Avant tout merci pour les favorites et followers c'est adorable.

nouveau chapitre donc avec enfin la petite confrontation entre Spock et Jim

Je me rend compte en écrivant que je fais de Jim un peu une drama queen. Mais je trouves que ça lui va plutôt bien. Damned.

Bonne lecture


Un rêve, rien qu'un satané rêve. Que ce que ça aurait put être d'autre ? La réalité. J'aurais voulu que ça le soit. Je veux Spock. Mais pour le moment, j'ai surtout besoin d'une douche. Une vrai douche relaxante avec de la véritable eau apaisante. Je ne veux pas de la factice douche sonore. Je désire quelque chose de plus vraie, de plus tangible. Comme un idiot aux oreilles pointues par exemple. Mais au moins la douche est à ma portée elle. Je roule dans mon lit pour en sortir et reste assis quelques secondes au bord. Je suis fatigué et agacé. Incroyablement irrité. Je suis beaucoup trop en colère ces derniers temps, j'aimerais que ça cesse. Mais je ne sais comment faire. Pourquoi les choses ne se déroulent-elles pas toujours comme dans les rêves ? J'aimerais que ça soit le cas. Pour les rêves, pas pour les cauchemars. En réalité, juste pour ce rêve là. Seulement pour ceux qui concernent Spock. Je file donc à la salle de bain, me déshabille et vais enfin à la douche. L'eau me fait du bien. Elle dénoue mes muscles endolorie. Pour ma mauvaise humeur par contre, elle n'y change rien. Le temps ferait son œuvre. On m'avait tant répété ça pour Sam. Que la douleur s'apaiserait. Qu'il fallait juste être patient. Ceux qui avaient l'audace de me dire ça n'avait jamais perdu un être cher, j'en étais certain. Ils sauraient sinon. Le temps ne change rien. Les rencontres aident parfois. Être avec Leonard m'aidait, il m'apaisait un peu. Spock aussi, beaucoup. Je n'oubliais pas, je n'oubliais rien de Sam. Mais au côté du vulcain, je respirais mieux, j'avais l'impression que le trou béant dans ma poitrine était un peu moins à vif, plus concilient, il se faisait discret.

D'humeur morose, tout me rappelait toujours mon frère. Comme un rappel à l'ordre à la tristesse. Je détestais ça, à vrai dire je crois que ce matin je détestais tout. Une fois propre, une serviette négligemment nouée autours de ma taille. Les cheveux encore mouillés et en bataille. Je dardais mon réveil et essayais de lui faire passer toute ma hargne. Deux heures avant mon prochain quart. Trop peu pour me rendormir, mais bien assez pour ruminer.

Un coup discret à ma porte retentit. S'il n'avait été réitéré j'aurais put croire que c'était encore mon esprit qui divaguait. Mais non, il y a bien quelqu'un à ma porte. Je suis surpris. Doux euphémisme. Léonard n'a aucune raison de venir à cette heure indue et s'il y avait un problème, on m'aurait contacté par radio. Je vais donc ouvrir toujours hagard.

Spock. À ma porte. Son regard dérive sur mes vêtements, ou plutôt sur leur absence. J'aurais effectivement put m'habiller avant d'ouvrir, je n'y avais seulement pas songé. Tant pis. Après tout, j'avais tous les droits j'étais dans mes appartements. Je vois ses joues verdirent pourtant il ne bouge pas. Ne se dérobe pas cette fois. Je l'affronte du regard. Ne détourne pas les yeux des prunelles foncées. Je n arrive à ne rien n'y lire. Moi qui me targue souvent de pouvoir déchiffrer Spock. Je suis vraiment présomptueux parfois. Souvent. Régulièrement

- « Puis-je entrer capitaine ? »

La voix est mesurée, contenue. Le ton est d'une neutralité respectueuse. Le visage de Spock est impassible comme son attitude. Bras croisés dans le dos, muscles tendus, mâchoire crispée.

- « Naturellement »

Je m'efface et m'assois nonchalamment sur mon lit, jambes croisées je ne veux tout de même pas donner dans l'exhibitionnisme. Ce serait dommage que mon premier officier me poursuive pour harcèlement sexuel. J'avais entendu dire que les formations sur le sujet était terriblement ennuyante. Spock lui reste à l'écart, debout toujours dans son attitude raide de distance calculée. Le silence s'installe et je ne suis pas disposé à le briser. Il est là, c'est à lui de m'expliquer pourquoi. C'est lui que me doit explication que je ne vais pas me gêner d'exiger.

