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Postface


Je ne sais qu'ajouter de plus, sinon une ultime répétition de ces lignes si savantes :

« Ma sœur, l'histoire qui a suivi A fait tel brouhaha
Que, quoi que j'ajoute,
Personne n'écoutera. »

Par le soleil de la matinée, par la nuit quand les ténèbres s'épaississent, voici dans ces feuillets la recollection de souvenirs qui ont été refoulés, enfouis, oubliés.

L'éveil fut douloureux, mais aujourd'hui, je peux regarder mon reflet en sachant que j'ai affronté ce que je voulais surmonter. Je sais qu'aucun récit ne suffira à condenser tout ce que j'ai vécu lors de mes voyages, à immortaliser chaque goutte de sueur qui m'approchait du trépas, tandis que j'errais avec folie dans un désert qui voulait ma mort. Mais je ne peux qu'espérer pouvoir partager, avec toi qui m'a lue, le sentiment divin qui m'a foudroyée en un seul instant, lorsque j'ai enfin compris quel sort avait connu notre humanité.

— Shahrazad
Historienne et anthropologue du désert