Voilà voilà premier écrit sur le couple mythique qu'est le Spock/ Jim. Je ne sais pas encore si ça restera un OS ou si ça deviendra le début de quelque chose de plus grand. Je me laisse le temps de la réflexion. Cela dit, je serais curieuse d'ailleurs d'avoir vos avis sur le sujet ou sur autre chose également, quelques mots font toujours plaisir. Oui, oui même cacahuète des tréfonds, si le cœur vous en dit.

Bref, trêve de bavardage inutile, je vous laisse à cette lecture que j'espère bonne.

Naturellement les personnages de l'univers star trek ne m'appartiennent pas, cela dit le contraire serait cool, je pourrais alors passer ma vie à manger, lire et écrire. Oui se sont mes trois passions dans la vie ^^


Pov Kirk

Coucher tout sur papier. C'est ça la si brillante idée de Léonard ? il me trouvait irritable ses derniers temps et comme je refusais de lui expliquer les raisons de mon humeur, il m'avait imposé cette solution "Ce sera pour toi un exutoire, là personne ne te jugera, tu pourras tout dire, tout accepter, se sera l'espace qui te seras propre et ainsi tu te sentira plus léger, tu verras ça fait des merveilles . " C'était là ses propre mots. Il me confondait avec une lycéenne en mal d'amour, lisant des romans mielleux pour étancher sa soif de romantisme juvénile ? Au contact de l'objet de tout mes tourments c'était peut être en effet ce que je devenais. Rah, qu'on en finisse une bonne fois pour toute avec toutes ces conneries. Une feuille et un stylo, bien sur tout cela aurait put être fait sur ordinateur, pourtant cela me semblait plus à propos ainsi.


Bien, comment étais je censé commencer ce … Cette chose. Cher journal … Non définitivement pas. Lettre à Spock. Non plus, trop désespéré. Pas d'en-tête donc, après tout personne ne lirait ses mots hormis moi, c'était donc superflu.

" Je ne sais même pas quand tout ça a réellement commencé, débuté. J'ignore même je crois, ce qui est censé s'être installé au juste. C'est peut être la raison de tout cela. Écrire. Soit.

Spock en est la cause, cela au moins j'en suis certain. Toutefois, il n'en est pas le responsable, il n'y en a pas vraiment je suppose quand il s'agit … d'attirance ? Est ce le bon terme? Sans doutes. Je l'ignore à dire vrai. Après tout pourquoi forcément étiqueter ça ? C'est très humain je crois de tout vouloir répertorier, identifier, c'est censé être rassurant. Ça ne fonctionne pas très bien je trouves.

Spock donc. Je l'ai toujours trouvé fascinant, impressionnant. Même au début quand je ne lui inspirais que mépris, il m'agaçait, mais je l'ai toujours respecté. Comme un rival honorable. Le temps et la proximité aidants, nous sommes devenus amis, vraiment. Nous le sommes. Coincés durant cinq ans avec le même équipage, ça rapproche je présume.

Il y a quelques temps quand j'ai commencé à comprendre qu'il y avait quelque chose qui m'échappait dans ma relation avec lui, un petit rien, je me suis amusé à faire le parallèle avec Léonard. Résultat sans appel s'il en est. Je n'ai jamais ressentit de désir physique pour le médecin. Non même pas proche du coma éthylique. Pour mon premier officier c'est … différent. Je n'avais jamais ressentit d'intérêt physique pour un autre homme, avant lui. Ce point me pause encore question. Est ce que c'est seulement Spock ou n'ai-je pas encore rencontré d'autre qui me fasse me sentir ainsi, bien que cela soit possible ? Cela pourrait donc s'avérer n'être qu'une simple coïncidence en somme. Être attiré par une personne ou un genre, tout une interrogation insoluble.

Pourtant la fusion mentale qui avait eut lieu avec son lui du futur, c'était avérée une expérience … incroyable. Dans tout les sens du terme. Il était « mon Spock », sans l'être tout à fait. C'était troublant, déconcertant et un peu angoissant. J'avais compris qu'il avait aimé son moi du futur. Vraiment je m'y perdrais presque. Après cette connexion nécessaire, j'avais eût l'impression que ça n'aurait pas dut être lui, pas vraiment. J'avais ressentit le besoin irrépressible de voir mon premier officier. Pour m'assurer qu'il était bien là, le sentir proche de moi, comme à l'accoutumé. Quoi qu'il y ai, c'était Spock

