Cult Potter

Note de la traductrice : Ni Harry Potter, ni l'histoire ne m'appartiennent, je ne fais que traduire. L'auteur du chef d'œuvre que vous avez sous les yeux, c'est TheGirlWithFarTooManyIdeas.

Note de l'auteur : Cette fanfiction est notée M essentiellement parce qu'elle part d'un culte basé sur le pouvoir devenant un groupe marginal au cœur d'une société corrompue, créant un troisième camp dans la guerre de sang qui n'en cesse jamais. Edith Potter n'est pas vraiment Noire, et encore moins Blanche, elle est plutôt Gris Foncé.

Fun Fact : Edith Potter/Harry Potter n'est pas le seul personnage dont le sexe a été changé. Elle et Dancia Malfoy/Draco Malfoy partagent le même genre grâce à l'effet papillon.

« italique » : Pensées

italique : Accent sur un mot

« Gras italique » : fourchelangue

« Gras » : souvenirs/flashback/répliques de films


Chapitre 1 : Prologue

Cachée entre les manteaux dans un placard, dans une rue en apparence normale avec une famille en apparence normale, une petite fille attendait le bon moment pour s'enfuir.

Elle était petite et maigre, trop même pour une gamine de seulement huit ans. Des cheveux roux très sombres, emmêlés et rêches, pendaient autour de son visage comme un rideau, cachant ses yeux magnifiques yeux verts qui voyaient toujours beaucoup trop. Elle était habillée de vêtements usés et vieux d'au moins une génération, qui lui valaient souvent les moqueries de la part des enfants plus riches du voisinage.

Bien sûr, certains enfants se cachaient dans ce genre d'endroits quand ils jouaient avec leur famille. Ce n'était pas le cas là, pourtant. En fait, la petite fille se cachait de son oncle, qui était ivre et dans une très grande colère. Elle pouvait l'entendre détruire des assiettes dans la cuisine, diffamer et crier parce qu'il n'avait pas eu la promotion qu'il espérait.

Edith Potter avait une expérience suffisante avec ces crises de rage pour savoir qu'elle devait rester loin de lui. Il y avait une longue cicatrice sur son bras pour le prouver, reçue quand il lui avait jeté un des vases chinois de sa tante il y a quelques temps. Quand il était comme ça, sa tante emmenait son idiot de cousin au parc ou n'importe quel endroit où elle pourrait le gâter, laissant sa nièce non désirée à la maison.

En général, Vernon Dursley buvait tellement qu'il finirait soit par s'évanouir, soit par s'endormir. C'était à ce moment qu'Edith pourrait s'échapper, sortir de la maison et se perdre sur les routes. Elle y resterait, vagabondant à droite et à gauche, aussi longtemps qu'elle pouvait avant de devoir retourner à l'endroit qu'elle appelait à contre-cœur 'maison'.

Edith se colla de dos contre les murs en bois du placard, se mordant la lèvre si fort qu'elle pouvait sentir une goutte de sang perler. Elle souhaitait désespérément que Vernon ne la trouve pas, qu'elle puisse devenir invisible et qu'il ne soit pas capable de lui faire du mal.

Parfois ça marchait ; il se traînait pathétiquement pour ensuite passer devant elle sans la voir pour des raisons qu'elle ne comprenaient pas (pas encore). D'autres fois, elle n'était pas aussi chanceuse. Normalement, elle se réveillait dans le placard où elle dormait avec une migraine insoutenable, du sang sur et autour d'elle, et les dernières heures floues dans sa mémoire.

Ça n'arrivait pas aussi souvent que le manque de nourriture, heureusement.

Edith était habituée à la douleur. Ça la peinait grandement, et elle se jura qu'une fois qu'elle aurait finalement échappé à ces gens, elle protégerais les autres contre ce genre de souffrance.

