Titre : Treasures

Auteur : yeaka

Résumé : Il arrive que les Vulcains lui demandent comment il a réussi à se lier à un compagnon aussi exotique. Parfois, il se pose lui-même la question.

Disclamer : L'univers de Star Trek ne m'appartient pas.


Bonjour:) Je sais que j'ai beaucoup d'histoires et de traduction en cours, mais je n'ai pas pu m'empêcher de traduire celle-ci. C'est un vrai coup de cœur. Elle ne fait que 4 chapitres, dont 2 sont déjà traduits donc l'attente ne devrait pas être aussi longue que pour mes autres traductions. On part sur un chapitre par semaine:) J'espère, en tout cas, que ça vous plaira ! A bientôt.


Chapitre 1 :

Spock se pose dans un coin du couloir pendant que Sarek accueille les nouveaux arrivants – récemment dîplomés de l'Académie et même auxiliaires de l'équipage. Ils ont désespérément besoin d'un ingénieur sur ce navire ; bien que Spock soit parfaitement capable de s'occuper des machines, ce n'est pas son domaine d'expertise. Mais les vaisseaux scientifiques Vulcains sont principalement approvisionnées en scientifiques, et quelqu'un doit bien s'en occuper.

Il ne fait que légèrement attention aux nouveaux. Les Vulcains ne sont pas des créatures par nature sociales, et il est peu probable que Spock passe ne serait-ce qu'un peu de temps avec l'un d'entre eux.

C'est une mer de cheveux noirs qui passe devant lui. Un morceau doré l'interrompt et s'attarde. Lorsque Spock lève la tête, le blond sert la main de son père.

Un Humain, bien sûr. Un Vulcain ne saurait être aussi présomptueux.

Spock est surpris, bien qu'il le masque. Ce seront les seules oreilles arondies sur ce vaisseau. Ce n'est pas un navire de la Fédération ; les recherches scientifiques de Vulcain restent généralement vulcaines.

Mais cet homme représente tout ce qu'il y a de plus brillant chez les humains. Il lâche la main de Sarek pour s'exprimer avec force. Il y a quelque chose de si naturel dans la façon dont ses yeux se plissent avec son sourire, et cela rend Spock légèrement mal à l'aise. Il devrait détourner le regard mais il ne le fait pas. Et ce n'est pas bien. Tellement expressifs, les humains semblent parfois … nus.

Et les Vulcains de Vulcain, présent sur ce vaisseau vulcain, ne sont pas du tout habitués à cela, alors Spock se force à détourner le regard.

Du coin de l'oeil, il peut sentir l'homme le regarder ; l'étudier pendant une demi-seconde. Puis l'homme suit les autres dans un couloir, et Spock peut relâcher le souffle qu'il n'avait pas réaliser retenir. Le dernier membre de l'équipage part à son tour et les portes se referment. Sarek se tourne vers lui. Spock continue de fixer le panneau gris fermé devant lui.

« Quand cela sera-t-il réparé ? » Demande Sarek, d'une voix aussi douce que d'habitude, comme s'il ne venait pas de serrer la main d'un bel et souriant humain – ce qui est une remarque complètement objective, et non pas le point de vue de Spock.

« Une heure et trente-six minutes. » Estime Spock. Sarek hoche la tête et se détourne ; un fraction de seconde avant que Spock ne se décide à parler : « Nous avons un humain à bord. »

Regardant par-dessus son épaule, Sarek acquiesce. « Un récent diplômé de l'Académie, spécialisé en analyse tactique. Le gouvernement Vulcain pense que nous devrions sécuriser le vaisseau, alors j'ai contacté Starfleet pour qu'ils nous envoient des spécialistes, entre autres. »

« Tout de même. Il est inhabituel pour un humain d'accepter de servir sur un vaisseau Vulcain. »

Sarek lève un sourcil. « Il ne l'a pas accepté ; il en a fait la demande. Il a insisté pour être affecté à bord de ce vaisseau, n'a donné aucune raison, et n'avait pas l'air disposé à accepter un refus. »

« Très illogique. » Répond Spock, désapprobateur.

« C'est un humain. » Conclut Sarek.

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La planète a un système écologique riche et différent du leur. Spock va diriger les recherches vers les provinces du Nord à la recherche d'une vigne spécifique. Il ignore les murmures de ses pairs insinuant qu'il a été choisi pour cette mission parce qu'il est le fils de Sarek. Il est tout à fait capable de s'élever de son propre chef.