Juste Spock, sa musculature sèche vulcane si particulière. Des épaules et des hanches étroites qui paradoxalement transpirent la force contenue. Après tout, tout est incroyablement contenu chez les vulcains, non ? Leurs sentiments en premier lieu. Je ne comprend pas toujours Spock. Son peuple demeure secret, particulièrement sur la question des ressentis. Aussi me sentais-je maladroit sur cette question à son égard. Peut être devrais-je demander à Uhura de me répertorier ce qui est acceptable ou non dans cette culture. J'ai bien déjà tenté de me renseigner, mais il n'y a que bien peu d'archive sur le sujet. Aucune en réalité. Peut être demander directement à Spock ? Non indubitablement une très mauvaise idée. Son autre lui ? Il était après tout le seul autre vulcain de ma connaissance. Ah, non il y avait Sarek également. Oui, lui demander conseil pour courtiser son fils, voilà qui améliorerait sans ombres leur relation. Vraiment, mes récents plans laissaient à désirer. Je devrais peut être laisser le commandement à Sulu. La raison ? Mon cerveau a pris des vacances sans mon consentement préalable, le traître. Ce serait du plus bel effet dans le rapport. Certain pensaient déjà que c'était le cas, ce ne serait donc une surprise pour personne. Hormis pour Spock peut être , lui pensait sincèrement que j'étais un capitaine brillant. Sa considération me touchait plus qu'aucune autre. Bien sur le reconnaître m'aurait tué. Si la mièvrerie est une arme de destruction massive.

Spock est fascinant, j'aime les lignes délicates de son visage, son front légèrement bombé, ses sourcils arqués au langage propre. C'est d'ailleurs le seul trait de sa mine qui laisse voir ces émotions. Oui il les ressent, lui même soutient le contraire mais c'est là foutaise vulcane. Ses sourcils ne mentent pas eux. Je sais, les vulcains ne mentent pas, mais parfois ils contournent la vérité. À certains instants, ses yeux brillent d'une certaine malice, lorsque Spock blague par exemple. Oui Spock est drôle, à sa manière, il faut juste un peu de temps pour s'y accommoder, mais il est hilarant et il en joue adorablement. Je suis assez doué à décrypter les pensées de mon premier officier. La force de l'entraînement j'ai passé des heures à le contempler après tout. Non, ce n'est pas là une attention proche de la fascination. C'est juste qu'a errer dans l'espace en quête de planète habitée, il n'y a souvent rien d'autre de plus intéressant à faire. Spock est un divertissement comme un autre. Je veux dire le regarder. Pour passer le temps, nous jouons souvent aux échecs également. Le semi vulcains a un style très particulier basé sur la patience et la ruse, le mien est élaboré davantage sur l'offensive. Parfois, je suis victorieux, parfois c'est lui, mais c'est toujours un moment agréable que de passer des heures en sa compagnie. Je me sens plus serein à son contact et lui parait davantage spontané au mien, il semble moins réfléchir à chacune de ses réactions quand nous sommes seuls. En pareille circonstance j'ai le sentiment que nos mains se frôle plus souvent qu'elles ne le devraient. Ma peau me brûle alors délicieusement et j'ai une furieuse envie de bien davantage. Spock ne fuit pas le contact, ce qui en soit est étrange. . Mais après tout nous sommes de proches amis, je fais peut être des montagnes d'un rien. Ou alors je vois simplement ce que je cherche. Mais quoi donc? là est toute la question. Et si je n'avais pas envie de connaître la réponse? Si elle était terrifiante? Si elle avait potentiellement le pouvoir de tout sublimer, mais également de tout détruire? S'il était simplement plus rassurant de laisser les choses en l'état, pour ne pas courir le risque?"

Ecrire une idée brillante vraiment ça réglait rien du tout oui. Foutu Léonard avec ses idées foireuses. j'avais couché sur le papier tout ce qui me passait par la tête et pourtant aucune révélation fantastique, pas de soulagement divin. Rien. Je pliais donc mon roman pour le mettre à l'abris. Pour une raison qui m'échappait je n'avais pas envie de m'en séparer. J'étais éreinté. Ne me restais que cinq heures avant mon prochain quart. Je grommelais de frustration et d'un manque de sommeil anticipé, avant d'enfin rejoindre Morphée.


NB: En ce moment je lis "les annales de la compagnie noire" de Glen Cook. C'est assez brillant. Je vous le conseil d'ailleurs. C'est écrit au présent et en général je trouves ça assez moche, mais là étonnamment ça fonctionne extrêmement bien. Bref, c'est sans doutes pour ça que j'ai eu très envie de m'essayer au présent avec cette petite lettre. ^^