« Je m'assurerais que rien de mal ne leur arrive. Je serais la Reine et ils seront mon peuple. Je créerais une Utopie et personne ne sera plus jamais triste. »

Un bruit sourd la sortit de ses pensées, suivi du silence. Prudemment, Edith entrouvrit la porte du placard et jeta un œil dans la cuisine. Comme elle l'espérait, Vernon s'était effondré au sol, la langue pendant sur le côté, étendu comme une poupée de chiffons.

Rapidement, Edith récupéra le vieux trench coat noir que personne n'utilisait et s'entoura avec, puis glissa ses bottes trouvées à ses pieds et sortit du placard. Elle regarda au-dessus de son épaule une dernière fois, juste pour être sûre, avant de s'approcher de la porte. Elle vola la deuxième clé et une poignée de pièces qui se trouvaient sur la table à côté de la porte, et l'ouvrit.

Little Whinging était un quartier résidentiel assez chic – le prix des maisons avait augmenté récemment grâce aux mouvements des marchés, alors des familles de plus en plus riches avaient emménagé. Ça semblait très propre, très parfait... dans la banlieue, en tout cas.

Edith commença à traverser les rues, boutonnant son manteau en marchant. Les pelouses vertes bien taillées et les maisons collées les unes aux autres l'ennuyaient, c'était tellement banal ; il n'y avait pas de place pour quoi que ce soit de différent ou d'étrange. Et 'étrange' était quelque chose qui résumait bien la personne qu'était Edith.

Ne pouvant compter sur personne d'autre qu'elle-même, Edith était devenue très observatrice. Petunia et Vernon lui avaient bourré le crâne en lui répétant qu'elle était un 'monstre', une perversion anormale et non naturelle comparé aux vrais êtres humains. Étais-ce pour ça que des choses étranges ne cessaient d'arriver autour d'elle ?

Des objets bougeaient tous seuls quand elle avait peur. Des ampoules explosaient ou d'éteignaient d'elles-mêmes. Elle courait pour fuir le gang de Dudley et se retrouva soudain sur le toit de l'école. Des fenêtres en verre qui disparaissaient. Des enfants qui insistaient en disant que quelqu'un leur donnait des cauchemars.

Tout le monde chuchotaient à propos d'elle, ils la regardaient avec de la prudence dans les yeux. Petunia et Vernon avaient très clairement montré qu'ils avaient raison de craindre Edith. Elle était un monstre, serait bientôt une criminelle, répétaient-ils. Elle était froide, égoïste et dangereuse.

Avait-elle vraiment le choix, si tout le monde ne cessait de la rejeter ? Edith se le demandait souvent, même si elle finissait par effacer la question de son esprit. Elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour se garder relativement en sécurité, ce qui n'était pas toujours facile.

Surtout quand on comptait le gang de Dudley, qui la martyrisaient constamment à l'école.

Alors quand elle les aperçut au coin de la rue, elle tourna brusquement sur la droite et se dépêcha d'entrer au cœur de la ville. Elle en connaissait les moindres recoins, contrairement à eux.


Edith était assise, négligemment appuyée contre une barre de fer sous un pont ferroviaire. Il pleuvait à verse et le vent frais soufflait très fort ; le mois d'octobre était presque passé et bientôt novembre serait là, et elle n'avait pas un manteau vraiment adéquat contre le froid. Elle grignotait une pomme qu'elle avait volé, notant distraitement des mesures sur la surface cuivrée et usée. Des centaines de marques étaient déjà marquées sur la poutre de support, le nombre de jours qu'elle avait passé ici.

Elle observait la route depuis la hauteur, c'est ce qu'elle faisait toujours ; les voitures roulaient dans le tunnel conduisant hors de la ville vers les autres plus grandes. Si quelqu'un la remarquait, ils se contentaient de continuer leur chemin sans s'arrêter.