- « vous rêvez trop fort. »

L'arrogance a donc un visage. En l'instant, c'est celui de Spock. Bien sur, il n'y avait rien de criard, c'était Spock. Les sourcils légèrement froncés, le menton relevé en une attitude de bravade, le regard vissé au miens que j'affronte sans ciller.

- « Pardonnez moi. Comment puis-je avoir des songes plus silencieux pour cesser de vous importuner de la sorte? J'ignorais que des rêves pouvez être bruyant. Mais je vous en pris Spock, éclairez moi. »

Les sarcasmes sont perceptibles, le ton pompeux aussi. S'il est agacé parfait, moi aussi. J'ai l'impression qu'il me cache la vérité. Cette vérité que je ne comprends pas vraiment, qu'il m'empêche d'appréhender convenablement en faisant de la rétention d'information. Mensonge par omission. Ça visiblement ça devait être accessible aux vulcains. Spock s'assied au bout du lit, au côté opposé du mien le regard dans le vague cette fois. Nous étions revenus à cette gêne agacée. C'était le discours d'Asling où cette tension persistante entre nous qui en était la cause?

- « ça ne devrait pas être possible. »

Je porte sur lui un regard hébété. J'étais perdu il allait falloir qu'il m'éclaire. J'avais grand mal à suivre le cours de ses réflexions.

- «de quoi ? »

Cette fois j'ai laissé la colère de côté. Il faut que l'on s'explique lui et moi, sérieusement. Ma question est simple j'espère que cette fois il me répondra avec autant d'honnêteté.

- « vous rêvez trop fort »

Il se répétait. Une minute. Ça veut dire quoi rêver trop fort ? Comment pouvait on rêver trop fort ? J'aurais presque prié pour que cette fois, ce soit vraiment un rêve. Ça n'a aucun sens, tout ça n'a pas le moindre sens. Spock dans ma chambre embarrassé, ce discours, ces sensations. Rien n'a de foutu sens. Ce n'est pas un rêve. Je n'ai pas une imagination aussi tordue. Je ne comprend pas, rien. J'ai besoin que Spock m'explique, j'avais besoin d'enfin comprendre quelque chose à cette putain de situation..

- « Je ne comprend pas »

c'est un fait. D'aucun dirait que ce n'est pas la première fois. Pourtant j'avais rarement été aussi perdu. Aussi purement désorienté. J'avais la désagréable sensation de ne pas parler la même langue que Spock. Un véritable dialogue de sourd

- « Je le sais. »

le silence s'installe à nouveaux. Moins tendu cette fois, plus intime. L'explication viendrait, il me faut seulement de la patience. Ce n'est pas ma plus grande qualité, mais je ferais cet effort pour Spock.

- « j'ai perçu des bribes de votre rêve. Ce ne devrait pas être possible ».

Je me fustige intérieurement. Bien sur, il a fallu qu'il perçoive ce rêve là en particulier. Les vulcains ne sont pas seulement des télépathes par le toucher normalement ? Comment Spock peut... ? Ils nous ont encore mentis alors ? Leurs pouvoirs sont plus important que ce qu'ils veulent bien le laisser supposer ? Probablement. Pourtant ce n'est pas ça qui me perturbe le plus dans l'immédiat.

Spock a vu ce qui c'est passé dans mon songe. Il sait ce que je veux et ça n'a pas l'air de lui convenir. Évidemment que ça ne lui plait pas. Je l'ai embrassé bon sang. Comment ça pourrait lui aller ? Pourquoi je me sens aussi mal? J'ai l'impression que je vais me dissoudre, me disloquer, m'étendre par terre là sur le sol de ma chambre. Bon dieu, Spock me rend mélodramatique. Je peux arranger ça, je peux tout arranger. Je me force à éclater d'un rire que je veux convainquant.

- « Voyons Spock ne faites pas cette tête. Il n'y a pas mort d'homme. Ce n'était qu'un rêve sans importance. Ce n'était rien oublions tout ça vraiment. J'avais probablement trop bu, mon subconscient a déraillé tout simplement. »

Je crois que si je l'avais giflé, je n'aurais pas eu une réaction bien différente. Spock me regarde et je vois sur ses traits une immense colère et une douleur plus grande encore. De la véritable hargne froide.

