Nous marchons depuis plusieurs jours déjà. Nous n'avons pris que peu de pose pour dormir et il est hors de question de quitter la piste pour chasser où manger. Je commence à avoir mal aux coussinets. La fatigue m'abat à chaque foulée. La pluie incessante alourdis ma fourrure brune et assourdis le tintement de mes bracelets à ma patte droite. Parfois, le souvenir d'une ritournelle résonne dans mes oreilles. La voix de Cheza me donne la force de continué. Nous devons la retrouver au plus tôt. La fin du monde approche et les portes du Rakuen doivent s'ouvrir pour nous.