-Disclaimer : Rien ne m'appartient, sauf l'histoire -Bêtas : Spleen- SweetHeart -Syphylande -Pairing:Sterek - Steter - Stissrek ( ça existe ? Lol) / Stiles+Isaac+Derek

-Rating : M+ - Avertissement /!\:= traite le sujet de la prostitution, rapport sans protection. Langage. -Année : 1930's

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A LIRE IMPORTANT :

Comme promis voici cette fameuse histoire qui traîne depuis presque 2-3 ans, je crois. Cela passe vite sans vraiment s'en rendre compte. Lupanar sera mon dernier Sterek(pour un moment). Je reste fidèle à mon OTP, mais les choses changent, nous grandissons, nous avons une vie, nous avons peu de temps pour l'écriture. Mais nous oublions pas que nous aimons quand même écrire.

J'ai cru laisser tomber Lupanar, car je n'arrivais plus à tout gérer. Mais bon nombre m'a soutenu et réclamer Lupanar. Donc j'ai fait un gros effort, cela a pris beaucoup de temps, mais Lupanar est officiellement terminé. Du coup, j'ai vachement la trouille de vous décevoir :/.

D'où vos commentaires ( review) me réjouirons et me rassurons. N'oubliez pas que si vous avez 2-3 minutes pour lire, vous avez quelques seconds pour donner votre avis. *wink*

Je remercie mes bêtas qui m'ont beaucoup aidé.

Ensuite, l'histoire ne contient que 10-11 chapitres ( la finale sera coupée en deux parties) et des bonus viendrons doucement.

Vous n'aurez donc que 1 chapitre par semaine soit chaque mercredi.

Et pour finir, l'histoire sera disponible sur AO3 avec des montages ( crack ) et un fan art offert par Justine KD ( Art of KOH). ( que vous pouvez voir en couverture)

Sur ceux, je vous souhaite une bonne lecture.

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RÉSUMÉ :

1930 - Maryland :

Un monde, peut en cacher un autre. Ça Derek l'avait bien compris quand Peter le fit entrer dans le sien. ( Merci de lire le message d'avertissement au début du chap.1)

CHAPITRE 1:

Maryland, États-Unis, 1930

Sous un temps pluvieux, dans la rue de Brock Bridge Rd, Peter Hale frissonna lorsque quelques gouttes de pluie tombèrent dans le col de son long manteau, qu'il réajusta ainsi que son chapeau. C'était le début du mois d'octobre et ce vendredi soir s'achevait comme tous les autres.

Devant cette grande bâtisse rénovée, ancienne boutique de marbres funéraires, se trouvait une maison close : " Le Phoenix", aux doubles portes rouges. Elle était protégée par le chef de Police Harris Adrian et les gens qui ne fréquentaient pas la maison ne savaient pas ce qui se cachait derrière cette façade. Quelque chose de totalement illégal.

En pénétrant à l'intérieur, il fut accueilli par la belle Erica, une blonde pulpeuse vêtue d'une robe en soie prune accompagnée d'un corset bordeaux et de bottines marron, qui lui sourit d'un air aguicheur. Mais le regard de Peter glissa vers l'intérieur de la maison, chaleureux et très accueillant, mais surtout très victorien. Beaucoup de velours, rouge et doré, à l'aspect chatoyant et velouté. Tout était très bien entretenue et baigné d'une douce chaleur agréable, ressentie dès le seuil franchi.

- Mr. Hale, ravie de vous revoir, roucoula Erica.

- Merci, ma chère, répondit Peter tout en retirant son chapeau trempé par la pluie. Comment allez-vous ?

- Tout va bien, merci de vous en inquiéter.

Sans rien ajouter de plus, elle lui fit signe de l'accompagner dans le salon des hôtesses avant de le précéder. Peter lui emboîta le pas tout en prenant la liberté de la regarder de bas en haut, se délectant des formes qu'il apercevait sous la soie. C'était une femme très séduisante, tout en rondeur et douceur, avec une vilaine cicatrice sur l'épaule qui, étrangement, donnait un charme dangereux et mystérieux à sa beauté.

- Je vous laisse ici. Vous connaissez le chemin, lui dit Erica en caressant son épaule d'un doigt léger avant de s'en aller, glissant d'une démarche fluide jusqu'à disparaître dans un bruissement de soie.