- « je vous défend de dire que ça n'a pas d'importance, que ça n'existe pas. Vous n'en avez pas le droit. »

Sa voix grave tremble d'une rage difficilement contenue. J'ai visiblement heurté un point particulièrement sensible. Les yeux presque clos, je comprend qu'il cherche à reprendre une certaine contenance. Je ne l'avais jamais vu ainsi. Les vulcains ne sont pas insensible finalement. Je me sens coupable et un peu fier aussi, d'être la cause d'un si grand émois.

- « Pardon»

J'ai envie de m'approcher de lui, de le toucher, de chasser la douleur de ses prunelles foncées. Je n'en fait rien. Je ne veux pas l'effrayer, aller trop vite, commettre un impairs. Pardon. Un simple mot lâché à la va vite qui contiens pourtant tant de chose. Je suis désolé Spock, pardonnes moi d'être un idiot. Tu n'as que trop raison ce n'est pas rien. C'est tout. Tu es mon tout.

À la place, je pose juste ma main au milieu de nous deux. Pour esquisser un semblant de rapprochement, un lien ténu, mais tout de même existant. il c'est approché, un peu. Spock me manque. Cette vérité me frappe. Je ne veux plus jouer. Plus prétendre qu'il n'y a effectivement rien, entre nous. C'est faux. Évidemment que ça l'est. Je ne sais mettre de mot sur ce qui nous unis, ou plutôt j'ai peur qu'il soit trop petit, trop fade. Qu'il n'enveloppe pas la totalité de ce que je ressens. Je n'ai pas de mot pour lui.

- «t'hy'la»

Le regard de Spock est brûlant lorsqu'il rencontre le mien. Je ne pipe déjà rien à la situation, qu'il commence à parler en vulcain ne m'aidera pas. J'ai pourtant quelques notion de cette langues, je me débrouille plutôt bien en réalité, je n'ai jamais entendu ce mot qui paraît si cher à Spock. J'espère qu'il ne m'a pas insulté. Y a t'il seulement des injures chez les vulcains? Au moins crétin ou idiot, le reste est sans doutes moins plausible. Mon esprit divague encore, pour ne pas songer à mon premier officier sans doutes. Sa main c'est rapprochée de la mienne, il ne me touche pas. Il l'a juste placé à côté, comme pour me laisser le choix.

- « Que... ? »

Ma plus grande qualité c'est mon éloquence, je l'ai toujours dit.

- « Un mot vulcain pour désigner une personne qui est tout à la fois un frère, un amant et un ami. C'est un tout, une parfaite symbiose, un lien indéfectible. Je crois que c'est une notion approchante, bien que moi mièvre, de ce que vous appelez âme sœur sur terre. »

je le regarde toujours hébété. Spock est il en train de me faire une déclaration d'amour ? Soit à la vulcane, leur notion de romantisme est à revoir, mais tout de même. Je m'égare encore. Spock est il en train de dire que nous sommes … liés ? Je pose ma main sur la sienne, tant pis pour la patience, je ne comprends pas tout et ai besoin de me raccrocher à … lui. Il ne fuit pas mon contact, noue même nos doigts ensemble. Je reste un instant là à regarder nos mains entrelacées. Je trouve cette vision reposante, apaisante. Je sens la chaleur de sa peau, son grain fin, sa douceur.

- « c'est ce que nous sommes ?

Je lui pose la question en continuant de contempler nos mains. Ma voix me paraît presque plaintive à mes propres oreilles. J'ai peur qu'il me réponde par la négative.

- « il y a en effet plusieurs signes qui me poussent à cette conclusion. »

J'ose enfin lever les yeux sur lui et je cherche à définir ce que je vois. Plus de colère cette fois. Le noir de son regard brille d'intérêt et d'attente. Un enfant le matin de noël. Il y a aussi de l'incrédulité et une forme de tendresse.

- « Lesquels ? »

Nouveau silence bref. Spock semble chercher les bons mots pour exprimer ses pensées. Je lui laisse tout le loisir de s'adonner à l'exercice. Je suis reparti à la contemplation de nos doigts entremêlés. Je caresse le dos de sa main de mon pouce en de léger cercle. Je perçois un léger frisson sur son épiderme, mais il ne cherche pas à se défaire de mon contact, bien au contraire je le sens raffermir son étreinte. Je ne peux m'empêcher de laisser un faible sourire étirer mes traits.