Edith rajusta son manteau pour couvrir mieux sa nuque ; ses chaussettes étaient déjà trempées et ses pieds étaient engourdis. Jetant le trognon de sa pomme une fois qu'elle eut prit la dernière bouchée, Edith se frotta les mains pour essayer de les réchauffer. Le froid et l'engourdissement la faisaient somnoler, mais elle ne pouvaient pas se permettre de s'endormir à cet endroit.

Baillant, Edith ramena ses genoux plus proches contre sa poitrine et reporta son attention sur ses mains. Elle tissait des fils rouges et jaunes autour de perles bleues et violettes, les tressant encore et encore pour en faire un bracelet brésilien. Elle en avait déjà fait une bonne dizaine ; parfois c'était le seul moyen de passer le temps dans son placard sombre où elle était emprisonnée.

Parfois elle avait du mal à se comprendre elle-même. Elle aimait les gens, mais elle haïssait sa famille. Elle ressentait de la compassion pour les pauvres, et de la rancœur envers les gens riches, bien habillés et pompeux comme son oncle et sa tante abusifs.

En regardant un peu trop Star Wars, on pourrait supposer qu'on ne peut pas ressentir de compassion et de bonté si on se perd dans la 'haine'. Edith avait toujours trouvé amusant qu'Obi-Wan ait dit : « Seul un Siths sont aussi absolus... » ce qui était une chose assez absolue, en fait.

Edith se sentait assez proche d'Anakin Skywalker. Elle lui ressemblait beaucoup, même si elle avait un tempérament bien moins colérique. « Les tempéraments explosifs sont dangereux quand tu te fais battre pour le moindre crime imaginaire. » Ils avaient tous les deux commencé leur vie en tant qu'esclaves. Tout le monde se méfiait d'eux et les regardaient avec dédain à moins qu'ils aient besoin de quelque chose.

Les Jedi voulaient qu'il soit leur enfant prodige, l'élu de leur prophétie, et ils n'avaient que faire ce que ça pouvait signifier pour lui – encore plus si on comptait leur manière de traiter sa Padawan Ahsoka. Yoda avait même sit qu'il deviendrait mauvais qu'il continuait d'aimer sa mère et sa femme. L'amour, cette chose si précieuse, traitée comme une erreur, une aberration.

Edith trouvait ça presque dégoûtant, pour tout dire. Sans amour, il vaut peut-être mieux de mourir.

L'Empereur n'était pas différent, même s'il était ouvertement mauvais. De manière carrément flagrante, en fait, c'était assez dingue. Luke réussit finalement à restaurer l'âme d'Anakin, mais ce n'était pas assez pour sauver le pauvre homme.

Edith entendit des cris depuis les rues. Surprise, elle baissa les yeux sur la route. Un homme bien vêtu, évidemment riche, s'était fait arrêter au coin d'une rue par trois jeunes hommes habillés de vêtement usés et troués, avec un air désespéré sur le visage.

Malgré le fait que c'était une ville assez peuplée, Edith vit les gens qui marchaient sans s'intéresser à quoi que ce soit ou bien qui disparaissaient anxieusement dans les bâtiments alentours. Personne ne tenta d'aider l'homme, et il fut rapidement volé de tous les objets de valeur qu'il possédait.

Elle avait déjà vu des passants se faire braquer ; c'est elle qui appelait la police et maintenait de la pression sur les blessures jusqu'à ce qu'une ambulance arrive. Elle voyait ce genre de chose tout le temps.

« C'est vraiment un monde froid là dehors, n'est-ce pas ? » Songea Edith, s'adossant contre la poutre couverte de pluie. « Si tu essaie d'aider ces gens, tu es considéré comme un taré anormal. »

Retournant son attention sur le tissage de son bracelet, Edith imagina le monde parfait qu'elle voulait créer – avec elle-même en Reine et les pauvres, les marginaux étant ses citoyens. Elle prendrait soin de tout le monde ; elle permettrait que le bonheur, la sécurité et la famille soient une priorité. Tous seraient heureux et saufs.