Il observe le dernier conteneur être embarqué, quand le dernier membre de leur groupe arrive, haletant d'avoir couru. C'est l'humain, bien sûr. Ses joues sont rougies pas l'effort, ses lèvres entre-ouvertes pour inspirer plus d'air. Il dit entre deux souffles : « Hé, désolé, je suis en retard. » Puis il avance sa main et sourit, ajoutant : « Lieutenant Jim Kirk. »

Pendant un moment, Spock se contente de fixer la main offerte. Il peut sentir les regards des trois autres Vulcains sur lui, sur l'humain. Sa veste grise est ouverte au col, révélant une chemise noire en dessous. Son pantalon est froissé, comme s'il avait dormi dedans. Il est …

Etourdissant.

Spock sert sa main dans un effort de politesse, essayant de se montrer neutre et non affecté. Dès que les doigts de l'humain – de Kirk – s'enroulent autour des siens, Spock sent une décharge électrique lui remonter le long de sa colonne vertébrale. Kirk mord sa lèvre inférieure de manière attrayante, serrant sa main. Ses doigts sont doux et longs, sa paume est chaude. Ses yeux sont d'un bleu vif et brillant. Spock pourrait se perdre en eux.

Spock essaye de prétendre qu'il ne le pense pas, et retire sa main. Il répond « Spock » avec raideur, et il se détourne pour charger la dernière boite. Kirk le suit immédiatement dans la navette, ainsi que les trois autres Vulcains.

Sa main le picote. Sa peau est trop sensible. Les Vulcains réchinent généralement à se toucher. Le contact est …

Kirk ne se présente à aucun des autres Vulcains. Il s'assoit près du pilote pendant que Spock prend place auprès de ses pairs derrière lui. Trop doucement pour que Kirk l'entende, le vulcain à droite de Spock se tourne vers les autres :

« Comme c'est exotique. »

On hoche la tête. L'autre dit :

« Il est plus qu'intéressant. »

Et le premier vulcain se tourne vers Spock mais celui-ci reste silencieux.

Kirk. Spock regarde l'arrière de sa tête blonde. C'est n'est pas approprié, mais … Spock ne peut détourner le regard pendant toute la durée du trajet.

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Spock entame sa soupe de plomé quand Kirk entre dans la cafétéria. Immédiatement, plusieurs têtes se tournent vers les portes. Spock ne manque pas les regards furtifs cachés derrière les masques d'indifférence. Kirk se dirige calmement jusqu'au synthétiseur, d'une démarche alléchante au point d'en être presque vulgaire. Il exhibe de manière flagrante ses émotions devant chacun d'eux – fruit interdit. Et il porte si bien ses sourires, s'éclairant lorsqu'une pizza Terrienne apparaît devant lui.

Il se dirige directement vers la table de Spock, où le Vulcain est, comme d'habitude, assis seul. Spock est dans un état de choc léger. Evidemment, Kirk n'a pas compris comment les choses fonctionnent. Spock est à moitié humain – cela le rend plus faible que les autres –, et il est le fils de Sarek en plus de cela. Kirk pose son plateau sur la table et demande :

« Ce siège est libre ? »

Mais il s'assoit avant que Spock ne puisse répondre. Il plonge vers sa pizza, la mange avec ses doigts. C'est barbare. Spock sait qu'il n'est pas le seul dans la pièce à avoir arrêté de manger pour l'observer, alors qu'il lève le triangle gras à hauteur de son visage. Il ouvre la bouche et mord la pointe de la part. Il ne baisse pas la pizza pendant qu'il mâche, et ses yeux se posent sur Spock.

Spock refuse de rougir. Il regarde sa soupe avec attention.

Leur table est trop petite. C'est une petite table pour deux personnes dissimulé dans un coin de la cafétéria. C'est un choix logique. Elle semble moins exposée que 50% des autres tables. L'inconvénient est que Kirk est assis trop près ; ses genoux touchent ceux de Spock sous la table.

« Alors, Mr Spock. Qu'y a-t-il à faire sur ce bateau ? »

Spock s'éclaircit la gorge et tente de garder un ton neutre à la limite de la désapprobation. Kirk mâche trop fort.

« Il y a plusieurs laboratoires – »

« Je veux dire pour s'amuser. »

Spock lève un sourcil quand Kirk le coupe. L'humain fait glisser le dernier morceau de sa part de pizza dans sa bouche. La façon dont il le pousse entre ses lèvres roses est trop sensuelle. Spock est offensé par l'envie maladroite de se tortiller sur sa chaise. Il peut sentir la chaleur de tous les regards posés sur leur table.