- « Vous souvenez vous du moment ou vous vous êtes évanoui sur la planète Ka'hann ? Je venais d'être blessé et étais moi même inconscient. Je crois que c'était là une manifestation du lien t'hy'la. Vous m'avez d'une certaine manière suivi dans les méandres de mon subconscient. Mais il ne devrait pas pouvoir en être ainsi. De tels manifestations sont normalement impossible avant une fusion mentale. Je ne comprends pas »

C'était bien la première fois que Spock avouait les limites de ses connaissances, cela avait quelque chose de terrifiant. Mais après tout, il lui manquait quelques données qui pouvaient peut être expliquer ce qu'il n'arrivait pas à admettre.

- « Lorsque le commandeur a voulu me convaincre de son identité, il a eu recours à la fusion mentale avec moi, c'est là la preuve que j'ai un cerveau je suppose, puisque ça a fonctionné »

Essayer de faire oublier mon mensonge par omission par une blague des plus discutable. Je n'étais pour ainsi dire pas au mieux de ma forme. Pas qu'un tel comportement ne me ressemble pas, c'était juste qu'habituellement mon humour était de meilleur qualité. Je vis les rouages de l'esprit de Spock tourner à plein régime, et vu l'horreur qui se peignait un peu plus à chaque instant dans son regard il n'aimait pas ce qu'il déduisait.

- « C'est à lui que vous êtes lié pas à moi »

L'absurdité de l'idée me fait éclater d'un rire léger. Spock est l'intelligence même, mais l'idée que je puisse être si peu soit il, uni à quelqu'un d'autre que lui est risible. Même quand cet autre est une version différente de Spock. Je savais faire la différence entre les deux. Mon cœur et mon corps également. Ma soudaine hilarité a parut le vexer. Il regardait droit devant lui le visage fermé et le dos raide. Je tirais un peu sur sa main toujours unie à la mienne pour l'inciter à me regarder

- « Spock je ne suis uni qu'a vous enfin. Cette version de vous. J'ai revu le commander par la suite et rien ne s'est trouvé modifié entre nous, je n'ai pas ressenti pour lui ce que je ressens pour vous. »

Le naturel avec lequel je me suis exprimé sur ce point m'étonne moi même. Je venais de lui avouer que j'avais des sentiments bien réel à son égard.

- « que ressentez vous pour moi Jim ? »

Son visage c'est approché de moi, je sens son souffle chaud s'échouer sur ma peau nue. J'avais visiblement trop vite tendance à oublier que je ne portais qu'une simple serviette. Qu'importait. L'odeur de Spock emplissait mes narines, une odeur de sable, de musk, de forêt. Juste enivrante. Il m'a posé une question, il attend donc réponse. Je rassemblais vaillamment mes quelques neurones rescapées et tentais de leur donner un semblant de forme pour être en mesure de verbaliser mes pensées décousues.

- « vous m'avez dit avoir sauvé Léonard pour ne pas me forcer à vivre sans lui. C'était honorable de votre part, mais vous n'avez pas pensez à ce que serait ma vie sans vous Spock ? Vous êtes mon premier officier, mon ami. J'ai besoin de vous. »

J'aurais put m'arrêter là, mais je n'en fis rien. J'avais encore beaucoup à dire, beaucoup à lui dire.

- « Vous êtes... je ne sais pas vraiment à dire vrai. Et je crois que je m'en moque. Ce que je sais, c'est que je suis incapable de vivre sans vous à mes côtés Spock. J'ignore ce qu'est ce lien, mais pourtant je le sens bien présent. Vous avez raison, je vous ai suivis dans votre inconscience puisque où vous allez, je vais. Où que ça soit. Vous ne vous débarrasserez pas de moi aussi facilement. Vous arrivez à percevoir ce que je pense ? Bien ça me va. Vous pouvez pénétrer dans mes rêves à mon insu ? Parfait je n'ai rien à vous cacher après tout»

C'était exactement cela. J'acceptais tout de Spock. Sans restriction. Il aurait put me dire qu'il était capable d'anéantir la voix lactée en un claquement de doigts, que ma seul réaction aurait été bien alors pas de claquement de doigts. J'avais toujours apprécié ma si précieuse indépendance ma chère liberté, c'était étrange de penser que tout ça ne faisait pas le poids face à Spock. Il surplombait tout. Peut être parce que je savais qu'il me respectait, moi et toute les valeurs qui me tenaient à cœur. Jamais il n'aurait exigé que je renonce à ce que j'aimais pour lui. Quoi que ce fut un hobbies, un principe ou bien une personne. La réciproque était vrai, si j'acceptais tout de lui, il en faisait de même pour moi.

