Mot de l'auteur :

Je ne m'attendais tellement pas à poster une histoire un jour ! Je suis vraiment gênée...

Pour votre petite culture personnelle, je voulais faire de cette idée un fangame au départ ! J'ai décidé après mettre rendue à l'évidence que je n'avais aucune idée de comment construire les décors, dialogues, etc. Alors cette histoire est une avant-première j'imagine

N'hésitez pas à donner vos avis ! Je sais que j'ai tendance à trop détailler..

Désolée aussi pour les nouveaux chapitres très irréguliers, le syndrome de la page blanche est très récurant chez moi.

OoO

Des pas légers faisait agréablement grincer le parquet du manoir d'Alfred. Malgré son jeune âge, le garçon d'à peu près dix ans possédait un grand territoire qu'il faisait croître au fur à mesure des années.

Un voix légère et enfantine sortie de la bouche du petit Alfred.

"Iggy, Iggy ! Tu pars encore ?"

Le susnommé 'Iggy' arrêta sa marche rapide ne faisant pas réagir les soldats en armure qui l'encadrait pour autant.

La douce lumière que laissait passer les larges fenêtres incroyablement transparentes illuminait les cheveux blonds paille de l'adulte, et ses yeux verts pommes étaient remplis d'amour et de tristesse.

"Encore ? Voyons, n'exagère pas Alfred. Je reviens très bientôt.", dit-t-il en s'accroupissant afin d'être à l'hauteur de son petit protégé.

Mais Alfred n'en croyait pas un mot, voilà quelques années qu'Iggy ne venait qu'une seconde avant de partir pour une éternité.

Enfin, c'était comme cela qu'Alfred l'appercevait. Le manque d'attention qu'il ressentait lui pesait tellement qu'il se surprenait souvent à faire l'idiot pour se faire appercevoir et recevoir des rires.

Iggy prit une fausse mine renfrognée et le sermonna doucement en lui ébouriffant gentiment ses cheveux blonds foncés :

"Et mon nom est Arthur, pas Iggy !"

"Bien, Arthur..", dit-il, tous ses espoirs gisant dans son pauvre cœur.

Arthur se releva, un doux sourire gravé sur le visage.

"Je te promets que je t'amenerais le meilleur des souvenirs ! Et même un bouquet des fleurs bleues que tu adores si tu veux."

Alfred ne répondit pas. À quoi bon ? Il savait qu'il ne l'écouterait pas. Arthur le regarda une dernière fois avant de se retourner.

Silence.

Le manoir laissa place à un silence lourd et morne. Toute trace de vie semblait s'être envolée.

Alfred balaya du regard la pièce dans laquelle il se trouvait. La pièce était vaste et silencieuse.

Un jeu en bois qu'Arthur avait lui même fait pour l'enfant était posé par terre, dans un désordre monstre.

À quoi bon jouer ? Il était seul.

Des scones trop cuits et noirs charbon reposaient sur la table.

À quoi bon cuisiner ? Il était seul.

Aucune trace de son frère Matthew ou Iggy. Il était là, suffoquant de sa propre solitude, aucun ami à l'horizon pour distraire sa pauvre enfance délaissée

Ses yeux se posèrent finalement sur la porte par laquelle Iggy l'avait quitté pour une énième fois.

Des milliards de questions trottèrent dans le crâne du petit Alfred.

Quand ? Pourquoi ? Avec qui ? Où ?

Les sourcils de l'enfant se froncèrent.

N'avait pas-t-il droit à de simples explications ?

Mépris, haine, regret, inquiétude se bousculaient.

Et si ?

Et si Arthur ne revenait jamais ?

Bien sûr que si, il reviendrait, parce qu'Alfred reviendra avec lui.

Plus d'hésitation, plus de questions, plus de sentiments.

Arthur.

La porte claqua.

Le manoir fut vide.

"Attends-moi."