« Il y a … » Il n'y a pas d'installations à bord destinées uniquement aux loisirs. « Il y a une pièce réservée uniquement au stockage de données, qui peut servir de bibliothèque … »

« Une bibliothèque ? » Kirk le coupe encore.

La main de Kirk se pose sur la table et ses épaules se voûtent, et il rit, riche et chaud. Le son est si étrange aux oreilles de Spock qui lui faut un moment pour le comprendre. Le plaisir, pense-t-il, passe par le rire. Les yeux de Kirk se plissent à nouveau avec la force de son sourire, les dents apparentes, les fossettes mises en évidence. Il est lumineux, plus vivant que tout ce que Spock a jamais eu sous son microscope.

Kirk se penche sur son côté de la table et dit :

« Si c'est votre idée du plaisir, Mr Spock, alors je pense que vous aurez besoin d'un guide. »

Spock ne répond pas ; principalement parce qu'il est sûr que sa langue le trahira. Il a oublié sa soupe. Ses mains sont à plat sur la table.

Kirk dévore une autre part de pizza, et une de ses mains passe à proximité de celles de Spock.

« Vous allez chercher d'autres échantillons ? » Demande Kirk en changeant de sujet. « A la surface, je veux dire. Apparamement, ils ont trouvé une forme de vie sous les plaques terrestres au Sud. »

Spock résiste à l'envie de lui dire de ne pas parler la bouche pleine.

« Non, je n'y vais pas. »

La bouche de Kirk s'effondre en un froncement de sourcils.

« Oh. »

Et il se penche un peu en arrière sur sa chaise, son visage se tordant un peu. Quel est le mot ? Une moue humaine. Quelque chose comme ça. Spock penche la tête, l'étudiant sous un angle différent, parce qu'il ne sait pas comment gérer ça.

Kirk mange plus de pizza. Toujours avec ses mains. Dans un effort pour ne pas être surpris en train de lorgner un collègue, Spock retourne à sa soupe. Après quelques minutes de silence étrangement électrique, Kirk se redresse et demande :

« Puis-je goûter à votre soupe ? »

Ce n'est ... pas quelque chose que les Vulcains font. Partager leur nourriture. Mais Spock n'est pas du genre à insulter les coutumes des autres cultures. Ils sont dans l'Espace pour observer, après tout. Et à l'idée de la bouche de Kirk sur sa cuillère –

« Vous n'aimeriez pas. C'est très différent de la nourriture de votre monde. »

Kirk hausse les épaules :

« C'est à moi d'en juger. Alors ? Juste une cuillère. »

Et il tend sa main dans l'attente.

Même s'il est un peu agacé, Spock tend sa cuillère. Leurs doigts se frôlent. Il y a un choc sous sa peau. Kirk remut la soupe une fois, puis en prend une cuillerée qu'il soulève à ses lèvres. Le partage de couverts n'est pas approprié, mais ça ne le serait pas non plus d'aller chercher une autre cuillère afin de partager le même repas.

Il regarde le liquide disparaître entre ses lèvres, ainsi que la façon dont Kirk tient la cuillère et la lèche. Finalement, le nez de Kirk se plisse et il se décide :

« Trop fade. »

« Comme j'ai essayé de vous le dire, Lieutenant. »

Spock reprend sa cuillère.

Kirk laisse tomber sa main sur la table. Sur la main de Spock. Spock se fige instantanément. La main de Kirk est sur la sienne et le pouce de Kirk frôle doucement le sien.

Kirk baisse la voix et dit :

« Appelez-moi Jim. »

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Le lieutenant Jim Kirk est … un spécimen étrange. Même pour un humain.

Kirk est sur la planète avec une petite équipe, surveillant et recueillant des données et prélevant des échantillons. De temps à autre, il contacte le vaisseau, oubliant constamment ce qu'il est censé collectionner. Ils lui donnent les noms, et il les oublie peu après.

À un moment donné, Spock propose de prendre en charge la communication, pense à la façon dont sa mère humaine l'aiderait, et il explique :

« C'est une petite fleur semblable à une tulipe terrestre. Elle a une couleur rose fluorescente avec de grandes taches blanches sur ses larges feuilles. »

« Feuilles larges, tulipe rose, taches blanches. J'ai. » Répond Kirk … Jim. « Merci, Spock. »

Et Spock combat le rougissement traître sous sa peau – il n'a pas donné son nom. Jim doit avoir reconnu sa voix.

Jim pourrait appeler l'un des autres Vulcains présent sur la planète pour l'aider, mais il ne le fait pas. Spock se sent spécial et faible.