- « Vous avez également accès à mon esprit. Le lien est ténu. Je ne sais si la fusion mentale à un lien ou non. Les premières manifestations ont eu lieu bien après. La première s'étant faites après une forte charge émotionnelle. L'incident sur Ka'hann. Peut être que le déclencheur est seulement celui-ci. Sur ma planète le lien t'hy'la est à la fois une bénédiction puisqu'il uni deux être à vie, mais également un tabou puisque étant la preuve irréfutable que les vulcains ressentent des émotions puissantes. Même si cela est bien accepté en ce cas. Un doux paradoxe. Votre confiance me touche Jim, sincèrement, mais je veux être certain que vous sachiez dans quoi vous vous engagez, si vous et moi commençons une relation. »

Son visage c'était encore approché du mien. Encore quelques centimètres et je n'écouterais plus rien. Ces dires étaient cruciaux et son corps tendu vers le mien, ne m'aidait pas vraiment à rester attentif.

- « Vous êtes mon t'hy'la Jim. Les vulcains sont maladivement jaloux. »

Je me noyais dans l'abysse des iris noires. Je n'avais jamais vu regard si profond et tant d'émotions s'y disputer. Joie, allégresse, curiosité, détermination, possessivité, douceur, tendresse, amour, désir, malice, craintes.

- « d'accord »

Le mot s'échappe de mes lèvres fébriles. D'accord pour tout Spock

- « C'est un lien exclusif et excessif. Une union pour la vie, qui ne s'arrête qu'a la mort du dernier qui survit »

Cette phrase là atteint mon cerveau embrumé. Cela était particulièrement vrai. Je ne le constatais que trop bien après avoir vu les pensées du commander. Son Jim était toujours là. J'étais intimement persuadé qu'il ne laisserait jamais quelqu'un d'autres s'approcher intimement de lui. Jim avait été tout. Il ne souhaitait rien expérimenter d'autres. Je crois que je commençais à comprendre. Tout devait lui sembler incroyablement insignifiant après ça.

- « d'accord »

Il attendait visiblement une réponse, réponse que je venais de lui donner.

- « Après fusion mentale, le lien est complet. Plus encore après le premier Pon'far, mais nous y reviendrons ultérieurement. Il n'y a pas de retour possible. Les t'hy'la se complètent trop parfaitement pour se séparer, tout n'est pas simple naturellement, mais ce sont des unions irrévocables... »

Je ne l'écoutais plus. Je sais que j'aurais dut me montrer plus concentré. Mais ses lèvres pleines me distrayaient. La ligne de son menton me narguait, invitation à découvrir le cou immaculé. J'avais envie de croquer une oreille. De sentir le goût de sa peau sur ma langue. De couvrir de baiser les pommettes saillantes. De

- « Jim... concentrez vous sur mes dires plutôt que sur ma personne»

C'est la plus douce des remontrances qui m'a été faites à ce jour. Sa voix grave me faisait fondre. Il avait ce que je devinais comme un sourire. Ses yeux brillaient et sa bouche formait un très léger rictus adorable. Son index et son majeur cajolaient les miens d'une manière étrangement intime et pour une raison qui m'échappait, je m'en sentais électrisé. Il dut percevoir mon interrogations puisque ces joues verdirent. Il était penaud. Simplement attendrissant.

- « baiser vulcain »

Les mots avaient été jeté à la dérobé. Un sourire ravi éclaira mon visage. Je mettais donc un peu plus de cœur à l'ouvrage goûtant donc à ce baiser vulcain. La pulpe de ses doigts étaient plus sensible que la mienne, plus rebondie également. Je les cajolais de mon mieux répondant à la danse que Spock m'enseignait. C'était un professeur particulièrement investit.

- « Ce n'était pas à moi de me concentrer ? »

Je le taquinais éhontément, après tout mon cerveau recommençait à être fonctionnel. J'en profitais donc.

- « Vous pensez trop fort »

Décidément. Je rêvais trop fort, je pensais trop fort. Y avait il encore beaucoup de chose que je faisais trop fort ?

