Bonjour !

Je reviens sur ce site avec cette nouvelle fanfiction FrUK. Dans la World Academy pour une fois. Je change un petit peu. J'espère que l'histoire vous plaira.

Le rating est susceptible de changer au fil de l'histoire.

Disclaimers : APH appartient à Hidekaz Himaruya.


« …97…98…99…100 ! »

Francis cria le dernier nombre avec enthousiasme, tourna sur lui-même et enleva le bras de ses yeux bleus.

« Je vais vous trouver ! »

Après un rire, Francis, alors âgé de cinq ans physique, se mit à courir dans les couloirs de la World Academy à la recherche de ses frères et de ses amis.

Il s'agissait d'une journée off, puisque la majorité des professeurs avaient dû s'absenter pour une affaire urgente dans le monde des humains.

Seul Chine les surveillait avec une grande nonchalance, les laissant jouer à un cache-cache géant dans les salles, les jardins et les couloirs de l'académie.

Même s'ils possédaient une apparence enfantine, la plupart des nations inscrites aux cours avaient déjà vécu quelques siècles d'insouciance. Ils en avaient assez dans la caboche pour veiller les uns sur les autres et appeler Chine en cas de problèmes graves.

Ce fut ainsi que Francis, la nation française, put déambuler à sa guise dans le dédale des couloirs de l'académie et entendre les professeurs revenir de leur expédition.

Joueur, Francis se cacha dans une salle quand les adultes marchèrent dans sa direction.

Francis vit passer son père Rome, sa mère Gaule et tous les autres professeurs de l'Ecole. Il était prêt à se jeter dans les bras de son père, quand il remarqua un enfant aux longs cheveux blonds s'agiter dans les bras de Celte.

Son instinct lui indiqua qu'il s'agissait d'une nation puissante. Il n'avait jamais rencontré cette jeune personne. Les adultes l'auraient-ils cherché dans le monde extérieur pour la ramener dans la World Academy ?

Sa curiosité piquée, Francis attendit que les adultes enferment l'enfant dans une salle de classe avant d'aller se concerter dans la pièce adjacente.

Francis savait déjà comment forcer des portes, grâce à ses nombreuses bêtises avec son grand frère Antonio et son meilleur ami Gilbert.

Il entra ainsi dans la petite pièce où un enfant nation terrorisé pleurait à chaudes larmes derrière ses longs cheveux.

« Bonjour, mon petit lapin. »

L'enfant releva la tête vers lui, comme s'il était scandalisé par ce surnom. Francis l'appellerait donc ainsi pour le reste de ses jours.

« I'm not your bloody rabbit ! Stupid frog !"

C'est qu'il se rebiffait en plus. Francis comprenait à peu près ce qu'il venait de dire grâce à ses amis de Grande-Bretagne et d'Irlande.

« Je n'ai rien à voir avec des grenouilles, s'en offusqua Francis.

- Et moi, avec des lapins, s'énerva l'enfant.

- Je m'appelle Francis Bonnefoy et toi ?

- Arthur Kirkland.

- Oh ! Un Kirkland ! Alors, tu es le frère d'Ecosse, de Pays de Galles et des Irlandes.

- Je ne les connais pas. Je veux partir d'ici et tout de suite.

- Tous les enfants nations vivent à la World Academy jusqu'à ce qu'ils soient prêt à affronter le monde. Tu es encore trop petit…

- Je ne suis pas trop petit. J'ai vécu là-bas. Je me débrouillais très bien jusqu'à ce que les adultes me kidnappent. Je ne resterai pas ici.

- Je ne pense pas que tu aies le choix. Personne ne sait comment sortir d'ici à part les adultes.

- C'est une prison !

- Mais non ! Tu as un point de vue vraiment pessimiste… Et puis, tu ne te débrouilles pas bien tout seul. Tu as vu l'état de tes cheveux.

- Ils sont très bien.

- Mais non !

- Mais si ! »

Après une enfilade d'arguments tout aussi constructifs, Francis obtint la victoire par épuisement des forces ennemies. Il faut dire que le petit n'avait pas l'air d'avoir beaucoup dormi. Francis prit un ciseau dans le bureau et commença à couper les cheveux d'Arthur pour lui rendre une apparence plus acceptable.

Francis se rendit alors compte qu'Arthur possédait de très beaux yeux verts et une bouille plutôt grognon.

« Où est-ce que tu vivais ?

- Chez moi. En Angleterre.

- Tu es le représentant de ce pays.

- On dirait bien.

- Je comprends que ton pays te manque. Mais, ne t'inquiète pas. Il fait bon vivre à la World Academy.

- Ma mère m'a laissé une lettre où elle me disait de me méfier des adultes.

- Il paraît que ta mère n'allait pas bien sur la fin de sa vie. Tu l'as connu ?

- Non. J'aurais bien aimé.

- Tu pourras poser des questions à tes frères et sœur. Ils sont très sympathiques. Tu verras. »

Arthur laissa Francis lui couper les cheveux en silence. A travers les coups de ciseaux, ils entendaient les adultes se disputer véhément sur ce qu'ils allaient faire d'Arthur. Certains préféraient le renvoyer à la nature, d'autres souhaitaient le garder à la World Academy.

Et quelques-uns parlaient d'une potion sans aucun rapport avec le sujet précédent.

Enfin, c'était ce que Francis pensait à l'époque.

Arthur tremblait à chaque fois qu'ils énonçaient cette possibilité, comme s'il devait craindre pour son intégrité physique.

Francis tenta de le rassurer autant que possible, en plaisantant et en l'appelant encore « mon petit lapin ».

Les adultes revinrent en claquant la porte. Francis et Arthur sursautèrent. Malgré l'air grave et assez menaçant des adultes, Francis n'hésita pas à sauter dans les bras de Rome.

« Papa, tu es revenu ! »

Alarmé, Rome concerta ses collègues du regard, cherchant du soutien. Francis ne comprenait pas vraiment ce qu'il se jouait en ce moment-même. Ils ne s'attendaient certainement pas à ce que Francis se trouve dans cette salle.

« Qu'est-ce que tu as entendu ?, s'enquit immédiatement Rome.

- Oh ! Je m'occupais des cheveux d'Arthur, gazouilla Francis. Tu as vu ? Il est mieux comme ça ! »

Après un bref et intense échange de regard, Celte soupira de dépit et appela Arthur à ses côtés. Evidemment, Arthur ne voulut pas obéir. Celte se déplaça rapidement jusqu'à l'enfant et le prit dans ses bras malgré ses protestations.

« Ecoute-bien, mon fils. Tu vas devoir te plier à certaines règles dans cette école. Tu as vécu comme un petit sauvage jusqu'à présent. C'est terminé ! »

Francis rit de voir Arthur se débattre comme un beau diable.

« Ne l'encourage pas, le gronda son père. Qu'est-ce que j'ai dit sur les portes fermées ?

- Qu'il ne fallait pas les ouvrir… Mais il était tout seul, le pauvre petit lapin !

- I'm not your bloody rabbit !, s'énerva Arthur.

- Je vois que vous avez fait connaissance, s'en réjouit Rome. Je ne veux plus te voir ouvrir des portes fermées, Francis. Et c'est pareil pour ton frère Antonio. »

Francis hocha la tête, même s'il n'en pensait pas moins.

Les bêtises apportaient parfois du bon.

Sans le savoir, Francis venait de sauver la vie d'Arthur Kirkland.