Peter lui fit un signe de tête pour la remercier et continua son chemin seul. Il était évident, en le voyant parcourir les couloirs, qu'il savait effectivement où il allait. Mais rien d'étonnant à ça, car cela faisait déjà plus de quatre mois qu'il venait ici.

La tapisserie du long couloir pleine de motifs tarabiscotés gris perle sur fond de rouge foncé, sombre au point d'en être presque bordeaux.

Enfin, il gagna l'aile secondaire de la maison. Celle où son désir l'avait conduit. Il respira l'odeur si délicieuse du mélange d'alcool et de sexe, de la fumée des cigares et de la tentation … mais aussi et surtout, l'odeur de ses jolis mignons.

Ici, la décoration était légèrement différente que dans l'aile réservée aux femmes. Il y avait moins de raffinement, tout était plus sauvage. La tapisserie gris perle, brun fauve et ocre rouge, rendait cette pièce minimaliste et farouche, brute, mâle.

Une autre femme vint vers lui avec un grand sourire ravi et leva vers lui sa main délicate. Dès que Peter lui eut fait un baisemain, elle lui prit le bras afin de le guider.

- Toujours à l'heure à ce que je vois ! rigola Suzanna d'une voix mélodieuse.

- Toujours aussi ravissante, Suz', la flatta Peter d'un air charmeur.

- Oh arrêtez de me draguer ! Je trouve cela méchant de la part d'un homme qui ne m'a jamais entraîné avec lui ...

Tout en discutant ainsi avec lui, elle l'entraîna vers le salon des hôtes. Plus petit que celui des hôtesses, il était intimiste et confortable. Au milieu se trouvait une petite table ronde sur laquelle trônait un énorme pot vide uniquement ornemental et entourée de trois grands canapés de velours rouge et argent sur lesquels étaient installés quelques mignons.

Lascivement étendus ou nichés au creux des bras d'hommes ravis et saouls, la plupart n'étaient vêtus que d'un simple bas en toile blanche, ce qui les laissait torse nu, la peau offerte au faible éclairage des lampes pâles et des bougies, ainsi qu'aux ombres. Mouvantes, elles dessinaient sur leur corps pâle des formes qui invitaient à la luxure. D'autres encore portaient un corset par-dessus un simple chemisier long et un bas de voile si léger qu'il en paraissait transparent et en révélait plus qu'il n'en sentit sa bouche s'assécher et un frétillement naître au creux de ses reins alors que ses yeux avides parcouraient la salle. Très vite, une légère frustration remplaça cette brève excitation.

- Voyons, vous me connaissez bien, reprit Peter en adressant à la belle Suzanna un clin d'œil après s'être entièrement tourné vers elle. Où est-il ?

- Chambre du haut, porte gauche motifs fleurs de lys, répondit la jeune femme dans un murmure langoureux.

- Déjà prêt ?

- Il était impatient ! Et, avec le joli paiement que vous nous avez faire parvenir d'avance, je gage qu'il était préférable pour lui d'être à l'heure.

Ravi de la légère moquerie qu'il entendait dans ce ton doux, Peter sourit avant d'acquiescer puis laissa là la sublime patronne des lieux et se dirigea vers l'étage selon ses indications. Très vite, il en vit à transpirer d'impatience. Cet homme lui avait plu dès qu'il avait posé le regard sur lui, le premier soir, dans ce bordel*.

Il avait l'air si fragile, et pourtant c'était un jeune homme fort. Un regard ambré, un nez retroussé, beaucoup de grains de beauté par-ci par-là et une silhouette fine légèrement musclée. La silhouette parfaite pour un homme comme lui.

Dès que son pied franchit le seuil de la chambre, l'odeur de savon frappa ses narines. Il sourit puis ferma la porte à clé avant de se diriger vers le lit. Tout en avançant, il se déshabilla, retirant un vêtement à chaque pas qu'il faisait jusqu'à se retrouver entièrement nu.

- Peter ? appela une voix de velours.

- J'arrive, grogna l'interpellé.