Il retourne à sa station pour surveiller l'atmosphère de la planète. Le Vulcain qui tient le poste de communication dit :

« Il est très … éclatant. »

Il y a une petite allusion dans sa voix qui laisse présager de l'intérêt. Jim est certainement digne d'intérêt. Il l'inspire, il l'invite – il n'est pas ouvertement coquet selon les normes de sa propre espèce, mais il l'invite parce qu'il est une tentation constante.

Sarelk, assis sur son fauteuil de capitaine au milieu du navire, intervient :

« C'est un trait de caractéristique à beaucoup d'espèces indécentes. »

Personne n'ose mentionner à Sarek que lui-même s'est marié à l'une d'entre eux. Spock non plus.

Il se demande si c'est dans son sang, cette attirancepour les humains.

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C'est le milieu de la nuit, et Spock pense que personne n'aurait osé sonner à sa porte à moins que ça soit absolument important. Il se glisse hors du lit, ajustant sa chemise de nuit bleue et son pantalon assorti, le sol métallique froid sous ses pieds nus. Il ordonne à l'ordinateur de rallumer les lumières et ouvre la porte. Jim lève les yeux sur lui, parcours rapidement son corps. Spock essaye d'ignorer l'attention.

« Lieutenant. »

« Jim. » Le corrige l'humain.

« … Jim. »

« Je suis désolé de vous déranger aussi tard, mais j'ai cassé mon dernier datapad. J'ai essayé de résoudre une équation frustrante et je l'ai accidentellement jeté contre un mur. Idiot, je sais. Alors, je me suis dit que vos quartiers n'étaient qu'à quelques portes. Pourriez-vous m'en prêter un ? »

Spock lève un sourcil. Il aurait pu attendre que leur quart ne commence ou aurait simplement pu en recupérer un ailleurs. Au lieu de cela, Jim est ici. C'est illogique.

Jim est illogique.

Jim attend avec impatience et finalement Spock s'écarte, lui permettant d'entrer. Spock fait un pas en arrière pour que les portes se ferment – il lui vient à l'esprit qu'être surpris avec un humain sur le pas de sa porte à cette heure-ci ne serait pas pour le mieux.

Avoir Jim dans sa chambre n'est sans doute pas mieux. Il reste au milieu de la pièce pendant que Spock se dirige vers son bureau et ramasse le datapad.

Il se tourne pour lui remettre, et Jim est sur lui en un éclair, le faisant trébucher en arrière, le poussant contre le mur. Spock ouvre la bouche de surprise, et Jim en profite pour poser ses lèvres contre les siennes. Spock étouffe. Jim est partout sur lui. Serrant ses épaules, emprisonnant ses lèvres, ses cuisses contre les siennes, son entrejambe contre le siens. Tellement de points de contact. Les sensations sont écrasantes. Pendant un bref instant, le cerveau de Spock cesse de fonctionner.

Puis, il redémarre. Il attrape les épaules de Jim, et veut le repousser, mais il ne le fait pas.

La bouche de Jim est chaude. Ses lèvres sont douces. Jim est si beau, mais les yeux de Spock sont fermés. Jim sait exactement ce qu'il fait ; ses lèvres bougent et sa langue explore tendrement la bouche de Spock, pressant timidement contre la sienne. Spock lève la langue avec autant d'hésitation, puis ils s'enroulent l'un autre de l'autre, glissant et luttant.

Les larges épaules de Jim semblent à leur place sous les doigts de Spock. Une des mains du Vulcain glisse dans les cheveux courts et blonds de Jim. Son corps se frotte contre lui, chaud comme le soleil. Spock pourrait brûler. Il ne devrait pas … il ne devrait pas faire ça.

Il manque d'air, mais il déteste quand Jim recule. Il respire trop lourdement. Une partie de lui veut gémir, mais il l'arrête. Les joues de Jim sont un peu rouge. Jim respire fort aussi. Ses pupilles sont dilatées et le coin de ses lèvres se lèvent en un sourire.

Jim se penche. Le datapad. Spock l'a laissé tomber. Spock l'a oublié. Jim le recupère et se remet debout en disant :

« Merci. »

Trop rapidement pour que Spock puisse répondre, Jim se penche et pose un doigt sous son menton, l'attirant pour un autre baiser rapide.

Puis, Jim s'éloigne et se tourne vers la porte, et Spock se sent étrangement glacé. Il n'a pas été en conflit avec lui-même depuis trop longtemps. Il regarde les portes se refermer et entend : « Bonne nuit, Spock. »

« Bonne nuit, Jim. » Répond-il à la pièce vide.