Bon et bien finalement ce ne sera pas un OS, alors on continue ^^

Bonne lecture


Spock, encore et toujours Spock, pourquoi tout s'obstine-t-il toujours à tourner en boucle autours de lui ? Foutu rêve, traître d'esprit. Cette nuit avait été agité. Rien de bien répréhensible en soit. Mes pensées s'étaient même avérées plutôt chaste. Dans mon songe, nous étions simplement ensemble, vraiment ensemble. Tout était semblable, tout était différent. Une simple partie d'échec, des éclats de rire de ma part, une proximité nouvelle entre nous. Des doigts entrelacés, des regards complices, une affection profonde et partagée. Un repas dans la cafétéria, paisible, serein. Je ne ressentais alors que cela, une profonde paix. Comme si toutes blessures, échecs, erreurs étaient balayés par sa simple présence. Je n'avais pas vraiment de souvenir plus précis, juste une perception persistante. Le réveil avait été difficile, je n'avais aucune envie d'émerger pour retrouver la dure réalité, pourtant il me fallait bien me résoudre.


Léonard est soucieux de ma santé, c'est honorable de sa part en bon médecin qu'il est. Inutile, mais pas moins honorable. Je sens son regard inquisiteur sur moi. Il réfléchit, analyse, cherche à comprendre. Il fait toujours ça quand il est face à un patient qu'il ne comprend pas. Pour l'instant, nous ne sommes pas dans son infirmerie, mais dans la cafétéria. J'aimerais simplement manger sans me sentir épié. Je le connais pourtant suffisamment pour savoir qu'il ne me lâchera pas, tant que je ne serais pas pour lui « guérit ». Je ne me sens pourtant pas souffrant. Je peux même dire que je vais bien. Spock dirait que ma santé physique est optimale. Ça ne semble toutefois pas suffire à mon compère. Je pense surtout qu'il s'ennuie. Pas de mission signifie pour lui, pas de blessé. Bien sur, il n'aime pas que l'équipage court un risque, mais au moins se sent il utile, alors que là il ne soigne que les petits incidents de la vie quotidienne. Je suis donc un sujet de distraction tout trouvé. Je devrais peut être mettre un costume de bouffon à la place de celui de capitaine. Pour certain cela paraît revenir au même.

Léonard attend je ne sais quoi, il mange du bout des lèvres en me fixant, j'essaie de ne lui prêter aucune attention. Ses lubies sont récurrentes, je devrais pouvoir l'ignorer sans trop de difficultés. Spock en face de moi est imperturbable comme à l'accoutumé, Chekov lui semble amusé par le comportement de notre cher docteur. Je contemple mon hamburger. Si je les ignore suffisamment longtemps peut être finiront ils simplement par se désintéresser de ma noble personne.

- « ta soirée a été productive ? » me demande Mc Coy de son ton ampli d'ironie brûlante

Sa remarque est à peine voilée, il veut savoir si j'ai écrit. Il n'est pas obligé d'ainsi le demander à la cantonade. Et le secret médical il l'oubli ? Certes écrire est davantage un conseil qu'une prescription, mais tout de même.

- « Pas plus qu'une autre ».

Je ne suis pas d'humeur agréable aujourd'hui, après tout cela arrive même au meilleur, la preuve. Je me sens agacé et irritable, pas donc le jour pour qu'ils se comportent comme des enfants turbulents.

Chekov et Léonard discutent entre eux, tant mieux, cela me permet de ne pas y prendre part sans paraître impoli. Pas que cela me tienne particulièrement à cœur de paraître toujours correct, mais en ce cas ce sont mes amis proches, je ne veux pas les vexer. Je les apprécie vraiments même un jour comme aujourd'hui ou tout m'énerve. C'est dire à quel point je les apprécie. Notre quart reviens vite, tant mieux le travail me distraie de ma morosité.

Après quelques rapports dûment rempli je n'ai plus qu'a patienté. Mon regard dérive donc sur Spock. Comme d'habitude. Je passe beaucoup trop de temps à le contempler, mais après tout je n'ai rien d'autres à faire. Ce n'est donc pas étonnant. Et puis Spock est fascinant. Les vulcains sont plutôt discret de nature, peu peuvent se targuer d'en côtoyer un personnellement. Voilà, mon intérêt pour lui n'est que de la curiosité scientifique. Être proche de lui me permet d'être moins maladroit avec ses homologues. J'apprends à son contact comme il apprend des humains au miens. Échange de bon procédé donc.

C'est mon ami il est tout à fait normal que je le regardes pour m'assurer que tout va bien. Voilà, ce n'est là que prévenance tout à fait amical. Je m'inquiètes pour chaque membre de l'équipage, peut être de manière plus étroite pour Spock, mais c'est bien naturel, il est mon premier officier. L'enterprise dépend tout autant de moi que de lui.