Il entra dans une autre pièce dans laquelle se trouvait une large baignoire en cuivre qui, par sa taille, en emplissait tout l'espace disponible. Remplie de mousse et entourée de vapeur, elle était le berceau où reposait, alangui, son magnifique mignon.

-Te voilà enfin, murmura ce dernier.

Peter entra sans attendre dans la baignoire. L'eau très chaude offrit une douce sensation à sa peau froide, détendant instantanément ses muscles et le faisant soupirer d'aise. Son mignon ne mit pas longtemps à venir se coller à lui, se lover contre son torse, parfaitement à l'aise. Très vite, Peter glissa ses doigts sur la peau chaude et douce du jeune homme, caressant son dos avec volupté.

-Je t'ai manqué à ce point ? demanda-t-il, amusé, en embrassant la chevelure mouillée du mignon.

-Oui très, ronronna ce dernier en taquinant son torse musclé de ses doigts agiles.

Peter ferma les yeux, profitant de cette attention en basculant sa tête en arrière afin de la faire reposer sur le bord de la baignoire, soupirant à nouveau tel un gros chat satisfait.

Encore une fois son neveu l'avait agacé en lui faisant des remarques stupides et blessantes. Ce que cet abruti pouvait être chiant quand il s'y mettait ! Et pourtant, combien de fois Peter lui avait-il suggéré d'aller se « soulager » ?! Ça ne lui ferait assurément pas de mal, au lieu de tourner en rond en refusant les rendez-vous de la gente féminine qui le draguait ouvertement sur son lieu de travail.

Abruti d'idiot coincé !

Sentant l'indignation revenir, Peter redressa la tête et éloigna ses pensées moroses. Il avait besoin d'une bonne baise, comme il le disait si bien chaque fois devant son neveu.

Il tira sur la chevelure de Stiles et l'embrassa férocement. Leurs langues se caressèrent, leurs dents s'entrechoquèrent et les gémissements du jeune homme le firent bander comme un garçon en manque.

-Tu t'es préparé ? demanda-t-il d'une voix rauque en mettant brusquement fin au baiser.

-Hum non, gémit Stiles, manifestement attristé que sa bouche s'éloigne de la sienne.

Il glapit presque quand le plus âgé introduisit un doigt dans son antre intime.

-Si chaud, grogna-t-il contre les lèvres du plus jeune, alors que son doigt effectuait déjà des va-et-vient. Approche.

Quelques minutes plus tard, Peter baisait son mignon dans la baignoire. Ce soir, il avait besoin de plus, et ça, Stiles l'avait bien compris.

[...]

- Tu es bien matinal, mon neveu.

Peter franchit le seuil du bar dans lequel il était patron en arborant un air on ne peut plus décontracté et satisfait. Il avait passé une très bonne nuit, grâce au corps du plus adorable des hôtes de la ville. Cet établissement, il le gérait avec son neveu Derek Hale, le fameux idiot coincé.

La sœur aînée de Peter et son mari, les parents de Derek et de ses sœurs, avaient été abattus par la mafia locale. Le couple s'était retrouvé malheureusement au mauvais endroit, au mauvais moment.

Derek fit face à son oncle avec une caisse en main chargée de bouteilles d'alcool.

- Et toi, tu es rentré bien tard hier, lui fit remarquer le jeune homme d'un ton brusque.

- Oh, j'avais besoin d'une bonne détente, vois-tu ? soupira Peter avec un sourire content et repu.

- Détente ? Pendant que moi, je bossais ? N'oublie pas, Peter, c'est ton bar pas le mien, lui rappela Derek en rangeant les bouteilles derrière le comptoir.

- Et toi n'oublie pas qui est le patron !

Les deux hommes vivaient juste sous l'établissement, chacun dans son propre appartement. Derek savait très bien quand son oncle rentrait tard le soir, celui-ci n'étant pas discret quand il claquait la porte.

- Oh ça va, détends-toi un peu Derek ! s'exclama Peter, de nouveau agacé. Tu devrais y aller !

- Tu peux toujours courir, tu sais très bien que c'est dangereux d'y mettre les pieds ! s'exclama Derek, buté.

- Ne t'imagine pas me faire une leçon de morale.

