qu'il aimait. Il sentait aussi les bras de Peter autour de lui, sa voix à son oreille et ses frémissements s'intensifièrent… Si seulement, il était là, avec lui… Si seulement il n'était pas si seul dans cette cellule, interdit de contact avec les autres prisonniers pour avoir travaillé avec le FBI… Il voulait parler à quelqu'un, s'effondrer dans les bras de quelqu'un… Il… Il avait besoin de Peter, tout simplement… jamais il ne s'était senti aussi seul…

...

IMAGE 15 (153 mots)

L'hiver était bien avancé, New York avait revêtu son manteau de neige. Il faisait froid, mais Neal s'en moquait. Il s'en moquait parce qu'il tenait la main de Kate et que son sourire suffisait à le réchauffer. Ils se promenaient main dans la main depuis un petit moment, se racontant des histoires, s'imaginant la Fête de la Saint-Valentin la plus folle quand Neal eut une idée. Rapidement, il se pencha, attrapa une branche et traça un grand cœur dans la neige fraîche du parc. Kate fronça les sourcils.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- C'est mon cœur, je te l'offre.

Kate rit doucement et lui prit le bâton des mains. D'un geste, elle traça un deuxième cœur qui épousa le premier.

- Alors voilà le mien… Qu'est-ce que tu en dis ?

Neal braqua son regard cristallin dans celui de sa compagne,

- Je ne veux plus vivre une journée sans toi.

...

IMAGE 19 (139 mots)

La pluie tombait de manière assez drue sur Central Park. Sara remonta le col de sa veste et tenta de se réfugier sous un arbre. Elle détestait la pluie. Un soupir lui échappa et elle sursauta quand un parapluie se déploya au dessus de sa tête.

- Tu es belle sous la pluie.

- Hey ! Laissa échapper la jeune femme en croisant le sourire de Neal.

- Je t'emmène ?

- Un nouveau dossier ?

- Un repas ? Chandelle ? Champagne ?

- Tu me fais marcher ?

- Je ne suis pas un agent du FBI, je ne travaille pas tout le temps, dit Neal en faisant apparaître une rose sous le nez de Sara.

Cette dernière rit doucement.

- Dans ce cas, je suis partante pour le tout et pour un plaid bien chaud aussi.

...

ACCOLADE (204 mots)

Peter devait bien admettre qu'il avait jubilé en comprenant que Neal s'était totalement fait manipuler par Rebecca… Rebecca qui n'existait pas, d'ailleurs. Pour une fois qu'il pouvait ressentir ce que lui ressentait parfois… mais sa satisfaction avait disparu presque aussi vite en le voyant trembler comme une feuille assis à l'arrière de cette ambulance. Elle l'avait piégé parce qu'il était vulnérable, bouleversé par la trahison de Sam, par leur dispute, par la distance qu'il avait mit avec lui… Il était vulnérable parce qu'il était seul et totalement perdu depuis de trop longues semaines… Alors le voir craquer comme il le faisait maintenant ne pouvait pas le rendre heureux… Il était responsable de son état au fond. Peter se rapprocha donc de l'ambulance. Il s'assit à côté de Neal sans dire un mot et glissa ses mains autour de lui pour le ramener dans ses bras. Neal frissonna, étonné, mais ne tarda pas à s'accrocher de toutes ses forces à Peter laissant filer ses larmes. Toujours sans parler, Peter glissa une main sur sa nuque et le berça doucement, faisant durer l'accolade le temps qu'il parvienne à se calmer. Il était hors de question pour Peter de le lâcher tant qu'il aurait besoin de lui.