« Lavander's blue, dilly dilly, lavander's green, when I am king, dilly dilly, you shall be queen. » Chanta-t-elle, enroulant les fils autour d'une perle bleue pâle. « Who told me so, dilly dilly, who told you so ? T'was my own heart, dilly dilly, it told me so. »

Elle attacha le nœud et continua de tresser, rajoutant un faux rubis d'un beau rouge sang dans le bracelet. « Lavander's green, dilly dilly, lavander's blue, you must love me, dilly dilly, for I love you. »

Dans ses rêves, une magnifique femme aux cheveux roux flamboyants lui chantait cette chanson tout en balançant le berceau dans lequel elle était couchée. Edith avait comprit que c'était un de ses plus vieux souvenirs – un souvenir de sa mère, Lily Evans. Elle suivait son instinct sur ce point, parce que Petunia n'avait aucune photo d'elle dans sa maison et que Vernon se mettait toujours dans une colère noire quand sa belle-sœur était mentionnée.

Edith jeta un œil à sa montre-bracelet dont l'écran était fissuré, qu'elle avait volé à un vide grenier un an plus tôt. Elle indiquait qu'il était un peu plus de minuit, et la pluie ne semblait pas vouloir s'arrêter.

Se relevant, la petite fille descendit de la poutre de support et se dirigea dans une allée sombre derrière un restaurant fast food. Elle se glissa dans la porte arrière ouverte, esquivant quelques cuisiniers et entrant la cage d'escalier jusqu'au sous-sol.

Sautant habilement plusieurs marches, Edith continua jusqu'à l'arrière du sous-sol où se trouvait la chaudière. Enleva son manteau trempé d'eau de pluie et le posant sur le chauffage, la petite fille se pelotonna contre la grande boite et sombra dans un sommeil agité.


« Monstre ! Hé, Monstre, c'est à toi que je parle ! »

Edith grimaça, son poing se serrant dans la poche de son manteau quand elle entendit la voix grinçante de Dudley derrière elle. Elle était debout à l'extrémité de l'aire de jeu, comme toujours perdue dans ses pensées quand son cousin la trouva. Son gang était avec lui.

En général, quand ça arrivait, elle se faisait battre si violemment qu'elle finissait par saigner à plusieurs endroits. Cela força plusieurs fois Petunia à l'emmener à l'hôpital. Aujourd'hui les choses allaient se passer différemment !

La colère monta dans les veines d'Edith. Dudley ressentait une joie perverse à la battre. Elle haïssait le fait d'être constamment maltraitée, et elle ne ripostait jamais.

Jusqu'à aujourd'hui.

La magie sembla exploser depuis le noyau magique d'Edith, envoya une onde de choc autour d'elle.

Son cousin et ses amis furent repoussés dans plusieurs directions ; Dudley se cogna la tête contre le poteau en fer près de la clôture et tomba comme un sac de briques.

Quand il ne bougea pas après quelques secondes, son gang paniqua et se dispersèrent, laissant Edith en état de choc à quelques mètres de là. Timidement, elle s'approcha de son cousin et le poussa sur le côté ; un sacré effort sachant qu'il faisait facilement le double de son poids et de sa taille. Elle vit un peu de sang couler de sa nuque où il avait cogné le poteau.

Lâchant son bras, Edith courut jusqu'à un des surveillants de l'aire de jeu, le cœur battant. Est-ce qu'elle avait tué Dudley ? « S'il vous plait, dites qu'il va bien, s'il vous plait... »

Heureusement, quand la professeure l'examina elle la rassura, il s'était juste fait une égratignure et une grosse bosse ; la jeune Potter aurait dû se douter que la tête de son cousin était trop grosse et épaisse pour être sérieusement blessée par quelque chose comme ça. La professeure lui demanda ce qui était arrivé, elle lui expliqua que son abruti de cousin se bagarrait avec ses amis et était tombé.