Ce disant, Peter prit la direction de son bureau et s'y enferma en claquant la porte. Mais, loin de s'en offusquer, Derek le suivit et y débarqua en colère pour lui balancer en plein visage, planté devant le bureau sombre :

- Quand le jour arrivera où tu seras dans le pétrin Peter, je te promets une chose !

- Quoi donc ? le coupa Peter en soutenant le regard coléreux de son neveu.

- Ne compte pas sur moi pour te sortir du pétrin quand ça se retournera contre toi !

- T'as fini ?

Derek serra les dents et ses mâchoires se contractèrent, agacé par la réplique de son oncle, mais il continua sur sa lancée :

- Tu crois que c'est en couchant avec des putains que ton problème s'arrangera ?!

- Hey calme toi d'accord, Stiles n'est pas une putain, répliqua Peter en faisant mine de réfléchir. Bon concrètement si … oh bon sang Derek, ce que tu es chiant !

- Stiles ? La fille s'appelle « Stiles » ?! répliqua Derek en le fixant durement, les sourcils arqués.

- Euh... Disons qu'il faudra que je t'explique certaines choses. Mais seulement quand tu seras prêt à baiser.

Derek soupira. Pourquoi son oncle utilisait-il toujours un langage aussi cru ? Révolté par ces mots, bien conscient qu'il ne servait à rien d'argumenter, il quitta la pièce en claquant la porte et reprit son travail.

Peter se laissa aller dans son fauteuil, oubliant le regard noir de Derek. Il fallait qu'il trouve quelque chose pour le décoincer. Bien sûr, il n'était pas dupe, il savait pertinemment que son neveu refusait de fréquenter qui que ce soit depuis ... Kate Argent. Cette femme dont il était tombé éperdument amoureux et qui l'avait trompé avec un autre. Le jeune homme avait mis du temps pour s'en remettre à la grande surprise de Peter, qui ne l'imaginait pas aussi sentimental, et depuis, il ne s'intéressait plus aux femmes, lui faisant ainsi comprendre que son travail était devenu plus important que le reste. Une excuse.

Peter savait bien que son neveu n'avait pas eu de rapport sexuel depuis un an, il suffisait de le regarder pour le comprendre, et il devinant aisément que sa main droite était devenue sa maîtresse. Ce qui était une mauvaise chose. Parfois, il se demandait comment Derek tenait sans serrer un autre corps contre le sien, sans en prendre possession, sans faire gémir un ou une partenaire. Sans baiser un bon coup, quoi. En tout cas, pour lui, c'était difficile, voire impossible, de s'en passer.

Il commença sa matinée en se remémorant sa soirée avec Stiles, en se souvenant de la sensation que lui avait procuré le simple fait de l'attraper, de le tenir fermement, de s'enfoncer profondément dans la moiteur de son corps offert. Évidemment, très vite, son pantalon se fit bien trop serré, et il grommela. Il le savait, pourtant, qu'il ne devait pas se laisser aller à ce genre de rêveries sur son lieu de travail, que diable !

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Alors, que pensez vous de ce premier chapitre re-corrigé ?

Vous attendez la suite ?

Que peut-il bien se passer dans le prochain chapitre ?

Minute histoire* :

BORDEL* = Un Lupanar ( d'où mon titre de l'histoire) une maison close est un établissement offrant le service de prostitutions.

LUPANAR* = Est un mot latin, qui veut dire " Loupa " " Louve" , dans le sens de " courtisane prostituée ". Les prostituées de Rome antique étaient appelé "Lupas" " Louves", L'origine du mot vient peut être du fait que les prostituées criaient la nuit pour appeler leurs clients, comme le fait le loup qui chasse. Il se peut aussi que cela fasse référence à la femelle du loup, qui aurait une grande activité sexuelle.

1930 : l'homosexualité dans les années 30 ( même plutôt/plus tard) était défavorable. Il était impossible à l'époque de faire des rencontres entre personnes du même sexe en dehors de ce circuit sans risquer d'être rejeté, banni, de perdre son emploi, d'être fiché par la police, d'avoir des ennuis avec la justice ou d'être l'objet de chantages divers.

Ca vous plait cette minute histoire ? ^^ ( triste mais tout de même intéressant ).

Rendez vous le XXX pour le prochain chapitre , je vous attends ;)

XOXO mes nuggets