Spock étudie des résultats sur des roches trouvé sur une planète inhabité. Les signes de sa concentration sont minimes. Je les repères pourtant rapidement, la force de l'habitude. Les sourcils très légèrement froncés, le front imperceptiblement plissé. Je trouves ses oreilles intéressantes, attrayante, de même pour sa peau à la teinte d'un vert pâle. Il me fait penser à un arbre. Solide, magnifique. Un pilier rassurant. Un chêne peut être, non trop commun. Un cèdre non plus, trop épineux. Spock est un érable. Magnifique, presque arrogant. J'avais toujours trouvé la symbolique intéressante. Celle de cet arbre particulièrement. Sur terre, la légende veut que des druides considéraient cet arbre comme le guide des esprits impulsifs. Il était dit que méditer sous son ombre apaisait les plus divergeant. Il était censé être celui qui ressource ceux lassés par les épreuves. Très à propos donc.

Spock me regarde interloqué, je le fixe depuis trop longtemps. Je lui souris en signe que tout va bien et détourne les yeux de lui à quart est terminé je peux donc fuir sans attirer de soupçon.


Assied à mon bureau, après une douche classique, le contact de l'eau m'apaise, je fixe interdit un morceau de papier et un crayon. C'est idiot j'ai été irrité toute la journée et je ressens maintenant le besoin d'écrire, soit.

« Ce rêve me hante, j'essaie de l'oublier, mais il me poursuit inlassablement. Pourtant ce n'était presque rien, alors pourquoi cette proximité avec toi me manque autant ? De simple gestes anodin traduisant d'un certain confort. Aujourd'hui je brûlais de te toucher, d'être proche de toi. Je voulais te voir, te sentir. Mais nous sommes mardi selon les critères terriens et c'est la soirée que tu consacre à la méditation, je ne voulais pas risquer de modifier tes habitudes. Je sais que tu détestes ça.

Rien n'était différent aujourd'hui et ça me semblait insupportable. C'est idiot. Comment cela aurait il put l'être? Ce n'était qu'un rêve après tout. Un simple songe. Rien n'était réel. Pourtant je n'arrives pas à m'en détacher. Est ce que j'aurais aimé que ça le soit ? Peut être, sûrement

Pourquoi ? Je crois ne pas être près à m'autoriser à le penser. J'ai peur, je suis terrifié de tant de choses.

De toi je crois, ou plutôt de ce que tu me fais ressentir. Des souvenirs de mon enfance pourrie, de ce qu'elle a imprimé en moi. De mon sentiment de sécurité à tes côtés, de tes presque sourires à mon égard et du bond que fait mon pauvre cœur dans ces moments là.

J'ai peur de tout. Parfois j'aimerais que le temps s'arrête juste pour que rien ne change, que tout soit immuable. Ainsi je ne pourrais rien détruire, quoi que je fasse tout resterait ainsi. Tu resterais immuable.

Cette fois c'est à toi que j'écris même si tu ne liras jamais ces mots. Peu importe, j'ai besoin de me sentir proche de toi. Peut être que j'ai besoin de toi, mais juste parfois, un peu. Seulement un peu. Je ne me comprend plus vraiment, tu me manques alors que tu es là dans la chambre voisine. C'est vraiment risible. Moi qui me targuait encore il y a quelque temps de ne jamais m'attacher de manière romantique. Que je peux être crétin parfois. J'en comprendrais presque vos mines exaspérée à Leonard et toi. Presque. »

- « Capitaine, planète potentiellement habitée droit devant. »

La voix modifiée de Sulu résonna dans mes quartiers grâce au système de communication de l'enterprise. Enfin un peu d'animation. Parfait. J'en avais besoin plus que de sommeil.

- « J'arrive tout de suite. »

Je m'arrête un instant à la porte de Spock et y frappe pour l'avertir de notre découverte. Il m'ouvre prestement et je n'arrive à articuler aucun son. Spock est torse nu, il ne porte qu'un pantalon en toile légère. Je le reconnais, j'ai la même tenue de détente mise à disposition par strafleet. Sur terre on appel ça un pyjama. Il lui tombe parfaitement sur les hanches, marquant sa taille fines, ses jambes délicatement musclé. Mes yeux remontent doucement et je me sens rougir, pourtant je n'arrête pas là mon inspection. Je parcours rapidement sur le ventre musclé de Spock avant d'imploser. Sa peau à cet endroit est d'une teinte plus pâle que celle de son visage. J'ai envie d'y faire courir mes doigts. Ses côtes sont à peine saillantes, il est moins frêle qu'il n'y paraît. On sent même une force contenue que je ne faisais que supposer jusque là. Je sais pourtant que les vulcains ont une force deux fois supérieure à un humain classique. Pour la première fois, je traite cette information d'une manière différente... Spock est physiquement plus fort que moi, c'est attrayant, excitant. Je n'ai jamais requis l'aide de quelqu'un pour me défendre, pourtant avec lui je me suis toujours sentit en sécurité, protégé. C'est reposant, de pouvoir compter réellement sur un autre que soit et terrifiant aussi. Je continue de le détailler. Ses bras puissant me narguent. J'ai envie qu'il me sert contre lui. Son torse, sa poitrine, ses deux petits monticules de chaires tendues m'appellent. J'ai envie de les solliciter, pour observer la réaction de Spock. Je veux ….