Dudley et son gang étaient de vrais voyous. Edith était une jeune fille sage et bien élevée. La professeure la crut de suite, surtout quand les garçons ne cessaient d'insister avec hystérie qu'elle les avait – on ne sait comment – balancé au loin comme des poupées de chiffons.

La professeure finit par laisser les garçons partir avec l'avertissement qu'elle allait les surveiller, avant de ramener Dudley à l'école.

Edith resta où elle était, les regardant partir, sentant quelque chose de froid et calculateur prendre place dans sa poitrine.

Le gang rodèrent près d'elle, la fixant avec un regard nouveau. Il y avait de la peur... et quelque chose d'autre, du respect ? De l'admiration ? Edith observa chacun d'eux un moment avant de tourner les talons et se s'éloigner d'eux calmement. Ils ne la suivirent pas comme ils le faisaient avant. Ils restaient proches les uns des autres, la regardant partir. Le Monstre n'était pas juste une victime, à présent. Elle était une toute autre chose maintenant. Elle avait le Pouvoir.

Edith apprit une leçon très importante ce jour là : « Le seul langage que certaines personnes comprennent, c'est la violence. »


Edith vit les garçon à nouveau après le déjeuner. Ils rodaient autour de l'entrée de la cantine, évités par le reste de leurs camarades de classe. La rouquine ne ressentait aucune pitié pour eux ; mais la nouvelle compréhension qu'elle avait gagné lui avait donné une idée...

Se dirigeant vers eux, Edith offrit à Piers une pomme de son plateau. Le garçon la fixa avec incrédulité, mais après quelques secondes il l'accepta. Inclinant la tête vers son siège, Edith récupéra plus de nourriture et attendit.

Bientôt, Piers, Duncan et Matt finirent par la rejoindre malgré leur hésitation. Edith discuta nonchalamment avec eux, leur posant des questions à propos de leur journée et de ce qu'ils comptaient faire ce week-end. Simultanément, les garçons étaient honteux et heureux.

Le Monstre n'était pas si mal, pensèrent-ils. Elle était forte, mais elle était aussi gentille même avec les gens qui ne le méritaient pas. Duncan la compara mentalement avec sa mère apathique et amère et trouva qu'il préférait le Monstre ; peut-être qu'il pourrait rester un peu chez elle quand sa vieille plongeait dans l'alcool. Piers, comme le fils de militaire qu'il était, se demanda pourquoi son grand-père était si dédaigneux des gens attentionnés et indulgents. Matt trouvait juste que le Monstre était plus intimidante que Dudley maintenant, et voulait rester avec la personne la plus forte. De plus, elle parlait bien mieux que lui.

Edith pouvait voir les changements dans les yeux des garçons. Leur loyauté changeait. La jeune Potter était très douée pour comprendre les gens ; les rues lui avaient appris que leurs intentions pouvaient souvent se lire dans leurs yeux. Savoir qui éviter était indispensable pour éviter de se faire blesser.

Elle s'offrait elle-même comme leur amie, et comme bouée de sauvetage s'ils étaient entourés d'étudiants et d'adultes méfiants qui leur lançaient des regards froids et désapprobateurs. De cette manière, elle s'assurait de leur loyauté envers elle.

Quand Dudley tenta de la martyriser le lendemain, Duncan le prévint de ne pas l'insulter. L'air sur le visage de son cousin était absolument inestimable ; Edith laissa échapper un sourire. Quand Dudley la suivit pour tenter de la frapper au visage, Matt s'interposa et le poussa au sol. Duncan le menaça de 'lui en coller une' s'il essayait de faire du mal au Monstre encore une fois.

Edith apprit une autre leçon ce coup ci. La bonté était beaucoup plus forte que la peur, dans de nombreux domaines.

La peur ne dure qu'une génération. La bonté dure pour toujours.