- « Je n'ai pas l'intention de partir Spock, je suis d'accord pour tout »

Même si je n'étais pas tout à fait certain de ce que ce tout signifiait. Mais j'étais tout à fait partant, avec Spock. Tant que c'était lui, rien ne m'effrayait. Ce qui aurait put être terrifiant en soit. Il me regardait toujours avec intensité. Semblant juger de mes paroles.

- « je souhaiterais que vous y songiez longuement Jim. Ne prenez pas de décisions hâtives. Nous en reparlerons. Si vous avez des questions je me tiens à votre disposition pour y répondre »

- « Je ne postule pas pour une potentielle embauche Spock. Je n'ai pas besoin de réfléchir. C'est vous que je veux. À moins que pour vous... »

Encore ce non sourire. Il ne semblait pas particulièrement surpris par mon ton plus assuré, plus impatient. Le baiser vulcain avait toujours lieu, par intermittence. Il y avait un paradoxe notable entre nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre et notre begottage à la mode vulcane et les paroles presque aseptisée, protocolaire. Proprement ridicule.

- « Je ne veux rien plus que vous Jim. Je veux vous faire mien et être votre. Toutefois, je souhaite que vous soyez parfaitement conscient de ce à quoi vous vous engagez si nous commençons une relation vous et moi. Vous avez visiblement de grandes difficultés à rester concentrer quand je suis si proche de vous. Et j'admets volontiers que votre pourcentage de peau dénudée ne m'aide guère à garder un contrôle satisfaisant sur mes pensées. Je pense donc qu'il est préférable que votre décision finale soit prise quand je n'influence pas votre choix »

Je ne veux rien plus que vous Jim. Je veux vous faire mien et être votre. Je n'avais retenu peu ou proue, que ça de ses dernières paroles. Ça et le fait qu'il voulait me laisser du temps. Ce qui me plaisait bien moins. La première partie toutefois me satisfaisait tout à fait. Être à Spock, qu'il soit à moi. Le programme me convenait parfaitement. J'affermissais encore ma prise sur ses doigts.

- « Ne bougez pas, j'aimerais ... »

Ses lèvres sur les miennes ne lui donnèrent pas l'occasion de finir. Spock m'embrassait. Pour de vrai cette fois. Ses lèvres étaient douces, hésitantes contre les miennes. J'amorçais un nouveau baiser vulcain en cajolant son index et son majeur. Cela parut le détendre quelque peu. Nous nous embrassions des deux façons. Humaine et vulcane. J'appuyais davantage sur les lèvres pleines. Me mouvant contre lui, lui montrant un rythme à suivre. Spock apprenait incroyablement vite. Je poussais légèrement ma chance en quémandant l'entrée de sa bouche. Qu'il m'accorda sans hésitation. Un nouveau ballet débuta en synchronisation avec celui de nos doigts. Je laissais ma main libre s'accrocher à sa nuque pour approfondir encore notre contact. Il agrippa mon épaule dans le même but. Je me laissais aller à ses baisers ou s'alliaient force et douceur, tendresse et passion. Je ne voulais rien d'autres que lui, n'aspirais à rien d'autre. Si cet instant durait éternellement, je m'en trouverais insolemment chanceux. Mon réveil sonna pour m'annoncer qu'il était temps que je me réveille, notre quart allait bientôt commencer. Foutu réveil quand il ne me tirait pas de rêve agréable, il me rappelait à l'ordre dans la réalité. Spock se détacha de moi quelque peu, haletant. Je l'étais également sans même m'en être rendu compte avant. Je n'avais pas besoin d'oxygène, j'avais Spock.

- « je dois retourner dans mes appartements avant le début de notre poste. Nous nous verrons tout à l'heure capitaine. »

je trouvais cette phrase incroyablement aguichante. Mon traître d' esprit était peut être en cause ou était ce le fait que Spock était toujours en train de m'embrasser selon les critères vulcain, une main fermement accrochée à mon épaule. Il embrassa le coin de ma bouche avant de s'en retourner non sans un regard mi tendre- mi amusé lâché avant de passer ma porte. Je sentais un sourire niais étirer mes traits et le laissais s'y épanouir. Spock. Enfin


Et voilà mes bons, les choses sérieuses commencent. Sur ce je file bosser, je vais être en retard

Review?