- « Capitaine, votre état physique ou psychologique nécessite t'il une assistance ? »

Je m'ébroue. Il ne faut pas que je laisse ainsi mon esprit divaguer, c'est incorrect. J'ai été surpris voilà tout. Je n'avais jamais vu un vulcain torse nu. Je comparais simplement nos différences. Je me répètes cette phrase en boucle, presque suffisamment pour m'en convaincre. Je retrouve toutefois suffisamment de contenance pour répondre à mon premier officier.

- « Tout va bien Spock. Je vous ai déjà dit de m'appeler Jim quand nous sommes tout les deux. Je venais seulement vous avertir que nous approchons d'une planète habitable. Les affaires reprennent . »

Je remercie intérieurement le destin pour porter le même pantalon lâche que Spock. Au moins dissimule t'il parfaitement mon état. Qui est d'ailleurs rien de plus qu'une réaction physique. Je m'apprêtais à aller me coucher. Je n'ai pas eut de relation sexuelle depuis peu ou proue le moment où je suis devenu capitaine de l'enterprise. Soit un moment déjà. Rien à voir avec un stimuli extérieur, c'est juste une réaction physiologique on ne peut plus banale. Rien à voir avec Spock. Rien à voir avec Spock. Répéter une chose plusieurs fois lui fait gagner du poids, de la contenance. Du moins ça fonctionne sur moi.

- « Vous êtes certain de ne pas avoir besoin d'assistance médicale ? Vous rougissez de manière anormale»

Il me demande cela, la mine soucieuse. Enfin pour Spock, mais je vois bien qu'il s'inquiète, je l'entend dans la très légère intonation plus grave de sa voix. Je l'identifie à sa manière de pencher la tête sur le côté.

- « J'en suis certain Spock merci. J'ai seulement un peu chaud. »

Ce n'est pas un mensonge, j'ai réellement chaud. Je n'en est pas spécifié la cause voilà tout.

- « Pourtant la température ambiante du vaisseau est de 21 degrès, comme habituellement. »

Foutu vulcain à la précision diabolique. Je gromèle quelque chose d'intelligible sur des exercices de musculation et sur sa satané logique. M'entendre ainsi râler semble le rassurer. Je ne sais pas exactement si je dois m'en sentir satisfait ou offusqué.

Je me dirige vers le centre de navigation de vaisseau sans même attendre mon premier officier. Je sais qu'il m'y rejoindra sans tarder.

- «Je vous écoutes Sulu»

- «Planète habitée qui semble propice à une vie humanoïde. »

- « bien allons voir ça»

-« Je souhaites vous accompagner capitaine»

Il m'avait donc bel et bien suivit, rien d'étonnant à cela même Spock commençait à souffrir d'inactivité relative sur le vaisseau.

- « Je veux une équipe prêtes dans une heure, faites les vérifications d'usage. Cherchez à prendre contact avec les habitants, pour voir si nous devons nous attendre à des conflits une fois sur place. Sonder le territoire également. Je veux une étude sommaire de l'atmosphère mais également géologique et environnementale. Je veux que nous soyons préparé avant d'y mettre les pieds. J'oubli quelque chose Spock? »

J'aimais recueillir son avis. Spock était toujours sincère s'il pensait que je me trompais, il me le faisait savoir sans détour. C'était appréciable chez un premier officier.

- «non capitaine. Toutefois je ne comprend pas pourquoi vous dîtes de que nous n'y mettrons que nos pieds, il me semble que tout notre corps est concerné.»

J'oubliais parfois qu'il n'étais pas coutumiers des différentes figures de style et autre métaphores dont les humains raffolaient. Je lui souris

- « C'est une métonymie Spock ça consiste à utiliser une partie pour signifier un tout. Je ne comptais pas réellement à ce que nos pieds aillent se promener seuls»

- «Je comprends»

il hocha mécaniquement de la tête pour me signifier sa reconnaissance pour l'explication donnée. Spock adorait apprendre, même d'aussi insignifiante chose.

Une heure, dans une heure nous aurions enfin l'occasion de profiter d'un peu d'aventure. J'avais grande hâte