Bonjour, chers curieux ! je ne sais pas trop pourquoi je me re-retrouve ici, ni pourquoi mes titres ont toujours l'air sortis de nulle part... Mais bon ! On ne bride pas une envie de fluff (c'est comme ça, je suis certaine que c'est illégal en plus) alors de ma petite cervelle étriquée est venue cette idée de fanfiction :)

J'ai déjà écrit plusieurs chapitres en prévention, comme mes examens de fin d'année arrivent dans moins d'un mois, et je tenais à prévenir que les chapitres tiendront toujours à peu près la même longueur - sauf si je me trouve vraiment inspirée et que mes mains refusent de m'obéir, mais disons qu'il s'agit d'un autre cas de figure...

Je place pour le moment cette fanfic en rating T parce que... Je ne contrôle pas mes pensées non plus alors je ne sais jamais ce qui va arriver moi non plus ;) et les personnages seront carrément plus sous forme humaine que "Nationnesque" (paye ton néologisme)

Dans tous les cas, je vous souhaite un agréable moment de lecture - aussi court et spontané soit-il - :) Et aussi ! Hetalia ne m'appartient pas, évidemment, et cela vaudra pour tous les chapitres (Merci à Hidekaz Himaruya d'avoir rendu tant de gens accro à l'histoire !)

Chapitre 1 :

C'était un matin de début d'été, par un jour au chiffre pair, peu importe la signification que l'on pourrait lui donner. Il progressait lentement sur un trottoir, slalomant entre les passants – des couples à poussettes entre autres. Certains bambins tenaient leurs parents de leurs menottes bouffies quand d'autres préféraient largement s'en tenir à l'écart.

Le soleil cognait fort, peut-être un peu trop. Mais pas question pour lui de sortir un chapeau pour se coiffer la tête. De toute manière, il n'avait pas envie d'attirer l'attention aujourd'hui. Ce serait succinct, sans fioritures ni blablas en tout genre. S'il pouvait entrer sans un tonnerre d'applaudissements et de cris déchaînés – sait-t-on jamais –, ça l'arrangerait bien. Il serait aussi économe sur ses paroles que possible, en espérant que les onomatopées suffiraient pour l'entretien. La communication non-violente n'était pas son domaine de prédilection, et l'on pouvait même étendre le sujet jusqu'à dire que la conversation n'était pas de son ressort.

Aussi, une fois arrivé, il prit deux minutes pour s'observer sur le reflet de la vitrine. Si ses cheveux n'étaient pas en pagaille, si son nœud papillon n'était ni trop chic ni trop banal et si sa veste de costume n'était pas froissée. Enfin, il vérifia que son front ne se perlait pas de sueur en vue de la chaleur ambiante. Tout avait l'air au point, Romano pouvait pénétrer dans la bibliothèque.

La porte vitrée et battante arborait une pancarte « nous sommes ouverts » en lettres bleues écrites à la main. Vue de l'extérieur, la bâtisse semblait étriquée et aux fenêtres tellement absentes qu'elle pourrait ne pas en avoir. Néanmoins, elle s'étirait en longueur et s'introduire dans un tel corridor l'avait fait se sentir soudainement plus insignifiant. Pourtant, Dieu sait qu'il n'était pas du genre à se défiler, qu'il n'était pas le dernier à bomber le torse, fier comme un coq – après tout, il le valait bien, n'est-ce pas ?

Ses chaussures de marque frôlèrent le bois craquant du parquet. Une odeur feutrée flottait dans l'air. Mis à part les pas de sa démarche, aucun bruit n'emplissait la pièce. Il s'avérait probablement un calme précieux pour tous les lecteurs qui devaient être postés çà et là, dispatchés et enfoncés dans des fauteuils jusqu'à-ce que leurs coudes n'atteignent les accoudoirs. L'Italien bifurqua vers la droite, où s'établissait un petit comptoir lustré. Ce n'était pas l'accueil officiel, mais ça ferait l'affaire, si quelqu'un venait à le prendre en charge sans chipoter.

