Ils étaient des enfants insouciants, joyeux, qui aimaient faire des bêtises pour faire tourner les adultes en bourique.

C'était, d'ailleurs, leur passe-temps favoris.

Mais, par-dessus tout, ils s'aimaient.

Leur amitié était déjà si forte à leur jeune âge.

Pour rien au monde, ils n'échangeraient cette complicité, ils se l'étaient promis et ils tiendraient cette promesse, qu'importent les obstacles qui se présenterons sur leur route.

-Franny, Tonio, regardez ce que j'ai pour vous ! cria Gilbert en courant vers eux

-Atención Gilbert, tu vas tomber si tu cours comme ça !

L'allemand ignora son ami espagnol et courut même plus vite pour les rejoindre.

Arrivé près de ses deux meilleurs amis, il desserra son poing droit et leur montra trois petits badges de forme différente: un poussin, une rose et une tomate.

Il donna celui en forme de Rose à Francis et celui en forme de tomate à Antonio, gardant le poussin.

-Comme ça, on se souviendra de comment on était amis même si on grandit ! déclara l'albinos, fière de son idée.

-Wah ! C'est super jolie Gil ! Je vais en faire une boucle d'oreille !

-Et moi, un collier ! dit Antonio

-Kesese ! Moi, je vais en faire un bracelet comme ça on n'a pas tous les trois des mêmes idées !

Ce jour-là, leur amitié s'était davantage renforcé.

Quelques jours plus tard, Gilbert invita ses deux amis à sortir, invitation qui fût acceptée sans aucune hésitation.

-Vous voulez venir chez moi après ? Ma maman va nous préparer un gouter ! proposa Francis tout en léchant sa glace

-Si, si ! J'adore quand ta maman fait à manger, es tan bueno !

-Ja, ich auch !

-Géniale ! On va bien s'amuser !

-Si ! Juste parce que Franny ne cuisinera pas cette fois !

-Hé ! Un jour, je cuisinerais très bien ! rigola le Français en poussant légèrement son ami

Mais sa petite bousculade fit tomber la glace d'Antonio qui regarda sa douceur glacé tomber au sol.

-Oh...désoler Tonio..., murmura Francis pour s'excuser

Mais ne l'entendant pas de cette oreille, Antonio poussa Francis à son tour mais un peu plus violemment et fit aussi tomber sa glace.

Gilbert regardait ses amis se battre en essayant de les calmer.

Après un autre coup d'Antonio sur son épaule, Francis fit tomber son badge en forme de rose sur la route.

Gilbert regarda le petit objet rouler sur la route et alla le chercher.

-GIL, ATTENTION !

Mais il se fit renverser par le grand camion bien avant que les cris de ses deux amis ne l'atteigne

"Qu'est-ce qui se passe ?" pensa l'Allemand "pourquoi je suis allongé au sol alors que...je suis debout...ici...pourquoi Franny et Tonio pleurent ?...Hé, les amis, je suis là...mais qu'est-ce qu'il se passe !"