Il se mit à patienter sans un son. Du coin de l'œil, il détailla le nombre d'étagères hautes comme deux hommes qui aménageaient la bibliothèque. Une main féminine se glissa entre deux ouvrages qui de toute évidence, étaient trop épais pour qu'elle puisse les saisir d'un coup. Une autre femme se faufila dans les allées, pressée comme si elle prenait le train. Un sourire étira ses lèvres. S'il y avait une part de son futur poste qu'il avait omise, c'était que l'effectif féminin écrasait le masculin. Cela lui fit redresser légèrement la colonne vertébrale.

Sur le comptoir, il n'y avait pas grand-chose. Seulement quelques bricoles administratives, un ordinateur obsolescent typique des bâtiments du coin, un pot à crayons et une cloche d'appel dorée dans un des coins. Le dernier objet attisa sa curiosité. Discrètement, il posa les yeux dessus et tapota le bouton saillant. Le mécanisme bêta qui faisait son fonctionnement tenta de s'activer, mais le coup porté n'étant pas assez puissant, il produisit un carillonnement amputé et disgracieux. Honteux, il jeta des coups d'œil partout, pour inspecter si quelqu'un l'avait vu faire. Mais il semblait que non. Soulagé, il se promit de ne plus jouer avec n'importe quoi.

Une jeune femme fit irruption dans son champ de vision. Pas très grande, menue, aux cheveux blonds lui arrivant aux épaules. Vêtue de rouge avec un serre-tête assorti, il était impossible de la manquer. À petits pas effrénés, elle vint vers lui avant de s'asseoir sur le tabouret surélevé qui précédait le comptoir. Un badge en plastique blanc indiquait son nom : « Bella ». Un nom très bien choisi selon lui.

« En quoi puis-je vous être utile ? s'enquit-elle avec un grand sourire qu'il aurait imaginé plus factice.

— Je viens pour le poste d'assistant.

— Oh c'est vous ! (Elle se pencha pour fouiller deux tiroirs dissimulés plus bas puis en extirpa une feuille terne). Tenez, jetez un œil sur ce document. »

Puis elle accompagna ledit document d'un stylo. Romano survola son contenu jusqu'à-ce qu'une ligne particulière capte son attention.

« Il n'y a pas d'erreur ? demanda-t-il.

— Non, aucune. J'ai vérifié juste avant de l'imprimer, ajouta-t-elle avec un nouveau sourire.

— Je n'ai pas besoin de passer un entretien, de parler au responsable ?

— Je préfère juger des qualités des nouvelles recrues sur le terrain. Et puis, organiser les inventaires ne devrait pas être trop sorcier. J'ai seulement besoin de vos initiales ici, et là. »

Romano signa, mais à contrecœur. Pourquoi ? Parce qu'il avait fait l'effort de sortir dans une tenue habillée sans être excessivement onéreuse, avait sélectionné avec soin son peu d'accessoires et surtout, avait chassé sa mauvaise humeur le temps de faire le tour de la bibliothèque. La révélation de la Belge venait de tout balayer d'un gentil coup de main. Les poings de Romano se serrèrent légèrement. Alors débuta un petit jingle dans son subconscient : Ne pas jurer devant cette nana. Ne pas jurer devant cette nana. Ne pas jurer devant cette nana. Ses joues s'empourprèrent de frustration.

Bella saisit le papier et lut attentivement les informations – alors qu'elle devait être l'auteure du formulaire de candidature – et rangea le stylo dans le pot à crayons. Elle garda près d'elle le document et lui tendit une main jouasse.

« J'ai hâte de te voir à l'œuvre demain.

— M-Moi aussi… bégaya-t-il, surpris qu'en un chapelet de phrases conformes le vous soit devenu tu. »

Et comme une fleur, Bella lui tourna le dos et disparut pour disparaître, engloutie par le dédale de livres. Penaud, Romano resta planté sur place, ne sachant quoi faire. Allait-elle revenir pour lui fournir des informations supplémentaires ? Devait-il partir ? … Pourquoi tout était si indirectement compliqué ?

Il se décida à repousser la porte d'entrée dans le sens inverse après avoir attendu la moitié d'une dizaine de minutes.


Ce sera tout pour cette fois :) j'espère que cette courte introduction vous a plu, et n'hésitez pas à donner un avis quelconque, que ce soit à moi ou à d'autres, c'est le seul moyen de nous indiquer le pourquoi du comment, et seuls vous pouvez aider les fans à progresser dans leur style d'écriture !